Prix du pétrole inquiétant?
Par bourse cours pétrole credit news, mercredi 9 août 2006 à 12:38 :: Cours du pétrole-carburant :: #69 :: rss
Faut-il vraiment s'inquiéter de la hausse du prix du pétrole ?
L'aggravation du conflit au Proche-Orient fait craindre à beaucoup d'observateurs une nouvelle flambée des prix du pétrole. Le magazine américain « Forbes » pourtant relativise les réactions des marchés aux récents événements. Selon lui, le prix actuel du brent - si l'on prend en compte l'inflation - n'a pas atteint son niveau du début des années 1980. Du moins, pas encore... Le baril devrait coûter 87,70 $ (en termes réels et nominaux) pour être considéré comme cher. Et pour atteindre un record absolu, le prix devrait encore monter à 104 $ le baril - ce qui représente, à la valeur du dollar en 2006, les 8,06 $ atteints au milieu des années 1860, juste après la découverte du pétrole en Pennsylvanie. Lundi, rappelle le journal, le pétrole se vendait à 77,58 $ à la Bourse de New York et atteignait un pic à 78,40 $ vendredi, alors que le conflit au Proche-Orient exacerbe les inquiétudes des traders quant à la capacité des producteurs à suivre la hausse de la demande mondiale. Les contrats à long terme se négocient déjà à plus de 80 $ le baril, ajoute « Forbes ». Les journaux pourront bientôt faire leurs gros titres sur la probabilité d'un dépassement de ce niveau si la crise perdure. De récents chiffres de la Commission des valeurs mobilières suggèrent que la plupart des investisseurs parient sur une augmentation des prix du pétrole. Depuis 2004, cette hausse des prix accroît la menace d'inflation et de ralentissement de la croissance. Au vu de l'évolution sur les marchés ces derniers jours, il semble, selon le magazine américain, que ce soit plutôt la deuxième hypothèse qui inquiète le plus les investisseurs. Mais dans ce cas-là, les prix du pétrole pourraient cesser d'augmenter en raison de la baisse de la demande. D'ailleurs, souligne l'hebdomadaire américain, une partie du monde est devenue moins consommatrice d'énergie. Même les industries américaines dévoreuses d'énergie ont diminué leur consommation de 42 % entre 1973 et 2000. Un meilleur rendement énergétique est l'une des raisons pour lesquelles les conséquences inflationnistes d'une augmentation des prix du pétrole ne sont peut-être pas si graves.

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