La Banque de France :
- assure le secrétariat des commissions de surendettement des particuliers,
- centralise et diffuse auprès de la profession bancaire les informations individuelles sur les incidents de paiement recensées dans le Fichier central des chèques (FCC) et le Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP),
- recense et diffuse auprès des commerçants et prestataires de services des informations, notamment sur les chèques volés ou perdus, permettant de vérifier la régularité des chèques (Fichier national des chèques irréguliers-FNCI),
- traite les demandes d'exercice du droit au compte,
- participe à l'information des particuliers sur les réglementations et pratiques bancaires grâce à son service Infobanque.
- Le Gouverneur préside le Comité de la médiation bancaire dont le secrétariat est assuré par la Banque.

Données-clés 2003
165 500 dossiers de surendettement reçus
83 millions de consultations du FCC
2,06 millions de personnes enregistrées au FICP
12 000 exercices du droit au compte

La Banque de France est une banque centrale nationale. Elle s'articule avec la Banque centrale européenne.
Banque de France - Articulation avec la BCE :
Le SEBC : nouveau cadre institutionnel de la politique monétaire unique. Le 1er juin 1998, une nouvelle institution a été créée, la Banque centrale européenne (BCE), chargée de conduire la politique monétaire unique en euro. L'ensemble formé par la BCE et les banques centrales nationales (BCN) de tous les États membres de l'Union européenne constitue le Système européen de banques centrales (SEBC)
L'émission et l'entretien de la monnaie fiduciaire :
La loi du 4 août 1993, reprenant les textes antérieurs, précise que la Banque de France est seule habilitée à émettre les billets reçus comme monnaie légale sur le territoire métropolitain. Elle précise également que la Banque veille à la bonne qualité de la circulation fiduciaire.

Banque de France - La fabrication des billets :
Depuis son origine, la Banque de France a porté la plus grande attention à ses billets. Très tôt, elle s'est dotée d'un outil industriel capable d'en assurer la conception et la production, pour couvrir les besoins nationaux mais également pour satisfaire, le cas échéant, ceux d'autres instituts d'émission étrangers, notamment africains. Elle a participé à la fabrication des billets européens. Aujourd'hui encore, la Banque figure parmi les rares banques centrales qui assurent toutes les étapes du processus de production, de la fabrication du papier à l'impression des billets. Entreprise industrielle qui poursuit des objectifs de production et met en œuvre des compétences professionnelles spécialisées, ainsi que des matériels de haute précision, la direction générale de la Fabrication des billets consacre ses efforts à la création de billets de belle facture, en nombre suffisant pour maintenir la qualité de la circulation fiduciaire.
Les deux sites industriels les fabriquant sont situés à Vic-le-Comte (papeterie) et Chamalières (imprimerie).

Banque de France - La gestion de la monnaie fiduciaire :
Outre les billets fabriqués par l'imprimerie de la Banque, la monnaie fiduciaire comprend les monnaies métalliques, appelées couramment monnaies divisionnaires, frappées par la direction des Monnaies et Médailles (ministère de l'Économie) à Pessac et que la Banque de France met en circulation pour le compte de l'État.
Banque de France - Distribution et entretien de la circulation fiduciaire :
La répartition des billets et des pièces sur l'ensemble du territoire est assurée par le siège à Paris et les succursales en province. L'Institut d'émission des départements d'outre-mer et l'Institut d'émission d'outre-mer, alimentés en coupures par la Banque de France, assurent cette distribution dans les départements et territoires d'outre-mer ainsi que dans les collectivités territoriales de Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte.
Après avoir circulé, les billets rentrent dans les caisses de la Banque. Ils sont rapidement reconnus à l'unité, afin de vérifier leur nombre et leur authenticité, et soumis à un triage destiné à éliminer ceux qui ne peuvent pas être remis en circulation en raison de leur mauvais état (billets tachés, déchirés, revêtus d'inscriptions, usés...). Ces deux opérations, reconnaissance et triage, sont le plus souvent simultanées, grâce à l'emploi de matériels de tri automatisés. En 1996, un peu plus de 4,3 milliards de coupures ont été reversées aux guichets de la Banque et triées. Cette activité permet de faire face aux besoins du public qui ne pourraient être satisfaits au seul moyen des billets neufs. La Banque entretient également la circulation des monnaies divisionnaires qui rentrent dans ses caisses. Les pièces sont vérifiées pour en extraire celles qui ne peuvent être remises en circulation (pièces fausses, détériorées ou étrangères...).

Banque de France - Variations de la circulation fiduciaire :
La circulation fiduciaire connaît des fluctuations qui suivent un rythme mensuel et un rythme saisonnier. Le paiement des salaires provoque, dans la dernière décade de chaque mois et les premiers jours du mois suivant, une sortie importante de coupures. Au contraire, entre le 10 et le 20 du mois, a lieu un reflux. Les banques et les comptables publics versent quotidiennement à la Banque de France les billets qu'ils ont reçus à leur caisse, mais ces versements sont plus importants au cours de cette décade. L'amplitude des variations mensuelles est accrue par des facteurs saisonniers. La circulation augmente au moment des départs en vacances et à l'occasion des achats de fin d'année. Elle se contracte au mois de janvier et lors des principales échéances fiscales. Ces fluctuations ne sont pas tout à fait identiques d'une année à l'autre. Elles peuvent cependant être prévues avec suffisamment d'exactitude sur une brève période de temps. Il est en revanche difficile d'évaluer de façon précise l'évolution probable, sur moyenne ou longue période, de la circulation fiduciaire. En effet, l'évolution économique générale, de même que les changements d'habitudes en matière de moyens de paiement, peuvent avoir sur celle-ci un impact non négligeable. Par ailleurs, les flux de monnaie fiduciaire varient géographiquement. Dans certaines régions, les entrées de billets à la Banque excèdent les sorties alors que dans d'autres le processus est complètement inversé. La Banque de France doit donc tenir compte de ces disparités pour ses prévisions et l'approvisionnement de ses succursales.