Responsable de la hausse du prix des matières premières et de la croissance mondiale, plus d'un milliard d'habitants… La Chine focalise l'intérêt de l'occident, notamment dans le monde du business. Le Crédit Suisse ne manquait pas, en janvier, de proposer en ligne un très bref cours de mandarin dans son Emagazine. Surfant sur la tendance, une nouvelle école de chinois verra le jour cet automne à Lausanne.

Fondée par Christine Wirz et Blanche Obratov - toutes deux licenciées en Langue et civilisation chinoises - Culture Chine proposera à la rue de l'Industrie des leçons d'introduction à la langue, en groupe, par modules de dix cours. Suivront d'autres propositions comme un atelier de calligraphie pour enfants ou des cours en entreprises.

Le monde de l'économie constitue en effet un potentiel de clients indéniable pour la nouvelle école. Les voyageurs en sont un autre, tout comme les personnes simplement curieuses de découvrir cette culture. «Le chinois présent partout, souligne Christine Wirz en rigolant d'un tatouage vu sur le bras d'une femme. Elle s'était tatouée le caractère chinois décrivant la femme, le même qui figure sur les portes de WC!» Comme quoi, quelques notions peuvent être utiles en toute occasion.

A part les cours de la Migros - qui indique une progression constante des demandes - et de l'Université populaire, les cours ouverts à tous ne sont pas légions. Pour le passionné fondateur du site de services www.sinoptic.com, Gérald Béroud, l'offre en matière d'enseignement du chinois est encore largement insuffisante pour rendre la Suisse officielle crédible dans ses interactions avec l'Empire du Milieu. «En accompagnant des Conseillers fédéraux, j'ai pu constater le manque d'interprètes», regrette-t-il. Et les universitaires, qui se ruent actuellement sur les cours de mandarin ne seront de véritables interprètes que dans plusieurs années.