Prix du carburant
Par bourse cours pétrole credit news, dimanche 29 octobre 2006 à 09:10 :: Cours du pétrole-carburant :: #592 :: rss
Dans la mesure où les prix du brut n’excéderont pas durablement la fourchette proposée par l’OPEP, l’inflation au Canada devrait être faible. En décembre, l’indice des prix à la consommation de base (IPC), qui exclut les aliments et l’énergie, a augmenté au rythme annuel de 1,9 %, alors que l’IPC global a progressé au rythme de 3,2 %, surtout à cause de la remontée des prix du pétrole. Le prix du pétrole a un impact moins fort sur l’inflation au Canada qu’à l’époque du choc pétrolier des années 70. Ce phénomène s’explique en grande partie par la transformation de l’économie industrielle en une économie axée sur les services et sur les technologies de l’information, et par l’apport moins grand du pétrole dans chaque dollar de produit national brut (PNB). De plus, les gains de productivité substantiels ont atténué la nécessité de hausser les prix. Le libre-échange, enfin, a créé un climat plus concurrentiel, propice au nivellement des prix. Le Canada produit 2,3 millions de barils de pétrole brut par jour, principalement dans les provinces de l’Ouest, et en exporte 1,3 million aux États-Unis. (L’Arabie Saoudite est le principal fournisseur des États-Unis, le Canada et le Mexique alternant au deuxième rang.) Bien que le Canada exporte un volume de pétrole élevé, il en importe environ 800 000 b/j (destinés surtout aux provinces de l’est du pays) de diverses provenances dont la mer du Nord, le Venezuela et l’Arabie Saoudite. Chaque jour au pays, environ 1,6 million de barils sont consommés, et 200 000 b/j sont raffinés, puis exportés. |
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Le prix de l’essence affiché au dépôt de distribution est dicté par ce qui se produit sur les grands marchés comme le port de New York (NYH) et la partie américaine du golfe du Mexique. Au Canada, la hausse des prix favorise l’exploration pétrolière qui, elle, stimule les exportations. Comme les cours du pétrole sont cotés en dollars américains, la perspective d’un accroissement des exportations rend actuellement l’exploration très attrayante. Cependant, même s’il produit beaucoup de pétrole, le Canada n’est pas l’un des principaux pays producteurs; son influence sur le cours mondial est faible, voire nulle. Le Canada est, dans le jargon des économistes, un « vendeur au prix du marché » : il doit accepter les prix établis sur les marchés mondiaux. Si les raffineurs canadiens ne sont pas disposés à payer ces prix ou s’ils ne sont pas en mesure de le faire, ils ne peuvent acheter ni le pétrole étranger ni le pétrole produit sur le marché intérieur. | |




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