France: le FMI revoit en hausse sa prévision de croissance 2006 à 2,5%
WASHINGTON (AFP)

Le Fonds monétaire international (FMI) a une nouvelle fois révisé en hausse sa prévision de croissance pour la France en 2006, dans sa revue périodique de l'économie française rendue publique mercredi, pour la porter à 2,5% cette année contre 2,4% précédemment.

Il a toutefois maintenu sa prévision à 2,3% pour 2007.

"Après avoir stagné au premier semestre 2005, l'activité économique a fortement rebondi, soutenue par une demande intérieure vigoureuse", a expliqué l'institution financière internationale, qui met en avant le recul du chômage, la hausse du salaire minimum et médian ainsi que les taux d'intérêts bas.

La reprise de la croissance dans les pays européens voisins a également relevé le niveau des exportations, note le FMI.

Le ministre français des Finances Thierry Breton a rappelé fin octobre qu'il tablait sur une progression du produit intérieur brut (PIB) comprise en 2% et 2,5% en 2006, "plutôt dans le haut de la fourchette", et l'Insee prévoit +2,3%.

S'agissant du budget, le FMI table sur un déficit public égal à 2,6% du PIB en 2006, soit une prévision plus favorable que celle du gouvernement français qui mise sur 2,7% en 2006.

L'inflation est sur la pente descendante, dans le sillage des prix de l'énergie, souligne le Fonds qui prévoit un taux de 1,8% en 2007, après 2% en 2006.

Les administrateurs du Fonds jugent les perspectives économiques françaises positives à court et moyen terme.

Ils appellent toutefois à de nouveaux ajustement budgétaires basés sur une réduction des dépenses publiques et à un approfondissement des réformes du marché du travail, notamment en réduisant l'incertitude juridique autour de certains contrats de travail et en agrandissant l'écart entre prestations sociales versées aux chômeurs, salaire minimum et salaire moyen.

A cet égard, les administrateurs du Fonds jugent nécessaire de "rompre le cercle vicieux induit par l'augmentation des minima sociaux et le recours aux ressources budgétaires pour abaisser le coût du travail".

Ils recommandent aussi une dérégulation du secteur des services, accompagnée du désengagement progressif de l'Etat des activités commerciales.

© AFP Agence France-Presse