Le magazine Business Week a révélé début octobre que leur voyage était en fait sponsorisé par Wal-Mart, ce qui n'etait précisé nulle part sur le blog.

Le phénomène se développe, aussi parce que fleurissent les sociétés qui proposent aux blogueurs d'être payés pour parler de produits, comme la société PayPerPost, pionnière en la matière, qui verse aux blogueurs quelques dollars par messages, ou encore sa rivale ReviewMe.

Sur ReviewMe, des blogueurs en toutes langues, du grec au chinois, classés parmi les plus lus, proposent leurs services, juqu'à 500 dollars par message, pour parler de produits. On achète en ligne un message sur ces blogs comme on achèterait un CD sur internet, il suffit de décrire le produit.

La société précise qu'on ne peut "exiger" un avis positif mais assure que "la grande majorité des message sont positifs" ou avec des "critiques constructives".

Ces campagnes de publicité d'un nouveau genre peuvent comporter plusieurs milliers de messages, a expliqué un porte-parole de PayPerPost, qui n'a pas souhaité être cité.

Parmi les clients ont par exemple figuré la télévision par câble Speed Channel, qui voulait lancer une nouvelle émission, a-t-il raconté.

Les faux blogs ou blogueurs payés qui se font passer pour des commentateurs indépendants sont en principe illégaux, selon un avis de la commission fédérale de la concurrence (Federal Trade Commission - FTC), et pourraient bientôt faire l'objet de poursuites pénales.

Dans une lettre publiée sur son site début décembre, la FTC a en effet rappelé qu'elle estimait que de cacher le fait que les commentaires étaient payés revenait à tromper le consommateur, et que cela devait être "clairement signalé", faisant planer la menace de poursuites pénales.

Devant cette menace, PayPerPost a décidé cette semaine de recommander à ses blogueurs rémunérés d'indiquer leur statut de commentateurs payés. Mais de nombreux sites n'ont pas adopté de telles règles.

Le "buzz" (bouche à oreille) sur internet vise à faire parler d'un produit en utilisant les blogs, les sites d'échanges entre internautes comme YouTube ou encore les site de socialisation comme MySpace, le site le plus consulté aux Etats-Unis en novembre. Des entreprises ont ainsi créé des "profils" personnels sur MySpace et y recrutent des "amis".

© AFP Agence France-Presse