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Wall Street devrait peu évoluer, malgré une semaine ponctuée d'indicateurs
NEW YORK (AFP)
 Des courtiers à la Bourse de New York© AFP/Getty/Archives Spencer Platt
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La Bourse de New York devrait évoluer dans des
marges étroites la semaine prochaine en l'absence de nombreux
opérateurs, tout en gardant un oeil sur les nombreux indicateurs
économiques à venir, notamment ceux concernant l'inflation.
Lors de la semaine écoulée, l'indice des 30
valeurs vedettes américaines, le Dow Jones Industrial Average (DJIA), a
perdu 0,86%, terminant vendredi à 11.284,05 points.
L'indice composite du Nasdaq a, lui, cédé 1,09% par rapport à vendredi dernier, clôturant à 2.140,29 points.
L'indice élargi Standard and Poor's 500 (SP 500) a abandonné dans le même temps 0,55%, à 1.295,09 points.
Sur le marché obligataire, le rendement du bon
du Trésor à 10 ans a reculé à 4,791% contre 4,835% vendredi dernier, et
celui du bon à 30 ans à 4,932% contre 4,973%.
La
Bourse de New York a repris son souffle la semaine dernière, durant
laquelle les échanges sont restés limités et alors que les opérateurs
n'ont eu que peu de nouvelles à se mettre sous la dent.
Au
centre des attentions, le secteur de l'immobilier a marqué par son
ralentissement, les reventes de logements ayant en juillet atteint leur
plus bas niveau en deux ans et demi, tandis que les ventes de logements
neufs ont reculé de 4,3%.
"Malgré
cette déception, ce ne sont pas vraiment les valeurs du secteur de
l'immobilier qui ont souffert mais plutôt celles de la distribution", a
souligné Mace Blicksilver, analyste de Marbelhead Asset Management.
En
effet, le marché craint surtout que le ralentissement de l'immobilier
ne se répercute sur la consommation, a poursuivi l'analyste.
Si
la semaine prochaine s'annonce chargée en indicateurs macroéconomiques,
elle devrait être "encore plus calme que la précédente sur les marchés
boursiers", avant le long week-end de la Fête du Travail aux
Etats-Unis, le lundi 4 septembre, a estimé Michael Malone, de Cowen
& Co.
Du coup, même si "les
indicateurs publiés ne s'avèrent pas conformes aux attentes, ils ne
devraient avoir qu'un impact limité sur les indices", a poursuivi
l'analyste.
Premier attendu: la
confiance des consommateurs du Conference Board en août mardi, pourrait
justement permettre de jauger si la faiblesse du secteur immobilier se
répercute ou non sur les consommateurs.
Ceux-ci
pourraient en effet être tentés de "réduire leurs dépenses", craignant
un atterrissage brutal de l'énonomie, selon M. Blicksilver.
Mais
à en croire les analystes, le principal sujet d'inquiétude demeure le
niveau de l'inflation, qui en cas de dérapage pourrait contraindre la
Réserve fédérale américaine (Fed) à relever encore ses taux, une
hypothèse peu appréciée par la Bourse.
Alors
que les marchés parient de moins en moins sur une nouvelle hausse en
septembre, une simple allusion aux risques d'inflation dans les minutes
de la dernière réunion de la Fed, publiées mardi, pourrait être perçue
comme "belliqueuse", soulignaient les analystes de Lehman Brothers.
L'autre
indicateur d'inflation sera jeudi l'indice mesurant les prix lié aux
dépenses de consommation (PCE), qui selon le consensus des analystes,
devrait avoir progressé de 0,2% en juillet, restant au-dessus de la
"limite acceptable" par la Fed.
Les chiffres de l'empoi mensuel attendus vendredi seront aussi, comme à l'ordinaire, particulièrement scrutés par les marchés.
Le consensus des analystes table sur la création de 125.000 emplois en août après 113.000 seulement en juillet.
Mais
c'est le salaire horaire moyen qui sera surtout surveillé par des
investisseurs voulant déceler d'éventuelles pressions inflationnistes.
Les analystes s'attendent à une hausse de 0,3% en août après 0,4% en juillet.
"Tous
ces chiffres seront publiés pendant la période la plus calme de l'année
et il est fort probable que le marché attendra la semaine suivante pour
réagir", a souligné Peter Cardillo, de SW Bach.
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