Blog financier: Rachat de crédit vacances banques bourse économie

Recherche : Rachat regroupement de Credit Banque Bourse day-trading

< 1 2 3 4 5 6 7 >

lundi 2 octobre 2006

Bourse de new-york

Wall Street s'éloigne de son record: DJIA -0,07%, Nasdaq -0,92%

NEW YORK (AFP)

Des courtiers à la Bourse de New York© AFP/Getty/Archives Spencer Platt
La Bourse de New York a fini en baisse lundi, l'indice Dow Jones perdant 0,07% et s'éloignant de son record historique de clôture, tandis que le Nasdaq a cédé 0,92%.

A la clôture des échanges, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a abandonné 8,72 points à 11.670,35 points, et l'indice composite du Nasdaq 20,83 points à 2.237,60 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 a reculé de son côté de 0,34% (-4,53 points) à 1.331,32 points.

Le Dow Jones, qui évoluait depuis plusieurs jours à quelques points de son record de clôture de 11.722,98 points, a de nouveau dépassé ce seuil symbolique en séance, mais s'en est éloigné à la clôture.

La Bourse a peiné durant toute la séance à trouver une direction, un temps aidée par le nouveau recul des prix du pétrole, qui ont perdu 1,88 dollar à 61,03 dollars à New York. "Mais les valeurs énergétiques, qui ont reculé dans la foulée, ont pesé sur le Dow Jones", ont souligné les analystes de Briefing.com.

Les indicateurs économiques du jour étaient "en demi-teinte, expliquant une séance contrastée", selon Peter Cardillo, de SW Bach.

Parmi les publications de la journée, l'indice composite d'activité du secteur industriel aux Etats-Unis, calculé par le groupement national des directeurs d'achats des entreprises du secteur (ISM), s'est établi à 52,9% en septembre contre 54,5% en août. Les analystes s'attendaient à un indice à 53,5%.

"Même si cet indicateur renforce le pari de la Réserve fédérale américaine (Fed) d'un atterrissage en douceur de l'économie, le fait que quatre des composants de l'indice aient baissé sous 50% n'élimine pas les inquiétudes sur la santé du secteur industriel", ont souligné les analystes de Briefing.com.

Les dépenses de construction aux Etats-Unis ont par ailleurs augmenté de 0,3% en août par rapport à juillet, là où les analystes tablaient sur un recul de 0,3%.

Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à 10 ans a baissé à 4,618% contre 4,633% vendredi soir, et celui à 30 ans à 4,761% contre 4,767%.

  1. NASDAQ
  2. NYSE

Tags:

Bourse de Paris: le CAC 40 en octobre 2006

Bourse de Paris: le CAC 40 se stabilise
PARIS (AFP)

Vue du palais Brongniart, place de la Bourse à Paris© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
La Bourse de Paris se stabilisait lundi après-midi, le CAC 40 prenant juste 0,03%, après l'ouverture de Wall Street et la publication de deux statistiques américaines.

A 16H04 (14H04 GMT), l'indice vedette parisien gagnait 0,85 point à 5.249,16 points, dans un volume d'échanges de 2,51 milliards d'euros.

La Bourse de New York était en baisse lundi peu après l'ouverture, l'indice Dow Jones perdant 0,06%, tandis que le Nasdaq cédait 0,14%.

Les dépenses de construction aux Etats-Unis ont augmenté de 0,3% en août par rapport à juillet, alors que les analystes tablaient sur un recul de 0,3%.

Toujours aux Etats-Unis, l'indice composite d'activité du secteur industriel, calculé par le groupement national des directeurs d'achats des entreprises du secteur (ISM), s'est établi à 52,9% en septembre contre 54,5% et 53,5% attendu par les analystes.

PEUGEOT (-1,01% à 44,02 euros) a réagi plus nettement que Renault à la publication des ventes de voitures particulières neuves en septembre en France, bien que PSA ait enregistré une baisse des ventes beaucoup moins marquée que son concurrent.

"Dans le cas de Renault, le marché se moque des chiffres des immatriculations, car il voit plus loin que le très court terme", explique Gaëtan Toulemonde, analyste chez Deutsche Bank Securities.

RENAULT (+1,38% à 91,70 euros) a connu une chute d'immatriculations de 21,7% en septembre à 34.598 véhicules, et de 6,6% sur les neuf premiers mois de l'année, mais ce recul était attendu par le marché.

Tags:

La Bourse de Paris termine en légère baisse

La Bourse de Paris termine en légère baisse
PARIS (AFP)

Vue du palais Brongniart, place de la Bourse à Paris© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
La Bourse de Paris a terminé en légère baisse lundi dans un marché peu animé, le CAC 40 perdant 0,13%, affectée par le recul plus important que prévu d'un indicateur d'activité aux Etats-Unis, qui a alimenté des craintes vis-à-vis de la croissance américaine.

L'indice vedette parisien a cédé 6,88 points à 5.243,13 points, dans un volume d'échanges de seulement 4,07 milliards d'euros.

Londres a abandonné 0,06%, Francfort 0,08% et l'Eurostoxx 0,21%.

Le CAC 40, qui s'était hissé dans la matinée à 25 points seulement de la barre des 5.300 points, qu'il n'a plus atteinte depuis le mois de mai, s'est ensuite replié, dans la foulée d'une baisse des principaux indices à Wall Street sur fond d'indicateur économique décevant.

L'indice ISM d'activité du secteur industriel aux Etats-Unis a en effet reculé à 52,9% en septembre contre 54,5% en août, un repli plus grave que prévu par les économistes qui l'attendaient à 53,5%.

De leur côté, les dépenses de construction aux Etats-Unis ont augmenté de 0,3% en août par rapport à juillet, quand les analystes tablaient sur un recul de 0,3%.

"Les indicateurs d'aujourd'hui n'avaient rien de rassurant. La baisse de l'ISM a ravivé des craintes vis-à-vis de la croissance, tandis que la hausse des dépenses de construction ne constitue sans doute qu'un rebond technique", a commenté un vendeur d'actions d'une société de Bourse indépendante.

De plus, "les marchés ont souffert d'un manque de liquidités", a-t-il précisé, rappelant qu'aucun grand groupe français ni américain ne publiait de résultats cette semaine, ce qui risque de continuer à peser sur les volumes d'échanges lors des prochaines séances.

STMicroelectronics (-1,32% à 13,49 euros), plus forte baisse des valeurs-vedette, a reperdu du terrain après sa remontée des séances précédentes, où le titre avait bénéficié de rumeurs de rachat par des fonds d'investissement.

Total (-0,39% à 51,55 euros) a reculé dans le sillage des cours du pétrole brut.

Peugeot Citroën SA (-0,99% à 44,03 euros) a été affecté par l'annonce d'une baisse de 10,3% de ses immatriculations en France en septembre.

Renault (+1,49% à 91,80 euros) dont les immatriculations ont pourtant encore plus chuté le mois dernier (-21,7%) que celles de PSA, a réalisé l'une des plus fortes hausses du CAC 40, toujours porté par des spéculations autour d'un possible mariage à trois avec son partenaire japonais Nissan et l'américain General Motors.

L'Oréal (-1,12% à 79,20 euros) a souffert de commentaires négatifs de la banque d'affaires Lehman Brothers, qui a abaissé sa recommandation sur le titre à "sous-pondérer" contre "neutre", estimant sa valorisation excessive.

Axa (-0,24% à 29,01 euros) n'a guère profité d'une étude positive de la maison de courtage CA Cheuvreux, qui a inclus l'assureur français dans sa liste de valeurs européennes préférées.

Suez (+0,43% à 34,83 euros) pourrait être contraint, en cas de fusion avec GDF (-0,54% à 31,23 euros) de céder une partie de sa production nucléaire en Belgique, selon le Figaro, tandis que la presse belge évoquait un éventuel échange d'actifs entre le français et son concurrent allemand EON.

EDF (+1,16% à 44,31 euros) a été recherché, sans nouvelle particulière.

Altran (-1,23% à 6,40 euros) a été sanctionné après des résultats semestriels plombés au niveau du bénéfice net par des charges de restructuration plus élevées que prévu, même si le bénéfice opérationnel est lui ressorti conforme aux attentes.

Rhodia (+2,27% à 1,80 euro) a profité de l'annonce du lancement d'un plan de refinancement de sa dette comprenant notamment une émission d'obligations pour 1,1 milliard d'euros.

Tags:

Bourse suisse: Kudelski hors du SMI

Kudelski hors du SMI: plus que 26 valeurs vedettes suisses

ZURICH (ATS)
La Bourse suisse a ouvert avec un titre de moins au sein de son indice des valeurs vedettes, le Swiss Market Index (SMI). Après l'exclusion du spécialiste vaudois des systèmes d'accès numériques Kudelski, le SMI ne compte plus que 26 valeurs.

Annoncée en juillet, la décision de la Bourse suisse n'avait pas vraiment constitué une surprise. Pour mémoire, le groupe sis à Cheseaux (VD) avait déjà sauvé sa place in extremis l'année dernière par une manoeuvre faisant remonter son capital flottant.

Le patron du groupe vaudois, André Kudelski, a estimé le 27 juin dernier dans le mensuel "PME Magazine" qu'une sortie de l'action Kudelski ne serait pas un signal positif pour les technologies de l'information en Suisse. Néanmoins, il était d'avis que quitter le SMI n'aurait aucun effet pour l'entreprise.

Selon son patron, Kudelski n'a pas besoin de nouveaux capitaux, car le groupe dispose de suffisamment de liquidités pour la recherche et le développement, ainsi que pour effectuer les acquisitions nécessaires à son expansion. Reste que l'entreprise vaudoise risque de perdre de sa visibilité.

Le spécialiste st-gallois des sanitaires Geberit et le fabricant vaudois d'accessoires informatiques Logitech étaient cités aux premiers rangs pour remplacer Kudelski et accéder à l'indice des valeurs vedettes. La partie est donc remise pour eux, avec un changement qui n'interviendra pas avant 2007.

Tags:

samedi 30 septembre 2006

Jouer à la bourse pour apprendre le métier


Achetez et vendez des actions de site internet

Tags:

vendredi 22 septembre 2006

Cours des matières premières or platine agrent paladium

Matières premières

Libellé Dernier Var. Ouv. + haut + bas Veille
Gold Index 588.10 +0.63% 0.00 0.00 0.00 584.40
Silver Index 11.25 +0.54% 0.00 0.00 0.00 11.19
Paladium Index 317.00 +2.59% 0.00 0.00 0.00 309.00
Platinium Index 1 145.50 +0.61% 0.00 0.00 0.00 1 138.50

Tags:

Bourse de Paris: le CAC 40 perd plus d'1% après l'ouverture de Wall Street

    

Bourse de Paris: le CAC 40 perd plus d'1% après l'ouverture de Wall Street
PARIS (AFP)

Vue du palais Brongniart, place de la Bourse à Paris© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
La Bourse de Paris reculait vendredi après-midi, le CAC 40 perdant 1,08%, après l'ouverture en légère baisse de Wall Street.

A 15H50 (13H50 GMT), l'indice parisien cédait 53,78 points à 5.154,54 points, dans un volume d'échanges de 2,15 milliards d'euros.

Londres cédait 0,66%, Francfort 0,95% et l'Eurostoxx 0,83%.

De son côté la Bourse de New York a ouvert en baisse vendredi, l'indice Dow Jones cédant 0,07%, tandis que le Nasdaq perdait 0,27%.

Les déceptions subies sur les baromètres d'activité au Japon et dans l'importante région industrielle américaine de Philadelphie continuent à peser sur les marchés, malgré la hausse de la confiance des chefs d'entreprise en Belgique, carrefour industriel de l'Europe du Nord.

La confiance des chefs d'entreprise belges, mesurée par l'indicateur synthétique brut global de la Banque nationale de Belgique (BNB) publié vendredi, s'est redressée en septembre après deux mois de baisse.

L'indicateur a gagné 1,4 point à 4,5 points en septembre, contre 3,1 points en août. Une progression supérieure aux attentes des économistes interrogés par l'agence financière AFX News, qui tablaient sur un niveau de 4,3 points.

GDF (-1,12% à 30,99 euros) et SUEZ (-1,19% à 34,05 euros): la fusion devrait entraîner une amputation de 10% des effectifs cumulés des deux groupes, soit 20.000 suppressions d'emplois d'ici 2O10, selon un rapport d'expertise d'un cabinet indépendant rendu public vendredi par les syndicats CGT, FO, CFE-CGC, CFTC.

PPR (-1,87% à 110,40 euros) a annoncé jeudi le remboursement-conversion anticipé d'obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles ou existantes (OCEANE), qui arrivent à échéance le 1er janvier 2008.

Tags:

>La Bourse de New York ouvre en baisse: DJIA -0,09%, Nasdaq -0,41%

La Bourse de New York ouvre en baisse: DJIA -0,09%, Nasdaq -0,41%
NEW YORK (AFP)

Des courtiers à la Bourse de New York© AFP/Getty/Archives Spencer Platt
La Bourse de New York a ouvert en baisse vendredi, l'indice Dow Jones perdant 0,09% tandis que le Nasdaq cédait 0,41%, et alors que le groupe d'équipement sportifs Nike bondissait après avoir publié des résultats meilleurs qu'attendu.

Vers 13H40 GMT, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) lâchait 9,92 points à 11.523,31 points, et l'indice composite du Nasdaq 9,20 points à 2.228,55 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 abandonnait 0,16% (-2,10 points) à 1.315,93 points.

Jeudi, la Bourse de New York avait terminé en baisse: le Dow Jones avait cédé 0,69%, le Nasdaq 0,67% et le SP 500 avait abandonné 0,54%.

"Le mouvement du marché (jeudi) a lancé le recul que nous attendions pour la fin du mois de septembre", a estimé Al Goldman, analyste chez AG Edwards. "La grande question pour les investisseurs demeure les perspectives économiques pour 2007", a-t-il ajouté.

Wall Street s'était mise à flancher jeudi après la publication de l'indice mesurant l'activité industrielle de la région de Philadelphie.

Celui-ci était tombé à -0,4 point en août contre 18,5 points en août. L'indice est négatif pour la première fois depuis avril 2003 et s'inscrit nettement au-dessous des attentes des analystes qui tablaient sur 14,4 points.

"Comme l'a souligné (cet indice), les marchés sont maintenant plus inquiets d'un potentiel accès de faiblesse de l'économie que d'un regain d'inflation", ont relevé les analystes de Briefing.com.

Aucun indicateur macro-économique n'était attendu durant la journée de vendredi.

Nike prenait 3,75% à 85,55 dollars. Le groupe d'articles de sports a annoncé une baisse de 13% de son bénéfice net au 1er trimestre de son exercice mais son bénéfice par action est ressorti à 1,47 dollar, supérieur aux prévisions des analystes, qui tablaient sur 1,42 dollar.

Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à 10 ans baissait à 4,618% contre 4,648% jeudi soir, et celui à 30 ans à 4,757% contre 4,784%.

   1. NASDAQ
   2. NYSE

Tags:

Bourse de Paris: le CAC 40, après des indicateurs décevants

Bourse de Paris: le CAC 40, après des indicateurs décevants
PARIS (AFP)

Vue du palais Brongniart, place de la Bourse à Paris© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
La Bourse de Paris chutait vendredi à la mi-séance, le CAC 40 perdant 1,04%, après deux indicateurs économiques décevants, aux Etats-Unis et au Japon.

A 11H50, l'indice parisien perdait 53,48 points à 5.154,84 points, dans un volume d'échanges de 1,15 milliards d'euros.

La Bourse de Tokyo a cédé vendredi 1,26%, après la publication au Japon de l'indice du moral des grandes entreprises, qui a augmenté à 10,5 points au 3e trimestre (contre 1,8 point au trimestre précédent) mais prévoit également une chute à 7,9 au premier trimestre 2007.

Aux Etats-Unis, l'indice mesurant l'activité industrielle de la région de Philadelphie est tombé à -0,4 point en septembre contre 18,5 points en août, en dessous des attentes des analystes qui tablaient sur 14,4 points.

Vue du palais Brongniart, place de la Bourse à Paris© AFP/Archives Jean-Pierre Muller

"Les craintes des marchés d’un violent ralentissement de l’économie américaine ont été renforcées et expliquent leur brutale réaction", ont commenté les économistes d'Aurel Leven.

"Ces craintes, provoquées par la publication d’une enquête régionale, peuvent toutefois paraître excessives. En effet, dans le même temps, l’entreprise américaine FedEx (spécialiste du transport de colis) a publié des résultats encourageants et se montre optimiste sur ses perspectives d’activité", tempèrent-ils

GDF (-0,35% à 31,23 euros) et SUEZ (-0,67% à 34,27 euros): la fusion devrait entraîner une amputation de 10% des effectifs cumulés des deux groupes, soit 20.000 suppressions d'emplois d'ici 2O10, selon un rapport d'expertise d'un cabinet indépendant rendu public vendredi par les syndicats CGT, FO, CFE-CGC, CFTC.

PPR (-1,16% à 111,20 euros) a annoncé jeudi le remboursement-conversion anticipé d'obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles ou existantes (OCEANE), qui arrivent à échéance le 1er janvier 2008.

Ces OCEANE, dont le montant est de 1,08 milliard d'euros, avaient été émises le 21 mai 2003.

EADS (-0,13% à 22,23 euros): Singapore Airlines, qui doit être la première compagnie à mettre en service l'A380, a annoncé qu'elle attendait des éclaircissements d'Airbus après la confirmation d'un nouveau retard de livraison de son avion géant.

Par ailleurs, réagissant à un article paru mercredi dans le quotidien britannique Guardian et affirmant qu'EADS présentera lors de son conseil d'administration du 29 septembre un plan de restructuration pour économiser deux milliards d'euros par an, le délégué syndical central CGT du groupe a souligné que "cette somme représente la moitié de la masse salariale" d'Airbus.

EURONEXT (+1,49% à 74,80 euros): la loi Sarbanes-Oxley ne s'appliquera pas aux entreprises cotées sur la Bourse pan-européenne Euronext, malgré sa fusion annoncée avec la Bourse de New York (Nyse), ont rappelé les deux sociétés dans un document transmis jeudi à l'autorité boursière américaine (SEC).

ILIAD (-2,83% à 55 euros): le concurrent Neuf Cegetel a conclu un accord avec le géant américain Time Warner pour le rachat de sa filiale française AOL au prix de 288 millions d'euros.

Aux termes de cet accord, Neuf Cegetel rachète la base d'abonnés d'AOL France qui inclut notamment 500.000 clients ADSL (internet haut débit par téléphone) ainsi que son centre de relation client qui compte 500 collaborateurs.

KAUFMAN AND BROAD (+1,12% à 45,30 euros), filiale française du groupe immobilier américain du même nom, a vu son bénéfice net part du groupe progresser de 61,0% sur les 9 premiers mois de l'exercice 2006 à 55,6 millions d'euros.

Tags:

jeudi 14 septembre 2006

Infogrames s'effondre en Bourse, le plan de désendettement ne convainc pas

    

Infogrames s'effondre en Bourse, le plan de désendettement ne convainc pas
PARIS (AFP)

Le siège de l'entreprise Infogrames à Lyon© AFP/Archives Philippe Merle
L'éditeur français de jeux vidéos Infogrames a vu sa valeur boursière s'effondrer d'un tiers mercredi après l'annonce d'un plan de désendettement très défavorable aux actionnaires existants et qui ne suffira pas à résoudre la chute de ses ventes et de sa rentabilité.

A la Bourse de Paris, le cours de la société lyonnaise s'est écroulé de presque 50% lors de sa reprise de cotation, et perdait encore 31% à 32 centimes d'euro vers 14H30 (12H30 GMT), portant la chute du titre depuis le début de l'année à 66%.

La cotation d'Infogrames avait été suspendue lundi, dans l'attente de la présentation d'un plan de restructuration financière.

Dévoilé mardi, il permettrait (s'il est approuvé par les actionnaires) de ramener en plusieurs étapes la dette nette du groupe à 24 millions d'euros, contre 191 millions fin juin.

Le président directeur général d'Infogrames Bruno Bonnell, le 3 juin 2003 au siège lyonnais de l'entreprise© AFP/Archives Fred Dufour

Le groupe lyonnais a comparé son plan à ceux d'Alstom et du réassureur Scor, deux entreprises revenues récemment dans le vert après avoir frôlé la faillite: il donne "une vraie chance de rebond à notre groupe", a affirmé son flamboyant PDG Bruno Bonnell en conférence de presse mardi.

Mais il va au passage réduire de 50 à plus de 80% (selon son degré d'application) le poids des actionnaires existants: "C’est un montage financier qui va permettre aux créanciers de reprendre en mains la société, au prix d’une dilution monstrueuse des actionnaires actuels", résume Charles-Louis Planade, analyste à la société de Bourse Arkeon Finance.

De l'aveu même du PDG, l'application à 100% du plan donnera 49% du capital au fonds d'investissement britannique Bluebay Asset Management, qui obtiendra deux sièges sur les neufs du conseil d'administration.

La potion est donc amère pour les actionnaires d'Infogrames, alors que certains espéraient sans doute une opération plus favorable, tel qu'un rachat de la société, prime à la clé, par son concurrent Ubisoft.

D'autant que M. Bonnell n'a pas encore annoncé de nouvelles mesures pour redresser les activités et que les pertes risquent donc de s'accumuler de plus belle dès l'année prochaine.

"Certes, la dette va être pratiquement effacée mais 2007 risque d’être encore une année très difficile car le groupe a très peu investi dans de nouveaux jeux en raison de ses difficultés financières", s'inquiète Charles-Louis Planade.

Le problème est de taille: en dépit d'un précédent plan de redressement, Infogrames a encore essuyé une perte opérationnelle de 149,8 millions d'euros lors de son exercice 2005/2006 (bouclé en mars), ce qui, rapporté à un chiffre d'affaires tombé à 391 millions d'euros, représente une marge négative de 38%.

"Les perspectives d'activités paraissent faibles, tandis que les coûts du groupe restent élevés, ce qui implique que le groupe continuera à brûler des liquidités juqu'à ce qu'un plan de restructuration opérationnelle en profondeur soit mis en place", prévient Brice Mari, analyste chez Exane BNP Paribas.

En cause, le ralentissement du secteur, victime de l'attentisme des joueurs qui ont freiné leurs achats avant la sortie de la dernière génération de consoles de jeux.

Ces nouvelles plateformes, qui réclament de lourds investissements des éditeurs comme Infogrames, ont vu leur sortie retardée, la XBox 360 de Microsoft étant la seule à avoir été commercialisée.

Pour sortir du cercle vicieux, Infogrames va devoir relancer ses ventes en investissant dans de nouveaux titres, tout en réduisant encore ses coûts.

Parmi les solutions les plus probables et susceptibles d'être rapidement mises en oeuvre, une cession de la filiale américaine à problèmes Atari Inc paraît incontournable et pourrait être annoncée avant le vote des actionnaires sur le plan de désendettement, pour emporter leur adhésion.

Cette vente signerait certes la fin du rêve américain d'Infogrames mais remettrait de l'argent frais dans les caisses du groupe, et "le montant récupéré pourrait permettre au groupe d’investir dans de nouveaux jeux", anticipe M. Planade.

Tags:

jeudi 7 septembre 2006

Le SMI campe sur ses positions

Le SMI campe sur ses positions

La Bourse suisse.

Anker Bank
Mercredi 6 septembre 2006

Mardi, le marché suisse a marqué une pause dans sa course vers les plus hauts historiques. Dans de minces volumes, le SMI a clôturé sur les niveaux de la veille à 8'226 points, tout comme le SPI à 6'404 points. L'indice a ignoré l'ouverture positive de Wall Street, au lendemain de la célébration du Labor Day (DAYN.S). Aux assurances, Bâloise (BALN.VX) a progressé de 1.85% à 104.40 après avoir publié de bons résultats semestriels. Son bénéfice net a dépassé les attentes des analystes. Zurich Financial (ZURN.VX) Services a grignoté 0.3% à 284.50, tandis que  Swiss Life (SLHN.VX) reculait de 1% à 298.75 à la veille de la publication de son rapport intermédiaire. Les grandes capitalisations ont paralysé le marché avec un repli de 0.7% à 423.50 pour Nestlé (NESN.VX), de 0.7% à 70.25 pour Novartis (NOVN.VX) et une clôture inchangée pour Roche (ROG.VX). Ce dernier n'a guère réagi aux nouvelles données indiquant l'efficacité de son traitement contre l'obésité Xenical sur les adolescents. En revanche, les bancaires se sont bien comportées, à l'exception de Julius Baer (BAER.VX) (-0.9% à 118.50). Credit Suisse (CSGN.VX) Group, que Lehman Brothers a incorporé dans son portefeuille de recommandations, a été  a engrangé 0.9% à 70.35 et UBS (UBSN.VX) 0.7% à 71.30. Dans un autre registre, ABB (ABBN.VX) a signé la meilleure performance du jour avec un gain de 2.4% à 16.85. Le groupe a reçu une commande de 210 millions de dollars de la part de la société algérienne Sonatrach. Parmi les valeurs secondaires, Ascom (ASCN.S) a cédé 4.9% à 12.55 mardi dans le sillage de la publication de résultats semestriels qui n'ont pas comblé les attentes élevées du marché. Cependant, en raison d'un carnet de commandes bien fourni, la plupart des analystes prévoient que la société sera en mesure de redresser la barre au second semestre. D'ailleurs, Ascom a confirmé ses perspectives pour l'ensemble de l'exercice. Pour sa part, Partners Group s'est légèrement replié de 0.55% à 99.15 malgré l'analyse positive établie par le Credit Suisse. La banque a maintenu sa recommandation à « surperformer » et a augmenté son objectif de cours sur le titre de 96 à 118 francs.

Tags:

dimanche 3 septembre 2006

Bourse de Paris: le CAC 40 termine en hausse, tiré par Sanofi, Alstom, Carrefour

Bourse de Paris: le CAC 40 termine en hausse, tiré par Sanofi, Alstom, Carrefour

            


La Bourse de Paris a terminé en hausse lundi, le CAC 40 prenant 0,36%, tiré par la progression des actions Alstom, Sanofi et Carrefour, sur fond de statistiques américaines globalement sans grande surprise.   

Le CAC 40 a pris 18,41 points à 5.183,45 points, dans un volume d'échanges modeste de 4,17 milliards d'euros.

Londres a pris 0,73%, Francfort 0,29% et l'Eurostoxx 50 0,37%.

"Les investisseurs ont beaucoup de liquidités financières à placer et reviennent donc à l'achat dès que la visibilité se dégage un peu", a commenté Yann Azuelos, analyste chez Meeschaert Asset Management.

Les statistiques économiques américaines du jour ont eu peu d'influence sur le CAC 40 car elles sont globalement proches des attentes des analystes.

L'économie américaine a créé 128.000 emplois en août après 121.000 en juillet, tandis que le taux de chômage baissait à 4,7% contre 4,8% le mois précédent, des chiffres pratiquement conformes aux attentes des analystes.

Le salaire horaire moyen a progressé de 2 cents à 16,79 dollars (+0,1% sur un mois) une hausse plus sage que les +0,3% attendus par les analystes.

"Ce sont les données sur les salaires qui ont plu au marché", en réduisant les risques d'inflation et donc d'un nouveau relèvement des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine, a expliqué Yves Marçais, de Global Equities.

Toujours aux Etats-Unis, les dépenses de construction ont cependant déçu en reculant de 1,2% en juillet, alors que les analystes anticipaient un statu quo, tout comme le baromètre ISM d'activité industrielle en repli, à 54,5% en août contre 54,7% en juillet, au lieu de la stabilité attendue.

Les dépenses de construction sont "très faibles" et montrent que "le retournement dans ce secteur s'intensifie" a déploré James Knightley, économiste d'ING.

Sanofi-Aventis (+0,93% à 70,70 euros) a abaissé comme attendu ses prévisions de résultats 2006, qui seront affectés par le lancement début août d'une version générique du médicament-vedette Plavix aux Etats-Unis.

Les investisseurs avaient anticipé cet avertissement et ont préféré retenir la bonne nouvelle d'une interdiction provisoire de ce générique, toujours aux Etats-Unis, obtenue devant les tribunaux américains.

Alstom (+1,77% à 74,90 euros) a décroché une commande d'EDF de "plus de 350 millions d'euros" pour construire la turbine du futur réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), a annoncé le groupe vendredi à l'AFP, confirmant des information du quotidien Les Echos.

Carrefour (1,12% à 48,70 euros) a profité des commentaires optimistes des analystes de SG Securities, qui ont relevé leur objectif de cours à 55 euros contre 52 euros auparavant en soulignant que le redressement commercial du groupe est plus rapide qu'escompté.

"La stratégie de relance de la croissance et les efforts prix commencent à payer", soulignent les analystes de SG Securities, dans une note à leurs clients, où ils soulignent que les résultats semestriels 2006 pourraient être supérieurs aux attentes prudentes du consensus.

EDF (-1,26% à 43,85 euros) estime que le plafonnement des prix de l'électricité pour les PME qui s'approvisionnent sur le marché libre, voté par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée, coûtera "quelques centaines de millions d'euros par an" en 2007 et 2008, selon son PDG, Pierre Gadonneix.

L'Oréal (-2,02% à 80,05 euros) a subi des prises de bénéfices, SG Securities ayant ramené vendredi sa recommandation à "vendre" contre "acheter" précédemment et abaissé son objectif de cours de 8%, à 77 euros, en jugeant le titre bien valorisé et les spéculations sur une cession de ses parts dans Sanofi-Aventis un peu hâtives.

Accor (+0,10% à 50 euros) a profité d'espoirs d'une cession d'actifs: le groupe hôtelier a lancé le processus de vente de la totalité de sa filiale Go Voyages, qui pourrait intervenir "d'ici à la fin de l'année", selon le quotidien La Tribune. La valorisation du voyagiste oscillerait entre 100 et 200 millions d'euros.

Tags:

mercredi 30 août 2006

Bourse suisse record


ACTIONS SUISSES/Clôture: nouveau record de l'année

Zurich (AWP) - La bourse suisse a connu une nouvelle bonne journée mercredi et
a inscrit un nouveau plus haut de l'année. Le SMI a terminé juste sous cette
nouvelle marque record de 8204,58 points. Après un bon début de séance, le
marché a manqué un peu d'air, avant d'en retrouver avec l'ouverture positive à
Wall Street.

Actuellement, le temps est bon pour les actions. Les courtiers relèvent la
détente du prix du pétrole, les espoirs de pause dans la hausse des taux US et
des chiffres semestriels d'entreprises majoritairement bons. A cela est venue
s'ajouter ce jour la hausse surprise des stocks pétroliers US.

Dans cet environnement, le SMI a fini en hausse de 0,22% ou 17,85 à 8183,43
points et le SPI sur un gain de 0,28% ou 17,54 à 6367,20 points.

Une nouvelle fois, les informations d'entreprises ont concerné principalement
des valeurs secondaires. Au SMI, Novartis (+0,2% à 70,65 CHF) a obtenu
l'homologation dans l'UE de son médicament ''Exjade'' contre l'excès de fer
lors de transfusions. Le bon de jouissance Roche a gagné 0,1% à 227 CHF.

Autre poids lourd défensif, Nestlé a fini en hausse de 0,1% à 423,75 CHF.

Le SMI a aussi été soutenu par quelques financières: UBS a gagné 0,3% à 69,90
CHF, ZFS 0,3% à 280,50 CHF et Swiss Life 0,3% à 294 CHF.

Les plus gros gagnants du jour sont diverses valeurs cycliques comme Kudelski
(+2,8% à 34,60 CHF), Swatch (P: +1,7% à 240,50 CHF; N: +1,6% à 48,50 CHF),
Richemont (+2,1% à 59,10 CHF), Adecco (+1,2% à 71,65 CHF) et Holcim (+0,6% à
98,30 CHF).

Les valeurs de la chimie comme Clariant (-0,3% à 15 CHF), Lonza (-0,6% à 80
CHF) et Givaudan (-0,5% à 995 CHF) ont en revanche perdu du terrain.

Swisscom a fini en baisse de 1,6% ou 6,75 à 414,50 CHF. Le titre était traité
ce jour pour la première fois ex-options put émises dans le cadre du programme
de rachat d'actions et qui a pesé pour 2,75 CHF sur le cours de l'action.

Sur le marché élargi, Esmertec a bondi de plus de 18% après ses chiffres
semestriels. Le fabricant de logiciels pour téléphones mobiles a pourtant
profondément plongé dans les chiffres rouges, mais il semble que le plus dur
soit passé. A 4,75 CHF, l'action est encore très loin de son plus haut de
l'année de 26,25 CHF. Ce record avait été inscrit au début de l'année, avant
l'avertissement sur bénéfice.

Hiestand (+1,4%), Métraux Services (+2,4%) et Medisize (+3,1%) ont évolué à la
hausse après les chiffres semestriels.

Tags:

mardi 29 août 2006

Vade-mecum du super-optimiste

Source letemps.ch

Tout l'or du monde! L'imaginaire s'évade, envisage des océans de métal jaune. La réalité est pourtant bien plus modeste. Elle se chiffre à 153000 tonnes d'or aujourd'hui. Et fondu en un seul bloc, il formerait un dé de 20 mètres de chaque côté, selon une étude de la Deutsche Bank, citée par la Weltwoche. Sa valeur s'élèverait à quelque 4000 milliards de francs. L'or, l'actif de dernier recours, représentait 25% de la valeur des produits financiers en 1982. Aujourd'hui, le rapport est tombé à 1,4%. Les experts haussiers sur le métal anticipent une remontée de ce ratio.

Historiquement, le rapport entre les actions, symbolisé par l'indice Dow Jones, et l'or est de 12,5 fois en moyenne, si l'on porte le regard sur les 100 dernières années. Le ratio a été de 40 fois à son sommet en l'an 2000. Il est en train de revenir à la moyenne, ce qui ne manquerait pas de pousser le prix du métal jaune à 850 dollars l'once, selon une étude de Cheuvreux, écrite par Paul Mylchreest. Ce dernier anticipait ce printemps une forte hausse à moyen terme, arguant que les ventes des banques centrales ont fait pression sur le cours ces dernières années. Et il n'excluait pas un pic à 2000 dollars l'once à long terme, si l'idée selon laquelle les banques centrales ont moins d'or qu'elles ne l'affirment était acceptée (LT du 13.8. sur l'incertitude sur les avoirs des banques centrales). Les haussiers parient aussi sur l'espoir d'une augmentation de l'or dans les portefeuilles. Si 1% de l'argent placé en actions et obligations se portait sur l'or, cela équivaudrait à 350 milliards de dollars, ou 19800 tonnes d'or, ou 8 fois la production minière annuelle, selon Paul Mylchreest. Il est permis de rêver.

Tags:

L'or devrait fortement s'apprécier, mais pas dans l'immédiat

L'or devrait fortement s'apprécier, mais pas dans l'immédiat

Source letemps.ch

Selon Lionel Motière, directeur de «Diapason» à lausanne, «l´or grimpera à 1000 dollars l´once au minimum à moyen et long terme».
METAUX PRECIEUX. Certains experts osent parler d'un prix supérieur à 1000 dollars l'once.

   

Les experts sont circonspects. La tradition veut que le métal jaune soit au plus bas de l'année entre la fin d'août et le début de septembre, juste avant la saison des mariages en Inde, quand la demande de bijoux s'accélère. Pourtant l'or, qui a touché en mai son plus haut niveau depuis 26 ans, à 730 dollars l'once, n'est guère descendu de ses hauteurs printanières. Faut-il tout de même l'acheter maintenant? La complexité du problème dépasse le seul facteur saisonnier. Elle intègre aussi le comportement des banques centrales. Une partie d'entre elles, dont la Suisse et la Banque centrale européenne, ont signé l'accord de Washington pour déterminer le maximum d'or qu'elles s'autorisent à vendre pour ne pas perturber le marché. Signé d'abord en 1999 pour une durée de cinq ans et renouvelé en 2004, il fixe un montant maximum pour chaque année, laquelle échoit le 26 septembre. Or cette année les autorités d'émission se sont séparées de 160 tonnes de moins que leur objectif annuel qui est de 500 tonnes, selon le World Gold Council. Vendront-elles le solde d'ici là?

Une réponse positive à cette question perturberait les espoirs de hausse. Par contre, leur réticence à vendre enverrait un signal éminemment positif. Les montants non vendus ne peuvent être compensés l'année suivante. Toujours est-il qu'au deuxième trimestre, les ventes officielles de la part des banques centrales ont diminué de 63% sur base annuelle. Non seulement les ventes des banques occidentales sont de plus en plus éparses, mais on prête aux banques asiatiques l'intention de diversifier leurs réserves hors du dollar. Chaque signe de leurs intentions, aussi prosaïques soient-ils, est l'objet de vastes débats.

Pendant ce temps, les achats pour la bijouterie, certes à un nouveau record, semblent souffrir des fortes fluctuations de prix. Mais c'est l'énergique demande d'investissement qui détermine le prix. Et celle-ci a pris l'ascenseur. Selon la BNS, l'investissement net a excédé 700 tonnes l'an dernier. L'instrument populaire du moment pour les investisseurs, les fonds indiciels ETF, représentait l'équivalent de 20 tonnes en 2003. Ils dépassent 500 tonnes aujourd'hui.

Le recul saisonnier du prix pourrait conduire le métal à 600 dollars l'once, voire à 580, selon Robert Chardon, cogérant d'un fonds sur l'or pour Lombard Odier Darier Hentsch, à Genève. Dans le pire des cas, il redescendra à 500 dollars, mais l'once devrait partir à la hausse avant la fin de 2006. Le cours sera notamment soutenu par la fin de la hausse des taux américains et les conséquences négatives pour le dollar qui en résultent, selon l'expert genevois. Car la monnaie américaine et l'or évoluent en sens inverse.

Pour la même raison de corrélation inverse avec le dollar, Lionel Motière, directeur de Diapason, à Lausanne, anticipe un scénario différent. Logique, puisque ce dernier pense que les taux d'intérêt pourraient continuer à augmenter aux Etats-Unis. En outre, dans une opinion qui le place en opposition avec le consensus actuel, il voit le dollar s'apprécier: «Qui aurait intérêt aujourd'hui à une baisse du billet vert?» L'or baissera donc à court terme et jusqu'à la fin du premier trimestre 2007. Mais l'expert est très haussier à moyen et long terme: «L'or grimpera à 1000 dollars l'once au minimum.» Moins en réponse à d'éventuels risques géostratégiques, qui soutiennent plutôt le dollar, qu'à la hausse de l'inflation. Car au-delà des incertitudes à court terme, l'or fluctuera en fonction de l'évolution des prix.

Déflation? Inflation? Dans les deux cas, l'or serait l'actif qu'il faudrait se précipiter d'accumuler. Aujourd'hui les marchés financiers semblent plutôt penser que la stabilité des prix prévaudra, notamment après le dernier indice d'inflation américain. «Cette vision optimiste, pour les actions, les obligations et la conjoncture, est clairement la moins probable», affirme Marius Favre, conseiller pour Aria Ltd, à Genève. L'économiste anticipe à long terme un niveau de 45000 francs pour le kilo d'or.

Ben Bernanke, à la tête de la réserve fédérale américaine, a suffisamment répété sa hantise d'une déflation. Il serait prêt à jeter des billets de banque par hélicoptère. Ce qui lui vaut le surnom d'«Hélicoptère Ben». La Fed ne risquera donc pas un effondrement de la consommation. Le scénario inflationniste est plus probable, selon Marius Favre. Il est d'ailleurs bien enclenché. L'inflation américaine est maintenant à 4,1%. Et la tendance des prix hors énergie et alimentation (2,7%) tend à s'accélérer et à rattraper le taux nominal de l'inflation. L'économiste s'étonne: «Personne ne s'inquiète, pourtant dans les années 70, avec le franchissement de la barre des 3%, l'affolement a été tel aux Etats-Unis qu'on a pris les mesures draconiennes de taxes à l'importation. L'expérience montre que la stabilité des prix à un certain niveau est extrêmement difficile. L'expert genevois s'appuie sur les obligations indexées à l'inflation pour montrer que les marchés financiers sous-estiment la hausse des prix. Sur cette base, les marchés anticipent environ 2,5% d'inflation. C'est bien en dessous de la réalité future, à son avis. Lionel Motière appuie ce raisonnement: «La tendance sur trois mois de l'indice des prix américain (CPI) est la pire depuis janvier 1992. Sur six mois, elle est la pire depuis 1991 et le taux d'accélération semestriel est le pire depuis 1983.» L'or est le reflet des liquidités existantes, poursuit-il, et celles-ci sont en forte hausse. L'accès au crédit est très facile. Les achats d'immobilier sans apport d'argent sont à nouveau possibles, même pour les particuliers. Et les émissions d'obligations pour les entreprises (corporate bonds) sont en hausse de 17% sur un an. Par contre, les banques centrales ne sont pas déterminantes sur la tendance du métal jaune, à son avis.

Dans le passé, elles ont souvent vendu au mauvais moment. A long terme, elles devraient tendanciellement être vendeuses d'or, en raison des pressions sociales grandissantes. L'or est sous-évalué par rapport aux autres matières premières, poursuit Marius Favre. En trois ans, le cuivre s'est apprécié 4 fois plus vite que l'or. Les experts scrutent aussi le rapport entre le pétrole et l'or. Actuellement il est de 8,7 fois, mais en moyenne à long terme il est de 16 fois. L'argument utilisé pour justifier l'envol de ce ratio tient aux difficultés structurelles à découvrir de nouveaux champs miniers. Il peut être repris sans autres pour l'or. Il y a 25 ans, il fallait 1,5 tonne de gisement pour produire un gramme d'or. Aujourd'hui 4 à 5 tonnes sont nécessaires.

Tags:

< 1 2 3 4 5 6 7 >

Programme Tele
Boutique produits cadeaux de Noel