Blog financier: Rachat de crédit vacances banques bourse économie

Recherche : Rachat regroupement de Credit Banque Bourse day-trading

lundi 16 juillet 2007

La Chine en bonne voie pour devenir la 3e puissance économique fin 2007

La Chine en bonne voie pour devenir la 3e puissance économique fin 2007

La semaine dernière, les autorités ont révisé à la hausse le taux de croissance économique pour 2006 à 11,1%, contre 10,7% auparavant, soit un produit intérieur brut de 21.087,1 milliards de yuans (plus de 2.650 milliards de dollars selon la moyenne du taux de change de l'année dernière à 7,97 yuans pour un dollar).

"Avec cette révision à la hausse, il est hautement probable que la Chine dépassera l'Allemagne pour devenir la troisième économie mondiale, en dollars courants, à la fin de l'année", juge Hong Liang, économiste chez Goldman Sachs.

Selon la Banque mondiale, le PIB de l'Allemagne s'élevait à la fin 2006 à 2.900 milliards de dollars.

Les économistes s'attendent à ce que le taux de croissance pour le deuxième trimestre, qui sera connu mercredi, soit le même ou se rapproche de celui du premier: 11,1%.

L'économiste de JPMorgan Chase Bank, Wang Qian, donne un chiffre de 10,6%, ne voyant guère un ralentissement prochain.

"Aucun secteur de l'économie ne ralentit. Tous les moteurs sont à fond", dit-il.

Le gouvernement chinois va de nouveau devoir réfléchir à de nouvelles mesures pour éviter la surchauffe, qui pourrait s'achever en crise financière.

Pékin a déjà pris toute une série de décisions cette année pour freiner la machine, dont deux hausses des taux d'intérêt, cinq hausses des taux de réserves obligatoires des banques et des mesures fiscales pour tenter de freiner ses exportations.

Ces dernières provoquent des frictions avec ses deux principaux partenaires commerciaux, les Etats-Unis et l'Union européenne.

Un excédent commercial record en juin (26,91 milliards de dollars, environ 20 milliards d'euros) place la Chine sur la voie d'une nouvelle performance à l'export en 2007, qui risque d'envenimer un peu plus la situation.

"La Chine est l'atelier du monde pour les biens de consommation", note Qu Hongbin, économiste chez HSBC à Hong Kong.

"Si la consommation mondiale reste forte, alors les exportations chinoises continueront à progresser. Aucune politique gouvernementale ne peut l'empêcher", ajoute-t-il.

Washington et Bruxelles accusent Pékin de maintenir le yuan sous-évalué, ce qui revient à subventionner illégalement les produits chinois à l'étranger.

Mais le régime communiste maintient sa politique de réforme graduelle de son système de change, affirmant qu'une réévaluation trop brutale aurait de graves conséquences, notamment sociales.

Au début du mois, le Centre d'information de l'Etat, dépendant de la Commission nationale pour la réforme et le développement, principal organe de planification économique, a prévu que la croissance resterait toujours aussi forte en 2007, avec un taux de 10,9%.

"La tendance est celle d'une économie allant d'une croissance rapide vers la surchauffe", a indiqué le centre dans une étude, jugeant que cela devait conduire le gouvernement à renforcer les mesures de contrôle macroéconomique lors du second semestre pour lutter contre la surchauffe.

Pour Li Huiyong, analyste en chef de Shenyin Wanguo Securities à Shanghai, le gouvernement doit prendre ses responsabilités.

"Actuellement, il n'y a aucun changement évident, avec des niveaux d'inflation et d'investissement qui devraient progresser", remarque-t-il.

"Dans de telles circonstances, la principale tâche est d'éviter toute surchauffe et de renforcer les mesures de contrôle", affirme-t-il.

Tags:  ,  ,  ,  ,  ,  ,  

Starbucks se retire finalement de la Cité interdite de Pékin

Starbucks se retire finalement de la Cité interdite de Pékin

Le café a été fermé vendredi dans le cadre d'une réorganisation des enseignes privées présentes au sein de l'ancienne demeure des empereurs Ming et Qing (XIVe-XXe siècle), un musée visité l'année dernière par 8,76 millions de personnes, dont 1,6 million d'étrangers, ont indiqué Les Nouvelles de Pékin.

La direction du musée a proposé à Starbucks de continuer à opérer au sein d'un magasin proposant d'autres marques, mais la société américaine a refusé, selon le journal.

"La société a insisté sur le fait qu'elle souhaitait continuer à avoir son propre café indépendant", a déclaré Li Wenru, le vice-directeur de la Cité interdite.

Ni la direction de la Cité interdite ni Starbucks n'étaient joignables samedi.

La polémique n'a cessé d'accompagner l'enseigne ouverte par la chaîne américaine dans le lieu emblématique de la Chine. Pour se faire discret, Starbucks avait même enlevé il y a deux ans tout signe distinctif de son enseigne, qui était placé non loin du Palais de l'Harmonie suprême et sûrement l'un des plus petits magasins de son réseau chinois qui compte plus de 190 établissements établis dans une vingtaine de villes.

En janvier dernier, un célèbre présentateur de la télévision centrale (CCTV), Rui Chenggang, avait appelé Starbucks à quitter la Cité interdite, estimant que la café sapait "la solennité de la Cité interdite et (piétinait) la culture chinoise".

Sa prise de position, soutenue par des milliers d'internautes, avait donné lieu à la publication de pages entières sur la question dans la presse officielle.

Tags:  ,  ,  ,  

vendredi 8 décembre 2006

Cinq ans de Chine à l'OMC: ses partenaires jugent le bilan positif

Cinq ans de Chine à l'OMC: ses partenaires jugent le bilan positif
PEKIN (AFP)

Un chantier immobilier dans la province chinoise d'Anhui, le 3 décembre 2006© AFP
Cinq ans après son accession à l'OMC, la Chine peut s'enorgueillir d'avoir franchi un pas de géant vers l'intégration mondiale, tout en s'imposant comme une des premières économies de la planète, tandis que ses partenaires saluent un bilan positif.

Régulièrement prise à partie pour son yuan jugé sous-évalué ou ses violations des droits de la propriété, la Chine, en cinq ans de transition, n'en a pas moins accéléré fortement son ouverture sur l'extérieur entamée vingt ans plus tôt, faisant tomber nombre de barrières douanières et ouvrant aux investisseurs étrangers le commerce de gros et de détail, l'import-export, les télécommunications, l'assurance, la banque...

Elle a "joué le jeu" et "fait le travail qu'elle s'était engagée à faire", résumait en octobre le directeur-général de l'OMC, Pascal Lamy.

Lire la suite

Tags:  ,  ,  ,  ,  

mercredi 6 décembre 2006

Deux cents patrons chinois au Havre pour rencontrer les industriels européens

    

Deux cents patrons chinois au Havre pour rencontrer les industriels européens
LE HAVRE (AFP)

Un porte-conteneur arrive le 30 mars 2006 dans le port du Havre© AFP/Archives Robert François
Quelque 200 patrons chinois et 300 européens sont attendus à partir de mercredi au Havre pour une convention d'affaires sino-européenne qui s'annonce comme la plus importante jamais tenue en France, avec tous les grands secteurs industriels représentés.

En vue de cette convention, baptisée "China Europa 2006", qui se tiendra sur trois jours, 6.000 rendez-vous d'affaires individualisés ont été programmés entre patrons des deux continents.

"Il s'agit de la première convention d'affaires multi-secteurs qui se tienne en Europe dédiée au partenariat industriel entre la Chine et l'Europe", assure Gérard Mercher, directeur du Havre-développement, à l'origine de cette initiative.

Gérard Mercher précise que cette convention vise à développer des flux "à double sens" et non pas simplement les importations en provenance de Chine. "Les secteurs qui seront représentés au Havre comme l'énergie, l'automobile, l'aéronautique, les éco-industries sont des secteurs pour lesquels la Chine a des besoins d'approvisionnements", souligne-t-il.

Lire la suite

Tags:  ,  ,  ,  ,  ,  

mercredi 29 novembre 2006

La Chine élargit son offensive sur le marché des DVD nouvelle génération

La Chine élargit son offensive sur le marché des DVD nouvelle génération
PEKIN (AFP)

Un DVD inséré dans le lecteur d'un ordinateur portable© AFP/Arch. John MacDougall
La Chine, qui s'est dotée de sa propre norme de DVD de nouvelle génération haute-définition, s'apprête à en accélérer la commercialisation en l'imposant au marché chinois en 2008, conformément à son ambition de moins dépendre de l'étranger.

Une vingtaine d'industriels chinois, dont des poids lourds comme TCL, annonceront officiellement, la semaine prochaine, l'arrêt de toute production de lecteurs DVD en 2008, au profit des lecteurs EVD (Enhanced Versatile Disc), selon le journal officiel China Daily.

Toutes ces entreprises sont membres de l'Alliance industrielle pour l'EVD, fondée après la décision de Pékin en 1999 de mettre au point son propre format, face aux deux normes mises au point par Toshiba et NEC (HD-DVD) d'un côté, Sony de l'autre avec le soutien de Matsushita (Blu-Ray).

Actuellement, HD-DVD et Blu-Ray s'affrontent afin de devenir le standard privilégié pour les éditions de DVD vidéo en haute-définition, les deux camps ayant lancé sur le marché leurs produits respectifs.

Ces nouvelles générations doivent succéder au DVD, dont la Chine est le premier producteur au monde, mais sur lequel elle paie de lourdes royalties : sept dollars par lecteur vendu en moyenne 20 dollars, selon la profession.

Pour ne plus dépendre de licences étrangères, et après des dissensions entre les industriels chinois et le détenteur américain du standard de compression sur lequel était fondé l'EVD, la Chine a également mis au point ses propres standards de compression audio et vidéo, la norme AVS (audio video coding standard). Pékin a autorisé fin 2005 l'utilisation commerciale de l'AVS.

Pour certains experts, forte de son vaste marché intérieur, la Chine est aujourd'hui en position de soutenir le développement de l'industrie de l'EVD.

Un rapport du cabinet d'audit Deloitte avertissait déjà voici deux ans que "le poids grandissant de la Chine dans la définition des standards technologiques menaçait l’avantage concurrentiel des entreprises occidentales", conseillant à ces dernières de "coopérer" avec l'industrie chinoise plutôt que de chercher à la concurrencer.

Car hors DVD, la Chine pousse à la mise au point de ses propres normes dans tous les domaines : réseaux sans fil, télévision numérique ou, un des plus emblématiques, la troisième génération de téléphones portables.

Les opérateurs chinois attendent depuis des mois l'émission des licences pour cette 3G made in China, le TD-SCDMA, qui va s'opposer aux normes étrangères W-CDMA (aussi appelée UMTS) ou CDMA 2000.

Autre exemple : la récente annonce par l'autorité de radiodiffusion chinoise selon laquelle les fournisseurs de services devraient utiliser des standards mis au point en Chine pour la diffusion de signaux télévision sur les téléphones portables.

Un chercheur cité par l'agence Chine Nouvelle avait alors souligné que l'introduction de ce nouveau standard, le STiMi (Satellite Terrestrial Interactive Multi-service Infrastructure) "dont la Chine possède les droits de propriété intellectuelle", montrait "qu'elle a une technologie de pointe mondiale, et n'aura pas à se soumettre aux normes d'autres pays".

"C'est une tendance générale en Chine de mettre au point ses propres normes, qui pousseront à l'amélioration de la compétitivité des entreprises chinoises sur le marché national", a relevé mercredi Ma Jun, économiste à la Deutsche Bank.

C'est aussi conforme à la volonté officielle de faire entrer le pays dans une ère d'innovation et de savoir, pour ne plus simplement être l'atelier de la planète, qui s'est déjà manifesté dans des domaines industriels plus classiques : ferroviaire, aérien ou nucléaire.

© AFP Agence France-Presse

Tags:  ,  

mercredi 8 novembre 2006

Commerce: la Chine engrange les records et fâche ses partenaires

Commerce: la Chine engrange les records et fâche ses partenaires
PEKIN (AFP)

Le Commissaire européen au Commerce Peter Mandelson, à Pékin le 7 novembre 2006 © AFP/Pool Claro Cortes IV
La Chine a annoncé mercredi un nouveau record d'excédent commercial en octobre, bien supérieur au dernier, en pleine visite du Commissaire européen au Commerce Peter Mandelson qui a enjoint à Pékin d'ouvrir plus ses marchés.

Cet excédent, traditionnel sujet de friction avec les partenaires européens et américains, a atteint 23,83 milliards de dollars, selon des chiffres publiés par les Douanes, alors que son dernier record, en août était "d'à peine" 18,8 milliards de dollars.

Fait notable, les exportations ont progressé deux fois plus vite (+29,6%) que les importations (+14,7% en glissement annuel).

En outre, elles devraient continuer à progresser dans les deux mois à venir, période précédant Noël, où les produits "made in China" déferlent sur le monde, de la guirlande lumineuse à la poupée mais aussi, désormais, au cadeau informatique, hi-fi ou télécom, les trois premiers secteurs d'exportation chinois depuis le début de l'année, juste avant l'électroménager et les vêtements.

Le Commissaire européen au Commerce Peter Mandelson et le ministre chinois du commerce Bo Xilai, le 7 novembre 2006 à Pékin© AFP/Pool Claro Cortes IV

Plus inquiétant pour les analystes, le fait que le surplus d'octobre provienne pour beaucoup d'une chute des importations, en dépit de récentes mesures tarifaires de Pékin, conformes à ses engagements auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

"Le gonflement de l'excédent habituel d'octobre a cette année des causes différentes", analyse dans une note Stephen Green de Standard Chartered. Selon lui, plus qu'une hausse des exportations chinoises, c'est une baisse des importations qui explique le niveau actuel de l'excédent.

"La chute des importations est sans doute le point le plus important", acquiesce son homologue de Citigroup, Shen Mingao.

Pour ce dernier, une des explications tient aux prévisions selon lesquelles le yuan devrait poursuivre son appréciation, poussant les importateurs à l'attentisme.

Pourtant si le yuan s'est apprécié de près de 3% par rapport au dollar depuis sa réévaluation de juillet 2005, il s'est en même temps légèrement affaibli face à l'euro, ce que n'a pas manqué de déplorer implicitement Peter Mandelson.

Ce dernier a souhaité mardi que la Chine réduise le poids du dollar pour déterminer la valeur de sa monnaie, expliquant: "Ce serait un signal au reste du monde que la Chine ne se serve pas de sa monnaie, comme certains le soupçonnent, pour donner un avantage à ses exportateurs".

A propos du déséquilibre entre importations et exportations, Peter Mandelson a également confié avoir été récemment "frappé par le fait que pour quatre conteneurs partant pour l'Europe, trois retournaient à vide".

En 2005, l'UE a enregistré un déficit commercial de 106 milliards d'euros avec la Chine.

Soulignant le rôle de la Chine sur la scène mondiale, M. Mandelson l'a appelée à assumer pleinement ses responsabilités, à commercer "loyalement" et à ouvrir ses marchés.

L'un des motifs principaux de sa visite est de présenter à ses interlocuteurs le document adopté fin octobre par la Commission européenne sur les relations entre l'Union européenne et la Chine, intitulé "Un partenariat renforcé, des responsabilités accrues".

Dans ce document, l'UE demande à Pékin une plus large ouverture de son économie aux entreprises européennes et une croissance plus équilibrée tirée par la demande intérieure afin de ne pas donner prise aux pressions protectionnistes menaçantes en Europe.

"Le commerce est une question mondiale", a affirmé mercredi soir le ministre du Commerce Bo Xilai. "Il faut que la Chine prenne des mesures, mais nous espérons aussi que l'Europe et les Etats-Unis accroîtront la compétitivité de leurs produits", a-t-il dit.

L'excédent commercial de la Chine qui avait atteint le montant record de 101,9 milliards de dollars en 2005 a d'ores et déjà franchi les 142 milliards cette année.

© AFP Agence France-Presse

Tags:

mardi 7 novembre 2006

CHINE - Réserves record

CHINE - Réserves record. Les réserves de la Chine ont franchi le chiffre symbolique de 1000 milliards de dollars (1250 milliards de francs), gonflées par l'excédent commercial du pays, a annoncé hier la télévision d'Etat chinoise, citant l'Administration du contrôle des changes. Ces réserves, devenues en février les premières au monde, atteignaient fin septembre 987,9 milliards de dollars - l'équivalent record de quelque 55% du produit intérieur brut de la Chine (1790 milliards de dollars en fin de 3e trimestre). /ats-afp

Tags:

lundi 6 novembre 2006

Chine : les réserves de change franchissent un cap symbolique

Chine : les réserves de change franchissent un cap symbolique
PEKIN (AFP)

Une femme compte des liasses de billets de 100 yuans dans une banque de Nanjing© AFP/Archives
Portées par un commerce extérieur florissant, les réserves de change de la Chine, les premières au monde depuis février, ont dépassé le chiffre symbolique des mille milliards de dollars, un record susceptible de nourrir les inquiétudes.

Cette annonce faite lundi par la télévision citant l'Administration du contrôle des changes était attendue.

En effet, les réserves de change, qui ont augmenté de près de 19 milliards en moyenne chaque mois depuis janvier, atteignaient déjà fin septembre 987,9 milliards de dollars, l'équivalent record de quelque 55% du produit intérieur brut de la Chine (1.790 milliards de dollars fin septembre).

Reflet de la puissance économique du pays, représentant plus de 15 mois d'importations, elles apportent au pays le confort de savoir où puiser en cas de crise.

Mais elle signifient beaucoup de pression sur le yuan et entraînent une forte stimulation de l'économie que le gouvernement peine à freiner.

"Plus vous en avez, plus stable vous serez si une crise éclate. Mais une croissance trop rapide revient à une injection de cocaïne dans les veines de l'économie", explique Stephen Green, économiste de Standard Chartered.

S'inquiétant de leur progression, le vice-président chinois Zeng Qinghong affirmait l'été dernier que l'ampleur des réserves "avait accru les risques sur le taux de change et mis davantage de pression à la hausse sur le yuan".

Les analystes s'inquiètent aussi parce qu'elle sont le fruit d'une croissance "déséquilibrée", principalement fondée sur les investissements étrangers dans le pays et surtout sur les exportations, dont le volume atteignait 691,2 milliards de dollars fin septembre.

"La croissance rapide de ces réserves résulte de déséquilibres à long terme", souligne Zhang Taowei, professeur à Pékin.

"La Chine n'a pas besoin de tant de réserves, qui (...) affectent la politique de la banque centrale", estime de son côté Sun Lijian, universitaire shanghaïen.

L'institution qui lutte contre l'excès de liquidités est ainsi prise entre deux feux lorsqu'elle rachète les devises entrant dans le pays, injectant, du coup, des yuans dans l'économie.

Pareillement, sa détermination à laisser le yuan s'apprécier progressivement diminue la valeur de ses avoirs en dollars.

Par ailleurs, la nature de ces réserves, majoritairement en dollars, est une question très débattue en Chine. Certains prônent leur diversification, voire leur utilisation pour acquérir des ressources stratégiques ou investir dans le système social défaillant.

Le vice-gouverneur de la Banque, Mme Wu Xiaoling, souhaitait ainsi en juin que les réserves de change des pays et le commerce international soient moins "dépendants de la monnaie d'un seul pays", visant implicitement le dollar.

Un mois plus tard, le Bureau National des statistiques se prononçait pour "l'accélération de leur diversification, pour réduire le risque de pertes des avoirs en dollars".

"La Chine veut améliorer la gestion de ses réserves à cause des prévisions selon lesquelles le dollar à long terme va chuter", indique Ding Zhijie, un universitaire de Pékin.

Mais c'est aussi précisément pour réduire ces risques de pertes que la Chine, selon les experts, ne tentera pas une diversification brutale.

"Vendre de larges montants en dollars reviendrait à provoquer un effondrement de cette monnaie et donc à s'auto-infliger des pertes", souligne Callum Henderson, de Standard Chartered à Singapour.

"La solution sera de freiner progressivement la croissance des réserves, mais cela prend du temps", estime Ha Jiming, un économiste de Hong Kong.

Et d'accélérer le mouvement entamé ces derniers mois pour permettre davantage de sorties de capitaux du pays.

© AFP Agence France-Presse

Tags:

Programme Tele
Boutique produits cadeaux de Noel