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samedi 30 septembre 2006

Marketing Halloween

fond d'écran Halloween citrouille

Source wikipedia

Halloween en Europe (France et Belgique) 

Marketing  

À la suite des efforts réalisés pendant les années 1990 auprès des journalistes (par le biais de nombreux dossiers de presse) par la Chambre Syndicale de la Confiserie et par des sociétés telles que Mattel, Hasbro et surtout Haribo et Ferrero, la fête de l'Halloween prend peu à peu pied en France. Située à mi-chemin entre les vacances d'été et les fêtes de fin d'année, elle permet en effet de relancer la consommation de biens festifs (bonbons, déguisements et décorations, sorties) à une période habituellement creuse. Mais de fait, c'est une fête très codifiée (noir et orange, citrouille et sorcière, quête de bonbons ou soirées chaudes) plus compréhensible que Carnaval.

Certains accusent Halloween de ne correspondre à aucune tradition profonde et d'être, de fait, une simple manifestation commerciale. Il faut se souvenir à quel point des fêtes véritablement populaires telles que Noël (dont l'Église catholique a fortement combattu le côté païen et mercantile apparu après la Seconde Guerre mondiale) ou la fête des mères sont récentes bien qu'elles aient des racines anciennes.

Certaines des sociétés qui ont communiqué en France sur le thème d'Halloween précisaient dans leurs dossiers de presse et leurs plaquettes promotionnelles qu'il ne s'agit pas d'une fête américaine mais de rappeler que c'est une fête d'origine européenne qui, en quelque sorte, « revient au pays » après une parenthèse historique partiellement nord-américaine. Tout cela est à la fois vrai (le nouvel an de l'antiquité celtique) et faux (sous sa forme actuelle, Halloween est bien une fête américaine plutôt récente).

Peu concernés par cette question de l'authenticité historique, les enfants semblent apprécier de plus en plus cette célébration dont ils aiment l'esprit et le sens – s'amuser à faire peur et prétendre jeter des sorts. On retrouve cette même préoccupation dans des œuvres à grand succès telles que la série de télévision Fais-moi peur, les livres Chair de Poule, la série de Joann Sfar (romans, BD, dessin animé) Petit Vampire, Harry Potter, etc.

Pourtant, depuis 2002, on peut observer que le budget que les familles de France et de Belgique accordent à la fête d'Halloween est de plus en plus réduit. Certains commentateurs oublient la crise en cours et expliquent le fait que les gens voient cette fête comme une grande opération de marketing et que, traditionnellement, les gens sont plus proches de Noël (deux mois après l'Halloween) et lui réservent donc leur budget-fête. En Belgique, en Allemagne et dans l'est de la France, il faut aussi prendre en considération la fête de saint-Nicolas le 6 décembre qui est en baisse de fréquentation depuis 30 ans. Un autre motif possible de la baisse de succès d'Halloween est l'anti-américanisme grandissant en Europe, suite notamment à l'élection et surtout la réélection de George W. Bush. Cette fête est en effet considérée par certains comme une forme de domination culturelle par les États-Unis.

La réponse de l'Église

L'Église a constaté qu'avec Halloween, une population non chrétienne s'intéresse au sens de la mort, au même moment de l'année où elle-même fête tous ses saints (la Toussaint, le 1er novembre) et ses morts (jour des Défunts, le 2 novembre). Pour rappeler le sens de la Toussaint catholique, l'Église française réagit, à l'initiative du diocèse de Paris, depuis 2002, par l'instauration d'une célébration baptisée "Holy wins"('la sainteté l'emporte') ayant lieu en soirée, face à l'église Saint-Sulpice à Paris et permettant, une fois l'an, le 30 octobre, d'écouter du rock'n'roll et du reggae dans un lieu consacré. Quelques centaines de personnes y participent avec joie chaque année.

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vendredi 22 septembre 2006

EADS confirme de nouveaux retards de livraison pour l'A380

EADS confirme de nouveaux retards de livraison pour l'A380
PARIS (AFP)

Un Airbus A380 effectue un vol test avec des passagers (salariés d'Airbus) à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, le 4 septembre 2006© AFP/Archives Eric Cabanis
Le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS, maison mère d'Airbus, a annoncé jeudi que "d'autres retards de livraison" de son avion géant "sont à prévoir" en raison de "problèmes persistants d’industrialisation liés à l’équipement électrique".

EADS a rappelé dans un communiqué qu'Airbus travaille à "un plan d'action" pour remédier à ces problèmes.

Un porte-parole d'EADS a toutefois écarté les "spéculations" sur une délocalisation de la production hors d'Europe, précisant qu'il n'y avait "pas de danger pour les usines européennes".

EADS s'est refusé à confirmer ou démentir les informations publiées mercredi dans les media selon lesquelles les livraisons de 2007 pourraient être ramenées à 4 ou 5 unités, ce qui impliquerait des retards supplémentaires d'au moins six mois pour les premières compagnies clientes.


Airbus A380.

Graphique animé sur l'A380. GRAPHIQUE FLASH© AFP iactiv

Le constructeur aéronautique européen avait déjà prévenu en juin que les livraisons de son avion à double pont, d'une capacité de 555 à 840 sièges, seraient réduites en 2007 à 9 au lieu de 25 initialement prévues, provoquant une crise à l'origine du bouleversement de son état-major.

"Nous sommes une société cotée et nous avons l'obligation de rendre publique toute information susceptible d'affecter le titre EADS" a indiqué le porte-parole pour expliquer la publication jeudi de ce communiqué, alors que "l'évaluation" entreprise par le nouveau président Christian Streiff est toujours en cours.

EADS indique ne pas avoir "encore finalisé le calendrier des livraisons" à ce jour, ni mesuré "l'impact financier de tels retards". Il fournira avec Airbus "des informations plus détaillées dans les quatre semaines à venir". Airbus a jusqu'ici indiqué que M. Streiff communiquerait ses conclusions "d'ici fin septembre".

C'est le troisième décalage de livraisons du programme-vedette d'Airbus, dont le coût est estimé à quelque 12 milliards d'euros, et qui affiche déjà plus d'un an de retard.

Les retards annoncés en juin devraient amputer de 2 milliards d'euros le résultat opérationnel de la maison mère EADS d'ici 2010. Un analyste de la Deutsche Bank évaluait jeudi matin le coût des nouveaux retards entre 200 et 250 millions d'euros sur 2007 et 2008.

M. Streiff a déjà changé le chef de programme A380 et met en place d'une "plateforme électrique" à Toulouse, afin selon une source interne "d'aider les collègues allemands dont les tronçons d'avions sont les plus touchés par les problèmes électriques, à sortir de l'ornière".

Il a aussi décidé un "gel des embauches jusqu'à nouvel ordre" chez Airbus (57.000 salariés) et envisage un nouveau plan de réduction de coûts.

Le quotidien britannique The Guardian estimait jeudi que ce plan représenterait au moins deux milliards d'euros par an, avec des suppressions d'emplois et le rassemblement en un seul point du travail jusqu'ici partagé entre Toulouse (France) et Hambourg (Allemagne). Il prévoirait aussi un recours accru aux fournisseurs de zone dollar et des délocalisations d'usine telle que celle actuellement projetée en Chine pour les A320.

"La recherche de fournisseurs en zone dollar est constante, et il n'y a pas de danger pour les usines européennes", a réagi le porte-parole d'EADS ajoutant que "le plan d'action portera principalement sur l'A380".

Du côté des salariés, le délégué syndical central CGT d'Airbus, Xavier Petrachi, a déclaré à Toulouse que "le personnel d'Airbus n'a jamais été inquiet comme aujourd'hui". "Nous craignons que les économies se fassent par des délocalisations dans les pays à bas coût de main d'oeuvre", a-t-il notamment souligné.

L'action EADS a limité son repli jeudi en baisse de 2,37% à 22,26 euros à la clôture sur un marché en hausse de 0,30%.

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Coca-Cola et Pepsi, boycottés en Inde, remportent une victoire en justice

Coca-Cola et Pepsi, boycottés en Inde, remportent une victoire en justice
THIRUVANANTHAPURAM (AFP)

Un piéton indien marche à côté d'une affiche de la marque Coca-Cola avec l'acteur Hrithik Roshan à Bangalore, le 10 août 2006 © AFP/archives Dibyangshu Sarkar
Les géants américains Coca-Cola et PepsiCo ont remporté vendredi une victoire en justice dans le sud de l'Inde, avec la levée d'un boycott de plus d'un mois de leurs sodas accusés de contenir trop de pesticides et suite à une protestation des Etats-Unis.

La plus haute cour de l'Etat du Kerala (sud) a levé le boycott dont font l'objet, depuis le 11 août, les boissons gazeuses de Coca-Cola et de Pepsi.

Selon la cour, le gouvernement communiste du Kerala n'avait pas l'autorité pour imposer un embargo total sur la production et la commercialisation des sodas.

Les multinationales américaines, qui possèdent des usines dans le Kerala, ont salué l'arrêt de la cour.

Des memebres de la brigade Rahul-Priyanka tentent de donner à boire du pepsi-cola et su coca-cola à un cheval, le 8 août 2006 à Hyderabad© AFP/archives STR

Cela "confirme clairement la confiance résolue de PepsiCo dans la qualité et la sécurité de ses produits", s'est félicité Pepsi dans un communiqué.

Pour son concurrent Coca-Cola, la décision de justice "protège les intérêts des détaillants victimes de ce boycott". Ses boissons devraient bientôt retrouver le chemin des rayons des magasins dans le Kerala, a-t-il dit.

Mais le gouvernement régional a annoncé qu'il ferait appel.

Et des militants locaux ont promis de continuer leur bataille contre les géants des sodas.

Après leur victoire au Kerala, Coca-Cola et Pepsi espèrent une répétition de ce scénario dans d'autres Etats indiens qui ont interdit totalement ou partiellement leurs produits.

Car depuis le mois d'août, six Etats boycottent les sodas. Des embargos décidés après une étude d'une organisation écologique indienne, le centre pour la science et l'environnement (CSE).

Selon son enquête, 57 échantillons prélevés sur 11 boissons produites par les deux groupes contiennent un haut niveau de résidus de pesticides, 24 à 200 fois plus important que le niveau jugé acceptable.

Et le CSE a enfoncé le clou vendredi: "Rien n'a changé, les sodas sont aussi dangereux qu'avant", a-t-il affirmé dans un communiqué.

En Inde, les taux de pesticides sont surtout alarmants sur les légumes, les fruits et dans l'eau, dénoncent d'autres associations.

Malgré les démentis de Coca-Cola et de Pepsi, leur image de marque avait été sérieusement écornée dans un pays dont ils contrôlent 99% du marché.

Aucune des deux entreprises n'a chiffré l'impact de la crise sur les ventes. "On peut dire que les conséquences sur la rentabilité n'ont pas été positives", selon Abhiram Seth, de PepsiCo India.

La polémique avait même suscité mi-septembre l'irritation des Etats-Unis.

Le sous-secrétaire américain au Commerce international Franklin Lavin avait demandé par écrit au secrétaire indien au Commerce à ce que les sociétés soient traitées "avec fair-play", insistant "sur la perspective de futurs investissements américains en Inde".

New Delhi n'avait pas répondu officiellement.

En Inde, des députés du parti d'opposition nationaliste hindou, le Bharatiya Janata Party (BJP), avaient aussi exigé une interdiction totale des sodas dans le pays.

Les alliés communistes du gouvernement fédéral avaient aussi traité Coca-Cola et Pepsi de "lents empoisonneurs", au moment où New Delhi se rapproche de Washington après des années de tièdes relations diplomatiques.

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La guerre entre les constructeurs automobiles et la Californie continue

La guerre entre les constructeurs automobiles et la Californie continue
WASHINGTON (AFP)

Circulation automobile à Los Angeles, le 20 septembre 2006© AFP Robyn Beck
La Californie et les constructeurs automobiles se livrent depuis plusieurs années à une guerre dont le dernier rebondissement est la décision du procureur général de l'Etat de poursuivre six d'entre eux en les accusant de contribuer au réchauffement climatique.

La Californie avait déjà passé une loi en 2002 demandant aux constructeurs de réduire les émissions de gaz à effet de serre de leurs voitures de 22% d'ici à 2012 et de 30% d'ici à 2016. Sept autres Etats américains ont depuis indiqué qu'ils comptaient suivre cet exemple.

Les constructeurs se sont pour leur part portés en justice en 2004, estimant que le pouvoir de fixer des normes de consommation revient à l'Etat fédéral.

"Ceci peut expliquer cela", souligne Josh Dorner, porte-parole du Sierra Club, la plus importante association de défense de l'environnement aux Etats-Unis, en commentant l'initiative du procureur général californien Bill Lockyer, que le Sierra Club soutient.

Pollution dans le ciel de Los Angeles au-dessus d'une voie de circulation, le 20 septembre 2006© AFP Gabriel Bouys

En 1990, la Californie avait déjà adopté une loi demandant à ce que 2% de voitures vendues dans l'Etat en 1998 puis 5% en 2001 et 10% en 2003 soient des "ZEV" (Zero Emission Vehicle). General Motors avait alors lancé sur ce seul marché une voiture tout-électrique qui avait rencontré un certain succès.

Face à plusieurs procès intentés par les constructeurs, les autorités californiennes avaient toutefois abandonné en 2003 l'exigence du "ZEV" ne demandant plus que l'introduction progressive de véhicules fonctionnant avec des piles à combustible ou hybrides (essence/électricité).

GM avait aussitôt retiré du marché sa voiture électrique, au grand dam de ses partisans qui ont dénoncé cette décision dans un film intitulé " Who killed the electric car?" (qui a tué la voiture électrique ?).

GM est visé avec Chrysler, Ford, Toyota Motor North America, Honda North America et Nissan North America par la plainte de Bill Lockyer. Celui-ci est un démocrate, contrairement au gouverneur de l'Etat Arnold Schwarzenegger.

Plus de 24 millions de voitures particulières circulent en Californie et répondent pour 40% des gaz à effet de serre émis dans cet Etat, le plus peuplé des Etats-Unis.

Compte tenu du refus de l'administration du président républicain George W. Bush et du Congrès de ratifier le Protocole de Kyoto, de nombreux Etats américains prennent des initiatives locales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Les constructeurs affirment de leur côté avoir déjà anticipé le mouvement en mettant sur la marché des véhicules plus propres.

"Les constructeurs automobiles construisent déjà des véhicules plus propres, plus efficaces en terme d'utilisation de l'énergie et chaque voiture vendue en Californie est homologuée par les autorités de cet Etat avant d'être livrée aux concessionnaires", a affirmé l'Alliance des constructeurs automobiles en réagissant à la plainte lancée par Bill Lockyer.

La Chambre de commerce américaine a été encore plus directe en affirmant que "cette décision en pleine période électorale d'engager des poursuites contre les constructeurs automobiles en les accusant de contribuer au réchauffement climatique émane d'un politicien cherchant à être réélu". M. Lockyer se présente au poste de Trésorier général de l'Etat en novembre, après huit ans passés comme procureur général, une fonction également élective.

Effet ou non du hasard, GM vient juste d'annoncer le lancement aux Etats-Unis de cent voitures fonctionnant avec des piles à combustible, réparties entre la Californie, la région de New York et celle de Washington.

"Nous nous sommes fixés une échéance à 2010 pour avoir un prototype montrant que la fiabilité, l'autonomie, les performances puis le coût et la production de masse sont comparables avec le moteur à essence", a affirmé Larry Burns, vice-président de GM chargé de la recherche, lors d'un entretien avec l'AFP.

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Les dépenses militaires en 2006 supérieures à celles de la Guerre froide

Les dépenses militaires en 2006 supérieures à celles de la Guerre froide
LONDRES (AFP)

Soldats américains sur un char, le 5 mai 2005 à Washington© AFP/Getty Images/Archives Alex Wong
Les dépenses militaires dans le monde pour l'année 2006 dépasseront le montant maximal atteint pendant la Guerre froide, a averti vendredi l'organisation caritative britannique Oxfam.

Les dépenses militaires mondiales en 2006 sont estimées à 1.059 milliard de dollars (835 milliards d'euros), dépassant en termes réels les montants atteints les plus élevés pendant la période de la Guerre froide, et équivalent à près de quinze fois le volume de l'aide internationale.

Cette hausse des budgets militaires a provoqué l'essor de l'industrie de l'armement, dont les cent principales sociétés ont vu leurs ventes augmenter de 60% en quatre ans, de 157 milliards d'euros (123,8 milliards d'euros) en 2000 à 268 milliards de dollars (211,3 milliards d'euros) en 2004, a précisé Oxfam.

Les Etats-Unis et les pays du Moyen-Orient sont les principaux responsables de cette hausse des dépenses militaires, mais certains des pays les plus pauvres n'y sont pas non plus étrangers, a ajouté l'organisation.

La République démocratique du Congo, le Rwanda, le Soudan, le Bostwana et l'Ouganda ont doublé leur budget militaire entre 1985 et 2000, écrit encore Oxfam. Entre 2002 et 2003, le Bangladesh, le Népal et le Pakistan ont dépensé plus pour leur armée que pour les soins de santé.

"Chaque année, les dépenses en armement augmentent et chaque année les conflits causent plus de famines et de souffrances", a déclaré Bernice Romero, directrice des campagnes et du plaidoyer d'Oxfam international.

"Les ventes d'armes ne sont pas à l'origine des conflits, mais elles les nourrissent et les prolongent certainement", a-t-elle ajouté. "Il est temps que le monde endigue le flot incontrôlé des armes dans les zones de guerre. Il doit s'accorder pour commencer à travailler sur un Traité de régulation du commerce des armes en octobre."

Oxfam milite pour la signature d'un tel traité. Une résolution demandant la création d'un groupe d'experts chargé de délimiter le champ d'application du traité doit être soumise à une commission de l'Onu lors de l'assemblée générale en octobre.

Alors que le monde échange sans cesse plus d'armes, le nombre de crises humanitaires liées à des conflits ne cesse d'augmenter. En 2005, les guerres sont devenues la première cause des famines, selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

"En Afrique, 15 milliards de dollars (11,8 milliards d'euros) sont perdus chaque année pour des guerres, un gaspillage de ressources inique si on considère les besoins désespérés du continent en aide au développement", a encore estimé Bernice Romero.

"L'argent qui aurait dû être dépensé dans le développement est détourné dans les retombées humanitaires des guerres", a-t-elle ajouté. "Nous devons stopper le flot des armes dans les zones en guerre des pays pauvres".

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Déficit budgétaire 2007 : le gouvernement espère 43 milliards

Déficit budgétaire 2007 : le gouvernement espère 43 milliards, voire mieux
PARIS (AFP)

Le porte-parole du gouvernement, Jean-Francois Copé, à l'Assemblée nationale le 27 juin 2006© AFP/Archives Fred Dufour
Le gouvernement "espère" que le déficit budgétaire 2007 sera de 43 milliards d'euros, "voire mieux", ce qui représente une baisse "importante", a déclaré le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, vendredi sur France 2.

"On espère faire 43 milliards, voire mieux, on y travaille", a dit le ministre, alors que la présentation du projet de loi de finances en Conseil des ministres est prévue le 27 septembre.

Le 1er septembre, le ministre de l'Economie, Thierry Breton, avait déjà indiqué que le déficit budgétaire serait "plus près de 43 que 44" milliards d'euros en 2007.

C'est "un déficit en baisse importante", a souligné Jean-François Copé vendredi, d'un côté grâce à "de bonnes plus-values de recettes, parce que l'activité économique a été bonne, et puis quand vous baissez les impôts, cela stimule l'économie, donc cela fait de meilleures recettes", a-t-il expliqué.

"Deuxièmement, j'ai beaucoup travaillé sur la baisse de la dépense publique, mais pas pour serrer la ceinture des administrations, ce serait complètement idiot, mais plutôt en luttant contre les gaspillages", a-t-il ajouté.

Le déficit de l'Etat en 2006, prévu à 46,9 milliards d'euros mais qui devrait se révéler inférieur au vu des surplus de recettes fiscales, ne sera connu qu'en début d'année prochaine.

M. Copé a par ailleurs indiqué que le montant de la baisse forfaitaire d'impôt sur le revenu dont les contribuables allaient bénéficier dès le premier tiers ou les premières mensualités de 2007 serait bientôt communiqué.

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OMC : les signes d'une prochaine reprise des pourparlers se multiplient

OMC : les signes d'une prochaine reprise des pourparlers se multiplient
CAIRNS (AFP)

Les représentants des 18 pays du Groupe de Cairns, en conférence de presse, le 22 septembre 2006© AFP Torsten Blackwood
Les signes d'une prochaine reprise des négociations sur la libéralisation du commerce mondial se multiplient, mais il faudra d'abord attendre les élections américaines de mi-mandat en novembre.

"Novembre au plus tard" : c'est la date qu'a fixée le Groupe de Cairns des pays agricoles exportateurs pour de nouveaux pourparlers. "Cela sera certes difficile, mais les divergences peuvent être surmontées", ont assuré les 18 pays, totalisant un quart des exportations agricoles dans le monde, dans leur déclaration finale émise vendredi à l'issue d'une réunion en Australie.

Le calendrier peut sembler optimiste, mais il s'ajoute à plusieurs indications suggérant un terrain propice à la réouverture des négociations du cycle de Doha, lancé en 2001 dans la capitale du Qatar pour réduire les entraves dans les échanges commerciaux au niveau mondial.

A la mi-septembre à Rio de Janeiro, les pays émergents du G20 et les poids lourds du commerce mondial (Etats-Unis, Union européenne et Japon) avaient affiché leur volonté politique de relancer le cycle de Doha.

Le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, lors de l'ouverture d'une rencontre du Gorupe de Cairns, le 20 septembre 2006 à Cairns, en Australie© AFP/Archives Torsten Blackwood

"Nous avons retiré le malade de l'unité de soins intensifs et il est à l'infirmerie", avait alors déclaré le ministre brésilien des Affaires étrangères Celso Amorim.

Quelques jours plus tard à Singapour, le Fonds monétaire international (FMI) se disait "plus optimiste", tandis que son directeur général, Rodrigo Rato, avertissait d'un possible ralentissement économique si le monde ne parvenait pas à libéraliser son commerce.

Il y a une semaine, les pays riches du G7 avaient eux aussi appelé à la reprise "le plus vite possible" des négociations, exhortant "toutes les parties à (...) la flexibilité".

Au cours de la réunion du Groupe de Cairns, Européens et Américains se sont déclarés prêts à améliorer leurs offres de réduction des subventions agricoles et de droits de douane, pierres d'achoppement des pourparlers.

Ce n'est certes pas la première déclaration du genre mais elle montre la volonté de revenir à la table des négociations, a souligné Pascal Lamy, directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). "Les vraies questions sont de savoir +comment+ et +quand+", a-t-il dit.

"C'est encore faisable", a estimé Carlo Trojan, ambassadeur de l'Union européenne auprès de l'OMC.

Un premier indice pourrait être fourni mardi, au cours de la visite aux Etats-Unis du commissaire européen Peter Mandelson. Selon des diplomates à Bruxelles, le responsable verra "ce que veut dire" la déclaration à Cairns de son homologue américaine Susan Schwab, qui a indiqué que Washington était prêt à "faire plus".

L'Union européenne estime que c'est avant tout aux Américains de bouger et souligne que M. Mandelson est déjà "à la limite de son mandat", explique un diplomate.

Parallèlement, M. Lamy poursuit sa diplomatie tranquille, faite de contacts discrets plutôt que de grands sommets, une méthode qui s'avère plus efficace, ont souligné de nombreux responsables à Cairns.

Mais le temps presse. "Il y aura une fenêtre de tir après les élections à mi-mandat en novembre et si elle est manquée (...) la prochaine occasion se présentera avec une nouvelle administration aux Etats-Unis en 2009", a récemment averti la commissaire européenne à l'Agriculture Mariann Fischer Boel.

Après novembre, il restera environ quatre mois pour relancer les négociations. En mars-avril, le Congrès (parlement) américain doit se prononcer sur les pouvoirs spéciaux sans lesquels le président George W. Bush ne peut pas négocier.

Mme Schwab a souligné qu'il serait "difficile" d'obtenir le renouvellement de ces pouvoirs. Et si cela était refusé, il faudrait attendre 2009 et un nouveau gouvernement.

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Consommation: les ménages ont connu une frénésie d'achats en août

Consommation: les ménages ont connu une frénésie d'achats en août
PARIS (AFP)

La consommation de produits manufacturés/ Dépenses des ménages© AFP
Les économistes s'étonnent de la "frénésie" d'achats des Français, dont la consommation en produits manufacturés a augmenté de 3,3% en août, un record depuis juillet 1999 et une bonne nouvelle pour la croissance mais pas pour le commerce extérieur.

Le ministre de l'Economie et des Finances Thierry Breton s'est félicité vendredi sur RMC de cette progression annoncée le matin même par l'Insee, soulignant que c'était "la plus forte depuis sept ans".

"C'est clairement dû au fait qu'il y a un peu plus de pouvoir d'achat. Globalement, la France consomme et c'est l'un des moteurs de la croissance", a-t-il dit.

Le chiffre de juillet, annoncé vendredi également, affiche, lui, une baisse de 0,9%, annulant la hausse de juin.

Des personnes font leurs courses dans un hypermarché près de Caen© AFP/Archives Mychèle Daniau

Mais c'est la vigueur du rebond observé en août qui étonne les analystes. "Le miracle français de la consommation continue", commente Alexander Law, du cabinet d'analyses sectorielles Xerfi, qui parle de "frénésie d'achats".

Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès, utilise lui aussi le terme de "frénésie de consommation".

"La magie continue!", pour Marc Touati (Natexis Banques populaires). Il rappelle qu'une progression mensuelle de 3,3% n'avait été dépassée "qu'à cinq reprises au cours des 15 dernières années".

La consommation des ménages en biens manufacturés est un indicateur très suivi par les analystes car elle représente bien la tendance générale, même si elle comptabilise à peine le tiers de leur consommation totale (qui comprend aussi les dépenses de services et de loisirs).

C'est essentiellement la consommation de biens d'équipement du logement qui a augmenté en août (+5,4%), soit une croissance annuelle de 20,7%. Mais les dépenses en biens durables et automobile sont repartis à la hausse après avoir fléchi en juillet, et celles de textile-cuir ont augmenté tout l'été.

Ce phénomène déconcerte les analystes, même s'ils font assaut d'hypothèses. Parmi les principales explications, Alexander Law souligne "l'équipement des ménages en électronique grand public du fait de l'apparition permanente de nouveaux produits", ou encore la hausse des prix de l'immobilier, qui donne un sentiment de richesse aux ménages propriétaires.

Pour Nicolas Bouzou, une des clés de compréhension du phénomène tient aussi à la "guerre concurrentielle" que se livrent depuis deux ans les opérateurs de crédit à la consommation, "qui les a amenés à baiser considérablement le coût du crédit".

A cela s'ajoute le fait que les produits manufacturés à bas prix inondent le marché, en provenance de pays où les coûts de fabrication sont très bas. Et le niveau élevé de l'euro les rend encore moins chers.

Ce sont ces deux derniers phénomènes qui alarment le plus les conjoncturistes. Car loin de partager l'enthousiasme du ministre de l'Economie, et tout en reconnaissant que la consommation dope la croissance française à court terme, ils jugent que le miracle ne pourra pas se poursuivre éternellement.

D'abord, ce qui est "une bonne nouvelle pour la croissance du produit intérieur brut" en est une "mauvaise pour la balance commerciale", relève Mathieu Kaiser, analyste chez BNP Paribas.

Ainsi, "sur une hausse de la consommation des ménages de 100 euros, on recense 40 euros de produits importés", souligne Marc Touati.

Et puis, si la croissance française doit beaucoup à la consommation, elle doit bien moins à l'investissement, ce qui la rend fragile. Car les ménages, dont le taux d'endettement (66%) grimpe aussi vite que leur taux d'épargne diminue (14,3%), "sont en train d'épuiser dangereusement leurs réserves financières", avertit ce dernier.

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Michelin va vendre le site de l'ex-usine de Poitiers, négocie avec ProLogis

    

Michelin va vendre le site de l'ex-usine de Poitiers, négocie avec ProLogis
PARIS (AFP)

Pneus Michelin© AFP/Archives Pierre Andrieu
Michelin a décidé de vendre le site de son ex-usine de Poitiers, dont les activités de production de pneumatiques poids lourds ont été transférées à Tours, et discute "actuellement" des conditions de cette cession avec la société d'immobilier logistique ProLogis, a annoncé le groupe vendredi.

"Michelin conservera, conformément à ses engagements, une activité logistique à Poitiers avec 60 personnes et deviendra locataire de la société ProLogis", selon un communiqué.

Prologis "attirerait sur le site des activités créant environ 600 emplois dans les quatre années à venir", selon un communiqué.

Outre "cette capacité à créer de l'emploi --un "critère de choix préalablement défini en concertation avec les collectivités locales"--, ProLogis a été retenu pour "son expérience dans la réindustrialisation de sites", a indiqué le premier fabricant mondial de pneumatiques.

Le projet de cession comprend le remplacement des bâtiments actuels par des locaux neufs, adaptés aux nouvelles activités, de sorte que ProLogis pourrait développer jusqu'à 140.000 m2 d'entrepôts logistiques, de messageries ou de bureaux. "Les travaux devraient débuter à partir du deuxième trimestre 2007", selon le communiqué.

Le 22 juin 2005, Michelin avait annoncé l'arrêt de la production à compter du 30 juin 2006 sur le site de Poitiers, qui comptait environ 480 salariés, et le transfert de l'activité pneus poids lourds vers son usine de Tours. Michelin avait ajouté que le site de Poitiers allait continuer à employer une cinquantaine de salariés et devenir un "centre logistique régional majeur" pour la France.

"Sur les 480 salariés qu'employait l'ancienne usine de Poitiers, 60 sont restés à Poitiers, 180 ont accepté une mutation sur un autre site du groupe, 129 ont bénéficié de départs à la retraite, 4 ont démissionné pour un projet personnel et 111 personnes ont refusé toutes les propositions de mobilité qui leur ont été faites, dont 98 ont été licenciées, les autres étant des salariés protégés", a précisé vendredi une porte-parole de Michelin.

De source syndicale, les salariés ayant accepté l'"offre de mobilité" travaillent désormais à Joué-les-Tours (Indre-et-Loire), à la Roche-sur-Yon ou à Clermont-Ferrand.

Pour rester "compétitif" dans le "marché très concurrentiel" du pneu poids lourds, Michelin compte porter la capacité de production annuelle de l'usine de Tours à plus d'1 million de pneus, soit une hausse de 25%, avait-elle souligné.

Michelin possède 18 usines en France et emploie 34.000 personnes.

En 2005, le groupe a dégagé un bénéfice net de 889 millions d'euros, en hausse de 37,8%, et réalisé un chiffre d'affaires de 15,59 milliards d'euros, en augmentation de 3,6%.

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Trains à grande vitesse: le futur est déjà sur les rails à 350 km/h

Trains à grande vitesse: le futur est déjà sur les rails à 350 km/h
PARIS (AFP)

Des voyageurs montent, le 29 juin 2006 sur un quai de la Gare de l'Est à Paris, dans une rame du TGV Est© AFP/Arch. Bertrand Guay
Alors que le TGV fête vendredi ses 25 ans, la SNCF et les grands groupes industriels du transport ferroviaire planchent déjà sur le futur du train à grande vitesse, plus rapide, plus confortable et mieux adapté aux liaisons transfrontalières, notamment en Europe.

Alstom, qui développe depuis l'origine le TGV avec les ingénieurs de la SNCF, a lancé récemment, seul cette fois, la construction d'un prototype de quatrième génération, l'AGV (automotrice à grande vitesse).

Principale différence avec le TGV, qui dispose de deux motrices en tête et en queue de rame, la motorisation de l'AGV sera répartie tout le long des trains.

Ce train plus profilé pourra monter à 350 km/h en vitesse de croisière et transporter jusqu'à 900 passagers en couplant trois rames. Une rame de TGV dispose aujourd'hui d'une capacité maximum de 377 places, une rame de TGV Duplex (à deux niveaux) de 516 places.

Dessin de prototype AVG d'Alstom© AFP/Alstom/HO

Après des premiers tests effectués en 2002, le prototype devrait sortir des usines d'Alstom fin 2007 pour des essais finaux en 2008 et une production en série dès que les premières commandes auront été passées.

L'industriel français a signé en novembre un partenariat avec l'Italien AnsaldoBreda (Finmeccanica) pour développer ce train en commun.

Si la SNCF n'est pas intéressée pour l'instant, le groupe assure avoir reçu une marque d'intérêt de la part de l'Italie et lorgne surtout vers la Chine, un marché de "plusieurs milliards d'euros", selon le directeur technique d'Alstom Transport, François Lacôte.

Outre la vitesse, l'exigence de confort est un élément central des trains du futur, avec des aménagements offrant plus de place pour les jambes, plus de services notamment en matière de communication (Wifi, plateformes pour téléphoner).

Tout comme l'interopérabilité entre les différents systèmes de signalisation et d'électrification européens pour pouvoir passer les frontières sans changer à chaque fois de système, comme c'est actuellement le cas avec le Thalys, qui roule en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne.

Le canadien Bombardier, associé à Alstom dans la construction des TGV, a choisi lui aussi de développer seul un train à grande vitesse de nouvelle génération.

Encore à l'état de projet, le Zefiro pourra aller aussi vite que l'AGV et transporter jusqu'à 1.150 personnes, selon le constructeur.

Siemens a augmenté également la vitesse de croisière de son train à grande vitesse. L'ICE version espagnole, nommé Velaro, circulera dès 2007 à 350 km/h entre Madrid et Barcelone.

L'Allemand compte sur le développement d'une autre technologie, la sustentation magnétique, actuellement en service en Chine avec le Maglev reliant l'aéroport et le centre de ville de Shanghai, à la vitesse de 430 km/h.

De son côté, la SNCF a lancé lundi une campagne de tests sur une augmentation de la vitesse des TGV à 360 km/h. Les Japonais, pionniers en la matière avec le Shinkansen lancé en 1964, visent aussi cet objectif.

La question de la vitesse est centrale, afin notamment de grappiller des parts de marché à l'aérien, mais pourrait se heurter à la hausse des coûts d'exploitation.

"Tout le monde --les Japonais, les Coréens, les Allemands et nous-- se pose la question du 350 km/h. Elle a des conséquences très fortes en matière de consommation énergétique", résume le numéro deux de la SNCF Guillaume Pépy, en évoquant ses implications en matière de freinage et de bruit.

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La classe moyenne indienne fait saliver les banquiers

La classe moyenne indienne fait saliver les banquiers

AFFAIRES Dès 2009, les banques étrangères pourront racheter des établissements indiens. L’UBS attend son tour, comme HSBC ou Citibank. La BCV se prend à rêver: «Un jour peut-être».

De retour de Bombay / FRANCOIS PILET
Publié le 22 septembre 2006
PHOTO GAMMA-ROBERT NICKELSBERG
EPARGNE La classe moyenne indienne compterait 200 millions de personnes dont le salaire mensuel dépasse 300 francs suisses par mois. / PHOTO GAMMA-ROBERT NICKELSBERG

L'Inde a réglé son big bang bancaire sur 2009. Dès cette date, le gouvernement devrait ouvrir le secteur aux investissements directs de l'étranger. Dans les couloirs climatisés du quartier des affaires de Bombay, les banquiers débarquent du monde entier et n'ont d'yeux que pour cette classe moyenne que chacun évalue à sa propre sauce: aujourd'hui, ce sont probablement plus de 200 millions d'Indiens qui gagnent plus de 300 francs suisses par mois et ouvrent leurs premiers comptes épargne.

Petits et gros poissons

Certes, la présence des grandes banques internationales est une vieille histoire dans les ports du sous-continent: une des plus ancienne du monde, l'italienne Monte dei Paschi Di Siena, fondée en 1472, compte encore un bureau dans les étages de l'Hôtel Taj de Bombay. Mais à l'aube du XXIe siècle, les affaires pourraient reprendre comme jamais auparavant.

Alléchées, les plus grandes banques prennent leurs positions. L'UBS s'est lancée dans un labyrinthe administratif pour obtenir une licence bancaire et les petits poissons, eux aussi, s'agitent en toute discrétion.

Lors d'une visite menée au pas de charge la semaine dernière, le président du conseil d'administration de la Banque cantonale vaudoise, Olivier Steimer venait humer l'air des Indes. La première rencontre au programme était organisée avec S. Krishnamoorty, un ancien de la SBS aujourd'hui représentant officiel de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) à Bombay. L'homme y joue le rôle de «facilitateur» pour la ZKB, notamment pour des contrats d'exportation de machines. La preuve qu'un modeste établissement helvétique – 100% en mains du Canton de Zurich – peut trouver son créneau sur cet immense marché.

«Un jour peut-être»

Une voie à suivre pour la BCV? «Certainement pas dans l'immédiat, répond Olivier Steimer, mais c'est une expérience intéressante». Après son renflouement par les caisses publiques vaudoises en 2003, un retour de la BCV sur ces marchés turbulents n'est pas encore envisageable. Mais sait-on jamais. «Un jour peut-être», glisse Olivier Steimer. Entre-temps, les grandes banques affûtent leurs armes. La Deutsche Bank (DB) fonce bille en tête et vise le marché de détail en installant des distributeurs automatiques par milliers dans les villes. Les Allemands visent une clientèle urbaine et éduquée: dès 500 francs suisses de dépôt, la DB propose un compte courant et une carte de crédit. Plus de 30 000 clients ont signé depuis le début de l'année, mais ce chiffre n'impressionne pas la concurrence. Car malgré ces initiatives disparates, le marché bancaire indien reste aussi verrouillé et fragmenté qu'au temps de l'économie planifiée d'avant 1991. Les chiffres ont de quoi donner le vertige à un banquier suisse, a fortiori vaudois. Le marché bancaire est estimé à 600 milliards de francs. Une vingtaine de banques privées – en mains indiennes – ne réalisent que 20% du chiffre d'affaires du secteur et emploient près de 90 000 personnes. Le secteur public, lui, s'assure encore 75% du marché et compte 750 000 employés, sans compter les huit banques centrales.

Avant la concentration annoncée du secteur, le gouvernement fait habilement monter les enchères. Les banques étrangères sont enserrées par des lois qui les empêchent de s'attaquer sérieusement à ce marché gigantesque. Interdiction leur est faite, par exemple, d'ouvrir plus de 15 succursales par an; une goutte d'eau dans le Gange comparé aux dizaines de milliers de points de vente des banques publiques à travers le pays. Pas d'autre issue, donc, pour les géants comme HSBC, Citibank ou ABN Amro que d'attendre leur tour pour racheter une grosse banque indienne le jour où le marché s'ouvrira enfin.

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jeudi 14 septembre 2006

Libération lance un appel à ses actionnaires et à ses lecteurs

         

Libération lance un appel à ses actionnaires et à ses lecteurs

             PARIS (AFP)             
                                                                            
                   
Le siège du quotidien Libération à Paris, le 29 juin 2006© AFP/Archives Bertrand Guay                   
Les personnels de Libération lancent jeudi un appel aux actionnaires du journal leur demandant une plus grande implication, et aux lecteurs les invitant à se mobiliser pour le titre.   

Ce texte, publié dans une double page du quotidien, est signé par le nouveau PDG Vittorio de Filippis, la direction de la rédaction, les élus de la Société civile des personnels de Libération et les élus de la Société des rédacteurs.

Reconnaissant que "Libération est entré dans une phase inédite et difficile de son histoire" et qu'il est "à quelques semaines d'échéances cruciales" pour son avenir, le texte tente de rassurer les lecteurs sur l'indépendance rédactionnelle du journal.

"+Alors, depuis que Serge July est parti, c'est Rothschild qui vous dicte vos papiers ?+ Combien de fois avons-nous entendu ce commentaire depuis le départ du PDG-fondateur de Libération", écrivent les signataires, soulignant que le nouveau PDG, M. de Filippis, était "journaliste du service Economie", et qu'il a été "élu par les salariés du journal".

                                                                            
                     
L'ancien directeur de la rédaction du quotidien Le Monde, Edwy Plenel, en novembre 2005 à Paris© AFP/Archives Jacques Demarthon                   

"Ni Edouard de Rothschild (...) ni Vittorio de Filippis (...) n'ont cherché à influencer le travail de la rédaction", poursuit le texte, affirmant que les "désaccords internes" qui ont conduit au départ de Serge July "n'ont pas changé la façon dont, chaque jour, le journal est réalisé".

Le texte reconnaît la "nécessité d'assainir les comptes, de remettre à plat le fonctionnement de l'entreprise Libération, mais aussi et surtout d'investir", parce que le "travail journalistique en profondeur nécessite des moyens importants".

C'est pourquoi les personnels du journal appellent les actionnaires du journal à prendre leurs responsabilités, notamment l'"actionnaire principal, Edouard de Rothschild (qui) doit aussi prendre les siennes, pour assurer aussi la pérennité du titre", écrivent-ils.

Les personnels de Libération lancent aussi "un appel aux lecteurs et aux amis de Libération", affirmant : "Nous avons besoin de vous" et leur proposant de constituer "une société des lecteurs (...) dans les semaines à venir".

Le texte est publié également sur le site internet du journal (www.liberation.fr), où un espace de débat et de chat avec les lecteurs sera ouvert jeudi.

Vittorio De Filippis a par ailleurs indiqué mercredi devant le comité de rédaction de Libération avoir eu des "contacts" avec Edwy Plenel et l'avoir rencontré à deux reprises.

Edwy Plenel est "intéressé et je ne pouvais pas ne pas le voir", a fait valoir, selon des témoins, M. De Filippis, en indiquant: "Je ne m'interdis de voir personne".

Le rôle exact que pourrait jouer M. Plenel --direction rédactionnelle, apport de fonds...-- n'a pas été précisé.

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Toyota invente une jambe robotisée qui se déplace à cloche-pied

Toyota invente une jambe robotisée qui se déplace à cloche-pied
TOKYO (AFP)

La jambe robotisée de Toyota © AFP/Toyota
Le premier constructeur automobile japonais, le groupe Toyota, a indiqué jeudi avoir développé une jambe robotisée capable de sauter et de retomber sur son pied, un mouvement complexe qui fait franchir un nouveau pas à la robotique humanoïde.

Cette jambe autonome (cuisse et genou) est montée sur un pied doté d'orteils articulés.

Elle peut avancer à cloche-pied, à la façon d'un humain, en utilisant les "degrés de liberté" (articulations) de son pied pour la propulser.

"Ce mouvement est difficile à robotiser, cela a exigé le développement de plusieurs prototypes", a expliqué un porte-parole de Toyota.

"Il s'agit d'une technologie fondamentale qui pourra être appliquée ultérieurement à un robot bipède", a-t-il précisé.

Cette innovation permettra par exemple à un robot humanoïde d'avancer plus rapidement et de se déplacer plus sûrement, y compris sur des sols irréguliers.

A l'instar de son compatriote et concurrent Honda, le groupe Toyota a déjà développé plusieurs robots humanoïdes.

Ces deux constructeurs automobiles travaillent depuis des années sur ces produits, encouragés par les pouvoirs publics, afin d'être des acteurs du marché potentiellement prometteur de la robotique d'assistance dans les entreprises et domiciles.

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Télécoms: Didier Quillot quitte son poste de PDG d'Orange France

Télécoms: Didier Quillot quitte son poste de PDG d'Orange France
PARIS (AFP)

Le PDG d'Orange France, Didier Quillot, le 2 juin 2005 à Paris, lors d'une conférence de presse © AFP/Arch. Damien Meyer
Didier Quillot a quitté ses fonctions de PDG de l'opérateur mobile Orange en France et devrait être remplacé par Louis-Pierre Wenes, proposé à la présidence du conseil d'administration, et Jean-Noël Tronc, proposé comme directeur général.

Pascal Viginier, actuellement directeur de la recherche et du développement du groupe France Télécom, est nommé directeur commercial France, sous la direction de M. Wenes, un poste qui était également occupé par M. Quillot.

Ce dernier "a souhaité donner une nouvelle orientation à sa carrière", indique France Télécom dans un communiqué, sans plus de précisions.

Selon une information publiée mercredi après-midi par La Tribune sur son site internet, Didier Quillot, PDG d'Orange France, rejoindrait Lagardère "pour prendre la direction d'un pôle média réunissant les deux branches, Hachette Filipacchi Médias et Lagardère Active".

Louis-Pierre Wenes était jusqu'alors directeur exécutif en charge des opérations France et membre du comité de direction générale de France Télécom, tandis que Jean-Noël Tronc était en charge du marketing mobile France, postes qu'ils vont continuer à exercer.

La dissociation des deux fonctions, président et directeur général, occupées par Didier Quillot, est due à la réorganisation géographique du groupe, dans le cadre du programme Next de France Télécom, Orange France passant du statut de filiale à celui d'entité juridique interne à Orange.

"La mise en place de l'organisation France autour de Louis-Pierre Wenes et de Pascal Viginer est une étape importante de transformation du groupe", a estimé le PDG de France Télécom Didier Lombard, cité dans le communiqué, qui a salué la "contribution remarquable de Didier Quillot au développement de l'activité mobile du groupe en France".

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Lagardère confie le virage numérique de ses médias à un expert des Télécoms

    

Lagardère confie le virage numérique de ses médias à un expert des Télécoms
PARIS (AFP)

L'ancien président de l'opérateur de téléphonie mobile Orange France, Didier Quillot, en conférence de presse, le 02 juin 2005 à Paris© AFP/Archives Damien Meyer
Arnaud Lagardère a annoncé mercredi qu'il mariait les activités presse et audiovisuel de son groupe et qu'il les confiait à un homme venu des télécommunications, le PDG d'Orange France, Didier Quillot, pour faire face aux bouleversements de la révolution numérique.

Imposant sa marque dans l'organigramme du groupe protéiforme qu'il dirige depuis la mort de son père Jean-Luc en 2003, Arnaud Lagardère, 45 ans, a annoncé un rapprochement entre la filiale presse, Hachette Filipacchi Médias (HFM), et la filiale audiovisuelle, Lagardère Active.

"Le groupe Lagardère décide d'unir ses forces dans les médias pour relever le défi du numérique", souligne le groupe dans un communiqué.

A la tête de ce nouveau pôle: Didier Quillot, 47 ans, qui était depuis 2001 PDG d'Orange France. Cet ingénieur en électronique avait auparavant passé dix ans à Thomson CSF, a fait un passage par Canal+ avant de passer dix autres années au sein du groupe France Telecom.

HFM est le premier éditeur de presse magazine au monde, avec un chiffre d'affaires de 1,8 milliard d'euros en 2005, et possède Elle, Paris Match, mais aussi Le Journal du Dimanche, plusieurs quotidiens régionaux, 17% du Monde SA, et, aux Etats-Unis, Woman's Day et Car and Driver.

Au portefeuille de Lagardère Active (chiffre d'affaires en 2005: 620,7 millions d'euros) figurent une participation de 20% dans le groupe CanalSat/TPS en voie de constitution, les réseaux de radios Europe 1, Europe 2, RFM, ainsi qu'un éventail de chaînes thématiques, musicales (MCM...) ou jeunesse (Canal J, Gulli etc).

C'est à cet ensemble que Didier

Quillot devra faire prendre le virage du numérique. Comme Arnaud Lagardère l'a souligné devant la presse, "les structures de consommation sont en train d'évoluer" et les magazines aux Etats-Unis trouvent désormais leurs nouvelles clientèles sur internet, et non sur le papier.

Le résultat opérationnel de HFM a chuté de 19,5% au premier semestre 2006 et devrait encore baisser au second semestre. HFM a souffert du recul des ventes des magazines et de leurs recettes publicitaires.

Arnaud Lagardère fait le pari que pour damer le pion aux "pure players", concentrés sur un métier unique, il fallait "un nouvel ensemble, créateur et distributeur de contenus".

La victime de ce virage est le dernier baron survivant de l'ère Jean-Luc Lagardère, Gérald de Roquemaurel, 60 ans, PDG de HFM depuis 1997, et qui deviendra conseiller spécial d'Arnaud Lagardère.

Ce dernier se place clairement aux commandes, en prenant la présidence du conseil de surveillance de Lagardère Active, et, à partir du 1er janvier 2007, celle du conseil de surveillance de HFM.

Directement rattaché à Arnaud Lagardère, Didier Quillot, qui rejoindra le groupe dans quelques semaines, aura la responsabilité exécutive des deux entités en prenant la présidence de leur directoire.

Cette remise en ordre de bataille du pôle médias survient quelques mois après la montée en puissance du pôle édition, où Lagardère est devenu numéro trois mondial en rachetant en février Time Warner Book Group, cinquième éditeur américain.

Ces choix confirment la priorité donnée à ces secteurs par Arnaud Lagardère, qui aura les moyens de les financer avec son désengagement partiel d'EADS, le géant européen d'aéronautique et de défense (Airbus, Eurocopter). Lagardère va réduire sa participation de 14,87% à 7,5% en 2007, récupérant au passage un trésor de guerre évalué à deux milliards d'euros.

Arnaud Lagardère a chiffré à 4 milliards d'euros le total de sa trésorerie alors disponible pour de nouvelles acquisitions.

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