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jeudi 23 novembre 2006

Airbus prévoit un marché mondial de 2.600 milliards de dollars d'ici 2025

Airbus prévoit un marché mondial de 2.600 milliards de dollars d'ici 2025
LONDRES (AFP)

Le siège d'Airbus à Toulouse© AFP/Archives Eric Cabanis
L'avionneur européen Airbus table sur un marché mondial de 22.700 avions (passagers et fret) pour un montant de 2.600 milliards de dollars sur la période 2006-2025, grâce notamment à la croissance des pays émergents et des compagnies à bas prix, a-t-il annoncé mercredi.

Airbus tablait sur 5.400 appareils de moins dans ses dernières prévisions à 20 ans en 2004. Cette hausse de la production devra répondre, selon le groupe, à une croissance de 4,8% par an du trafic passagers mesuré en revenus au kilomètre et à une augmentation de 6% du fret mesuré en tonnes au kilomètre.

Sur les 22.700 avions, 21.900 seront des avions destinés à transporter plus de 100 personnes. Le nombre de très gros porteurs, comme l'Airbus A380, sera quant à lui de 1.660 pour un total de 503 milliards de dollars, dont 1.260 pour le transport de passagers.

"Sur les 20 prochaines années, le nombre d'avions transportant des passagers va plus que doubler. Depuis 2000, l'arrivée de nouvelles compagnies ainsi qu'une forte croissance économique, en particulier dans les pays émergents, a engendré une augmentation de presque 30% du nombre de sièges disponibles", a souligné John Leahy, directeur commercial d'Airbus, lors d'une conférence de presse.

"Cette tendance va se poursuivre, la région Asie-Pacifique devant représenter le tiers du marché mondial d'ici 2025", a-t-il ajouté.

La période sera aussi marquée par une hausse de la demande pour des avions consommant moins de carburant, pour réduire les coûts des compagnies et répondre aux problèmes environnementaux.

Les lignes long-courriers transpacifiques, celles de l'Europe vers l'Asie, et les transatlantiques vont augmenter de 60%. La région Asie-Pacifique va absorber 56% de la demande des très gros porteurs pour le transport de passagers.

La demande d'avions à double-couloir continuera à augmenter fortement avec 5.300 nouveaux appareils livrés au cours des deux décennies, pour un total de 1.009 milliards de dollars, avec 3.750 avions de 250 et 300 sièges, un segment qu'Airbus couvre avec les A330 et les A340, en plus du futur A350 XWB.

Les monocouloirs de 100 à 220 sièges représenteront 70% du marché. Airbus prévoit un quintuplement du marché des compagnies à bas prix sur la période, de 236 à plus de 1.300 appareils.

© AFP Agence France-Presse

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GM: le milliardaire Kerkorian réduit sa participation de 9,9% à 7,4%

GM: le milliardaire Kerkorian réduit sa participation de 9,9% à 7,4%

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mardi 21 novembre 2006

Volkswagen arrête la production de la Golf à Bruxelles

Volkswagen arrête la production de la Golf à Bruxelles
FRANCFORT (AFP)

Des salariés de Volkswagen devant l'usine de Forest, le 20 novembre 2006 près de Bruxelles© AFP/Belga Dirk Waem
Le groupe automobile allemand Volkswagen veut arrêter la production de la Golf sur son site de Bruxelles, a-t-il annoncé mardi dans un communiqué, une décision qui devrait entraîner de lourdes suppressions d'emplois.

Selon plusieurs syndicalistes, la direction a proposé de supprimer "entre 3.500 et 4.000 postes" à l'usine bruxelloise de Forest.

La Golf sera produite désormais sur deux sites seulement en Europe de l'ouest, à Wolfsburg, dans le nord de l'Allemagne et à Mosel en Saxe (est).

Cette décision est un coup dur pour le site de Bruxelles, qui produit essentiellement des Golf, et de lourdes suppressions d'emplois sont à craindre, même si Volkswagen ne donne pas de chiffres. Près de 193.000 exemplaires du modèle vedette de Volkswagen devraient sortir des chaînes de montage de Bruxelles cette année et 11.000 Polo. Volkswagen emploie plus de 5.000 salariés sur le site.

Reinhardt Jung, membre du conseil de surveillance du groupe Volkswagen, le 21 novembre 2006 près de Bruxelles© AFP Herwig Vergult

"Des discussions ont été engagées avec les représentants des salariés sur l'emploi et nous examinons toutes les alternatives économiques pour maintenir le maximum d'emplois possibles à Bruxelles", commente simplement Volkswagen.

Volkswagen réaffirme son engagement à maintenir le site et "appelle toutes les parties prenantes à avoir un comportement constructif vu les conditions difficiles". La fermeture de l'usine Renault à Vilvorde en Belgique en 1997 avait entraîné un vaste mouvement social.

Le groupe allemand pointe du doigt les conditions difficiles en Europe de l'ouest, avec un marché automobile saturé et des usines en surcapacités. Les exportations depuis l'Europe de l'ouest sont également difficiles en raison d'effets de change négatifs avec la zone dollar.

Volkswagen ajoute qu'il a déjà engagé un vaste plan de restucturation en Allemagne, où il doit supprimer 20.000 emplois d'ici trois ans. "Après ces coupes en Allemagne, d'autres sites doivent être restructurés pour améliorer la compétitivité de la production et diminuer les surcapacités des usines Volkswagen en Europe de l'ouest", ajoute le groupe allemand.

Devant l'usine de Forest, une cinquantaine de militants seulement s'étaient donnés rendez-vous mardi matin pour attendre des nouvelles de leurs délégués, les différents syndicats ayant appelé les salariés à rester chez eux mardi avant une réunion d'information mercredi matin.

A l'annonce par leurs collègues de ces suppressions massives, les quelques salariés présents se montraient "dégoûtés". "On a l'impression d'avoir été lâchés par tout le monde. Si on licencie 4.000 personnes c'est qu'on ne compte pas !", réagissait notamment Joseph De Geyter, 43 ans.

Pour le syndicaliste FGTB, 4.000 suppressions de postes "ça veut dire qu'à brève échéance l'usine ferme; et ça, même pas dans un an".

"Si on n'a plus la Golf, c'est la mort de Forest", a renchéri un de ses collègues.

Le calme régnant devant l'usine pourrait toutefois s'avérer n'être que le calme avant la tempête les salariés devant tous se réunir cet après-midi devant l'usine à l'initiative de s syndicats.

"On va faire venir tout le monde. Ca va chauffer !", a lancé un syndicaliste FGTB, après l'annonce des suppressions d'emplois.

© AFP Agence France-Presse <u>

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mercredi 15 novembre 2006

Chirac annonce une réforme des charges des micro-entreprises

Chirac annonce une réforme des charges des micro-entreprises
AMIENS (AFP)

Jacques Chirac et le ministre des Affaires sociales Jean Louis Borloo, le 14 novembre 2006 à Amiens© AFP Patrick Kovarik
Le président Jacques Chirac a demandé mardi au gouvernement de réformer les cotisations sociales pour les micro-entreprises, pour qu'elles paient leurs charges au prorata de leur chiffre d'affaires et non plus sur une base forfaitaire.

Une micro-entreprise est détenue par un travailleur indépendant, et non une société, et son chiffre d'affaires annuel est inférieur à 76.300 euros pour les activités commerciales et à 27.300 euros pour les services.

Actuellement toute personne créant une micro-entreprise doit s'acquitter d'un forfait égal au minimum à 3.123 euros de charges sociales la première année et 4.470 euros la deuxième, quel que soit son chiffre d'affaires, selon les chiffres du ministère de l'Emploi.

"Désormais, chacun aura l'assurance que pour chaque euro gagné et déclaré, il n'y aura pas plus de 14 centimes d'euro de cotisation sociale pour les commerces et pas plus de 24 centimes pour les services", a indiqué Jacques Chirac, lors d'une visite à Amiens, à l'occasion du 10e anniversaire des zones franches urbaines.

Jacques Chirac, avec le maire Gilles de Robien, dans la foule, le 14 novembre 2006 à Amiens© AFP Patrick Kovarik

Les taux seront précisément de 13,92% pour une activité commerciale (achat-revente) et de 24,55% pour une autre activité, a précisé le ministère de l'Emploi dans un communiqué.

Cette mesure vise notamment à lutter contre le travail au noir, a-t-on précisé dans l'entourage du chef de l'Etat. Selon le ministère, avec le système du forfait, "un travailleur qui percevrait un peu plus que le RMI, parce qu'il exerce une activité indépendante quelques jours par semaine seulement, peut en effet dépenser plus des tiers de son revenu en prélèvement sociaux" et préférer alors travailler au noir.

Cette mesure devrait figurer dans le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) actuellement en discussion au Sénat, par le biais d'un amendement déposé ce mardi par le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo, a indiqué son ministère.

"J'ai demandé au gouvernement d'agir sans délai pour ces très petites activités qui naissent et sont destinées à se développer. Il y aura maintenant une déclaration fiscale et sociale unique", a ajouté Jacques Chirac.

Pour Jean-Louis Borloo, "une activité artisanale, commerciale ou libérale ne doit plus jamais conduire à payer des charges plus importantes que ce qu'elle rapporte".

© AFP Agence France-Presse

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Baladeur numérique: 6 companies aériennes auront des iPod à bord

Baladeur numérique: 6 companies aériennes auront des iPod à bord

NEW YORK (ATS)
L'iPod s'envole. Apple Computer a annoncé que six grandes compagnies aériennes proposeraient à bord de leurs avions un système de connexion spécifique à son baladeur numérique iPod à la mi-2007.

Les passagers d'Air France, Continental Airlines, Delta AirLines, Emirates, KLM et United Airlines pourront ainsi recharger leur iPod durant leur vol, écouter de la musique ou visionner des vidéos sur des écrans intégrés sur les dossiers des sièges, a expliqué la firme à la pomme. Apple cherche aussi à installer son baladeur à bord des nouveaux modèles des constructeurs automobiles.

Les termes financiers de l'accord n'ont pas été révélés. Cette annonce intervient alors que Microsoft lance son baladeur numérique Zune. Apple déclare avoir vendu, à ce jour, près de 70 millions d'iPod et plus d'un milliard et demi de chansons via son magasin de musique en ligne iTunes.

© SDA-ATS News Service

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Gaz: Gazprom renforce son emprise sur le marché européen en s'alliant avec Eni

Gaz: Gazprom renforce son emprise sur le marché européen en s'alliant avec Eni
MILAN (AFP)

Le logo de Gazprom, sur un immeuble de Moscou, le 1er juillet 2006© AFP/Archives Alexander Nemenov
Le géant gazier russe Gazprom a conclu mardi à Moscou un accord "historique" avec son homologue italien Eni qui doit lui permettre de vendre directement son gaz en Italie et de renforcer son rôle de fournisseur de premier rang en Europe.

Gazprom va pouvoir vendre du gaz sur le marché italien dès l'an prochain, pour un volume qui atteindra 3 milliards de m3 à partir de 2010 et jusqu'à l'expiration du contrat en 2035, a annoncé Eni dans un communiqué.

Jusqu'à présent, Eni vendait sous sa bannière la totalité du gaz acheté à Gazprom.

Le groupe italien n'a cependant pas dit sous quelle forme exacte Gazprom serait présent en Italie mais a précisé que le géant russe n'entrerait pas au capital de Snam Rete Gas, la société italienne de transport de gaz.

"C'est un accord historique", a commenté l'administrateur délégué d'Eni, Paolo Scaroni.

"Il s'agit d'un pas fondamental pour la sécurité de l'approvisionnement énergétique de notre pays", a-t-il ajouté. L'Italie, très dépendante du gaz russe, avait dû piocher dans ses stocks stratégiques en janvier 2005 en raison des problèmes de livraison de Gazprom.

En échange de l'accès direct au marché italien, Gazprom a prolongé son contrat de fourniture de gaz à Eni, qui venait à expiration en 2017, jusqu'à 2035, confortant Eni comme premier client du groupe russe.

Par ailleurs, Gazprom pourrait entrer comme actionnaire minoritaire dans Enipower, la filiale d'Eni pour la production d'électricité, a déclaré M. Scaroni lors d'une conférence téléphonique.

"Enipower est particulièrement intéressant pour Gazprom car c'est un consommateur de gaz", a-t-il ajouté.

Pour Gazprom, il s'agit d'un pas de plus dans la conquête du marché européen, le plus rentable, sur lequel il veut vendre son gaz directement au consommateur final, sans s'arrêter aux frontières.

"C'est la première fois que nous vendons directement du gaz en Europe continentale, grâce à la libéralisation du marché du gaz en Italie", a souligné un porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov, à l'AFP.

Pour l'heure, Gazprom n'est pas encore parvenu à concrétiser ses projets d'acquisition de sociétés de distribution, les Européens craignant une trop grande dépendance envers le groupe semi-public.

Le géant russe est un fournisseur indispensable aux Européens, auxquels il livre 26% de leur consommation de gaz, mais aussi à la plupart de ses voisins de l'ex-URSS.

L'accord avec Eni était en discussion depuis plusieurs mois mais sa conclusion initialement prévue pour le 15 octobre avait dû être retardée en raison des inquiétudes de l'italien face aux difficultés d'autres compagnies pétrolières occidentales pour travailler en Russie.

En mai 2005, un premier accord entre les deux groupes avait été annulé par Eni en raison de l'hostilité des autorités italiennes de la concurrence.

"Cet accord ne nous préoccupe pas sous l'angle de la concurrence", a souligné mardi le patron d'Eni.

"C'est un accord de grande importance", a fait valoir le ministre du Développement économique Pierluigi Bersani.

"Le gouvernement regardera les conditions de réciprocité prévues", a-t-il cependant ajouté.

Cet accord intervient alors que la Russie refuse de signer la Charte de l'énergie de l'Union européenne. Bruxelles presse Moscou de s'y rallier pour obtenir de meilleures garanties sur la sécurité de la fourniture d'énergie aux Européens.

Mais la Russie s'y refuse et redoute notamment que cela ne l'oblige à remettre en cause le monopole de Gazprom sur la distribution de gaz vers l'étranger.

© AFP Agence France-Presse

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lundi 13 novembre 2006

Ville de Bâle (Suisse): les radars numériques rapportent 5,5 millions CHF en 8 mois

Bâle: les radars numériques rapportent 5,5 millions en 8 mois

BâLE (ATS)
Les dépassements de vitesse sur l'A2 devraient rapporter 5,5 millions de francs à la police de Bâle-Ville pour janvier à août. Depuis l'installation d'un deuxième radar numérique fin juin, la police n'arrive plus à suivre dans le traitement des amendes.

Rien qu'en juillet, 38'477 conducteurs ont été flashés, a indiqué la police cantonale, qui annonce de gros retards dans l'envoi des amendes.

© SDA-ATS News Service

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L'Asie, principale destination de la dernière campagne d'essais pour l'A380

L'Asie, principale destination de la dernière campagne d'essais pour l'A380
TOULOUSE (AFP)

Un A380 survole le siège d'Airbus à Toulouse, le 4 octobre 2006© AFP/Archives Eric Cabanis
L'A380 débute lundi, avec l'Asie pour principale destination, sa dernière campagne d'essais techniques en conditions commerciales, au cours de laquelle seront testées les capacités de l'avion géant à être accueilli dans les principaux aéroports du monde.

A l'issue de ces 17 jours d'essais en vol, avec escales dans sept aéroports asiatiques notamment et 150 heures de vol dans un environnement opérationnel normal, devrait débuter pour le plus grand avion du monde la procédure d'obtention de la certification.

Celle-ci est attendue à la mi-décembre par Airbus, qui a enregistré mardi sa première annulation de commande (10 avions cargo A380 par la société américaine Fedex) après l'annonce de retards dans la livraison de ces appareils. Des retards qui ont fait plonger le géant d'aéronautique et de défense européen EADS dans le rouge, avec une perte nette de 195 millions d'euros au troisième trimestre, contre un bénéfice de 279 millions un an plus tôt.

Une situation qui inquiète notamment le gouvernement français, dont le Premier ministre Dominique de Villepin prévoit de se rendre mardi à Toulouse (sud-ouest) pour "trouver les solutions" aux problèmes du constructeur aéronautique.

Lundi, l'avion, qui pourra accueillir de 555 passagers, en aménagement standard avec trois classes, à 840 dans sa version charter, doit décoller vers 10h00 loacles de Toulouse avec aux commandes des équipages d'Airbus ainsi que des pilotes des autorités de certification européenne (EASA - Agence européenne de la sécurité aérienne -) et américaine (FAA - Federal Aviation Administration).

Cette dernière campagne d'essais sera effectuée par l'avion portant le numéro de série MSN002 et propulsé par quatre réacteurs Trent 900 du Britannique Rolls Royce. Une autre motorisation, le GP7200 de l'Américain General Electric, est également proposée aux compagnies aériennes.

Lors de ces vols seront réalisés des essais relatifs à toutes les opérations aéronautiques normales, allant de la maintenance technique de l'appareil, à son approvisionnement en kérozène et à son entretien. Seront également analysées les différentes phases de débarquement et d'embarquement des passagers dans les plus grands aéroports du monde.

L'A380 atterrira tout d'abord à Singapour, siège de Singapore Airlines, qui a déjà commandé 1O avions de ce type. La compagnie, qui a indiqué mercredi qu'il n'y "a pas de changement à (ses) commandes d'appareils auprès d'Airbus", sera d'ailleurs la première à être livrée au second semestre 2007. Il se rendra dans la foulée à Séoul le 15 novembre.

Pour son deuxième vol, l'A380 atterrira à Hong Kong puis à l'aéroport de Tokyo-Narita (Japon) les 18 et 19 novembre. La Chine et les aéroports de Canton (22 novembre), Pékin et Shanghai (23 novembre) seront les étapes du troisième vol.

L'ultime vol de cette dernière campagne d'essais permettra à l'A380 de réaliser depuis Toulouse un tour du monde via les deux pôles par Johannesburg en Afrique du Sud (26 novembre), Sydney en Australie, puis Vancouver au Canada le 29 novembre avant un retour vers Toulouse.

Du 4 au 8 septembre, quatre vols avaient déjà permis à plusieurs centaines de salariés volontaires de l'avionneur européen de tester le confort et l'ergonomie de la cabine.

Cinq A380 (quatre motorisés par Rolls Royce, un par General Electric) participent actuellement au programme d'essai, totalisant 730 vols et 2.300 heures de vol dans toutes les conditions climatiques. L'A380 a fait jusqu'à présent l'objet de 149 commandes fermes (dont 15 en version cargo) et 17 intentions d'achat par 16 compagnies aériennes.

© AFP Agence France-Presse

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Sommet sur le micro crédit à Halifax

    

Le Nobel de la paix Yunus ouvre un sommet sur le micro-crédit à Halifax
HALIFAX (AFP)

Discours du prix Nobel de la paix Muhammad Yunus lors de l'ouverture du sommet global du micro-crédit, le 12 novembre 2006 à Halifax© AFP David Boily
Plusieurs personnalités, dont le prix Nobel de la Paix Muhammad Yunus et la reine Sophie d'Espagne, ont ouvert dimanche un sommet à Halifax sur le micro-crédit qui permet à des millions de pauvres de survivre dans le monde.

Plusieurs milliers de délégués provenant d'une centaine de pays se sont déplacés pour l'occasion, incluant des ministres, des spécialistes du développement et des représentants de la fondation Bill et Melinda Gates.

"Faisons de ce sommet une occasion historique pour créer un monde sans pauvreté", a déclaré Muhammad Yunus, considéré comme le père de cette méthode de développement, lors de la cérémonie d'ouverture.

"J'espère que ceux qui doutaient de nous seront (désormais) de notre côté", a-t-il lancé, appelant à reléguer la pauvreté au "musée".

D'ici 2015, les participants au sommet global du micro-crédit, qui se tient du 12 au 15 novembre, espèrent aider quelques 175 millions de personnes, issues des populations les plus pauvres du globe, en finançant la mise sur pied de petites entreprises.

"Aujourd'hui, nous sommes déjà 100 millions. Nous avons créé l'événement. Ce n'est pas l'argent l'important, c'est la volonté", a déclaré à l'AFP M. Yunus en marge du sommet, en référence à l'objectif déjà proclamé à Washington en 1997 d'avancer un micro-crédit à quelque 100 millions de personnes en 2005.

Le micro-crédit a été projeté au premier rang de l'actualité avec l'attribution en octobre du Prix Nobel de la Paix au Bangladais Muhammad Yunus, surnommé le "banquier des pauvres".

Les micro-crédits, qui atteignent en moyenne 100 dollars, ne s'accompagnent d'aucune demande de garantie collatérale, permettant à des personnes pauvres de démarrer ou poursuivre des activités commerciales comme la vente de nourriture ou celle de produits faits à la main.

"C'est avec beaucoup de plaisir que je participe à ce sommet", a déclaré la Reine Sophie lors de son discours, expliquant avoir revêtu pour l'occasion un châle acheté à un groupe de femmes du Bangladesh ayant bénéficié de micro-crédits.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Peter MacKay, a annoncé aux délégués que le Canada avait approuvé une aide de 40 millions (35 millions USD) pour financer différents projets de micro-crédits en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient.

Le Premier ministre pakistanais, Shaukat Aziz, également présent à la cérémonie d'ouverture, a affirmé que la pauvreté était à ses yeux "le plus grand défi auquel nous faisons face en ce moment".

MM. Aziz et MacKay, de même que la Reine Sophie, ont rendu hommage au travail de Muhammad Yunus pour "avoir développé et fait la promotion du micro-crédit". La banque Grameen, que M. Yunus a fondée, a prêté à plus de 6,6 millions de personnes depuis 1976.

C'est dans une ambiance optimiste et festive qu'a été lancé le sommet global du micro-crédit, qui faisait notamment place à la présentation de vidéo-clips et de spectacles de danses africaines.

Les participants, qui étaient invités à signer une "déclaration de soutien", ont aussi pu entendre des témoignages de personnes ayant bénéficié de micro-crédit.

Le défi auquel font face Muhammad Yunus et ses partisans est toutefois colossal. Selon les estimations des experts, entre 1 et 1,2 milliard de personnes vivent aujourd'hui dans le monde avec moins d'un dollar par jour, surtout en Asie.

Début novembre, les promoteurs du micro-crédit ont reconnu qu'ils n'avaient pas atteint les objectifs qu'ils s'étaient fixés en 1997 à Washington. Ceux-ci espéraient alors rendre le micro-crédit disponible à quelque 100 millions de personnes.

A Halifax, certains délégués, dont des ministres, soulignaient que le micro-crédit n'est pas une "panacée". Mais si elle est utilisée avec des efforts pour améliorer l'éducation et la santé, cette méthode peut avoir un impact important pour "éradiquer la pauvreté", ont-ils fait valoir.

© AFP Agence France-Presse

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jeudi 9 novembre 2006

Renault étend son partenariat avec Mahindra pour fabriquer des Logan

Inde: Renault étend son partenariat avec Mahindra pour fabriquer des Logan
PARIS (AFP)

Une Logan au salon automobile de Genève, le 1er mars 2005© AFP/Archives Philippe Desmazes
Les constructeurs français Renault et indien Mahindra vont renforcer leur partenariat et construire une usine d'assemblage commune en Inde pour la production notamment de la Logan, modèle bon marché du constructeur français, ont-ils annoncé jeudi lors d'une conférence de presse.

La production de cette nouvelle usine détenue par une société commune à 50-50 débutera en 2009 avec une capacité initiale de 300.000 véhicules par an, dont des Logan et des Mahindra, portée ensuite à 500.000 d'ici 2012.

Renault construira en outre sur le même site une usine de moteurs, a précisé son PDG Carlos Ghosn.

Renault et Mahindra avaient annoncé en février 2005 un partenariat en vue de produire et vendre la Logan en Inde à partir de 2007. Ils avaient alors évoqué une capacité de production de 50.000 véhicules par an.

"Nous devons nous développer pour faire face à la demande (en Inde)", a expliqué le vice-président et directeur du groupe indien, Anand Mahindra, pour justifier cet accroissement de capacité.

Le marché automobile indien a bondi de 68% entre 1998 et 2003 pour atteindre 1.040.000 véhicules en 2004, selon Renault.

L'Inde, qui compte plus d'un milliard d'habitants, a affiché un taux de croissance de son PIB de 8,9% sur un an au deuxième trimestre 2006.

Pour Mahindra, quatrième constructeur indien et spécialiste des véhicules utilitaires et tout-terrain, ce nouvel accord permettra un élargissement de l'offre de véhicules particuliers, "un marché en pleine expansion en Inde".

M. Mahindra a précisé que l'accord ne prévoyait pas de "participations croisées. C'est une joint-venture pure et simple".

M. Ghosn, également PDG de Nissan, a indiqué que le constructeur japonais pourrait se joindre à ce partenariat: "Nissan va peut-être nous rejoindre. Mais il y a nécessité de prendre un peu de temps pour se familiariser avec le marché. A l'horizon de quatre mois, la décision pourra être prise par Nissan".

Déjà produite en Roumanie, au Maroc et en Colombie, bientôt en Iran (accord signé en mai 2006) et en Russie (en 2007), la Logan est destinée surtout aux pays émergents mais est aussi commercialisée dans les pays occidentaux.

"Nous ne prévoyons pas pour l'instant d'exporter d'Inde vers l'Europe", a assuré M. Ghosn.

© AFP Agence France-Presse

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Energie: la frénésie d'achats se poursuit avec Iberdrola-Scottish Power

    

Energie: la frénésie d'achats se poursuit avec Iberdrola-Scottish Power
PARIS (AFP)

Le vice-président du groupe espagnol Iberdrola, Ignacio Sanchez Galan, le 9 septembre 2006 à Madrid© AFP/Archives Bru Garcia
La frénésie d'achats en Europe dans le secteur de l'électricité se poursuit sans relâche, le numéro deux espagnol Iberdrola semblant prêt à son tour à se lancer dans la bataille en jetant son dévolu sur le britannique Scottish Power pour 17 milliards d'euros.

Le groupe espagnol, fort de ses juteux bénéfices, a indiqué jeudi étudier "plusieurs possibilités et opportunités d'investissement sur le marché", sans vouloir être plus précis.

Mais selon la presse espagnole la cible est clairement identifiée: le britannique Scottish Power, qui avait déjà fait l'objet d'une tentative d'OPA avortée du géant allemand E.ON il y a un an. Dès mercredi, Scottish Power avait révélé avoir été approché en vue d'un achat sans dévoiler l'identité du candidat.

Scottish Power, qui fournit 5,1 millions de clients en gaz et en électricité au Royaume-Uni, a vu son action bondir de presque 19% à l'annonce de la nouvelle, atteignant un record historique. En termes de part de marché, il est le numéro cinq national du gaz (9%) et le numéro six de l'électricité (13%).

Jeudi, peu après l'ouverture, le titre Iberdrola reculait de 2,69%.

Les deux groupes fusionnés disposeraient d'actifs d'une valeur de 50 milliards d'euros, pour un chiffre d'affaires de 21 milliards d'euros et avec 23 millions de clients, selon la banque Fortis.

"Scottish Power est une cible depuis longtemps", explique à l'AFP Colette Lewiner, directrice énergie du cabinet Capgemini.

"Cette annonce pourrait siffler le coup d'envoi d'un vrai combat pour contrôler Scottish Power", selon des analystes de Santander Investment.

"De tout façon, l'équation est simple: à terme, il y aura au mieux six grands acteurs européens du secteur. Tous se disent qu'ils doivent grossir pour avoir une place", analyse Guillaume Bousson, spécialiste Energie du cabinet Eurogroup.

"Parmi eux, il y aura E.ON, EDF, Suez-GDF, sûrement Enel (Italie), qui pour l'instant est seul, et donc les Espagnols qui tentent aussi", ajoute-t-il.

La nécessité de croître se justifie, selon lui, "par le poids financier des investissements de capacité de production et du renforcement des réseaux".

L'Espagne, avec ses opérateurs rentables, mais de taille moyenne, tente depuis des années de se doter d'un champion énergétique et elle se retrouve, une fois de plus au coeur de la mêlée dans la grande bataille électrique européenne.

Depuis la fin des années 90, il y eu pas moins de six tentatives de concentration dans le pays. Et depuis fin 2005, le premier électricien du pays, Endesa, est très convoité.

Il l'a été d'abord par son concurrent espagnol Gas Natural, dans le cadre d'une tentative de créer un champion national avec l'assentiment du gouvernement, puis plus récemment par l'Allemand E.ON qui désormais tient la corde.

La semaine dernière, Madrid, après avoir mis des bâtons dans la roues du groupe allemand, a en partie cédé face à la pression de la Commission européenne et levé l'un des principaux obstacles à l'OPA d'E.ON.

Si elle se confirmait, l'offre d'Iberdrola sur Scottish Power illustrerait un changement de stratégie des groupes espagnols, prêts à l'offensive désormais hors d'Espagne.

"Cela pourrait vouloir dire que les Espagnols renonceraient à se faire un champion national", estime Mme Lewiner.

De plus, le projet Iberdrola-Scottish Power ne serait pas dénué d'intérêt stratégique, selon une source proche du dossier: "Iberdrola, co-actionnaire de plusieurs centrales nucléaires en Espagne, jouit d'un savoir faire en la matière, et comme Londres veut renouveler son parc vieillissant, il y a un intérêt à bien se positionner".

© AFP Agence France-Presse

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mercredi 8 novembre 2006

Jacques Chirac annonce 3 milliards d'euros pour les PME sur six ans

Jacques Chirac annonce 3 milliards d'euros pour les PME sur six ans
PARIS (AFP)

Le président Jacques Chirac est photographié le 08 novembre 2006 à la Caisse des Dépôts et consignations à Paris où il a prononcé un discours à l'occasion du 190e anniversaire de cette institution.© AFP Patrick Kovarik
Le président Jacques Chirac a annoncé mercredi que trois milliards d'euros seraient investis sur une période de six ans dans les PME les plus dynamiques, lors d'un discours à l'occasion du 190e anniversaire de la Caisse des dépôts et consignations.

"La Caisse des dépôts s'est engagée à investir deux milliards d'euros sur une période de six ans. Cela correspond à un doublement de son effort" en faveur des PME, a dit M. Chirac.

"De leur côté, les partenaires privés investiront un milliard d'euros sur la même période, dont quatre cents millions sont d'ores et déjà acquis. Au total, ce sont donc trois milliards d'euros qui vont venir renforcer, durant les six prochaines années, le capital des PME françaises les plus dynamiques", a-t-il déclaré.

Annoncé début janvier par le président de la République, ce nouveau dispositif, fondé sur un partenariat public-privé, veut encourager le développement du capital risque et du capital développement, qui restent peu développés en France, avec 1,4 milliards d'euros d'investissements comptabilisés en 2005.

Le coup d'envoi de cette structure, baptisée "France Investissement", doit être officiellement donné jeudi par les ministres Thierry Breton (Economie) et Renaud Dutreil (PME).

Elle n'investira pas directement dans des PME mais apportera 500 millions d'euros par an pendant six ans, soit 3 milliards au total, à plusieurs "fonds de fonds", ces fonds qui financent des fonds d'investissements. Ce sont ces derniers qui investiront dans les petites et moyennes entreprises jugées "à potentiel".

Certains de ces fonds de fonds, placés sous la houlette de la Caisse des dépôts, seront à dominante publique. D'autres seront initiés par des acteurs privés mais bénéficieront aussi d'un soutien minoritaire de la CDC.

Afin de doper la croissance des PME, la Caisse des dépôts investira ainsi 300 millions par an chaque année, contre 150 millions à l'heure actuelle, a-t-on précisé de source gouvernementale.

Côté privé, les trois plus grosses compagnies d'assurances françaises, AGF, Axa et Groupama, et trois des plus grandes banques, Société générale, les Caisses d'Epargne et Natexis-Banques populaires se sont engagées à investir environ 400 milliards d'euros au total en 2007. D'autres pourraient rejoindre le dispositif plus tard.

AGF et Groupama apporteraient 50 millions d'euros chacun l'an prochain, Axa de 25 à 50 millions, la Société Générale et les Caisses d'Epargne 105 millions chacun et Natexis-Banques Populaires 55 millions.

L'objectif serait que les partenaires privés de France Investissement investissent au total un milliard d'euros sur six ans.

Un conseil d'orientation, présidé par l'ancien président de l'Association pour la création d'entreprise René Ricol, chapeautera l'ensemble du dispositif et en déterminera la stratégie.

© AFP Agence France-Presse

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mardi 7 novembre 2006

Première commande d'A380 annulée pour Airbus, FedEx le remplace par Boeing

Première commande d'A380 annulée pour Airbus, FedEx le remplace par Boeing

   
       

    © AFP   

Un A380 au décollage le 4 octobre 2006 à Toulouse

NEW YORK (AFP) - 07/11/2006 20h59 - Le groupe américain de messagerie et de colis Fedex a annoncé mardi l'annulation d'une commande de 10 avions cargo A380 du constructeur européen Airbus pour les remplacer par des Boeing, devenant ainsi le premier client à renoncer à l'avion géant européen.

Tout en annulant cette commande d'A380, ambitieux projet du plus gros avion du monde qui est pour l'heure la cause de sérieuses difficultés pour Airbus, FedEx a annoncé la commande de 15 B777 cargo chez Boeing et placé une option d'achat pour 15 autres appareils identiques.

"La décision d'acheter des B777 a été prise après qu'Airbus a annoncé des retards significatifs dans la livraison d'A380", a expliqué FedEx qui avait passé la commande initiale à la mi-janvier 2005.

Pour Airbus, cela va entraîner un manque à gagner de 2,8 à 3 milliards de dollars tandis que Boeing va empocher de 3,4 à 3,6 milliards avec la commande ferme, selon les prix catalogue des constructeurs.

L'annulation de FedEx réduit le nombre de commandes fermes pour le super jumbo de 159 à 149 appareils. Boeing porte pour sa part de 25 à 40 le nombre de commandes fermes --depuis le début de cette année-- pour son long-courrier B777.

Le B777 cargo, présenté par Boeing comme le plus gros appareil de sa catégorie, est récent sur le marché. Il avait été lancé en mai 2005 "pour répondre à une demande croissante en avions cargo longue-distance et de grande capacité", selon le groupe américain, qui souligne symboliquement qu'Air France a été le premier client de l'appareil.

Airbus a dit mardi "regretter" la décision de FedEx et a indiqué garder confiance dans l'A380 cargo, bien que le programme A380 connaisse des problèmes d'industrialisation persistants depuis 2005.

Boeing s'est pour sa part dit "impatient de travailler avec FedEx et d'ouvrir un nouveau chapitre de nos relations".

Cet épisode est le premier camouflet du genre pour Airbus, qui avait notifié début octobre à tous ses clients un nouveau retard, le troisième, dans le calendrier de livraisons de son avion géant A380, soit un décalage du programme de près de deux ans comparé au plan initial.

Désormais, le premier A380 sera livré fin 2007 dans sa version d'avion de ligne et en 2010 dans sa version cargo. FedEx devait être le premier client à recevoir une livraison d'A380 en version cargo.

Jusqu'ici, les déboires de l'avionneur européen avec son avion à double pont avaient laissé ses clients partagés, certains maintenant leur soutien à Airbus, d'autres manifestant de la défiance et exigeant des compensations financières.

Mardi, l'allemand Lufthansa et l'américain UPS, principal concurrent de FedEx, ont ainsi indiqué maintenir leurs commandes d'A380. Le mois dernier, l'australien Qantas a ajouté huit appareils à sa commande d'A380.

En revanche, Air France s'est mis à négocier des indemnités pour les retards et le transporteur thaïlandais Thai Airways a dit qu'il allait "repenser sa stratégie" pour ses futures commandes.

Airbus a prévu de provisionner 1 milliard d'euros pour dédommager ses clients de l'A380, selon la presse britannique.

A ce stade, l'A380 se traduira par un manque à gagner de 6,3 milliards d'euros entre 2006 et 2010, avait annoncé le mois dernier EADS, la maison-mère de l'avionneur.

Airbus a parallèlement dû lancer un sévère plan d'économies qui va se traduire par des suppressions d'emplois, non détaillées à ce jour, et par la réduction de 80% du nombre de fournisseurs, ce qui suscite l'inquiétude des syndicats.

A ces difficultés s'ajoutent aussi des critiques sur la taille de l'A380, qui a déjà contraint certains aéroports à prévoir des travaux d'agrandissement pour pouvoir accueillir l'appareil.

Récemment, le patron du transporteur Japan Airlines a jugé l'A380 "complètement contraire au marché actuel de l'aviation", qui privilégie les avions de taille moyenne et économes en carburant.

Enfin, le conseil d'administration d'EADS, maison mère d'Airbus, n'a pas encore franchi mardi le pas du lancement industriel de son projet de long courrier A350XWB, d'un coût évalué à environ 10 milliards d'euros, a-t-on appris de sources concordantes.

Le groupe s'est refusé à donner le moindre détail sur cette "réunion interne", qui s'est tenue à Amsterdam.

Une source proche du dossier a toutefois indiqué que le CA avait abordé le dossier de l'A350, "un programme nécessaire pour répondre aux attentes des clients sur ce créneau qui représente 40% du marché mondial".

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lundi 6 novembre 2006

OMC: Gordon Brown et des grands patrons pressent pour un accord

OMC: Gordon Brown et des grands patrons pressent pour un accord
LONDRES (AFP)

Gordon Brown le 24 septembre 20006 à Manchester© AFP/Pool/Archives John Gilles
Le ministre britannique des Finances, Gordon Brown, et les dirigeants de plusieurs multinationales, dont le Français Bernard Arnault, ont appelé lundi dans le Times à reprendre et achever les négociations commerciales multilatérales à l'OMC.

M. Brown, successeur le plus probable du Premier ministre, Tony Blair, ainsi que les patrons de BP, Vodafone, LVMH, Citigroup, GlaxoSmithKline, Goldman Sachs, Diageo et Wal-Mart ont dénoncé le protectionnisme et prôné une campagne d'action commune des entreprises et des gouvernements favorables à la poursuite de la libéralisation du commerce mondial.

"Trois mois se sont passés depuis que les négociations commerciales mondiales ont calé, et le temps est venu de mettre en oeuvre une action commune et concertée pour relancer le processus d'un accord commercial ambitieux", a déclaré M. Brown dans une tribune.

"Bien que le temps soit compté, je crois que nous pouvons faire des progrès tous ensemble", a-t-il poursuivi.

"L'Europe devrait maintenant aller bien au-delà de son offre initiale de réduction de 39% des taris agricoles. Elle pourrait même dépasser les 51% que l'on évoque actuellement". "De la même façon, les Etats-Unis pourraient et devraient proposer plus que la baisse de 53% dans le soutien qu'ils apportent à leurs agriculteurs", a souligné le ministre.

"Le Brésil pourrait et devrait aller au-delà de son engagement à réduire les tarifs sur les produits industriels, l'Inde en faisant autant sur les services", a ajouté M. Brown.

Des désaccords, principalement en matière agricole, avaient empêché en juillet de boucler les négociations du cycle de Doha, qui devait initialement s'achever en 2004. Les 149 membres de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) doivent désormais se dépêcher s'ils veulent trouver un accord avant l'expiration fin juin 2007 des pouvoirs spéciaux de négociation commerciale déférés à la Maison Blanche par le Congrès américain.

"Une brève occasion, probablement la dernière, se présente avant l'expiration en juillet de la Trade Promotion Authority", ont souligné les dirigeants d'entreprises dans une lettre commune.

"Nous demandons instamment aux responsables de reprendre les négociations et de parvenir à un accord qui profitera au monde entier pendant des décennies", ont-ils ajouté.

© AFP Agence France-Presse

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