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vendredi 27 octobre 2006

La Fnac n'est pas en vente

La Fnac "n'est pas en vente", selon son président Denis Olivennes
PARIS (AFP)

Photo d'un magasin Fnac prise le 27 septembre 2006 à Paris© AFP/Archives Fred Dufour
Le président de la Fnac (groupe PPR), Denis Olivennes, affirme que l'enseigne de distribution de produits culturels, qui a fait l'objet récemment de rumeurs de cession, "n'est pas en vente", dans une interview au Figaro vendredi.

"La Fnac n'est pas en vente. Il n'y a aucun dossier de cession. Les banques, dont on a dit qu'elles étaient chargées de l'opération, ont démenti", déclare M. Olivennes.

Le président de la Fnac, qui a présenté jeudi aux cadres de l'entreprise son plan stratégique "100% clients" pour 2007-2010, explique que celui-ci vise d'abord à "accélérer la croissance rentable en ouvrant de nouveaux magasins (cinq par an en France, huit à dix à l'étranger) et en gagnant des parts de marché".

L'objectif est d'atteindre un taux de rentabilité de 5%, et une hausse du chiffre d'affaires de 10% par an, précise Le Figaro.

Par ailleurs, la Fnac compte lancer "de nouveaux services (formation, assistance pour les produits numériques) qui pourraient représenter 70 à 90 millions de chiffre d'affaires", et l'enseigne doit se centrer "sur ses clients", poursuit M. Olivennes.

Concernant la grève qui s'est déroulée jeudi à la Fnac à l'appel des syndicats CGT, FO, Sud, CNT et CFDT Paris, M. Olivennes affirme que "depuis trois ans, il y a eu beaucoup d'appels à la grève mais ils n'ont jamais été suivis".

"Je ne désespère pas de construire un vrai partenariat social avec ceux qui le souhaitent", ajoute-t-il.

Alors que les syndicats dénoncent un "plan social déguisé" visant à supprimer "1.000 emplois, dont la moitié de disquaires", M. Olivennes affirme que "dans les trois ans, il y a 1.000 disquaires, vendeurs de travaux photos ou administratifs qui devront se reconvertir".

"Il y a 3.000 postes pour accueillir ceux qui doivent changer de métier: 1.000 dans les nouveaux magasins ou sur la vente de produits techniques et 2.000 libérés par le turnover naturel", ajoute-t-il.

© AFP Agence France-Presse

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Euronext va nommer un expert indépendant pour étudier la fusion avec le Nyse

Euronext va nommer un expert indépendant pour étudier la fusion avec le Nyse
PARIS (AFP)

Logo d'Euronext© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
Euronext va désigner un expert indépendant pour examiner son projet de rapprochement amical avec la Bourse de New York (Nyse), comme l'y oblige la nouvelle réglementation boursière française, a-t-on appris vendredi auprès du groupe boursier paneuropéen.

"La nouvelle réglementation oblige la nomination d'un expert indépendant, c'est une mesure dont nous sommes extrêmement satisfaits car elle va permettre de mener une analyse totalement indépendante de tout autre conseil", a déclaré à l'AFP une porte-parole d'Euronext.

"Cette procédure ne retarde pas le calendrier en cours de l'opération", qui prévoit une assemblée générale extraordinaire des actionnaires d'Euronext courant décembre pour approuver l'accord de fusion signé au printemps avec le Nyse, et un parachèvement du processus au premier trimestre 2007, a-t-elle ajouté.

Le règlement général de l'Autorité des marchés financiers (AMF) avait été enrichi le mois dernier de nouvelles mesures de régulation des offres publiques d'achat. L'AMF a notamment élargi le recours à l'expertise indépendante, en prévoyant la désignation systématique d'un expert par les sociétés cibles d'une offre publique notamment lorsque l'opération est susceptible de "générer des conflits d'intérêts".

Euronext, groupe paneuropéen de droit néerlandais coté sur quatres marchés actions (les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne) avait désigné parmi l'ensemble de ses régulateurs l'AMF comme l'autorité compétente à statuer sur son projet de rapprochement avec le Nyse.

L'accord signé au printemps par les dirigeants d'Euronext conduira de facto à un rachat du groupe par le Nyse pour environ dix milliards de dollars et prévoit pour l'instant une réprésentation minoritaire des Européens dans le conseil d'administration du groupe fusionné Euronext-Nyse, avec 9 sièges sur 20.

A ce titre, il a été vivement critiqué ces derniers mois par certains actionnaires d'Euronext et des responsables politiques, dont le ministre français des Finances Thierry Breton, qui le jugent déséquilibré, une conclusion relayée le mois dernier par le rapport Lachmann commandé par l'association Paris Europlace.

Selon le quotidien Le Figaro vendredi, ce sujet de la gouvernance serait au centre de l'expertise indépendante que va devoir mener Euronext.

Pour tenter de déminer ces critiques, le PDG du Nyse John Thain a déclaré dans un entretien jeudi au quotidien International Herald Tribune que la question de la direction du futur groupe "est toujours ouverte, et reste un sujet de discussion".

"Nous avons un accord, et nous avons passé beaucoup de temps à négocier la structure actuelle", mais "cela ne signifie pas qu'on ne peut pas la changer", a-t-il déclaré.

M. Thain a dans cet entretien laissé entendre pour la première fois qu'Euronext pourrait obtenir davantage de sièges, même en l'absence d'un rapprochement du groupe paneuropéen avec la Bourse de Milan ou de celle de Francfort qui entraînerait un accroissement de sa représentation au conseil du futur groupe en vertu de l'accord de fusion.

© AFP Agence France-Presse

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The Economist souhaite à la France une Madame Thatcher

    

The Economist souhaite à la France une "Madame Thatcher"
LONDRES (AFP)

Le siège de l'hebdomadaire britannique The Economist à Londres© AFP Alessandro Abbonizio
La France a besoin d'une "Madame Thatcher", affirme vendredi l'influent hebdomadaire britannique The Economist en préambule d'un dossier qui dresse un tableau sombre de l'état actuel du pays.

Dans un cahier spécial de 16 pages, le journal compare la France de 2006 à la Grande-Bretagne des années 70, un pays alors jugé sur le déclin et impossible à réformer jusqu'à l'arrivée de la "Dame de Fer".

The Economist, qui défend une politique libérale, fustige le chômage, les 35 heures, l'ampleur des dépenses de l'Etat, la faillite de l'université et l'intégration ratée des minorités. Il appelle aussi à "repenser" une politique étrangère et dénonce la "paralysie" générale du pouvoir à Paris.

"La vraie question n'est pas de savoir si la France est réformable -car la réponse est oui. C'est de savoir s'il y a une Madame (en français dans le texte, NDLR) Thatcher ayant le courage de s'en prendre aux avantages acquis", écrit le magazine dans un éditorial.

Après avoir douté des capacités de Laurent Fabius, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn à endosser un tel rôle, le journal se veut rassurant: le prochain président français "n'aura pas besoin d'être aussi dur" que Mme Thatcher, Premier ministre britannique conservateur de 1979 à 1990.

Selon The Economist, "si le prochain président français peut faire passer les réformes qui rendront sa compétitivité au pays, la France pourrait rebondir bien plus vite que ce que pensent les +déclinologues+" (également en français dans le texte, NDLR).

Car en France, "à chaque faiblesse ou presque correspond un point fort", énumère le journal: une productivité et des multinationales parmi les meilleures au monde, des fonctionnaires certes nombreux, mais "dont la qualité est admirée", enfin des grandes écoles de très haut niveau.

Le journal salue aussi la démographie de la France, "meilleure que celle de ses voisins".

Pour The Economist, le malaise français tient d'abord à ce que "l'économie a perdu du terrain".

"En termes de PIB (produit intérieur brut) par tête, les Français sont passés en 25 ans de la 7e à la 17e place", relève l'hebdomadaire, et ceux-ci "ressentent bien cette dégringolade".

The Economist incrimine "une économie lourdement planifiée qui a atteint ses limites", même si elle permet encore des réussites telles que le train à grande vitesse TGV.

Enfin les hommes politiques auraient "manqué avec constance d'expliquer aux citoyens pourquoi le pays ne pouvait continuer ainsi".

A eux, en vue des élections de 2007, de convaincre les électeurs que "l'efficacité économique et la justice sociale peuvent être compatibles".

© AFP Agence France-Presse

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PSA grandit en Chine pour être davantage présent sur le 3e marché mondial

    

PSA grandit en Chine pour être davantage présent sur le 3e marché mondial
PEKIN (AFP)

(de g à d) L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin le Pdg de PSA Jean-Martin Folz, le président Jacques Chirac et son épouse Bernadette lors de l'inauguration de l'Usine PSA, le 27 octobre 2007 à Wuhan© AFP Patrick kovarik
La décision de PSA Peugeot Citroën de se doter d'une nouvelle usine en Chine, appelée à être une de ses plus grandes au monde, reflète le poids croissant du marché automobile chinois, désormais le troisième au monde.

"Nous essayons de rattraper le marché. L'usine existante tourne 24 heures sur 24", explique Alexis Vannier, directeur de la communication de PSA, associé en Chine au chinois Dongfeng.

"Avec cette usine, nous serons au niveau des plus grandes usines du groupe (...) Le développement du marché chinois est tellement fort qu'il nous faut préparer l'avenir", a déclaré vendredi le président de PSA, Jean-Martin Folz, à l'occasion de la pose de la première pierre.

Inexistant au début des années 1980 quand la Chine a amorcé son décollage économique, ce marché s'est développé à vive allure à mesure de l'émergence d'une classe moyenne.

A l'instar de PSA, les grands constructeurs étrangers se sont à peu près tous implantés localement, obligatoirement liés à un partenaire local dans une coentreprise à 50-50, et augmentent peu à peu leurs capacités de production.

L'an dernier, avec des ventes globales de 5,92 millions de voitures particulières, cars, bus et autres véhicules utilitaires, le marché chinois, en progression de 14% sur un an, est devenu le troisième au monde après les Etats-Unis et l'Union européenne. Et il devrait progresser encore en 2006.

La Chine a même exporté plus de véhicules (173.000, selon les Douanes) qu'elle n'en a importé (160.000).

Sur les neuf premiers mois de l'année, les ventes de voitures passagers et véhicules utilitaires ont progressé de 26,4% à 3,59 millions unités, selon une association professionnelle.

Ces chiffres confortent les prédictions d'analystes selon lesquels dès cette année, la Chine détrônera l'Allemagne en tant que troisième fabricant d'automobiles, néanmoins loin derrière les Etats-Unis et le Japon.

De ce vaste marché, Dongfeng Peugeot Citroën Automobiles n'occupe qu'une petite part, avec ses quelque 140.400 voitures vendues en 2005.

Le groupe qui sera doté d'une capacité de production de 450.000 véhicules à la mise en service de sa nouvelle usine en 2009, table cette année sur plus de 200.000 unités commercialisées.

Il restera encore loin du numéro un étranger, l'américain GM, qui a ravi à la marque allemande Volkswagen le privilège d'être le plus vendu.

Les coentreprises de General Motors ont vendu 645.680 véhicules entre janvier et septembre, Volkswagen 524.558.

Mais, comme les autres, ces deux constructeurs voient leur marges rognées par une intense compétition sur les prix dans un marché occupé également par une myriade de petits constructeurs locaux. Et la tendance ne pourra que s'intensifier avec l'accroissement des capacités de production.

Les autorités s'inquiètent des surcapacités de l'industrie et entendent restructurer sa composante chinoise, pour n'en garder que les plus grands acteurs, parmi lesquels FAW, Dongfeng, SAIC, Chang'an ou BAIHC, tous engagés dans des partenariats avec les sociétés étrangères, ou des groupes plus modestes mais connaissant une forte progression, comme Chery.

© AFP Agence France-Presse

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Emirates annule la commande de dix Airbus A-340-600

Emirates annule la commande de dix Airbus A-340-600
LONDRES (AFP)

La commande de 10 Airbus A-340-600 faisait partie d'un contrat conclu le 16 juin 2003 entre les patrons d'alors d'Airbus, Noël Forgeard (D), et d'Emirates, cheikh Ahmed Ben Saïd Al Maktoum, au Bourget© AFP/Archives Frederick Florin
Le président de la compagnie aérienne Emirates de Dubaï a annoncé vendredi l'annulation d'une commande de dix Airbus A340-600, considérés comme obsolètes, selon un porte-parole du groupe.

La compagnie avait annoncé en avril qu'elle voulait retarder sine die la commande à Airbus de de ces appareils, afin d'attendre une version moins gourmande en kérosène.

Le président Tim Clark, qui visitait vendredi à Heathrow les nouvelles installations destinées à accueillir le futur A380, a indiqué que la commande, qui porte aussi sur 10 options, avait été annulée, selon le porte-parole.

Celui-ci a précisé qu'Airbus avait indiqué à Emirates "que la commande avait déjà été reprise par quelqu'un d'autre".

Passée en 2003, elle représentait un montant de 4,2 milliards de dollars avec les options, et les premiers appareils devaient être livrés en 2007.

Emirates a pris cette décision d'annulation "parce que la technologie a évolué et que l'avion n'avait pas les caractéristiques qu'on pouvait espérer", a précisé le porte-parole. Notamment, "il est bien plus lourd" que ce qui était initialement prévu "et d'autres appareils sont arrivés sur le marché, beaucoup plus économes (en kérosène) et donc plus avantageux".

Emirates compte remplacer cette commande par des Boeing 777 et a également l'intention de faire son choix entre le Boeing 777, le Boeing 747-Stretch et l'Airbus A350, a déclaré le porte-parole.

Il n'est en revanche pas question pour l'instant d'annulations dans la commande de 43 A380 par Emirates, a-t-on appris de même source.

M. Clark, a-t-on indiqué, a précisé à Heathrow qu'il n'a eu "aucune discussion" avec Airbus sur d'éventuels dédommagements après l'annonce en début de mois d'un troisième retard de livraison de l'avion géant.

Il a confirmé l'envoi d'une équipe d'ingénieurs d'Emirates chez Airbus à Toulouse et Hambourg pour se rendre compte de l'état d'avancement de la construction de l'avion, en estimant qu'"il faudrait être fou" pour exclure la possibilités de nouveaux retards, selon le porte-parole.

© AFP Agence France-Presse

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La révolution discrète des vieux qui rajeunissent en cachette

La révolution discrète des vieux qui rajeunissent en cachette

DÉMOGRAPHIE Pour le professeur de sociologie zurichois François Höpflinger, les entreprises ont tout à gagner à changer leur perception des personnes âgées.

TONUS A 63 ans, le chanteur Mick Jagger pourrait devenir l’icône du rajeunissement socioculturel des personnes âgées qu’évoque le professeur François Höpflinger. Pour le sociologue, il s’agit là d’un phénomène «surprenant et encore peu étudié»./EPA/PATRICK LUX

Les tempes étaient grisonnantes mardi soir dans l'assistance venue nombreuse à la conférence organisée par la Banque Cantonale Vaudoise et le think tank Avenir Suisse, dédiée au travail et à la carrière après 50 ans. Parmi les intervenants, François Höpflinger, professeur de sociologie à l'Université de Zürich, annonce une révolution sous-estimée, celle du rajeunissement social des vieux.

- Les économistes prévoient un cataclysme provoqué par l'augmentation du nombre de rentiers. Qu'en dit le sociologue?

- Le phénomène du rajeunissement socioculturel des personnes âgées est tout à fait surprenant mais encore peu étudié. On assiste pourtant à des comportements qui étonnent les professionnels eux-mêmes. Les animateurs zurichois de Pro Senectute, par exemple, ont été les premiers surpris par le succès incroyable d'un cours de danse du ventre. Autre exemple, Mick Jagger reste un rocker respecté à l'âge de 63 ans, ce qui n'est un problème pour personne aujourd'hui, mais aurait été impensable dans les années 60. Aujourd'hui déjà, des grands-parents apprennent à leurs petits enfants à se servir d'un ordinateur, à utiliser internet ou leur téléphone portable. Souvent, les personnes âgées se cachent pour le faire car ces comportements ne correspondent pas à l'image que l'on se fait des vieux.

- Quelles sont les conséquences dans le monde du travail?

- Les personnes âgées sont toujours plus actives et compétentes et cherchent de nouveaux défis. Au lieu d'être un poids pour la société, comme le veut le cliché, elles représentent désormais un réservoir de créativité et d'énergie. C'est une révolution sous-estimée. Aujourd'hui, une des principales préoccupations des entreprises est de motiver leurs collaborateurs âgés. Certaines sont très créatives et imaginent des programmes originaux dans ce but, mais hésitent à en parler de peur de choquer. De même, les personnes âgées cultivent cette image de démobilisation due au poids de l'âge parce qu'elle correspond à un préjugé. Très souvent, ce ne sont pas les entreprises qui sont réticentes au changement, mais les collaborateurs, en particulier masculins.

- Est-ce que la perception du troisième âge va changer?

- Les personnes âgées seront de moins en moins considérées comme des assistés, mais comme un réservoir de compétences pour les entreprises.

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jeudi 26 octobre 2006

La gratuité de l'information, principal défi à relever selon les éditeurs

La gratuité de l'information, principal défi à relever selon les éditeurs
PARIS (AFP)

La gratuité de l'information est le principal défi que les éditeurs de presse pensent avoir à relever, selon une enquête sur "les priorités des éditeurs de presse" réalisée par le cabinet Seprem et rendue publique jeudi.

Une majorité des éditeurs (30,5%) juge que le "défi le plus important à relever" pour leur entreprise est la "problématique de la gratuité de l'information", devant "l'évolution des contenus rédactionnels" (25,3%) et "l'obligation de changement de modèle économique" (16,9%).

Les nouvelles technologies de l'information (NTIC: internet, téléphones portables...), ne sont citées comme principal défi que par 9,1% des éditeurs.

Elles constituent pourtant une priorité à court terme pour 34,7% d'entre eux, précise l'étude dont les résultats complets seront dévoilés lors du 15e congrès européen de la presse française, qui se tiendra du 22 au 24 novembre prochain à Strasbourg.

Internet et les NTIC sont plus particulierement considérés comme un important support publicitaire.

Pour faire la promotion de leurs publications, la quasi-totalité (90,9%) des éditeurs envisagent d'investir de plus en plus sur internet, alors que seuls 24,9% pensent investir davantage dans les grands médias (affichage, radio, TV, ciné).

De même, 74,1% des éditeurs jugent "de plus en plus important" de réaliser des couplages avec des supports électroniques pour accroître leurs recettes publicitaires.

En outre, 71,8% ont déjà recours aux médias électroniques -- ou envisagent d'y avoir recours à court terme -- pour assurer la promotion au numéro de leur édition papier ou vendre des abonnements.

En revanche, seuls 31,0% y ont recours, ou envisagent d'y avoir recours à court terme, pour vendre des contenus documentaires.

Cette étude a été réalisée au premier semestre auprès d'un échantillon de 480 éditeurs représentatifs de la structure de la presse française en termes de familles de médias et de tailles d'entreprise.

Lors du 15e congrès européen de la presse française, seront également publiés les résultats d'une étude de l'Ipsos sur le même sujet, mais réalisée auprès des lecteurs.

Le congrès, organisé par la Fédération nationale de la presse française (FNPF), aura pour thème: "De l'imprimé à l'écran: à la rencontre des lecteurs, à la conquête des acheteurs".

Pendant deux jours et demi, les principaux éditeurs et acteurs du secteur débattront notamment de l'évolution des contenus rédactionnels face au phénomène du numérique et du problème de la distribution de la presse en France.

© AFP Agence France-Presse

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Les constructeurs auto américains ne parviennent pas à sortir du rouge

Les constructeurs auto américains ne parviennent pas à sortir du rouge
CHICAGO (AFP)

Le logo de Chrysler© AFP/GettyImages/Arch. Tim Boyle
Les trois constructeurs automobiles américains continuent à perdre de l'argent alors qu'ils luttent pour tenter de répondre aux changements de goûts des consommateurs et à la concurrence de plus en plus vive de leurs concurrents japonais.

Le germano-américain DaimlerChrysler a indiqué mercredi en Allemagne vouloir lancer une nouvelle restructuration pour sa filiale américaine Chrysler, qui a essuyé une perte d'exploitation de 1,45 milliard de dollars au troisième trimestre.

La direction a indiqué que "nous n'excluons rien. Chrysler doit simplement redevenir rentable à long terme", ce qui a alimenté des spéculations sur une possible cession de Chrysler, troisième constructeur américain. Mais le groupe s'est empressé de démentir ces spéculations.

Le numéro deux américain Ford, qui procède à une lourde restructuration tout comme le leader du secteur General Motors (GM), a accusé une perte nette de 5,8 milliards au troisième trimestre, affichant une perte cumulée de 7,2 milliards sur les neuf premiers mois de l'année.

GM commence pour sa part à recueillir les fruits de sa restructuration, mieux engagée que chez Ford, affichant une perte nette de 115 millions au troisième trimestre après un trou historique de 10,6 milliards sur l'ensemble de 2005.

Selon plusieurs analystes, la question centrale pour les "Big 3" américains de l'automobile est leur capacité à produire des véhicules que les Américains voudront acheter pour leur valeur propre et non parce qu'ils sont en promotion.

Pour tenter de contrer le succès des véhicules des constructeurs étrangers, principalement Toyota, Honda et Nissan, les Big 3 ont en effet pris l'habitude de recourir à des rabais pour écouler leurs stocks, une tendance qu'ils commencent à abandonner.

Citant les progrès de GM, Robert Barry, de Goldman Sachs, souligne d'autre part que "réduire les coûts n'est pas une mauvaise idée et cela fait assurément gagner du temps à GM, mais c'est assez décevant de voir que GM est proche de son pic de cadence en terme de produits et qu'il ne fait pas encore d'argent en fabriquant ces véhicules".

Depuis les années 90, les constructeurs américains ont bâti leur succès sur les 4x4 et véhicules de loisirs, très rentables à produire et correspondant à l'attrait des consommateurs pour les grosses voitures. Mais ils n'ont pas anticipé l'évolution de la demande, sur fond de montée durable des prix du carburant alors que les concurrents asiatiques lançaient des modèles plus économiques.

Outre leur capacité à produire aujourd'hui des véhicules mieux adaptés, GM, Ford et Chrysler sont tous trois étouffés par leurs coûts salariaux, historiquement élevés, là où les constructeurs japonais, implantés plus récemment aux Etats-Unis, n'ont pas ce passif.

Chrysler mène actuellement de négociations difficiles avec le syndicat de branche UAW pour obtenir des concessions salariales similaires à celles obtenues ces derniers mois chez GM et Ford.

Outre un abaissement des prestations santé et retraites, GM a conclu un plan de départs anticipés auquel 34.000 employés ont souscrit en juin, tandis que Ford a signé avec l'UAW en septembre un plan de départs volontaires.

Face à la concurrence, les constructeurs américains ont accéléré de cinq à deux ans le calendrier de développement de nouveaux véhicules, rapporte David Cole, directeur du Centre de recherche américain sur l'automobile.

Parallèlement, une modification des chaînes d'assemblage --pour produire différents modèles sur un même site-- et les premières fermetures d'usines chez Ford et GM ont permis de réduire de 2.000 à 3.000 dollars par véhicule l'écart de coût de production avec les constructeurs asiatiques, selon la même source.

"Une grande différence avec les restructurations passées est que les constructeurs comprennent mieux aujourd'hui ce qu'il faut faire pour être rentable et que la concurrence est sans relâche", estime M. Cole.

© AFP Agence France-Presse

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Le salaire des morts

Le salaire des morts

Kurt Cobain, le leader du groupe Nirvana qui s'est suicidé à l'âge de 27 ans, a délogé de la première place Elvis Presley dans la liste des célébrités mortes ayant gagné le plus d'argent l'année dernière. Ce nouveau classement a été présenté par le magazine «Forbes».

Kurt Cobain a engrangé 50 millions de dollars en 2005, selon le site internet de «Forbes», qui a passé en revue 13 personnalités décédées. Prouvant que la mort n'empêche pas de continuer à s'enrichir, ce groupe a collectivement récolté 247 millions de dollars.

Elvis Presley, décédé en 1977, a glissé au deuxième rang pour la première fois depuis 2001. Mais il a cependant gagné la confortable somme de 42 millions l'an dernier.

Le créateur de «Peanuts», Charles Schulz, dont les bandes dessinées sont publiées dans des milliers de journaux dans le monde, occupe la troisième place (35 millions dollars), devant le chanteur des Beatles John Lennon (24 millions), et le célèbre scientifique Albert Einstein (20 millions), dont le nom est utilisé pour la production de jeux éducatifs très populaires aux Etats-Unis.

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mardi 24 octobre 2006

Marseille arrive là où Cointrin peine

Marseille arrive là où Cointrin peine

LOW COST L’aéroport inaugure un terminal dévolu aux compagnies à bas prix.

E.B. avec AFP
Publié le 24 octobre 2006
SPARTIATE MP2 a été aménagée à partir d’un ancien hall de fret en bannissant tout superflu./ AFP
SPARTIATE MP2 a été aménagée à partir d’un ancien hall de fret en bannissant tout superflu./ AFP

Autre lieu, même problématique, autre dénouement. L'aéroport de Marseille-Provence inaugurera demain une aérogare entièrement conçue pour les compagnies à bas prix, la première du genre en France, avec l'arrivée attendue d'un million de passagers dès 2007. Cette nouvelle infrastructure, implantée dans l'enceinte aéroportuaire de Marseille, mais totalement indépendante, pourra accueillir six avions simultanément et 3,5 millions de passagers par an en vitesse de croisière.

Cela ne vous rappelle rien? Même pas la volonté de l'Aéroport international de Genève d'implanter une structure pour les avions low cost, plus connue sous le nom de T2? Et bien, Marseille vient de facilement doubler Genève dans cet effort précurseur avec sa nouvelle aérogare. Pourtant, l'aéroport genevois ne peut plus envisager son avenir sans les compagnies à bas coûts.

L'aéroport provençal l'a bien compris. «Le trafic low cost est actuellement de quelque 400 000 passagers par an, nous ne pouvons pas rester à l'écart de ce créneau qui se développe de 25% par an contre 5% pour le marché traditionnel», a encore dit Jean-François Bigay, président de l'aéroport de Marseille.

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lundi 23 octobre 2006

Amgen va pouvoir poursuivre Roche sur le Cera

Amgen va pouvoir poursuivre Roche sur le Cera

LOS ANGELES (ATS)
Un tribunal fédéral américain a rejeté une motion du géant pharmaceutique bâlois Roche visant à empêcher un procès contre lui de l'américain Amgen, premier groupe mondial de biotechnologies.

Dans un communiqué diffusé vendredi dernier, Amgen estime que le Cera, un médicament de Roche contre l'anémie, viole ses brevets sur son médicament Epogen. Roche conteste cette plainte, déclarant que le Cera est lié à un principe chimique qui lui permet d'avoir des effets plus long dans le corps humain que l'Epogen.

Le tribunal de Boston a aussi rejeté une motion de Johnson & Johnson, qui souhaitait intervenir comme co-plaignant dans ce procès, aux côtés d'Amgen.

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dimanche 22 octobre 2006

Novartis escompte lancer sept nouveaux médicaments en deux ans

Novartis escompte lancer sept nouveaux médicaments en deux ans

BâLE (ATS)
Novartis compte lancer sur le marché sept nouveaux importants produits ces deux prochaines années. Des lancements qui entraîneront une hausse des dépenses supérieure à la moyenne dans la vente et le marketing, selon le chef des finances du groupe bâlois.

Parmi ces produits figurent notamment le "Galvus", une préparation contre le diabète, ainsi que le "Tekturna" et l'"Exforge" contre l'hypertension, a précisé ce dernier dans une interview publiée dans le bi-hebdomadaire alémanique "Finanz und Wirtschaft".

"A cet effet, nous avons déjà engagé plus de mille représentants aux Etats-Unis", a ajouté le chef des finances du géant rhénan, Raymund Breu. Du fait de dépenses en augmentation, il est à prévoir "un léger recul" de la marge bénéficiaire dans la division Pharma l'an prochain, selon lui. Mais les améliorations attendues du côté des génériques et des vaccins devraient compenser ce tassement.

Les acquisitions opérées dans ces deux segments vont apporter leur contribution. Les rachats du fabricant de génériques Hexal et du producteur de vaccins Chiron se sont traduits par une diminution des liquidités du groupe bâlois. Se montant à 13,9 milliards de dollars (17,4 milliards de francs) en 2004, elles ont fléchi à 8,5 milliards de dollars.

En considérant les dettes, le "modeste" endettement net de Novartis s'établit à 0,7 milliard de francs, a poursuivi M. Breu. Le groupe des bords du Rhin entend aussi accroître ses dépenses en matière de recherche et développement dans la mesure de la croissance du chiffre d'affaires.

"Nous allons continuer d'investir massivement dans ce domaine", a souligné M. Breu. Les investissements iront notamment aux unités basées à Boston et Bâle. Ils serviront également l'expansion du groupe en Chine.

Pour mémoire, Novartis a vu son bénéfice net après neuf mois en 2006 progresser de 16% par rapport à la même période de l'an passé à 5,5 milliards de dollars. Les ventes se sont quant à elles étoffées de 15% à 27 milliards de dollars.

© SDA-ATS News Service

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Le géant minier brésilien CVRD creuse son nid européen à Saint-Prex

Le géant minier brésilien CVRD creuse son nid européen à Saint-Prex

MATIÈRES PREMIÈRES Discrètement arrivé en février, le premier producteur mondial de minerais de fer est actif en Suisse dans le négoce.

JEAN-MARC CORSET
Publié le 21 octobre 2006
MINE Companhia Vale do Rio Doce (CVRD, ici une vue de la mine brésilienne de Brucutu, à 100 km de Belo Horizonte) a discrètement inauguré, en février, un centre international pour la vente de ces minerais et métaux. / AFP/MOTA
MINE Companhia Vale do Rio Doce (CVRD, ici une vue de la mine brésilienne de Brucutu, à 100 km de Belo Horizonte) a discrètement inauguré, en février, un centre international pour la vente de ces minerais et métaux. / AFP/MOTA

Son arrivée au bord du Léman s'est faite jusqu'à présent sans tambour ni trompette. Pourtant, la Companhia Vale do Rio Doce (CVRD), qui s'est installée à St-Prex en février dernier, n'est pas une entreprise mineure. Il s'agit ni plus ni moins que de la plus grande compagnie minière des Amériques, premier producteur et exportateur mondial de minerais de fer et de grenaille et numéro 2 dans la production de manganèse et d'alliages de fer. Ce géant, originaire de l'un des nouveaux «dragons émergents», le Brésil, est un des principaux fournisseurs de la Chine si gourmande en matières premières. En Suisse, CVRD International SA va s'occuper de la vente de ces minerais et métaux.

CVRD fait l'actualité ces jours en raison de sa gigantesque offre publique d'achat (OPA) sur son concurrent canadien Inco - 2e producteur de nickel et important acteur du cuivre - pour un montant de plus de 15 milliards de dollars USD. Une offre qui expire lundi. Avec ce rachat, CVRD deviendrait également le premier producteur mondial de nickel, devant le russe Norilsk. A noter que le prix de ce métal a atteint un niveau historique record il y a une semaine. Jeudi, le brésilien, coté à New York et parmi les quatre plus importantes sociétés minières de la planète par sa capitalisation, a annoncé avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires des autorités au rachat du canadien dans le cadre de son offre entièrement en espèces! Un feu vert salué hier par le PDG du groupe, Roger Agnelli.

La firme brésilienne a débarqué plus modestement à St-Prex avec le soutien du DEWS, l'organe de promotion économique des cantons de Vaud, Neuchâtel, Jura et Valais. Michel Conne, directeur de projet au DEV, l'entité vaudoise, relève que cette implantation est le fruit de plusieurs mois de contacts. CVRD, dont le siège est à Rio, cherchait une ouverture sur le marché européen. Plusieurs sites étaient en compétition, confirme le porte-parole de CVRD au Brésil. Celui-ci précise que la Suisse a été choisie pour ses «meilleures conditions d'infrastructures et de localisation».

A n'en pas douter, la présence dans la région de nombreuses sociétés de négoce dans les matières premières a également joué un rôle (lire ci-contre). Officiellement, il s'agit d'un transfert de société qui se trouvait précédemment à Nassau, dans les Bahamas. A ce titre, elle est inscrite dans le Registre du commerce en tant que société de participations. Mais, pour l'heure en tous les cas, l'activité promise au site vaudois est le négoce des minerais et métaux extraits dans les mines du groupe.

Extension prévue

CVRD International emploie actuellement près de 30 personnes dans une zone industrielle à St-Prex. Mais la firme brésilienne ne compte pas s'arrêter là. Un nouveau bâtiment doit être construit à proximité afin de fournir les locaux suffisants à son expansion en tant que siège du groupe en Europe. Aucun chiffre, en termes d'emplois projetés, n'est toutefois encore articulé. La question est à l'étude, dit-on au Brésil. La mise à l'enquête n'a d'ailleurs pas encore été lancée mais ne devrait guère poser de problème en cette zone communale.

Avec l'inauguration récente du groupe pharmaceutique Ferring, le syndic Günter Daumer a de quoi se réjouir même s'il ne fait pas d'estimation des rentrées fiscales. Les négociations quant aux avantages accordés à la nouvelle société se font à l'échelon du canton, fait-il remarquer.

En tous les cas, le groupe CVRD s'apparente à un bon filon. Ses revenus profitent de l'explosion des prix des matières premières. Dopé par la demande chinoise, le prix mondial du fer a ainsi pratiquement doublé de 2003 à 2006, lui permettant d'engranger des profits records. Outre les minerais ferreux, l'entreprise traite également les non-ferreux: cuivre, kaolin et potasse. Elle exploite aussi l'aluminium, l'acier et est active dans l'énergie et la logistique. Dans le minerai de fer, elle détient 32% de tout le marché maritime.

Le groupe, qui compte 137 000 emplois, a réalisé un bénéfice net de 4,8 milliards de dollars en 2005 pour des revenus bruts de près de 13,4 milliards de dollars.

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jeudi 19 octobre 2006

Déremboursement de médicaments: la balle est dans le camp du gouvernement

    

Déremboursement de médicaments: la balle est dans le camp du gouvernement
PARIS (AFP)

Tiroirs de médicaments dans une pharmacie de Paris© AFP/Archives Joël Saget
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, doit statuer la semaine prochaine sur une nouvelle vague de déremboursement de médicaments, après un avis rendu jeudi par la Haute autorité de la santé qui vise notamment 89 produits, dont des vasodiladateurs pour les personnes âgées.

La Haute autorité de santé (HAS), une instance consultative composée d'experts scientifiques créée dans le cadre de la réforme de l'assurance maladie, préconise le déremboursement de 89 médicaments jugés à service médical rendu (SMR) insuffisant.

Cette liste comprend des vasodilatateurs, souvent prescrits contre les troubles légers de la mémoire chez les personnes âgées, des anti-diarrhéiques, et d'autres produits utilisés en oto-rhino-laryngologie, pneumologie et infectiologie. Presque tous ces produits sont à prescription médicale obligatoire.

L'Ercefuryl (gastro-entérologie), le Nootropyl (vasodilatateur), le Surbronc (pneumologie) et le Rinurel (ORL) figurent notamment dans la liste.

"Le progrès médical s'accroit et le niveau d'exigence s'accroit aussi: certains médicaments ne passent plus la barre et pour ceux-ci il faut avoir une vision adaptée de la prise en charge par la collectivité", explique le président de la HAS, Laurent Degos.

Les vasodilatateurs, prescrits à environ 300.000 personnes chaque année, sont plus particulièrement dans le collimateur des experts de la HAS.

"Ces médicaments sont prescrits contre les troubles de la mémoire. Or, on ne peut faire croire que des médicaments peuvent redonner la mémoire", estime M. Degos, qui propose comme alternative "des exercices de stimulation de la mémoire".

La HAS précise toutefois que le déremboursement de ces vasodilatateurs pourrait être "progressif", car "il s'agit de personnes âgées qui ont souvent du mal à changer d'habitudes", juge Gilles Bouvenot, en charge de l'évaluation des médicaments à la HAS.

Pour 44 autres médicaments, l'organisme consultatif préconise un "maintien global du remboursement lorsque l'ensemble des indications d'un médicament sont à SMR suffisant", mais il recommande une prise en charge "limitée" lorsque ces médicaments sont jugés à SMR insuffisant pour certaines pathologies.

Le SMR d'un médicament, apprécié en fonction de son efficacité, effets indésirables, gravité de la pathologie traitée, etc., peut être jugé insuffisant, faible, modéré ou important.

La balle est désormais dans le camp de M. Bertrand qui rendra sa décision "la semaine prochaine", a annoncé le ministère.

Outre les échéances électorales, une enquête menée en septembre par le magazine 60 Millions de consommateurs pourrait inciter le gouvernement à la prudence. Elle montrait en effet une envolée des prix des médicaments déremboursés - mais toujours en vente libre -, fixés par les seuls industriels du secteur pharmaceutique, les pharmaciens, et les grossistes intermédiaires.

Cette nouvelle vague annoncée de déremboursements fait suite à deux précédentes listes du même type: 82 médicaments avaient été déremboursés à l'été 2003, suivis en mars 2006 d'une deuxième vague de 156 médicaments.

Selon le ministère, ces "vagues de déremboursement n'avaient pas fait l'objet d'un accompagnement suffisant du grand public et des professionnels de santé".

Les entreprises du médicaments (Leem) ont jugé qu'une nouvelle vague de déremboursement serait "une mauvaise décision (...) car les médicaments déremboursés sont suivis de transferts de prescriptions vers d'autres produits parfois plus chers, plus difficiles à manier".

© AFP Agence France-Presse

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Jean-Pierre Raffarin entendu comme témoin dans l'affaire Clearstream

Jean-Pierre Raffarin entendu comme témoin dans l'affaire Clearstream
PARIS (AFP)

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin était entendu jeudi matin, en tant que témoin, par les deux magistrats chargés de l'affaire Clearstream au pôle financier du tribunal de Paris, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Le patron de la DST avait de nouveau entendu mercredi, a-t-on appris jeudi.

L'ancien Premier ministre (2002-2005) est arrivé tôt au pôle financier évitant la presse massée à l'entrée du bâtiment situé boulevard des italiens (Paris IXe). Les juges interrogent probablement l'ex-Premier ministre et sénateur de la Vienne sur son degré de connaissance en 2003-2004 des éléments de l'affaire qui s'est nouée au moment où il était à Matignon.

Sous le gouvernement de M. Raffarin, M. de Villepin a été ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, puis de l'Intérieur jusqu'à fin mai 2005, date de sa nomination à Matignon.

Pierre de Bousquet de Floriane, le 03 juillet 2002 à Laval© AFP/Archives Valery Hache

L'ex-conseiller en communication de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, Dominique Ambiel, dont le nom apparaissait dans les listings truqués de l'institution financière luxembourgeoise Clearstream, avait été entendu mi-septembre par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons chargés de l'affaire Clearstream.

Un corbeau, qui s'est révélé être l'ancien vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin, avait envoyé en 2004 des courriers anonymes au juge Renaud van Ruymbeke accusant à tort des personnalités d'avoir touché de l'argent en marge de la vente de frégates à Taïwan en 1991, parmi lesquelles Nicolas Sarkozy.

Le directeur de la DST, Pierre de Bousquet de Florian, a de nouveau été entendu mercredi par les juges chargés de l'affaire Clearstream au pôle financier du tribunal de Paris, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier. M. de Bousquet de Florian avait déjà été entendu par Jean-Marie d'Huy et Henri Pons dans cette affaire le 21 janvier 2005. En juillet 2004, Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, avait confié au chef du contre-espionnage une enquête sur les listings de comptes Clearstream qui se sont avérés truqués.

Selon l'Est Républicain, qui révèle l'information, le patron de la DST a déclaré aux juges "qu'il n'avait pas procédé à une véritable enquête mais à un simple recueil de renseignements concernant les fonctionnaires dépendant du ministère de l'Intérieur dont les noms figuraient sur les listings bancaires truqués. Tout en essayant de chercher d'où provenaient les manipulations".

Toujours selon le quotidien, le directeur des services secrets a dit aux deux magistrats que "Dominique de Villepin n'avait jamais détruit un rapport de la DST désignant l'ex-vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin (mis en examen dans cette affaire), comme étant le corbeau". Le journaliste du Monde Hervé Gattegno affirme dans un livre sur l'affaire que M. de Villepin a détruit ce rapport à l'automne 2004, lorsqu'il était encore place Beauvau.

Le patron de la DST, poursuit l'Est Républicain, "a expliqué qu'il s'agissait d'une simple note manuscrite qu'il avait rédigée à l'attention de Dominique de Villepin" sur les luttes de pouvoir chez EADS. Toujours selon cette source, M. de Bousquet de Florian avait écrit cette note "la veille d'une rencontre entre M. de Villepin et Arnaud Lagardère". Il l'avait ensuite détruite après que l'actuel Premier ministre lui eut rendue, ajoute le quotidien. Matignon avait qualifié "d'allégations sans fondement" les affirmations d' Hervé Gattegno.

Enfin, l'ancien ministre des Affaires étrangères Michel Barnier a été entendu lundi comme témoin par les magistrats chargés de l'affaire Clearstream, a-t-il déclaré jeudi, confirmant une information du journal l'Est Républicain. "J'ai effectivement été entendu lundi. C'est tout à fait normal puisque je suis devenu ministre des Affaires étrangères en 2004", a déclaré M. Barnier, interrogé par téléphone. "J'ai confirmé (aux magistrats) qu'à aucun moment, dans toute la durée de mes fonctions de ministre des Affaires étrangères, je n'ai entendu parler de cette affaire" Clearstream, a-t-il ajouté. "Je n'ai fait aucun commentaire au fond, ni sur le dossier ni sur les personnes", a -t-il ajouté.

© AFP Agence France-Presse

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