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jeudi 19 octobre 2006

Suisse: Baisse des taxes en matière de marques et de brevets

Baisse des taxes en matière de marques et de brevets

            

 

BERNE  (ATS)             
Les taxes d'enregistrement d'une marque et les annuités perçues en matière de brevets pour la 5e et la 6e année vont diminuer de plus de 20% dès janvier. Près de 70 redevances vont en outre disparaître. Le Conseil fédéral a approuvé ces mesures.

   

L'Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI) diminuera ainsi ses taxes pour la sixième fois depuis qu'il a obtenu un statut autonome en 1996. Cette baisse est avant tout favorable aux PME et rehausse l'attrait de la place économique suisse, fait valoir le gouvernement. Pour les titulaires, ces mesures devraient apporter une économie totale de près de 8 millions de francs par an.

La taxe de dépôt d'une marque passera de 700 à 550 francs. Pour les demandes d'enregistrement présentées par voie électronique, la taxe diminuera de 600 à 450 francs. Pour les enregistrements internationaux désignant la Suisse, elle baissera de 400 à 200 francs.

La taxe de classes ne sera quant à elle perçue qu'à partir de la quatrième classe de produits ou de services, et non plus dès la troisième. Les annuités pour la cinquième et la sixième année passeront de 310 à 100 francs. Comme par le passé, aucune annuité n'est perçue pour les quatre premières années.

D'autres taxes sont significativement réduites et près de 70 supprimées dans tous les domaines de protection. Les taxes de modifications des inscriptions aux registres et d'établissement d'extraits de registre seront pour la plupart abrogées. La clientèle de l'IPI bénéficiera en outre d'une simplification des formalités administratives.

      

© SDA-ATS News Service

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UE: Bruxelles veut la libéralisation du marché postal en 2009

    

UE: Bruxelles veut la libéralisation du marché postal en 2009

BRUXELLES (ATS)
La Commission européenne a proposé de confirmer la date initialement prévue de 2009 pour l'ouverture totale du marché postal à la concurrence. Elle veut toutefois maintenir les obligations des Etats membres en matière de mission de service public.

A ce jour, seules les lettres de moins de 50 grammes, soit le courrier "ordinaire", sont exclues de la libéralisation entreprise en 1999 et restent le monopole de l'opérateur historique dans de nombreux Etats. En 2009, les opérateurs nationaux "ne disposeront plus de ce monopole", confirme la Commission dans son communiqué.

La Commission propose toutefois "de maintenir les obligations qui incombent actuellement aux Etats membres en matière de prestation d'un service universel de qualité, comprenant au moins une distribution et une levée du courrier cinq jours par semaine pour chaque citoyen de l'Union européenne".

L'exécutif européen estime que libéraliser totalement le secteur en 2009 est "la meilleure façon de maintenir le service universel tout en continuant à améliorer la qualité et le choix pour les consommateurs et les entreprises de l'Union".

En Suisse, le monopole pour les envois de plus de 100 grammes a été levé le premier avril. Au début du mois de mai, le Conseil fédéral avait confirmé son intention de poursuivre la libéraliation du marché postal, estimant que la Suisse ne peut pas aller à contre courant du processus d'ouverture européen.

Toutefois, la dernière étape de la libéralisation est redoutée par certaines postes européennes. En France notamment, La Poste craint que les modalités de financement proposées par la Commission soient insuffisantes pour maintenir un service universel de qualité.

"Les Etats membres pourront choisir parmi plusieurs moyens flexibles de financer le service universel ou auront la possibilité de répartir les obligations de service universel entre les opérateurs", s'est défendue la Commission.

Le projet doit encore être approuvé par les eurodéputés ainsi que par les ministres des 25 Etats membres. L'Allemagne, qui présidera l'UE au 1er semestre 2007, a répété qu'elle "ferait son possible" pour qu'il soit adopté sous sa présidence.

© SDA-ATS News Service

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Hublot renaît auprès du public

Hublot renaît auprès du public

LIEN Hublot

HORLOGERIE La marque nyonnaise a presque quadruplé ses ventes en deux ans.

Gérée depuis fin 2004 par Jean-Claude Biver, la marque Hublot connaît une vraie renaissance auprès du public. La société horlogère nyonnaise devrait réaliser un chiffre d'affaires de 94 millions de francs cette année, et de 130 millions en 2007. «Le redressement est en route, nous avons presque quadruplé nos ventes en deux ans», a indiqué hier à Genève Jean-Claude Biver. Hublot dégageait encore un chiffre d'affaires de 26 millions lors de sa reprise. Alors que les commandes affluent, cultiver la rareté est l'apanage de la société «qui fusionne» tradition et innovation.

«Ce qui est formidable, c'est que ce résultat a été atteint sans dettes bancaires et sans augmentation de capital», a souligné le patron de Hublot. Dans l'intervalle, l'effectif est passé de 35 à 67 collaborateurs, et une fabrique de 12 000 m³, opérationnelle en juin 2007 à Nyon, est en construction.

En plein boom horloger, la stratégie de Hublot est bien de tirer profit de ses difficultés d'approvisionnement auprès des fournisseurs en organisant «une certaine rareté». La société a notamment mis en place une politique en matière de paiements, unique dans le secteur.

«Nous ne fabriquons que ce qui est payé, un choix imposé par la nécessité. Mais quand les objets sont rares, tout le monde se presse pour payer vite». Quelque 40% des clients de Hublot paient en avance, 20% à 10 jours, et 40% dans les 30 jours. «Nous naviguons sans actifs circulants et sans stock», a précisé le patron de Hublot.

Disponibilité restreinte

«Nous tablons sur 130 millions de francs de chiffre d'affaires en 2007 alors que nous avons déjà pour 160 à 180 millions de commandes». Pour Jean-Claude Biver, «le vrai luxe» est de ne pas être disponible partout. «Pour préserver le produit, on ne livre que 60% de ce qui est demandé».

Avec la seule montre «Big Bang», la société nyonnaise va réaliser 72% du chiffre d'affaires» en 2006, et pourtant ce modèle ne représente que 35% des quantités fabriquées. Au total, la marque aura produit 18 000 unités cette année.

Les ventes de Hublot se répartissent à hauteur de 20 millions de francs aux Etats-Unis, 13 millions au Japon et 10 millions en Espagne. En Suisse et en France, elles atteignent au moins 8 millions.


Ecran de veille montre Hublot

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Conjoncture Suisse: le PIB devrait augmenter de 1,6% en 2007 selon le Créa

    

Conjoncture: le PIB devrait augmenter de 1,6% en 2007 selon le Créa

LAUSANNE (ATS)
L'économie suisse devrait ralentir l'an prochain et son produit intérieur brut (PIB) croître de 1,6%, a indiqué l'institut Créa. En 2008, l'activité économique retrouvera du tonus, avec un PIB en hausse de 1,8%.

La dynamique actuelle devrait se poursuivre jusqu'à la fin de l'année car tous les indicateurs sont au vert. Les carnets de commandes des entreprises restent bien remplis. L'économie suisse devrait terminer 2006 sur une note plus que positive, avec une croissance du PIB réel de 2,9%, selon l'institut de prévisions économiques de l'Université de Lausanne.

En 2007, un certain essoufflement se fera en revanche sentir. Les divers sondages, réalisés auprès des consommateurs et des entreprises, montrent un fléchissement des activités dès la fin 2006.

Le ralentissement de la conjoncture internationale affectera également le secteur exportateur suisse, qui perdra donc passagèrement son rôle de moteur de l'économie. La consommation privée continuera à évoluer au-dessous de la croissance moyenne observée au cours de la période 1997-2001.

L'image générale reste pourtant rassurante. Le ralentissement prévu pour 2007 est plutôt à interpréter comme un retour à une situation plus normale après plusieurs trimestres de croissance somme toute élevée.

En 2008, l'activité économique suisse redeviendra plus robuste, sous l'influence du redressement de la demande intérieure et du secteur exportateur. Le PIB réel devrait atteindre un taux de croissance de 1,8%, estime le Créa.stitut conjoncturel allemand Zentrum für europäische Wirtschaftsforschung (ZEW) acquiescent. Si leur indice sur l'appréciation actuelle de l'économie s'inscrit désormais à 94,7 points, en hausse de 10,1 points, la situation n'en est pas moins à son point culminant.

Le nombre de spécialistes sondés par le CS et le ZEW tablant sur une embellie de la conjoncture a reculé de 8,5% par rapport à la précédente enquête. Ils ne sont ainsi plus que 10,5%. En revanche, 24,6% des spécialistes escomptent une détérioration de la situation, soit 7,4% de plus qu'auparavant.

Concernant la consommation privée, le Créa pense qu'elle continuera à évoluer au-dessous de la croissance moyenne observée entre 1997 et 2001.

© SDA-ATS News Service

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mardi 17 octobre 2006

TF1 lance une nouvelle chaîne 100% jeux

TF1 lance une nouvelle chaîne 100% jeux
PARIS (AFP)

Le siège de TF1 à Boulogne-Billancourt© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
TF1 a lancé mardi une nouvelle chaîne thématique consacrée en totalité aux jeux télévisés, Jet (acronyme de Jeux et Télévision), qui émettra 24 heures sur 24 sur le satellite, le câble, l'ADSL et internet.

La chaîne du groupe Bouygues propose près de 10 heures par jour de programmes en direct avec la possibilité de gagner de l'argent ou des lots. Parmi eux, figurent des jeux exclusifs comme "People show" sur l'actualité des people, "Pop Up" pour retrouver des répliques de films ou des titres de chansons. On y trouve aussi des jeux venus de l'étranger, comme le jeu japonais "Viking", et la rediffusion de jeux cultes comme "l'Académie des neuf" de Jean-Pierre Foucault ou "Anagram" avec Daniel Prévost.

Les télespectateurs pourront aussi revoir des émissions à succès de TF1 telles "Zone rouge", "Greg le millionnaire" ou "Le grand concours".

Pendant les 10 heures de direct, chacun pourra jouer en temps réel grâce à son téléphone. Parmi les animateurs des jeux en direct, Lorène Cazals pour le "People show", Grégory Ascher pour "La Carte infernale", ou Frédérique Bangué pour "Le Quizz sport".

En prolongement de la chaîne, le site internet (www.jet.tv) va diffuser des programmes en direct et offrir de jouer gratuitement à des jeux de mémoire, de réflexion, etc.

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samedi 14 octobre 2006

Automobile: les ventes des constructeurs français continuent à chuter en Europe

    

Automobile: les ventes des constructeurs français continuent à chuter en Europe
BRUXELLES (AFP)

Les ventes des constructeurs français Peugeot Citroën (PSA) et surtout Renault ont continué en septembre leur chute en Europe, dans un marché en légère baisse, selon les chiffres publiés vendredi par l'Association des constructeurs européens automobiles (ACEA).

Tandis que les immatriculations de voitures neuves en Europe ont reculé de 2,6% sur un an à 1.406.515 unités, le groupe Renault (marques Renault et Dacia) a vu les siennes chuter de 14,2% à 108.727 unités et PSA de 3,7% à 173.830 unités.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le recul cumulé a été de 3,3% pour PSA et de 10,3% pour Renault, dans un marché en progression de 0,1%.

Les chiffres portent sur les 26 pays passés en revue par l'ACEA: les 25 Etats membres de l'Union européenne moins Chypre et Malte mais plus les trois pays de l'AELE (Norvège, Suisse et Islande).

Depuis plusieurs mois, les constructeurs français PSA Peugeot Citroën et Renault sont à la peine sur leur principal marché, l'Europe, et dans leur pays d'origine, de plus en plus concurrencés par les marques étrangères, asiatiques en tête.

En terme de parts de marché, Renault a vu sa position de nouveau s'effriter, et passer de 8,8% en septembre 2005 à 7,7% en septembre 2006. PSA en revanche s'est maintenu à 12,4% de part de marché, contre 12,5% l'an dernier.

C'est en Europe de l'Ouest, qui comprend les marchés des 15 premiers Etats membres de l'UE ainsi que ceux de l'AELE, que PSA et Renault ont vu leurs ventes de voitures neuves le plus écornées, avec des baisses de respectivement 4% et 14,9%.

En terme de pays, seule l'Allemagne a connu en septembre une augmentation des ventes de voitures neuves (+4,5%) en Europe de l'Ouest. La France (-13,3%) et l'Irlande (-12,3%) ont en revanche accusé les reculs les plus importants.

A l'inverse, en Europe de l'Est, certains pays ont affiché un bond remarquable des immatriculations, comme la Lettonie (+52,4%) et la Lituanie (+46,4%).

Dans les 26 pays étudiés par l'ACEA, le groupe allemand Volkswagen reste de manière incontestée à la première place, avec 271.581 voitures neuves immatriculées en septembre. Il réussit même à enregistrer une hausse de 2,2% par rapport à l'an passé.

Derrière lui suivent PSA, Ford (-0,1% à 133.113 unités), General Motors (-9% à 147.804 unités), Renault et enfin Fiat, qui se fait remarquer par une hausse de 14,6% de ses immatriculations à 94.540 unités.

Le groupe japonais Toyota enregistre également une forte amélioration (+12,1%) à 83.539 unités.

© AFP Agence France-Presse

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Suez et GDF vont revoir leur copie et la présenter sous peu à Bruxelles

Suez et GDF vont revoir leur copie et la présenter sous peu à Bruxelles
PARIS (AFP)

Suez et GDF devraient faire parvenir rapidement à Bruxelles leurs nouvelles concessions dans le cadre de leurs âpres négociations avec la Commission européenne sur leur projet de fusion, alors que des rumeurs sur l'entente entre les groupes commencent à apparaître.

Suez et GDF vont proposer à la Commission européenne la cession totale de la filiale de Suez en Belgique Distrigaz, ainsi que la vente de 13 à 15% de leurs capacités gazières dans ce pays, a-t-on appris vendredi auprès d'un membre du comité central d'entreprise européen de GDF.

Ces propositions seront adressées vendredi aux services européens de la concurrence dans le cadre de la deuxième phase des négociations entre les deux groupes et les autorités européennes.

Le processus de fusion entre Suez et GDF n'est pas menacé, a déclaré vendredi sur BFM le PDG de Suez Gérard Mestrallet, alors que courent des rumeurs de mésententes entre les groupes.

Graphique interactif sur le projet de fusion GDF-Suez (GRAPHIQUE FLASH)© AFP iactiv

"Le processus de fusion n'est pas menacé", a déclaré le PDG de Suez.

Par ailleurs, M. Mestrallet a assuré que "à ce stade de la réflexion", les deux groupes suivent des principes "de parité et d'équité" dans la définition des équipes dirigeantes à venir.

"C'est une fusion d'égaux entre deux grands groupes, (...) qui ont leur fierté, il est essentiel de respecter les deux cultures, les savoirs-faire et les traditions", a déclaré M. Mestrallet.

Les deux groupes affichent toujours leur "confiance" dans le succès de leur opération et jurent qu'ils travaillent main dans la main face aux autorités communautaires de la concurrence.

Mais des accrocs sont apparus récemment. "La direction de GDF laisse entendre que le patron de Suez Gérard Mestrallet a négocié avec l'Etat belge et décidé de lui faire des concessions sur l'électricité et le nucléaire sans l'avis de GDF", a déclaré une source proche du dossier.

Suez a en effet passé un accord la semaine dernière avec l'Etat belge, indépendamment des négociations avec la Commission européenne, par lequel le groupe a renoncé à une partie de son potentiel électrique. Or un des intérêts de la fusion pour Gaz de France est de mettre la main sur des actifs électriques.

Par ailleurs, les négociations avec les services européens de la concurrence se sont compliquées ces derniers jours.

Officiellement, "toutes les préoccupations de la Commission étaient énumérées dans la communication de griefs du 18 août", auxquels ont répondu les deux groupes le 20 septembre, et il n'y a pas eu "d'exigences supplémentaires", selon le porte-parole européen à la Concurrence, Jonathan Todd.

Mais selon une source proche du dossier, il y a bien eu un durcissement de la Commission autour de la table de négociations après réception des observations des concurrents des deux groupes sur les remèdes proposés.

Suez et GDF devraient notamment renoncer totalement à la filiale de distribution de gaz de Suez en Belgique, Distrigaz, et faire des concessions supplémentaires sur la gestion de terminaux méthanier.

GDF a convoqué dans l'urgence jeudi un conseil d'administration pour se pencher sur cette nouvelle situation. Toute la question est en effet de savoir jusqu'à quel niveau de concessions à la Commission cette fusion restera intéressante pour GDF.

Le conseil a prévenu qu'il n'entendait pas aller trop loin en défendant "la force du modèle stratégique et de la culture industrielle de Gaz de France".

Le groupe a aussi laissé poindre ce qui pourrait passer pour de l'agacement vis-à-vis de Suez, en soulignant la "nécessité d'une gouvernance équilibrée du futur ensemble tant au niveau du conseil d'administration que du management".

Un autre point de crispation alors qu'il est clair qu'au terme de cette fusion, ce sera Suez (41,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2005 et 157.000 collaborateurs) qui aura absorbé GDF (22,4 milliards de chiffre d'affaires et 53.000 collaborateurs).

Selon Les Echos de vendredi qui cite une source proche du dossier, le succès de la fusion dépendra "essentiellement de la volonté de Suez de lâcher des choses, en termes de pouvoir".

Parmi les autres sujets de discorde potentiels, figurent la parité de fusion alors que les rumeurs d'OPA de François Pinault sur le pôle environnement de Suez, même démenties, ont fait monter l'action (35,24 euros à la clôture jeudi à la Bourse de Paris contre 31,43 euros pour GDF), ou encore le nom du futur groupe.

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Bourse de Paris: le CAC 40 stable

Bourse de Paris: le CAC 40 stable

La Bourse de Paris était quasi stable vendredi après-midi, le CAC 40 perdant 0,02% dans un marché qui n'a pas trop réagi à un chiffre des ventes de détail aux Etats-Unis, qui a franchement déçu les analystes.   

A 15H50 (13H50 GMT), le CAC 40 cédait 1,12 point à 5.360,24 points.

La Bourse de New York était en légère baisse vendredi peu après l'ouverture, l'indice Dow Jones perdant 0,04%, tandis que le Nasdaq cédait 0,06%, après l'annonce de ventes de détail aux Etats-Unis qui ont reculé en septembre davantage que prévu.

Les ventes de détail aux Etats-Unis ont reculé de 0,4% en septembre par rapport à août et de 0,5% hors secteur automobile, alors que les analystes tablaient sur une hausse de 0,2% des ventes de détail et sur une stabilité hors secteur automobile.

La progression générale est la plus faible enregistrée depuis juin 2006 et celle des ventes hors automobile est au plus bas depuis avril 2003, a précisé le département du Commerce.

L'OREAL (-2,25% à 75,90 euros) recule après la publication d'un chiffre d'affaires trimestriel qui a déçu les nombreux optimistes.

L'action ayant engrangé 20% depuis le début de l'année, plusieurs analystes prévoient des prises de bénéfice. C'est la raison principale évoquée par UBS pour justifier l'abaissement de sa recommandation à "neutre" contre "acheter" et son objectif de cours à 87 euros contre 95 auparavant.

MICHELIN (+1,68% à 60,55 euros) est soutenu par le relèvement de 24% de l'objectif de cours de la Deutsche Bank à 78 euros, contre 63 euros auparavant, dans l'espoir d'une progression des marges bénéficiaires du pneumaticien.

"Nos prévisions de bénéfices par action pour 2007 et 2008, de respectivement 6,3 et 7,8 euros, dépassent de 9% et 24% celles du consensus des analystes", souligne la banque allemande.

  1. Euronext

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EADS détient désormais 100% d'Airbus, après le rachat des 20% de BAE Systems

EADS détient désormais 100% d'Airbus, après le rachat des 20% de BAE Systems
PARIS (AFP)

Le co-président allemand d'EADS, Manfred Bischoff, le 23 juin 2000 à Paris© AFP/Archives François Guillot
EADS détient désormais en totalité Airbus, après avoir racheté comme prévu la part de 20% détenue par le groupe de défense britannique BAE Systems dans l'avionneur, pour 2,75 milliards d'euros, a annoncé vendredi le groupe européen dans un communiqué.

"EADS a acquis aujourd'hui les 20% des parts de BAE Systems dans Airbus pour une valeur de 2,75 milliards d'euros", indique la maison mère du constructeur aéronautique en précisant avoir réglé ce montant "grâce à des liquidités provenant de ressources disponibles dans le groupe".

Le groupe européen d'aéronautique et de défense "devient dorénavant le seul propriétaire d'Airbus", qu'il a l'intention d'intégrer plus fortement.

En témoigne la nomination lundi à la tête d'Airbus du co-président d'EADS Louis Gallois, qui cumulera les deux fonctions.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Jacques Chirac, le 12 octobre 2006 à l'Elysée© AFP/Pool François Mori

Le montant de la cession "a été déterminé par un expert indépendant lors du processus de l'option de vente, lancé en juin 2006 par BAE Systems", rappelle EADS.

En juillet, la banque Rothschild avait estimé la part de BAE à 2,75 milliards. Malgré l'annonce en juin de nouveaux retards du programme A380, qui avaient fait chuter le cours de Bourse d'EADS de 26% le 14 juin, ce prix avait paru très bas au marché, qui estimait au double cette part dans Airbus.

BAE avait alors lancé un audit, avant de finalement recommander début septembre à ses actionnaires de voter pour une vente à ce prix, estimant en substance qu'il valait mieux prendre cette somme tout de suite qu'attendre des années avant de pouvoir la céder au même prix.

"Au vu de l'audit, le conseil d'administration est inquiet des possibles besoins de financement d'Airbus à moyen terme", avait souligné le groupe, remarquant "que BAE Systems pourrait avoir à garder sa part dans Airbus pendant une période assez longue, avant d'être sûr de pouvoir la revendre à un prix significativement plus élevé".

Depuis, le 3 octobre, EADS a prévenu que le calendrier de livraisons de l'avion géant A380 allait subir un troisième retard "en moyenne d'un an", soit un décalage du programme de près de deux ans comparé au plan initial, qui amputera ses comptes de près de 5 milliards d'euros d'ici 2010.

Airbus a réagi en lançant un vaste programme de réduction de coûts et de réorganisation industrielle, visant des économies de 2 milliards d'euros par an à partir de 2010.

EADS, qui emploie quelque 110.000 personnes dans le monde, a enregistré un chiffre d'affaires de 34,2 milliards d'euros en 2005, généré aux deux tiers par Airbus (22 milliards de c.a l'an dernier).

Outre l'avionneur, le groupe comprend notamment l'hélicoptériste Eurocopter et le missilier MBDA (détenu à 37,5% par EADS, à 37,5% par BAE-Systems et à 25% par Finmeccanica).

L'Etat français détient 15% du capital d'EADS, au côté du groupe Lagardère (7,5%), à égalité avec le groupe automobile germano-américain DaimlerChrysler qui possède environ 22,5% d'EADS. L'Etat espagnol détient 5,48% d'EADS, à travers la holding publique Sepi.

© AFP Agence France-Presse

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Les constructeurs français à la peine sur le marché européen

Les constructeurs français à la peine sur le marché européen
PARIS (AFP)

Les constructeurs français Renault, et dans une moindre mesure PSA Peugeot Citroën, ont enregistré un nouveau recul de leurs immatriculations en Europe en septembre, dans un marché européen marqué par une baisse importante des ventes en France.

Les constructeurs français ont relativisé ces résultats, compte tenu du poids du marché national et des différences dans le cycle de renouvellement des gammes, bien engagé pour PSA avec la Peugeot 207 tandis que Renault a pâti de l'absence de nouveauté d'importance cette année.

Renault (marques Renault et Dacia) a enregistré en septembre une chute des immatriculations de voitures neuves en Europe de 14,2% sur un an à 108.727 unités. Le recul de PSA est moindre à 3,7% avec 173.830 immatriculations, selon les chiffres publiés vendredi par l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).

Dans la zone considérée (l'Union européenne moins Chypre et Malte, plus la Norvège, la Suisse et l'Islande), les immatriculations ont reculé en septembre de 2,6% sur un an à 1.406.515 unités.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le recul cumulé s'établit à 10,3% pour Renault et à 3,3% pour PSA.

Pour Renault, ces chiffres sont à replacer dans un contexte mondial. Le constructeur souligne que les ventes pour l'ensemble du groupe ont enregistré sur les neuf premiers mois une hausse de 10,5% dans le monde hors Europe, "en ligne avec (sa) politique de croissance à l'international", a expliqué un porte-parole.

S'agissant du recul en Europe, Renault met en avant "un marché très concurrentiel et en baisse en septembre", alors que sa "politique sélective commerciale" veut se concentrer sur "les ventes rentables" sans multiplier les grandes offres promotionnelles.

Renault évoque aussi un cycle de produit "un peu difficile" cette année, alors que septembre 2005 avait été marqué par l'arrivée de la Clio III. Le groupe table pour redresser la barre sur le lancement en 2007 de nouveaux modèles comme la nouvelle Twingo, prévus dans le plan Renault Contrat 2009.

De son côté, le groupe PSA souligne que ses résultats de septembre ont été affectés par le recul important du marché français (-13,3%) et par le poids important ce mois-ci du marché britannique (près de 30% du total européen) où sa part est moindre qu'en Europe, a expliqué un porte-parole.

Au sein du groupe, Peugeot tire mieux son épingle du jeu en septembre, avec un repli limité à 1,1%, notamment en raison de la 207, lancée entre avril et juin selon les pays.

Peugeot fait "un peu mieux que le marché", souligne un porte-parole, qui y voit "un début de retournement" avec un "effet 207 qui va s'amplifier".

Selon l'ACEA, le groupe Renault a vu sa part de marché sur l'ensemble des 26 pays étudiés se réduire de 8,8% en septembre 2005 à 7,7% en septembre 2006, tandis que PSA s'est maintenu à 12,4%, contre 12,5% l'an dernier.

La plupart des constructeurs ont vu leur part de marché progresser: de 18,4% à 19,3% pour le groupe Volkswagen, de 11,5% à 11,8% pour le groupe Ford, de 5,7 à 6,7% pour le groupe Fiat, de 6,1% à 6,2% pour DaimlerChrysler, de 5,2% à 5,9% pour Toyota et de 5,7% à 6% pour BMW.

La part de marché en Europe du groupe General Motors a en revanche baissé à 10,5% en septembre contre 11,3% un an plus tôt.

© AFP Agence France-Presse

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jeudi 12 octobre 2006

Etats-Unis: nouveau déficit commercial record en août

Etats-Unis: nouveau déficit commercial record en août
WASHINGTON (AFP)

Le déficit commercial des Etats-Unis a atteint un nouveau record en août, à 69,9 milliards de dollars contre 68 milliards en juillet, a indiqué jeudi le département du Commerce.

C'est une déception pour les analystes qui tablaient sur une baisse du déficit à 66,5 milliards de dollars. C'est aussi le deuxième mois consécutif que la balance commerciale affiche un déficit record.

Les chiffres de juillet ont été laissés inchangés à 68 milliards de dollars.

En août les exportations ont progressé de 2,3% à 122,4 milliards de dollars et les importations de 2,4% à 192,3 milliards.

La dégradation du déficit s'explique essentiellement par une détérioration de la position vis-à-vis de la Chine et d'une forte hausse des importations de pétrole.

Le déficit vis-à-vis de la Chine s'est creusé de 12,2% à 22 milliards de dollars, un niveau record, les Américains important toujours plus de biens de consommation à bas prix. La Chine représente à elle seule près d'un tiers du déficit américain.

La balance pétrolière a elle aussi affiché un déficit record à 27,2 milliards de dollars, alors que le prix moyen à l'importation du baril atteignait son plus haut niveau historique (66,12 dollars).

Sur les huit premiers mois de l'année, le déficit commercial atteint 522,8 milliards de dollars, contre 457 milliards de dollars sur la même période de 2005. Les Etats-Unis sont donc en passe d'enfoncer le record de 717 milliards atteint l'an dernier.

© AFP Agence France-Presse

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Des relents d’Enron sur la Silicon Valley

Des relents d’Enron sur la Silicon Valley

FRAUDE Le scandale des stock-options fait tache d’huile: deux nouveaux patrons «démissionnés» aux Etats-Unis.

Dans la Silicon Valley, on n'a décidément pas la mémoire des dates. Car après Apple, Juniper Networks ou Macrovision, c'est au tour de CNET et de McAfee d'être pris la main dans le sac pour avoir antidaté des stock-options.

Part substantielle de la rémunération des dirigeants dans les high-tech, les stock-options permettent d'acheter des actions à un cours préférentiel, fixé lors de leur attribution. Bien sûr, plus le prix est bas, et plus c'est intéressant. La tentation est alors grande d'antidater les dates de remise des stock-options, pour les faire coïncider avec des périodes où le cours des actions était au plancher.

Aujourd'hui, le scandale éclabousse Shelby Bonnie, patron et cofondateur de CNET, propriétaire des sites News.com et Download.com. Egalement épinglé: George Samenuk, président de McAfee, qui édite l'antivirus du même nom. Mais, et c'est bien là le problème, la pratique était quasi institutionnalisée aux Etats-Unis: un quart des sociétés auraient triché sur les stock-options entre 1996 et 2005, selon une récente étude américaine. Avec un pic juste après le 11 septembre, quand la Bourse a touché le troisième sous-sol…

Le scandale s'étend, mais ce n'est encore que sommet de l'iceberg. Et dire qu'on se croyait vacciné dans la Silicon Valley… Or, l'affaire rappelle le feuilleton Enron, le plus gros scandale financier de (feu) la nouvelle économie. On n'en est pas encore là. Certes, cette «culture de l'avidité», à ce point généralisée, surprend même les médias du cru. Mais les sociétés mouillées devraient en être quittes pour quelques millions de dollars d'amende.

Trop de pression

Autre dommage collatéral, la valse des patrons. Car 2006 s'annonce comme un millésime record aux Etats-Unis: selon le cabinet Challenger, Gray & Christmas, 1112 PDG ont déjà posé les plaques cette année - dont 152 pour le seul mois de septembre.

Une bonne partie de ces départs - pas tous - est liée aux enquêtes comptables et autres soucis juridiques. Prenons le cas d'Andrew McKelvey, fondateur de Monster.com, le plus gros site de recherche d'emplois sur internet: celui-ci a démissionné lundi de son poste de PDG, expliquant que sa charge de travail était devenue trop lourde… à cause du temps consacré à la révision des stock-options.

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mardi 10 octobre 2006

Plus de 190 millions de personnes auront accès à France 24 dès son lancement

Plus de 190 millions de personnes auront accès à France 24 dès son lancement
CANNES (AFP)

Plus de 190 millions de personnes sont assurées à ce stade de recevoir France 24 dès son lancement en décembre, ont annoncé les responsables de la chaîne française internationale d'information, mardi au marché international des programmes audiovisuels (MIPCOM) de Cannes.

France 24, qui sera lancé en décembre 2006 en numérique et en clair sur l'Europe, le Proche et le Moyen-Orient, l'Afrique et dans les villes américaines de New York et Washington D.C., sera reçu en clair dans 90 pays par 145 millions de personnes et, via une offre commerciale, par 45 millions.

De source informée, on précise que ce lancement aura lieu "le 6 ou le 7 décembre".

Après un lancement en trois langues sur internet fin novembre, la chaîne devrait démarrer sur le câble et le satellite "la première semaine de décembre", a indiqué Gérard Saint-Paul, membre du directoire et chargé de la politique éditoriale.

Les directeurs de la chaîne France 24, Gérard Saint-Paul, Alain de Pouzilhac and Jean-Yves Bonsergent (GàD), le 10 octobre 2006 à Cannes© AFP Valéry Hache

La chaîne sera présente sur sept satellites (Hotbird 7, Astra 1, Atlantic Bird 2, Eurobird, Arabsat 3A, Nilesat 102, NSS 7 Bande C) couvrant l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique, soit une centaine de millions de télespectateurs au Maghreb, au Proche et au Moyen-Orient, plus de 30 millions en Europe de l'ouest et près de 15 millions en Europe centrale, de l'Est et du Nord, et l'ensemble de l'Afrique francophone et anglophone.

Mais la chaîne sera aussi référencée au sein des offres commerciales, satellites, câble et ADSL.

Ainsi, la chaîne a passé des accords en cours de contractualisation avec Cyfra + (Pologne), Nova (Grèce et Chypre), TV Vlaanderen et Coditel (Belgique), CanalDigital (Belgique) et Naxoo (Suisse).

Pour l'Allemagne, France 24 intègre l'offre de Kabelkiosk, et en Grande-Bretagne, elle a intégré la grille de lancement des chaînes sur le bouquet Sky. En Afrique francophone, elle a finalisé un accord avec Media Overseas pour la reprise de la version française de la chaîne au sein du bouquet CanalSatellite horizons distribué dans une quinzaine de pays.

La version anglaise de la chaîne sera disponible en Israël au sein du bouquet satellite Yes et aux Emirats arabes unis sur le réseau câblé E-vision (Etisalat).

La chaîne sera aussi diffusée au sein de l'immeuble des Nations unies, à New York, et à la Banque mondiale, à Washington.

Présentée à Cannes, l'équipe rédactionnelle est dirigée par quatre Français: Grégoire Deniau, directeur de la rédaction (ex-France 2), Agnès Levallois, directrice adjointe (issue de RMC Moyen-Orient), Jean Lesieur, directeur adjoint (ex-L'Express, Le Point) et Albert Ripamonti, directeur adjoint (ex-France 3).

Le Mipcom 2006, inauguré lundi, accueille près de 12.300 participants venus de 91 pays dans le Palais du Festival de Cannes, transformé en gigantesque boîte à images, soit 9% de plus que l'an dernier. Et 3.818 acheteurs potentiels étaient déjà inscrits quatre jours avant l'ouverture, soit 11% de plus que l'an dernier à la même date.

Le continent asiatique est particulièrement présent, avec de fortes délégations venues de Chine, du Japon et de Corée du Sud. Singapour a envoyé une délégation de 50 personnes représentant 15 sociétés, la plus importante qu'elle ait jamais envoyée au Mipcom.

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TF1 va développer la fiction du réel

TF1 va développer la "fiction du réel"
CANNES (AFP)

TF1 va développer les programmes de "fiction du réel", qui reconstituent aussi précisément que possible, avec des acteurs confirmés, les grands faits divers ayant défrayé la chronique, terrain sensible sur lequel la chaîne doit s'avancer avec précaution.

"La fiction du réel est un champ nouveau que nous allons explorer de plus en plus", a déclaré lors d'une conférence de presse mardi le vice-président de TF1 Etienne Mougeotte, venu au marché international des programmes audiovisuels (MIPCOM) de Cannes pour présenter les projets de son groupe.

Cinq téléfilms de ce genre seront diffusés dans les 18 prochains mois: "Opération Rainbow Warrior", sur le navire de Greenpeace coulé par des agents français en Nouvelle-Zélande (diffusion le 23 octobre), "La dame d'Izieu", sur une femme qui a abrité des enfants juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, "Christian Ranucci", sur le dernier condamné à mort français sans doute victime d'une erreur judiciaire, "Marie Humbert, le combat d'une mère", sur le calvaire de la mère qui avait euthanasié son enfant gravement handicapé, et "Jacques Mesrine", sur la mort du célèbre gangster tombé sous les balles de la police.

Tous sont déjà tournés, à l'exception de "Marie Humbert", en voie de réalisation.

Le vice-président de TF1 Etienne Mougeotte, le 12 décembre 2005 à Paris© AFP/Archives Jean-Pierre Muller

"Nous allons dépenser au cours des 12 mois à venir 205 millions d'euros pour des fictions de première partie de soirée. On va produire à peu près 125 films, qui vont représenter 150 heures de fictions de +prime time+, soit 120 soirées, c'est-à-dire plus du tiers de la grille du +prime time+", a-t-il souligné.

"La fiction du réel présente deux intérêts: le réel, qu'il soit contemporain ou qu'il soit de l'histoire immédiate, est un fonds formidable d'histoires extraordinaires quasi-inépuisable", a souligné le vice-président de TF1.

"C'est l'occasion à travers ces films de faire un retour en arrière sur ce qu'a été la France à un moment donné de l'histoire", a-t-il ajouté.

TF1 n'en est pas à ses premières expériences dans ce domaine. Il a déjà diffusé ces dernières années des films sur l'affaire Seznec (1992), Jean Moulin (2002), l'affaire Dominici (2003), l'attentat du Petit-Clamart (2004), l'affaire Francis Heaulme (2004), Landru (2005), et Marie Besnard (2006).

"A chaque fois, souligne Takis Candilis, directeur de l'unité fiction de TF1, nous adoptons un point de vue sur l'affaire".

L'entreprise n'est pas sans risque. L'avocat Daniel Soulez-Larivière, avocat des agents de la DGSE impliqués dans l'affaire du Rainbow Warrior, souligne les obstacles auxquels sont confrontées les chaînes qui se lancent dans la "fiction du réel": droit à l'oubli des personnes impliquées, respect de la vie privée, diffamation et mise en cause de tiers.

TF1 n'a pas toujours échappé à ces difficultés. Parfois, les procès en référé se sont traduits par de simples obligations pour la chaîne d'adjoindre à la fiction un déroulant précisant le point de vue de telle ou telle partie.

Sur l'affaire Ranucci, qui prend le point de vue de la mère du jeune homme, le tribunal doit statuer le 29 octobre sur la possibilité ou non de diffuser.

Il arrive aussi que la diffusion soit tout simplement bloquée par le refus de tel ou tel intéressé. C'est le cas du film que TF1 a réalisé sur la tuerie de Nanterre, bloqué par le refus d'une des personnes mises en scène.

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Téléphonie mobile: UFC-Que Choisir a réuni 12.500 demandes d'indemnisation

Téléphonie mobile: UFC-Que Choisir a réuni 12.500 demandes d'indemnisation
PARIS (AFP)

L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a réuni 12.500 demandes d'indemnisation de clients de la téléphonie mobile et présentera vendredi le bilan de l'opération, qui s'inscrit dans la suite de la condamnation des opérateurs pour entente illicite.

L'association organisera à cette occasion une conférence de presse et invitera les journalistes à assister au départ du "convoi" représenté par ces dossiers vers le tribunal de commerce de Paris.

L'UFC-Que Choisir avait indiqué fin août avoir déjà réuni 11.582 dossiers, dont 4.325 concernant Orange, 3.883 SFR et 3.374 Bouygues Telecom.

Elle avait alors précisé que le préjudice moyen, par demande, était d'environ 60 euros, ce qui entraînerait, si les clients obtenaient gain de cause, une facture globale de 750.000 euros pour les opérateurs.

L'association réclamera également 500.000 euros au titre du remboursement de ses frais.

Orange, SFR et Bouygues Telecom avaient été condamnés, le 30 novembre 2005, à une amende record de 534 millions d'euros pour entente illicite par le Conseil de la concurrence.

Selon le Conseil, entre 2000 en 2002, Orange, SFR et Bouygues Telecom - qui ont depuis fait appel de cette condamnation - se sont entendus pour geler leurs parts de marché, ce qui a eu pour conséquence de maintenir les prix du marché à un niveau artificiellement élevé.

Tandis que le montant de l'amende est parti dans les caisses de l'Etat, l'UFC-Que Choisir se bat pour que les clients soient indemnisés car, selon elle, ils sont les premières "victimes" de cette entente, ayant payé trop cher pour téléphoner.

© AFP Agence France-Presse

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