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samedi 7 octobre 2006

La France tente de renouer le fil de sa relation avec l'Argentine

La France tente de renouer le fil de sa relation avec l'Argentine
BUENOS AIRES (AFP)

La France s'est efforcée de renouer le fil de sa relation avec l'Argentine, sérieusement endommagée par la crise de Suez, en dépêchant jeudi et vendredi à Buenos Aires un émissaire du président français Jacques Chirac, sans toutefois parvenir à régler tous les contentieux.

Le ministre français délégué au Budget, Jean-François Copé, a été reçu par les principaux dirigeants de l'Argentine, à commencer par le président Nestor Kirchner, au cours d'un voyage destiné avant tout à "franchir un nouveau cap" après l'épisode douloureux du retrait du groupe français Suez.

Le ministre, porteur d'une lettre du président Chirac adressée à son homologue argentin, s'est dit satisfait de ces entretiens. "L'impression d'ensemble est très encourageante, très positive", a-t-il affirmé lors d'une rencontre avec la presse française. M. Copé s'est félicité de la franchise de ces discussions qui lui ont permis, a-t-il assuré, de "parler de tous les sujets sans tabou", à commencer par le dossier de Suez.

La France a notamment réclamé auprès de ses interlocuteurs argentins que le retrait de Suez se fasse "dans des conditions équitables", c'est-à-dire avec indemnités. Le groupe français souhaite être dédommagé après cette rupture du contrat, à hauteur de ses investissements en Argentine soit quelque 1,3 milliard de dollars.

Après des mois de négociations houleuses, le gouvernement de Buenos Aires a choisi en mars dernier de mettre un terme à la concession de distribution d'eau potable et de traitement des eaux usées dans le grand Buenos Aires, détenue par le groupe français depuis les années 90, en nationalisant sa filiale argentine Aguas Argentinas.

L'affaire est désormais entre les mains du Cirdi, le tribunal de la Banque mondiale qui tranche les différends en matière d'investissements étrangers, et rien ne semble indiquer qu'il en aille autrement. Le chef du cabinet (chef du gouvernement) argentin, Alberto Fernandez, interrogé sur les "conditions équitables" réclamées par M. Copé, s'est borné à rappeler la position argentine, qui estime Suez coupable de ne pas avoir respecté les termes du contrat de concession, voire d'avoir mis en danger la santé des Argentins.

M. Copé a d'ailleurs reconnu que la parole était désormais à "l'arbitrage" et que le dossier n'avait "pas beaucoup avancé" en vue d'une solution permettant d'éviter le recours au Cirdi.

Les conversations ont en revanche été plus positives en ce qui concerne l'autre contentieux avec la France: les arriérés de l'Argentine envers le club de Paris, organisation qui regroupe une vingtaine de pays créanciers de l'Argentine. Ces arriérés s'élèvent à 3,5 milliards de dollars pour une dette totale de 6 milliards de dollars. M. Copé a indiqué que les autorités argentines lui avaient fait part de leur intention de trouver une solution positive à ce dossier d'ici à la fin de l'année.

Le ministre français a également rencontré plusieurs dirigeants d'entreprises françaises implantées en Argentine, dont certains, n'a pas caché M. Copé, "ont le blues".

La crise énergétique qui menace en Argentine place ainsi les entreprises pétrolières et de gaz, dont le groupe français Total mais aussi espagnol Repsol ou brésilien Petrobras, sous la pression du gouvernement qui souhaiterait les voir investir davantage. Ces entreprises estiment toutefois que les conditions ne sont pas réunies, notamment en matière de sécurité juridique et de visibilité de leurs investissements. M. Copé a indiqué sur ce point que le ministre argentin de la Planification, Julio de Vido, en charge de ce dossier, lui avait promis d'organiser des rencontres régulières avec les entreprises étrangères.

© AFP Agence France-Presse

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ROLLS ROYCE - Production suspendue

ROLLS ROYCE - Production suspendue. Le motoriste aéronautique britannique Rolls Royce suspend pendant environ 12 mois la production du moteur du très gros porteur A380, dont les livraisons ont été retardées par Airbus d'une année supplémentaire. /ats-reuters

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vendredi 6 octobre 2006

USA: forte augmentation des consultations des sites internet des journaux

USA: forte augmentation des consultations des sites internet des journaux

NEW YORK (AFP)


Une femme surfe sur internet dans un cyber-café© AFP/Archives Seyllou

Les sites internet des journaux américains attirent un tiers de visiteurs de plus qu'il y a un an, selon une étude rendue publique par l'Association des journaux d'Amérique.

Au cours du première semestre 2006, une moyenne de 55,5 millions de personnes ont consulté chaque mois le site internet d'un journal, soit 31% de plus que l'an dernier (42,4 millions) sur la même période, indique l'étude.

En juillet, plus d'un internaute américain sur trois a consulté des sites internet de journaux. Ce chiffre (35%) est également en hausse par rapport à juillet 2005 (27%).

Les sites internet des journaux ont ainsi permis d'augmenter le nombre total de lecteurs de 15% parmi les 25-34 ans et de 10% parmi les 18-24 ans, est-il souligné.

Avec le développement de l'internet et des chaînes d'information continue, les journaux traditionnels font de gros efforts pour tenter de garder leur lectorat et de maintenir leurs revenus publicitaires.

Randy Bennet, vice-président de l'Association des journaux d'Amérique, estime que les journaux vont encore développer leur offre de contenus pour attirer des groupes de lecteurs très variés et estime que ceux qui n'offrent pas un contenu original dans leur édition en ligne rencontreront des difficultés sur le long terme.

"Offrir un seul produit, comme les journaux le faisaient traditionnellement, n'est plus une stratégie viable", a commenté M. Bennet.

L'Association des journaux d'Amérique (The Newspaper Association of America) réunit plus de 2.000 journaux aux Etats-Unis et au Canada.

© AFP Agence France-Presse

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jeudi 5 octobre 2006

Le matériel en quelques chiffres (SNCF)

Le matériel en quelques chiffres (SNCF)

La SNCF dispose de 59 établissements spécialisés et des compétences de    24 500 agents, ingénieurs et techniciens, qui étudient, entretiennent et modifient ses parcs de matériel et ceux de ses clients. Elle met à la disposition des autorités organisatrices de transport l’ensemble de ces compétences et ses installations industrielles.
Bénéficiant du retour d’expérience lié à l’exploitation de ses propres matériels, elle sait les faire évoluer, que cette évolution concerne la définition des engins du futur ou l’optimisation de ses matériels plus anciens lors de rénovations.
Ce retour d’expérience lui permet ainsi d’offrir plus de confort aux voyageurs, des performances améliorées ainsi qu’une maintenabilité facilitée induisant une diminution des coûts d’entretien.
Elle réalise pour son propre compte, celui des collectivités régionales, locales ou pour l’exportation, des réhabilitations de matériels aussi divers que les Voitures Corail ou USI, des rames Inox, des auto-rails, des automotrices électriques, des TGV et des centaines de wagons de marchandises.


Le parc du materiel roulant (01/042002)

Les locomotives
2 032 locomotives électriques
1 756 locomotives diesel
1 220 locotracteurs

Les locomotives
7 586 voitures dont :
3 860 voitures Corail
1 365 RIB, RIO, RRR
894 voitures à 2 niveaux (V2N, VB2N…)
614 voitures UIC
446 voitures USI
200 porte-autos
382 autres (voitures de service et spéciales

Les TGV
365 TGV dont : 
TGV Sud-Est : 98 bicourant, 9 tricourant, 3 La Poste
TGV Atlantique : 105
TGV Réseau : 49 bicourant, 30 tricourant, 10 tricourant PBA
TGV Duplex : 36
Eurostar : 16 SNCF, 4 SNCB, 11 BR
Thalys : 6 SNCF, 7 SNCB, 2 NS, 2 DB 

Automoteurs, automotrices et autorails
1030 automotrices électriques dont : 
Z 5300 : 141
Z 6100 : 75
Z 6400 : 75
Z 20500 (Z2N) : 194
Z 20900 (Z2N NG) : 22
Z 22500 (MI2N EOLE) : 53
Z 23500 (TER 2 N) : 80

804 automoteurs et autorails dont : 
X 72500 (AUTOMOTEUR TER) : 105
X 2100/2200 : 112
X 2800 : 68
X 4300 / X 4500 : 189
X 73500 (AUTORAIL TER) : 185

Les wagons
47  680 wagons  réseau (France-WAGONS) dont :
6 100 pour les produits de sidérurgie
4 000 pour le bois
64 258 wagons de particuliers dont :
5 085 donnés en location

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Chiffre de la SNCF

Chiffres clés de la SNCF

Les chiffres clés
Les hommes
Le groupe SNCF compte actuellement environ 238 000 collaborateurs dont 175 000 au sein de la maison mère.
Le montant consacré par la SNCF à la formation continue en 2003 a été de 309 millions d'euros soit 6,25 % de la masse salariale.

Trafic Voyageurs
Grandes Lignes : 320 millions de voyageurs en 2003 dont TGV : 87 millions. En savoir plus
Ile de France : 572 millions de voyageurs
Vitesse de pointe d’un TGV : 300 km/h

Trafic Fret
Trafic Fret : 121 millions de tonnes en 2003. En savoir plus
Nombre de kilomètres de voies : 30 990 km de lignes dont 14 462 km de lignes électrifiées parmi lesquels 1540 km de lignes à grande vitesse.

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mercredi 4 octobre 2006

Airbus réplique à la crise par un traitement de choc socialement sensible

Airbus réplique à la crise par un traitement de choc socialement sensible

            

PARIS (AFP)             

                                                                            
                   
Un A380 décolle le 4 octobre 2006 sur le site d'Airbus à Toulouse© AFP Eric Cabanis                   

Le plan de restructuration d'Airbus, censé compenser les surcoûts liés aux retards de l'A380, provoque l'inquiétude politique et syndicale tant en France qu'en Allemagne, en raison de ses conséquences sociales et industrielles.   

Un comité central d'entreprise avait lieu mercredi après-midi au siège toulousain du groupe, au cours duquel le président d'Airbus France, Jean-Marc Thomas, devait présenter les grandes lignes du plan.

Mardi, le patron d'Airbus Christian Streiff a annoncé un nouveau retard d'un an pour l'avion géant A380, dont le calendrier de livraisons est désormais décalé de deux ans par rapport au plan initial.

Ce nouveau retard se traduira pour EADS par une dégradation de 4,8 milliards d'euros de son résultat d'exploitation sur la période 2006-2010.

                                                                            
                     
L'entrée du site de production d'Airbus à Toulouse, le 4 octobre 2006, où l'on aperçoit l'arrière d'un A380© AFP Eric Cabanis                   

Une perspective sanctionnée à la Bourse de Paris mercredi, où le titre EADS lâchait 4,72% à 21,58 euros vers 15H00 GMT, après avoir cédé jusqu'à 11,69%.

Pour éponger ces pertes et améliorer sa compétitivité, Airbus prévoit un vaste programme de réduction de coûts et de réorganisation industrielle, baptisé "Power 8", prévoyant des suppressions d'emploi.

Le constructeur, qui emploie quelque 55.000 personnes dans le monde, n'a pas encore détaillé l'impact social de ces mesures. Mais de l'aveu de M. Streiff, "il y a aura des suppressions d'emplois" via des "mesures d'âge" et une réduction de l'emploi intérimaire ou des CDD. La restructuration impliquera aussi un recours accrû à la sous-traitance et une réorganisation de la production sur les différents sites européens.

Du côté du gouvernement français, actionnaire d'EADS (15%) aux côtés du groupe Lagardère (7,5%) et de l'allemand DaimlerChrysler (22,5%), le Premier ministre Dominique de Villepin a assuré mercredi faire "pleinement confiance" à la direction du groupe, tout en souhaitant que "tout soit fait pour préserver l'emploi".

Martin Malvy, président PS de Midi-Pyrénées, a exprimé "une inquiétude lourde" sur les conséquences pour les sous-traitants de la réorganisation du groupe, en rappelant que l'aéronautique représentait 60.000 emplois dans sa région.

Le ministre des Transports Dominique Perben rencontrera des représentants de sous-traitants "dans les tout prochains jours".

Le ministre allemand de l'Economie, Michael Glos, qui rencontrera jeudi à Berlin M. Streiff, a lancé un appel à peine voilé à Airbus pour qu'il respecte les interêts du site allemand de Hambourg (Nord), alors que circulent des rumeurs d'un transfert de l'ensemble de la production de l'A380 vers Toulouse.

"Je pars du principe que les étapes (du plan d'Airbus, ndlr) vont affecter de manière équitable tous les sites et que les charges vont être réparties justement", a-t-il averti.

Malgré son intention déclarée de "briser les tabous", Airbus risque de devoir tenir compte des sensibilités nationales, renforcées en France par l'approche de l'élection présidentielle en 2007.

EADS et Airbus devraient être prochainement amenés à solliciter des avances remboursables aux pays européens partenaires de l'avionneur, afin de financer en partie le lancement industriel du nouveau long-courrier A350, dont le coût a récemment doublé à plus de 8 milliards d'euros.

Parallèlement, Airbus doit faire face à la grogne des compagnies clientes de l'A380, contraintes de revoir leurs projets de développement.

Qantas, Singapore Airlines, Virgin Atlantic, Malaysia Airlines et Korean Air ont exprimé mercredi leur "déception" et leur "inquiétude" face au nouveau délai, comme l'avait notamment fait la veille Emirates, le plus gros client de l'A380.

                                                                     


Carte de localisation des centres de production d'Airbus en Europe
© AFP/Infographie

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lundi 2 octobre 2006

EADS: nouvelle réunion du conseil d'administration mardi sur Airbus

EADS: nouvelle réunion du conseil d'administration mardi sur Airbus
PARIS (AFP)

Le PDG d'Airbus Christian Streiff devant la ligne d'assemblage de l'A380 à Blagnac, le 7 septembre 2006© AFP/Archives Eric Cabanis
Le conseil d'administration de la maison mère d'Airbus, EADS, se réunira de nouveau mardi pour évoquer les retards de l'avion géant A380, leur impact financier et le plan de relance prévu par le PDG de l'avionneur européen, Christian Streiff, a indiqué lundi une source proche du dossier.

Elle confirme une information parue le même jour dans le quotidien français La Tribune.

Le conseil d'administration d'EADS, réuni vendredi à Amsterdam, s'était conclu sans annonce, les actionnaires souhaitant "continuer cette discussion dans un futur proche". Mardi la rencontre pourrait s'effectuer sous forme d'une vidéo conférence, a indiqué la source proche du dossier.

De sources concordantes, Airbus et EADS attendent de recevoir les réactions des compagnies aériennes au nouveau calendrier de livraison de l'A380, afin d'estimer et de communiquer l'impact financier des nouveaux retards de l'appareil, victime de problèmes d'industrialisation.

Une source interne à Airbus soulignait par ailleurs vendredi que "l'avionneur veut informer simultanément en interne et à l'extérieur" du groupe sur les retards de l'A380 et le plan d'économies et de réorganisation industrielle, qui doit être présenté mercredi en comité central d'entreprise à Toulouse.

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Zone euro: croissance meilleure que prévue au deuxième semestre

Zone euro: croissance "meilleure que prévue" au deuxième semestre

BRUXELLES (AFP)


Les pays de la zone euro© AFP/Infographie

La Commission européenne a confirmé lundi que la croissance économique dans la zone euro devrait être "meilleure que prévue" au second semestre et a appelé les gouvernements à poursuivre les réformes pour améliorer l'emploi, dans son rapport trimestriel sur la zone euro.

"Les perspectives économiques devraient être meilleures que prévues à court terme", indique la Commission. "La croissance de la zone euro devrait se situer près, voire au-dessus de son potentiel au second semestre", après avoir atteint "3,5% en rythme annuel au premier semestre, son plus fort taux depuis six ans".

Le potentiel de croissance de la zone euro est estimé actuellement par les experts à 2% par an. Dans ses dernières prévisions économiques de septembre, la Commission prévoyait une croissance de 2,5% en 2006 pour la zone euro.

Les risques pesant sur la croissance sont toutefois plus importants, note Bruxelles, qui évoque le ralentissement de la croissance mondiale, les tensions géopolitiques et la hausse des dettes des ménages et des entreprises.

Les derniers indicateurs économiques sur la zone euro soutiennent l'analyse de la Commission.

L'indice PMI du secteur manufacturier, publié lundi, s'est maintenu en septembre au même niveau qu'en août (à 56,6 points), indiquant que l'activité dans le secteur progresse, alors que les analystes attendaient une baisse.

Vendredi, deux enquêtes de confiance économique menées par la Commission auprès des entreprises et des consommateurs avaient montré un regain significatif après deux mois de baisse, alors que les analystes attendaient là encore un repli.

Sur le front de l'emploi, Bruxelles invite les gouvernements européens a poursuivre les efforts de réforme engagés ces dernières années, qui se sont avérés payants.

"Il y a encore matière à améliorer le fonctionnement des marchés du travail", car "le chômage structurel et de longue durée demeure élevé", indique le rapport.

Grâce aux réformes effectuées et à la modération de la hausse des salaires, "plus de cinq millions d'emplois ont été créés ces cinq dernières dans la zone euro", rappelle la Commission, qui déplore toutefois que "les contrats temporaires sont toujours majoritaires dans les créations d'emplois".

Par conséquent, les gouvernements "ne doivent pas se reposer sur leurs lauriers", mais au contraire "profiter de la reprise économique pour supprimer les obstacles à la création d'emploi".

Le taux de chômage dans la zone euro s'élevait à 7,8% en juillet, en baisse de 0,8 point par rapport à juillet 2005 (8,6%), selon les derniers chiffres publiés début septembre par l'office statistique européen Eurostat.

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Prix des billets d'avion: Bruxelles réforme le régime préférentiel d'IATA

Prix des billets d'avion: Bruxelles réforme le régime préférentiel d'IATA

BRUXELLES (AFP)

Le logo de l'Association internationale du transport aérien (IATA) © AFP Joël Saget
La Commission européenne a décidé lundi de mettre fin à un régime préférentiel permettant aux compagnies aériennes membres de l'Association internationale du transport aérien (IATA) de fixer ensemble le prix des billets sur certaines lignes.

La Commission a supprimé l'exemption accordée aux transporteurs pour des ententes sur les liaisons intracommunautaires à partir du 1er janvier 2007.

Une tolérance est en revanche accordée sur les liaisons entre l'UE et les pays tiers jusqu'à fin octobre 2007. Pour les vols entre l'UE et les Etats-Unis et l'Australie, la date limite est fixée au 30 juin.

Le régime actuel permet aux 260 compagnies aériennes membres de la IATA de s'entendre sur les prix concernant le trafic passager "interligne", lors de "conférences tarifaires".

Il y a "interligne" lorsqu'un passager utilise le même billet pour voyager avec deux ou plusieurs compagnies.

Ce système permet aux passagers de voyager sans encombres en recourant à plusieurs transporteurs. Par exemple, à l'aéroport de transit, ils ne doivent pas reprendre leurs bagages et les faire à nouveau enregistrer, ceux-ci les suivant automatiquement jusqu'à leur destination finale.

Les ententes sur les prix sont habituellement considérées comme des pratiques commerciales restrictives et sont interdites par la Commission. Mais, depuis 1993, les "conférences tarifaires" de la IATA bénéficient d'une exemption en la matière.

C'est cette exemption que la Commission a supprimé lundi, après deux ans d'intenses consultations.

Selon Bruxelles, "il n'est pas suffisamment certain que les avantages procurés aux consommateurs continueront de compenser les risques de restriction de concurrence liés à des accords de prix conclus dans le cadre des conférences de l'IATA. Le maintien de l'exemption n'est donc pas justifié".

D'après la Commission, ce changement ne devrait avoir que peu d'influence sur le transport de passagers car "plus de 97% des voyages en Europe sont ou des vols hors interligne ou en interligne mais avec un système qui ne dépend pas des conférences tarifaires de l'IATA".

Hors les conférences tarifaires de la IATA, trois autres systèmes d'interligne existent actuellement dans le monde: les alliances aériennes mondiales, les accords de partage des codes et les accords d'interligne bilatéraux.

Selon la Commission, la IATA "poursuit activement ses travaux et semble s'orienter vers un autre système qui remplacerait les conférences tarifaires", une alternative à laquelle Bruxelles se dit "favorable".

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de l'association s'est dit "confiant" que cette alternative soit proposée "avant la fin de l'année".

Cette réforme intervient une semaine après la suppression des privilèges plus que centenaires des compagnies maritimes. Le 25 septembre, les ministres européens ont en effet adopté une proposition de la Commission mettant fin à leur régime favorable.

Depuis la fin du XIXe siècle, les entreprises de transport maritime se regroupent en "conférences" afin de fixer un prix de transport de marchandises uniforme entre l'Union européenne et les pays tiers.

La décision adoptée lundi dernier, et qui doit entrer en vigueur en 2008, devrait avoir un impact beaucoup plus important sur le transport maritime que celle concernant les compagnies aériennes, car 90% du commerce extérieur de l'UE s'effectue par voie maritime.

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Italie: l'assainissement des comptes loin d'être garanti par le budget 2007

Italie: l'assainissement des comptes loin d'être garanti par le budget 2007
ROME (AFP)

Le chef du gouvernement italien Romano Prodi, le 1er octobre 2006 à Milan pour le centenaire de la CGIL, principale confédération syndicale italienne© AFP Filippo Monteforte
Le projet de budget de l'Italie pour 2007 n'est pas assez strict sur les dépenses pour garantir un assainissement durable des comptes publics et laisse planer un doute sur la capacité de Rome à ramener son déficit public sous les 3%, estimaient lundi les économistes.

Le gouvernement de Romano Prodi a adopté vendredi un projet de budget prévoyant 33,4 milliards d'euros d'économies et de recettes nouvelles, dont près de 15 milliards d'euros affectés à la réduction du déficit.

M. Prodi s'est engagé à ramener le déficit public à 2,8% du PIB en 2007, contre une estimation nettement revue à la hausse de 4,8% cette année.

"C'est un projet de budget décevant qui manque de mesures structurelles sur les dépenses de l'Etat et sur les retraites. Son objectif est plutôt de redistribuer des revenus que de réformer le fonctionnement de l'Etat", estime Marco Valli, économiste d'UBM (Unicredit).

"Le début de législature était l'occasion de faire passer un texte fort avec des mesures impopulaires mais nécessaires, c'est une occasion manquée", ajoute-t-il à propos du premier budget de la coalition de centre-gauche élue en avril.

Sur le front des réductions de dépenses, M. Valli souligne que les régions pourront décider de compenser la baisse des transferts de l'Etat par des hausses d'impôts.

L'économiste épingle aussi le transfert à l'Etat d'une partie des cotisations de retraite actuellement gérés par l'entreprise.

Une partie du TFR (traitement de fin de carrière), somme versée au salarié à la fin de son contrat et utilisé entre-temps par la société pour son financement à un taux de crédit avantageux, va être géré par l'Etat, ce qui doit représenter une recette de 5 milliards d'euros.

"Il s'agit d'une décision inquiétante, nous espérons que Bruxelles ne permettra pas cette opération", écrivent les économistes Tito Boeri et Pietro Garibaldi dans une note.

Plutôt sévères, les deux experts estiment que le gouvernement "a décidé d'augmenter les impôts plutôt que de baisser les dépenses".

La loi de finances "doit servir à ramener l'Italie dans les paramètres de Maastricht. Mais elle n'empêchera pas que resurgissent les mêmes problèmes dans 12 mois", ajoutent-ils.

Le ministre de l'Economie, Tommaso Padoa-Schioppa soutient le contraire.

"Nous sortons les finances publiques de la zone rouge et de manière structurelle", assure-t-il.

De son côté, Banca Intesa juge, dans une note, que le déficit public restera au dessus de 3% en 2007 tandis que l'analyste d'UBM estime possible de repasser sous ce seuil, mais seulement si la reprise économique ne faiblit pas.

Bruxelles doit encore donner son appréciation du projet de loi de finances tout comme les agences de notation Standard and Poor's (SP) et Fitch qui menacent d'abaisser la note du pays, ce qui renchérirait le coût de son endettement. SP a indiqué qu'elle rendrait sa décision avant fin octobre.

"Le risque d'abaissement est encore très élevé car les mesures d'assainissement à long terme sont insuffisantes. Et les rentrées de la lutte contre la fraude fiscale sont incertaines", estime Carmen Nuzzo, économiste de Citigroup.

Du côté des partenaires sociaux, le patronat a regretté le transfert du TFR sous le régime de l'Etat et l'étalement sur deux ans de la baisse des charges sociales. En revanche, le premier syndicat italien, la CGIL, a salué un projet plus juste socialement et permettant de soutenir la croissance.

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En plein Mondial de l'automobile, le marché français en forte baisse

En plein Mondial de l'automobile, le marché français en forte baisse
PARIS (AFP)

Des visiteurs regardent des voitures exposés au Mondial de l'automobile, le 30 septembre 2006 à Paris© AFP Bertrand Guay
Le marché français de l'automobile a fortement dérapé en septembre, avec une chute des ventes de voitures neuves et une sortie de route brutale des constructeurs français, alors que vient de s'ouvrir à Paris la vitrine du secteur, le Mondial de l'automobile.

Après être restées quasi-stables en août (+0,1%), les ventes de voitures particulières neuves en France ont baissé de 13,3% en septembre par rapport au même mois de 2005, à 143.634 immatriculations, a annoncé lundi le Comité des Constructeurs français d'automobiles (CCFA). Sur neuf mois, la baisse est de 3,1%.

"Septembre est un mois franchement mauvais pour le marché automobile français", a résumé le président du CCFA Manuel Gomez. "Ce n'est pas l'euphorie dans l'automobile aujourd'hui, même si le Mondial doit redonner de l'espoir".

Renault a été particulièrement malmené, avec un effondrement de 21,7% de ses immatriculations en septembre. Mais PSA Peugeot Citroën, dont les ventes ont enregistré une baisse beaucoup moins marquée (-10,3%), a été plus fortement sanctionné en Bourse.

Les ventes de voitures particulières neuves en septembre 2006 en France© AFP/infographies

A la Bourse de Paris, vers 16H00 (14H00 GMT), l'action Peugeot perdait 1,12% à 43,97 euros, tandis que Renault était en hausse de 1,16% à 91,45 euros, dans un marché en baisse de 0,26%.

"Nous avions dit que ce serait une année difficile, ce n'est pas une surprise. En 2006, nous n'avons lancé pratiquement aucun nouveau produit", a expliqué une porte-parole de Renault, qui met en avant une "politique commerciale sélective" ciblée sur "les canaux de vente les plus rentables".

Chez PSA Peugeot Citroën, un porte-parole fait valoir que le groupe "fait un peu mieux que le marché": "nous avons même gagné des parts, grâce au lancement en avril dernier de la Peugeot 207, qui a tiré les ventes du groupe en septembre".

La part de marché de Renault a été ramenée à 24,1% en septembre, en baisse de 2,6 points, mais celle de PSA Peugeot Citroën a crû de 1,1 point à 33,7%. Sur neuf mois, la part de marché des deux marques françaises recule de deux points, à 54,8%.

Selon les analystes, le marché valorise la "vision stratégique" du patron de Renault, qui annonce un redressement à compter de l'été 2007.

"Comme la parole de Carlos Ghosn est d'or, tout le monde s'est fixé sur l'objectif d'une marge opérationnelle de 2,5% en 2006. Il semble que Renault pourrait perdre 20% en nombre d'immatriculations tous les mois sans que le cours ne baisse", observe Patrice Solaro, analyste chez Kepler Equities.

Quant à Peugeot, "la réaction du marché est plus directe, plus liée aux chiffres des immatriculations, car l'offensive produit est là", a indiqué Gaëtan Toulemonde, analyste chez Deutsche Bank.

Dans leur ensemble, les marques françaises marquent en septembre un recul plus net des ventes (-15,5%) que leurs concurrents étrangers (-10,1%).

Toyota, dont les ventes sont en hausse de 9,9% sur neuf mois, a vu ses ventes s'effriter de seulement 1,8% en septembre.

Volkswagen reste le numéro un des étrangers en France, avec 11,6% de part de marché depuis le début de l'année, et une baisse des ventes limitée à 4,6% en septembre.

En revanche, le partenaire japonais de Renault, Nissan, a accusé la plus importante chute d'immatriculations (-44,5%), devant Ford (-21,7%), General Motors (-17,6%), BMW (-14,8%), Hyundai (-8,3%) et DaimlerChrysler (-6,5%).

Fiat, en plein redressement, est le seul à afficher en septembre une hausse de ses ventes (+8,2%), grâce notamment au succès de la Grande Punto.

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samedi 30 septembre 2006

Marketing Halloween

fond d'écran Halloween citrouille

Source wikipedia

Halloween en Europe (France et Belgique) 

Marketing  

À la suite des efforts réalisés pendant les années 1990 auprès des journalistes (par le biais de nombreux dossiers de presse) par la Chambre Syndicale de la Confiserie et par des sociétés telles que Mattel, Hasbro et surtout Haribo et Ferrero, la fête de l'Halloween prend peu à peu pied en France. Située à mi-chemin entre les vacances d'été et les fêtes de fin d'année, elle permet en effet de relancer la consommation de biens festifs (bonbons, déguisements et décorations, sorties) à une période habituellement creuse. Mais de fait, c'est une fête très codifiée (noir et orange, citrouille et sorcière, quête de bonbons ou soirées chaudes) plus compréhensible que Carnaval.

Certains accusent Halloween de ne correspondre à aucune tradition profonde et d'être, de fait, une simple manifestation commerciale. Il faut se souvenir à quel point des fêtes véritablement populaires telles que Noël (dont l'Église catholique a fortement combattu le côté païen et mercantile apparu après la Seconde Guerre mondiale) ou la fête des mères sont récentes bien qu'elles aient des racines anciennes.

Certaines des sociétés qui ont communiqué en France sur le thème d'Halloween précisaient dans leurs dossiers de presse et leurs plaquettes promotionnelles qu'il ne s'agit pas d'une fête américaine mais de rappeler que c'est une fête d'origine européenne qui, en quelque sorte, « revient au pays » après une parenthèse historique partiellement nord-américaine. Tout cela est à la fois vrai (le nouvel an de l'antiquité celtique) et faux (sous sa forme actuelle, Halloween est bien une fête américaine plutôt récente).

Peu concernés par cette question de l'authenticité historique, les enfants semblent apprécier de plus en plus cette célébration dont ils aiment l'esprit et le sens – s'amuser à faire peur et prétendre jeter des sorts. On retrouve cette même préoccupation dans des œuvres à grand succès telles que la série de télévision Fais-moi peur, les livres Chair de Poule, la série de Joann Sfar (romans, BD, dessin animé) Petit Vampire, Harry Potter, etc.

Pourtant, depuis 2002, on peut observer que le budget que les familles de France et de Belgique accordent à la fête d'Halloween est de plus en plus réduit. Certains commentateurs oublient la crise en cours et expliquent le fait que les gens voient cette fête comme une grande opération de marketing et que, traditionnellement, les gens sont plus proches de Noël (deux mois après l'Halloween) et lui réservent donc leur budget-fête. En Belgique, en Allemagne et dans l'est de la France, il faut aussi prendre en considération la fête de saint-Nicolas le 6 décembre qui est en baisse de fréquentation depuis 30 ans. Un autre motif possible de la baisse de succès d'Halloween est l'anti-américanisme grandissant en Europe, suite notamment à l'élection et surtout la réélection de George W. Bush. Cette fête est en effet considérée par certains comme une forme de domination culturelle par les États-Unis.

La réponse de l'Église

L'Église a constaté qu'avec Halloween, une population non chrétienne s'intéresse au sens de la mort, au même moment de l'année où elle-même fête tous ses saints (la Toussaint, le 1er novembre) et ses morts (jour des Défunts, le 2 novembre). Pour rappeler le sens de la Toussaint catholique, l'Église française réagit, à l'initiative du diocèse de Paris, depuis 2002, par l'instauration d'une célébration baptisée "Holy wins"('la sainteté l'emporte') ayant lieu en soirée, face à l'église Saint-Sulpice à Paris et permettant, une fois l'an, le 30 octobre, d'écouter du rock'n'roll et du reggae dans un lieu consacré. Quelques centaines de personnes y participent avec joie chaque année.

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vendredi 22 septembre 2006

EADS confirme de nouveaux retards de livraison pour l'A380

EADS confirme de nouveaux retards de livraison pour l'A380
PARIS (AFP)

Un Airbus A380 effectue un vol test avec des passagers (salariés d'Airbus) à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, le 4 septembre 2006© AFP/Archives Eric Cabanis
Le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS, maison mère d'Airbus, a annoncé jeudi que "d'autres retards de livraison" de son avion géant "sont à prévoir" en raison de "problèmes persistants d’industrialisation liés à l’équipement électrique".

EADS a rappelé dans un communiqué qu'Airbus travaille à "un plan d'action" pour remédier à ces problèmes.

Un porte-parole d'EADS a toutefois écarté les "spéculations" sur une délocalisation de la production hors d'Europe, précisant qu'il n'y avait "pas de danger pour les usines européennes".

EADS s'est refusé à confirmer ou démentir les informations publiées mercredi dans les media selon lesquelles les livraisons de 2007 pourraient être ramenées à 4 ou 5 unités, ce qui impliquerait des retards supplémentaires d'au moins six mois pour les premières compagnies clientes.


Airbus A380.

Graphique animé sur l'A380. GRAPHIQUE FLASH© AFP iactiv

Le constructeur aéronautique européen avait déjà prévenu en juin que les livraisons de son avion à double pont, d'une capacité de 555 à 840 sièges, seraient réduites en 2007 à 9 au lieu de 25 initialement prévues, provoquant une crise à l'origine du bouleversement de son état-major.

"Nous sommes une société cotée et nous avons l'obligation de rendre publique toute information susceptible d'affecter le titre EADS" a indiqué le porte-parole pour expliquer la publication jeudi de ce communiqué, alors que "l'évaluation" entreprise par le nouveau président Christian Streiff est toujours en cours.

EADS indique ne pas avoir "encore finalisé le calendrier des livraisons" à ce jour, ni mesuré "l'impact financier de tels retards". Il fournira avec Airbus "des informations plus détaillées dans les quatre semaines à venir". Airbus a jusqu'ici indiqué que M. Streiff communiquerait ses conclusions "d'ici fin septembre".

C'est le troisième décalage de livraisons du programme-vedette d'Airbus, dont le coût est estimé à quelque 12 milliards d'euros, et qui affiche déjà plus d'un an de retard.

Les retards annoncés en juin devraient amputer de 2 milliards d'euros le résultat opérationnel de la maison mère EADS d'ici 2010. Un analyste de la Deutsche Bank évaluait jeudi matin le coût des nouveaux retards entre 200 et 250 millions d'euros sur 2007 et 2008.

M. Streiff a déjà changé le chef de programme A380 et met en place d'une "plateforme électrique" à Toulouse, afin selon une source interne "d'aider les collègues allemands dont les tronçons d'avions sont les plus touchés par les problèmes électriques, à sortir de l'ornière".

Il a aussi décidé un "gel des embauches jusqu'à nouvel ordre" chez Airbus (57.000 salariés) et envisage un nouveau plan de réduction de coûts.

Le quotidien britannique The Guardian estimait jeudi que ce plan représenterait au moins deux milliards d'euros par an, avec des suppressions d'emplois et le rassemblement en un seul point du travail jusqu'ici partagé entre Toulouse (France) et Hambourg (Allemagne). Il prévoirait aussi un recours accru aux fournisseurs de zone dollar et des délocalisations d'usine telle que celle actuellement projetée en Chine pour les A320.

"La recherche de fournisseurs en zone dollar est constante, et il n'y a pas de danger pour les usines européennes", a réagi le porte-parole d'EADS ajoutant que "le plan d'action portera principalement sur l'A380".

Du côté des salariés, le délégué syndical central CGT d'Airbus, Xavier Petrachi, a déclaré à Toulouse que "le personnel d'Airbus n'a jamais été inquiet comme aujourd'hui". "Nous craignons que les économies se fassent par des délocalisations dans les pays à bas coût de main d'oeuvre", a-t-il notamment souligné.

L'action EADS a limité son repli jeudi en baisse de 2,37% à 22,26 euros à la clôture sur un marché en hausse de 0,30%.

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Coca-Cola et Pepsi, boycottés en Inde, remportent une victoire en justice

Coca-Cola et Pepsi, boycottés en Inde, remportent une victoire en justice
THIRUVANANTHAPURAM (AFP)

Un piéton indien marche à côté d'une affiche de la marque Coca-Cola avec l'acteur Hrithik Roshan à Bangalore, le 10 août 2006 © AFP/archives Dibyangshu Sarkar
Les géants américains Coca-Cola et PepsiCo ont remporté vendredi une victoire en justice dans le sud de l'Inde, avec la levée d'un boycott de plus d'un mois de leurs sodas accusés de contenir trop de pesticides et suite à une protestation des Etats-Unis.

La plus haute cour de l'Etat du Kerala (sud) a levé le boycott dont font l'objet, depuis le 11 août, les boissons gazeuses de Coca-Cola et de Pepsi.

Selon la cour, le gouvernement communiste du Kerala n'avait pas l'autorité pour imposer un embargo total sur la production et la commercialisation des sodas.

Les multinationales américaines, qui possèdent des usines dans le Kerala, ont salué l'arrêt de la cour.

Des memebres de la brigade Rahul-Priyanka tentent de donner à boire du pepsi-cola et su coca-cola à un cheval, le 8 août 2006 à Hyderabad© AFP/archives STR

Cela "confirme clairement la confiance résolue de PepsiCo dans la qualité et la sécurité de ses produits", s'est félicité Pepsi dans un communiqué.

Pour son concurrent Coca-Cola, la décision de justice "protège les intérêts des détaillants victimes de ce boycott". Ses boissons devraient bientôt retrouver le chemin des rayons des magasins dans le Kerala, a-t-il dit.

Mais le gouvernement régional a annoncé qu'il ferait appel.

Et des militants locaux ont promis de continuer leur bataille contre les géants des sodas.

Après leur victoire au Kerala, Coca-Cola et Pepsi espèrent une répétition de ce scénario dans d'autres Etats indiens qui ont interdit totalement ou partiellement leurs produits.

Car depuis le mois d'août, six Etats boycottent les sodas. Des embargos décidés après une étude d'une organisation écologique indienne, le centre pour la science et l'environnement (CSE).

Selon son enquête, 57 échantillons prélevés sur 11 boissons produites par les deux groupes contiennent un haut niveau de résidus de pesticides, 24 à 200 fois plus important que le niveau jugé acceptable.

Et le CSE a enfoncé le clou vendredi: "Rien n'a changé, les sodas sont aussi dangereux qu'avant", a-t-il affirmé dans un communiqué.

En Inde, les taux de pesticides sont surtout alarmants sur les légumes, les fruits et dans l'eau, dénoncent d'autres associations.

Malgré les démentis de Coca-Cola et de Pepsi, leur image de marque avait été sérieusement écornée dans un pays dont ils contrôlent 99% du marché.

Aucune des deux entreprises n'a chiffré l'impact de la crise sur les ventes. "On peut dire que les conséquences sur la rentabilité n'ont pas été positives", selon Abhiram Seth, de PepsiCo India.

La polémique avait même suscité mi-septembre l'irritation des Etats-Unis.

Le sous-secrétaire américain au Commerce international Franklin Lavin avait demandé par écrit au secrétaire indien au Commerce à ce que les sociétés soient traitées "avec fair-play", insistant "sur la perspective de futurs investissements américains en Inde".

New Delhi n'avait pas répondu officiellement.

En Inde, des députés du parti d'opposition nationaliste hindou, le Bharatiya Janata Party (BJP), avaient aussi exigé une interdiction totale des sodas dans le pays.

Les alliés communistes du gouvernement fédéral avaient aussi traité Coca-Cola et Pepsi de "lents empoisonneurs", au moment où New Delhi se rapproche de Washington après des années de tièdes relations diplomatiques.

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La guerre entre les constructeurs automobiles et la Californie continue

La guerre entre les constructeurs automobiles et la Californie continue
WASHINGTON (AFP)

Circulation automobile à Los Angeles, le 20 septembre 2006© AFP Robyn Beck
La Californie et les constructeurs automobiles se livrent depuis plusieurs années à une guerre dont le dernier rebondissement est la décision du procureur général de l'Etat de poursuivre six d'entre eux en les accusant de contribuer au réchauffement climatique.

La Californie avait déjà passé une loi en 2002 demandant aux constructeurs de réduire les émissions de gaz à effet de serre de leurs voitures de 22% d'ici à 2012 et de 30% d'ici à 2016. Sept autres Etats américains ont depuis indiqué qu'ils comptaient suivre cet exemple.

Les constructeurs se sont pour leur part portés en justice en 2004, estimant que le pouvoir de fixer des normes de consommation revient à l'Etat fédéral.

"Ceci peut expliquer cela", souligne Josh Dorner, porte-parole du Sierra Club, la plus importante association de défense de l'environnement aux Etats-Unis, en commentant l'initiative du procureur général californien Bill Lockyer, que le Sierra Club soutient.

Pollution dans le ciel de Los Angeles au-dessus d'une voie de circulation, le 20 septembre 2006© AFP Gabriel Bouys

En 1990, la Californie avait déjà adopté une loi demandant à ce que 2% de voitures vendues dans l'Etat en 1998 puis 5% en 2001 et 10% en 2003 soient des "ZEV" (Zero Emission Vehicle). General Motors avait alors lancé sur ce seul marché une voiture tout-électrique qui avait rencontré un certain succès.

Face à plusieurs procès intentés par les constructeurs, les autorités californiennes avaient toutefois abandonné en 2003 l'exigence du "ZEV" ne demandant plus que l'introduction progressive de véhicules fonctionnant avec des piles à combustible ou hybrides (essence/électricité).

GM avait aussitôt retiré du marché sa voiture électrique, au grand dam de ses partisans qui ont dénoncé cette décision dans un film intitulé " Who killed the electric car?" (qui a tué la voiture électrique ?).

GM est visé avec Chrysler, Ford, Toyota Motor North America, Honda North America et Nissan North America par la plainte de Bill Lockyer. Celui-ci est un démocrate, contrairement au gouverneur de l'Etat Arnold Schwarzenegger.

Plus de 24 millions de voitures particulières circulent en Californie et répondent pour 40% des gaz à effet de serre émis dans cet Etat, le plus peuplé des Etats-Unis.

Compte tenu du refus de l'administration du président républicain George W. Bush et du Congrès de ratifier le Protocole de Kyoto, de nombreux Etats américains prennent des initiatives locales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Les constructeurs affirment de leur côté avoir déjà anticipé le mouvement en mettant sur la marché des véhicules plus propres.

"Les constructeurs automobiles construisent déjà des véhicules plus propres, plus efficaces en terme d'utilisation de l'énergie et chaque voiture vendue en Californie est homologuée par les autorités de cet Etat avant d'être livrée aux concessionnaires", a affirmé l'Alliance des constructeurs automobiles en réagissant à la plainte lancée par Bill Lockyer.

La Chambre de commerce américaine a été encore plus directe en affirmant que "cette décision en pleine période électorale d'engager des poursuites contre les constructeurs automobiles en les accusant de contribuer au réchauffement climatique émane d'un politicien cherchant à être réélu". M. Lockyer se présente au poste de Trésorier général de l'Etat en novembre, après huit ans passés comme procureur général, une fonction également élective.

Effet ou non du hasard, GM vient juste d'annoncer le lancement aux Etats-Unis de cent voitures fonctionnant avec des piles à combustible, réparties entre la Californie, la région de New York et celle de Washington.

"Nous nous sommes fixés une échéance à 2010 pour avoir un prototype montrant que la fiabilité, l'autonomie, les performances puis le coût et la production de masse sont comparables avec le moteur à essence", a affirmé Larry Burns, vice-président de GM chargé de la recherche, lors d'un entretien avec l'AFP.

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