mercredi 1 novembre 2006
Les prix du pétrole baissent malgré des stocks américains décevants
Par bourse cours pétrole credit news, mercredi 1 novembre 2006 à 22:33 :: Cours du pétrole-carburant
Les prix du pétrole baissent malgré des stocks américains décevants
LONDRES (AFP)
Une pompe à essence© AFP/Archives Behrouz Mehri
Les prix du pétrole ont reculé mercredi en dépit de stocks pétroliers décevant les attentes des analystes aux Etats-Unis, le marché jugeant ces réserves suffisantes dans le nord-est du pays et doutant que l'Opep réduise autant que promis sa production.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre baissait de 58 cents à 58,15 dollars vers 17H15 GMT (18H15 à Paris).
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord perdait 76 cents à 58,27 dollars sur l'échéance de décembre.
Les prix avaient observé un petit rebond technique mardi après avoir chuté de près de deux dollars et demi (4%) la veille, le déclin journalier le plus marqué depuis plus d'un an.
Dans son rapport hebdomadaire publié mercredi, le département américain de l'Energie (DoE) a fait état d'une hausse moins élevée que prévu de 2 millions de barils des stocks de brut la semaine dernière.
Il a également signalé une baisse deux fois supérieure aux attentes des réserves de produits distillés, qui comprennent le fioul de chauffage et le diesel, et un recul trois fois plus important que prévu des stocks d'essence.
Ces chiffres étaient théoriquement favorables à un rebond des cours du brut, mais ceux-ci ont pris le chemin inverse et accru leurs pertes après leur publication.
"En apparence, les chiffres des stocks sont très haussiers mais quand on creuse un peu, on s'aperçoit que les reculs des stocks de produits raffinés sont en fait survenus sur la côte ouest" des Etats-Unis, a expliqué Bruce Evers, analyste à la banque Investec.
"Les investisseurs s'attendaient à des baisses de stocks dans le nord-est, ce qui ne s'est pas produit, donc les prix se sont mis à décliner", a-t-il ajouté.
Traditionnellement, le marché pétrolier réagit davantage aux variations des stocks sur la côte est des Etats-Unis, qui est la région qui consomme le plus d'énergie et celle qui reflète le plus les flux d'importations en provenance des pays membres de l'Opep au Moyen-Orient.
En outre, les stocks demeurent très abondants aux Etats-Unis. Ceux de brut sont de 4,6% supérieures à l'an dernier à la même époque et ceux de produits distillés 13% plus élevés, ce qui est d'autant plus rassurant que des températures supérieures à la normale sont annoncées pour novembre dans ce pays.
"Le marché est d'humeur baissière. Il y a un grand scepticisme quant à l'intention de l'Opep de réellement réduire sa production de 1,2 million" de barils par jour, a souligné Bruce Evers.
Dix des onze membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sont censés réduire leur production de 1,2 million de barils par jour à partir de ce mercredi, comme ils l'ont promis le 20 octobre à Doha.
Mais les opérateurs doutent que le cartel respecte cette décision, qui revient à diminuer ses revenus pétroliers.
"Les tensions géopolitiques semblent se dissiper et le temps est plus doux, à part aujourd'hui (mercredi)", a encore observé Bruce Evers, estimant que le marché continuait aussi à craindre un ralentissement de la croissance de la demande pétrolière des Etats-Unis, pays dont la croissance économique est tombée à 1,6% au troisième trimestre.
© AFP Agence France-Presse
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Aujourd’hui,
les stations-service offrent de plus en plus de services auxiliaires,
par exemple un dépanneur et un lave-auto, qui permettent de dégager une
marge bénéficiaire nettement supérieure à celle que rapporte la vente
d’essence. Quoi qu’en pense le public, lorsque les pétrolières
intégrées déclarent de fortes hausses de leurs bénéfices, comme c’est
le cas en période de prix élevés du pétrole brut, cet apport de
bénéfices est généralement tiré, non pas de l’élargissement des marges
de détail ou de raffinage, mais bien de la production du brut. En fait,
les divisions de Raffinage et de Marketing de ces pétrolières intégrées
ont déclaré un bénéfice généralement compris entre 0,5 et 1,5 cent le
litre.
Divers
produits sont issus du raffinage du pétrole brut : essence, carburant
diesel, mazout domestique, carburants aviation et asphalte. Leurs prix
sont déterminés dans une large mesure par le prix du pétrole brut.
Celui-ci n’est cependant pas le seul facteur déterminant : les
conditions météorologiques, par exemple, interviennent aussi dans la
détermination des prix. Un hiver rigoureux peut épuiser les stocks de
mazout domestique et provoquer une hausse du prix de ce produit. Durant
l’été 2000, la forte demande d’essence aux États-Unis a donné lieu à
une production maximale d’essence et minimale de mazout, tant et si
bien que les stocks de mazout dans les États du Nord-Est ont fléchi de
40 % par rapport à 1999. Ce phénomène déclenche alors une remontée du
prix du mazout et détourne les réserves de brut vers la production de
mazout au détriment de la production d’essence.


Le
pétrole brut est un produit de base dont le prix de vente, établi en
dollars américains, est comparable presque partout dans le monde,
n’étant ajusté qu’en fonction du transport et de la qualité. Le prix du
brut est tributaire de l’offre et de la demande. À court terme
(oublions l’OPEP pour l’instant), l’offre et la demande de brut sont
insensibles aux prix, ou inélastiques. Du côté de l’offre,
l’exploitation de nouvelles sources de pétrole brut n’est pas
instantanée : le forage et la construction de pipelines prennent du
temps. Du côté de la demande, les automobilistes, utilisateurs ultimes
du pétrole brut, n’échangent pas rapidement leurs voitures contre des
véhicules moins énergivores, et l’évolution de leurs habitudes de
conduite est lente. Par exemple, seule une forte hausse du prix de
l’essence incitera certains à utiliser les transports en commun. Vu cet
élément d’insensibilité, des variations même légères de l’offre et de
la demande provoquent de fortes fluctuations des prix. Récemment,
l’offre et la demande ont beaucoup varié. L’activité économique
mondiale, ainsi que je l’ai mentionné, a stimulé la demande dans un
contexte de réduction des approvisionnements pétroliers de l’OPEP.