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jeudi 10 août 2006

Cours du pétrole brut

NEW YORK - Les cours du pétrole ont continué leur ascension, avec un record historique à 71,5 dollars le baril à New York. Cette hausse est portée par la crainte d'une escalade militaire avec l'Iran qui refuse toujours de renoncer à son programme nucléaire.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en mai s'adjugeait 1,56% à 71,5 dollars, franchissant un nouveau record historique mardi vers 14h25 (20h25 suisses).

Il avait déjà pris 15 cents à 70,55 dollars à 16h05 (suisses). Il était monté à 70,88 dollars en milieu de matinée lors des échanges électroniques, en hausse de 48 cents par rapport à la veille, et atteignant déjà son plus haut niveau depuis le début de sa cotation à New York en 1983.

Le brut a battu ainsi son précédent record établi le 30 août dernier, à 70,85 dollars le baril, un jour après que le cyclone Katrina eut endommagé de nombreuses raffineries sur son passage dans le golfe du Mexique. Lundi, le prix du baril avait établi un record historique de clôture à 70,40 dollars.

Ce nouveau record "montre que le marché est très, très nerveux au sujet de l'Iran et d'une multitude d'autres questions", a indiqué Phil Flynn, analyste chez Alaron Trading, citant notamment les interruptions de la production en Irak et au Nigeria et la vigueur de la demande pétrolière chinoise.

Le marché craint qu'en cas d'attaque militaire, l'Iran réplique notamment en coupant ses exportations de pétrole et en bloquant le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic pétrolier.

Quelque 16 millions de barils de brut quittent chaque jour la région du Golfe via le détroit qui relie le golfe persique à la mer d'Oman, soit près de 20% de la production mondiale de brut. L'Iran est le quatrième producteur mondial de brut, extrayant près de 4 millions de barils par jour (mbj), et le deuxième plus gros fournisseur au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

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mercredi 9 août 2006

Le pétrole bat un nouveau record à Londres

Source blog finance

Le pétrole bat un nouveau record à Londres

Rien ne va plus dans ce monde de brut : le Brent a battu un nouveau record à Londres.

Il faut bien reconnaître que tous les éléments semblent converger en vue d'établir cette hausse : aléas climatiques, tensions géopolitiques à leur sommet tant autour du dossier nucléaire iranien qu'au niveau du conflit au Proche-Orient. Inde et Pakistan y mettent également du leur tandis que le Nigeria est la proie de nouvelles violences meurtrières. Les relations entre Russie et USA semblent quant à elles offrir les prémices d'une nouvelle guerre froide à leur manière.

Le prix du pétrole Brent a battu lundi à Londres un nouveau record historique à 78,64 dollars le baril, favorisé par la fermeture du plus important champ pétrolier des Etats-Unis et l'instabilité accrue au Proche-Orient.

Sur le marché londonien, le prix du  baril de Brent de la mer du Nord  pour livraison en septembre a atteint 78,64 dollars à 17H07 GMT, soit une hausse de 2,47 dollars sur la séance. Il bat ainsi son précédent record établi le 17 juillet à 78,18 dollars.

A 17H25 GMT, le baril cotait 78,40 dollars, en hausse de 2,23 dollars par rapport à vendredi soir.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en septembre gagnait 2,39 dollars à 77,15 dollars. Il avait atteint un record historique à 78,40 dollars le 13 juillet.

La fermeture complète du champ pétrolier de Prudhoe Bay en Alaska de la compagnie britannique BP va prendre entre trois et cinq jours, a indiqué lundi la direction du groupe, qui a refusé d'indiquer quand la production pourra reprendre. La compagnie pétrolière a décidé de fermer ce champ pétrolier en Alaska après la découverte de fuites provenant d'un oléoduc qui a conduit à l'écoulement dans le sol de quatre à cinq barils soit près de 800 litres de brut.

En ce qui concerne le conflit au Proche-orient, les hôpitaux libanais disposeraient au maximum d'une semaine de carburant pour toutes réserves, selon le ministre de la Santé Mohamad Khalifé, impliquant la fermeture de nombre d'entre eux. Tout en insistant sur l'urgence de la situation, le ministre a précisé que des contacts avaient été entamés pour résoudre le problème. Selon les autorités libanaises, l'armée israélienne, qui impose depuis trois semaines un blocus au Liban, aurait refusé jeudi d'admettre une cargaison de mazout, destiné notamment aux centrales électriques. L'armée israélienne a de son côté affirmé samedi avoir autorisé ces trois derniers jours deux pétroliers à accoster au Liban pour fournir du carburant, mais que, selon un porte-parole, leurs commandants "ont jusqu'à présent préféré rester au large apparemment de crainte d'être pris dans des tirs avec le Hezbollah".

Même si le Liban obtenait dès à présent des livraisons de carburant, le problème ne serait cependant pas résolu. En effet, les routes étant détruites, et les ponts écroulés, le mazout ne peut être transporté vers les régions.

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi quant à eux avoir imposé des sanctions contre sept sociétés étrangères, dont le fabricant russe d'avion de chasse Soukhoï, pour avoir fourni à l'Iran du matériel qui pourrait être utilisé dans le développement d'armes de destruction massive. Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié vendredi d'"inadmissibles" et "d'anachronisme historique" ces sanctions.... tandis que la société algérienne d'hydrocarbures Sonatrach a signé des protocoles d'accord avec les russes Loukoïl et Gazprom en vue d'une coopération.

L'Inde a expulsé samedi le conseiller à l'ambassade du Pakistan à New Delhi après qu'un diplomate indien soit expulsé par le Pakistan plus tôt samedi. "L'agent consulaire indien Deepak Kohl aurait été pris en train de recevoir des documents sensibles d'une source pakistanaise," a annoncé la chaîne de télévision GEO, citant des sources officielles.

Pour rappel, les prix du pétrole avaient fini la séance en hausse mercredi dernier, le marché s'inquiétant notamment de la tempête tropicale Chris qui pourrait devenir le premier cyclone de la saison et endommager les infrastructures pétrolières du golfe du Mexique.

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La Chine assoiffée de pétrole russe

Si on a tendance à lister tous les facteurs de nature à réduire l'offre de pétrole, face à la flambée actuelle, il ne faut pas oublier d'analyser également la demande.

Celle-ci est de manière très importante "gonflée" par les besoins d'approvisionnements des pays asiatiques.

L'actualité vient nous le rappeler puisque la Chine envisage d'importer 15 millions de tonnes de pétrole brut de Russie cette année, rapporte mardi l'Agence Chine Nouvelle citant le vice-ministre chinois du Commerce Yu Guangzhou.

"L'énergie est le principal secteur des échanges commerciaux bilatéraux et de la coopération économique entre la Chine et la Russie, a indiqué M. Yu, ajoutant que l'objectif proposé par les dirigeants chinois d'investir 12 milliards de dollars d'ici 2020 en Russie sera atteint.

.... suite de l'article

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Tarifs en hausse chez Air France

Tarifs en hausse chez Air France

En pleine période estivale, Air France-KLM et d'autres compagnies aériennes vont augmenter leurs tarifs pour répercuter sur le passager la nouvelle flambée des prix du pétrole.


Les deux compagnies formant le premier groupe aérien européen, Air France et KLM, ont annoncé hier qu'elles relèveraient dès demain la «surcharge carburant» appliquée au prix de leurs billets.

58 euros par vol

Chez Air France, la surcharge va augmenter de 7 euros sur le réseau long-courrier pour atteindre 58 euros par vol, soit un total de 116 euros qui s'ajouteront au prix d'un billet aller-retour Paris-New York, par exemple. /ats-afp

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Le cours du brut se calme

PÉTROLE

Le cours du brut se calme

Les prix de l'or noir marquaient hier soir un léger coup d'arrêt après la flambée déclenchée par la fermeture du plus gros gisement américain. Mais l'inquiétude demeure

Les prix du pétrole ont marqué hier une pause dans la poussée déclenchée la veille par la fermeture en Alaska du plus gros champ pétrolier des Etats-Unis. Mais le Brent à Londres restait à moins d'un dollar de son record sur fond d'instabilité accrue au Proche-Orient.

Sur le marché de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre baissait de 51 cents à 77,79 dollars vers 18h25 (heure suisse). Il restait à portée du record historique atteint lundi à 78,64 dollars. A New York, le baril de «light sweet crude» pour livraison en septembre baissait lui aussi de 53 cents à 76,45 dollars, après s'être toutefois hissé à 77,45 dollars, sans parvenir à rejoindre son record de la mi-juillet (78,40 dollars).

400.000 barils

La poussée de lundi a été déclenchée par la fermeture progressive, par le groupe pétrolier britannique BP, du champ de Prudhoe Bay en Alaska, après la découverte d'une fuite sur un oléoduc. La fermeture complète, qui devrait prendre entre trois et cinq jours selon BP, se traduira par une interruption de production de 400.000 barils par jour, soit 8% de la production américaine.

Le Ministère américain de l'énergie a fait savoir lundi qu'il envisageait d'autoriser les raffineries à recourir aux réserves stratégiques de pétrole (700 millions de barils). Le gouvernement serait également en train d'acheminer du pétrole vers la côte ouest, la plus affectée par la fermeture de Prudhoe Bay. Mais ces solutions ne changent pas le gros du problème, à savoir que de nombreux risques pèsent sur la production, en premier lieu le conflit au Liban et la crise avec l'Iran.

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Prix du pétrole inquiétant?

Faut-il vraiment s'inquiéter de la hausse du prix du pétrole ?

L'aggravation du conflit au Proche-Orient fait craindre à beaucoup d'observateurs une nouvelle flambée des prix du pétrole. Le magazine américain « Forbes » pourtant relativise les réactions des marchés aux récents événements. Selon lui, le prix actuel du brent - si l'on prend en compte l'inflation - n'a pas atteint son niveau du début des années 1980. Du moins, pas encore... Le baril devrait coûter 87,70 $ (en termes réels et nominaux) pour être considéré comme cher. Et pour atteindre un record absolu, le prix devrait encore monter à 104 $ le baril - ce qui représente, à la valeur du dollar en 2006, les 8,06 $ atteints au milieu des années 1860, juste après la découverte du pétrole en Pennsylvanie. Lundi, rappelle le journal, le pétrole se vendait à 77,58 $ à la Bourse de New York et atteignait un pic à 78,40 $ vendredi, alors que le conflit au Proche-Orient exacerbe les inquiétudes des traders quant à la capacité des producteurs à suivre la hausse de la demande mondiale. Les contrats à long terme se négocient déjà à plus de 80 $ le baril, ajoute « Forbes ». Les journaux pourront bientôt faire leurs gros titres sur la probabilité d'un dépassement de ce niveau si la crise perdure. De récents chiffres de la Commission des valeurs mobilières suggèrent que la plupart des investisseurs parient sur une augmentation des prix du pétrole. Depuis 2004, cette hausse des prix accroît la menace d'inflation et de ralentissement de la croissance. Au vu de l'évolution sur les marchés ces derniers jours, il semble, selon le magazine américain, que ce soit plutôt la deuxième hypothèse qui inquiète le plus les investisseurs. Mais dans ce cas-là, les prix du pétrole pourraient cesser d'augmenter en raison de la baisse de la demande. D'ailleurs, souligne l'hebdomadaire américain, une partie du monde est devenue moins consommatrice d'énergie. Même les industries américaines dévoreuses d'énergie ont diminué leur consommation de 42 % entre 1973 et 2000. Un meilleur rendement énergétique est l'une des raisons pour lesquelles les conséquences inflationnistes d'une augmentation des prix du pétrole ne sont peut-être pas si graves.

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