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samedi 2 décembre 2006

Pour éviter la faillite, l’Etat italien va lâcher les commandes d’Alitalia

Pour éviter la faillite, l’Etat italien va lâcher les commandes d’Alitalia

AVIATION Rome va vendre la moitié de ses participations. Le nom des futurs pilotes de la compagnie est loin d’être acquis.

AFP
Publié le 02 décembre 2006

GAMMA / DE MALGLAIVE- ALITALIA: La compagnie italienne cherche auprès d’investisseurs privés le souffle nécessaire pour remonter la pente et éviter le dépôt de bilan. Pour ce faire, l’Etat va céder environ 25% du capital, passant sous la barre des 30%.

L'Etat italien a annoncé hier qu'il allait céder les commandes d'Alitalia en vendant une participation d'environ 25%. Encore actionnaire à 49,9%, le gouvernement va céder «une participation de contrôle» via «un processus transparent et non discriminatoire» ouvert à tous les acquéreurs potentiels, a indiqué la présidence du Conseil des ministres.

Si le ministre de l'Environnement, Alfonso Pecoraro Scanio, a évoqué la vente d'environ 25% du groupe, l'Etat devrait passer sous la barre des 30% du capital, a déclaré de son côté le sous-secrétaire à la présidence du Conseil, Enrico Letta. Un an après le passage de l'Etat sous les 50% du capital, cette décision constitue «l'achèvement de la privatisation de la société.»

Eviter la faillite

Il s'agit d'un tournant dans l'histoire de la compagnie italienne jusque-là ballottée au gré des impératifs politiques et incapable d'assainir ses finances. L'objectif «est d'éviter la faillite d'Alitalia», a souligné Alfonso Pecoraro Scanio. Le gouvernement, qui a promis de définir une stratégie claire pour la compagnie d'ici à fin janvier, a indiqué que le choix de l'acquéreur ne reposerait pas uniquement sur des critères financiers.

Il suivra des critères «d'intérêt général», comme l'emploi, l'offre de services et la couverture du territoire, des critères économiques et dépendra aussi du plan industriel qui devra permettre «l'assainissement, le développement et la relance» d'Alitalia. Le nom du ou des futurs pilotes de la compagnie est loin d'être acquis, tant les avis divergent au sein du gouvernement.

Alitalia est déjà liée par des participations croisées de 2% avec Air France-KLM et a noué des contacts pour étudier une éventuelle fusion mais le ministre du Développement économique, Pierluigi Bersani, a estimé récemment que le groupe franco-néerlandais n'avait encore proposé aucune solution satisfaisante. La presse italienne évoque un possible intérêt de la part d'Air One, filiale de Lufthansa, tandis qu'une partie de la majorité de centre-gauche souhaite l'entrée au capital d'investisseurs italiens, en tandem avec une grande compagnie internationale.

La perspective d'un retrait de l'Etat au profit d'investisseurs privés était accueillie positivement par les investisseurs, le titre gagnant 11,5% à la clôture dans de forts volumes d'échanges. Le changement d'actionnariat pourrait coûter son poste au président d'Alitalia, Giancarlo Cimoli. Très critiqué par les syndicats, son départ a été réclamé hier par plusieurs ministres.

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samedi 25 novembre 2006

EADS: le directeur général délégué d'Airbus visé par la plainte pour délit initié

EADS: le directeur général délégué d'Airbus visé par la plainte pour délit initié

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jeudi 9 novembre 2006

Euro Disney: 500.000 visiteurs de plus mais les comptes dans le rouge

Euro Disney: 500.000 visiteurs de plus mais les comptes dans le rouge
PARIS (AFP)

Le parc Disneyland Resort Paris à Marne-la-Vallée© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
Les parcs de Disneyland Paris ont attiré cette année 500.000 visiteurs de plus, renouant ainsi avec une fréquentation qui avait commencé à fléchir après les attentats du 11 septembre 2001, mais les comptes de la société gestionnaire Euro Disney peinent à sortir du rouge.

Cet engouement accru pour les parcs aux couleurs de Mickey a été dû aux Français, qui représentent désormais 42% du total des 12,8 millions de visiteurs, et aux Espagnols dont le nombre a augmenté de 11%, a expliqué Ignace Lahoud, directeur général adjoint des finances.

Une hausse de la fréquentation qui se traduit par des recettes annuelles en progression de 4,5%, à 1,088 milliard d'euros, "un plus haut historique", a-t-il indiqué en présentant mercredi les comptes annuels.

Ni les caprices de la météo ni les grèves du personnel et remoux sociaux autour de l'application des 35 heures ont, semble-t-il, dissuadé les visiteurs, même si le niveau de fréquentation de 2002 (13,1 millions) n'est pas encore tout à fait rétabli.

La dépense moyenne par visiteur des parcs à thèmes a augmenté de 44,3 à 44,8 euros et le taux d'occupation des hôtels de 80,7% à 83,5%.

Attirés par de nouvelles offres tarifaires (rabais en cas de réservation du billet d'entrée cinq jours à l'avance), ce sont surtout les Franciliens (+12%), qui ont retrouvé le chemin de Disneyland, à Marne-la-Vallée (30 km à l'est de Paris).

Son rival, le parc Astérix, à Plailly (Oise) au nord de Paris, a dû en revanche accuser cette année un recul de sa fréquentation, imputé par un porte-parole de la Compagnie des Alpes, propriétaire du parc, aux "pluies du mois d'août". Le nombre de visiteurs est passé à 1,7 million, contre 1,8 million l'an dernier.

Quant à Euro Disney, son président Karl Holz a qualifié les résultats d'"encourageants" mais n'a pas fixé de délai pour un retour aux bénéfices.

"C'est un pas dans la bonne direction mais la route vers la rentabilité prend du temps", a commenté l'Américain, qui a pris les rênes de cette filiale à 39,8% de la multinationale Walt Disney en mai 2005.

Euro Disney, qui s'apprête à fêter l'année prochaine son 15e anniversaire, reste pour la cinquième année consécutive dans le rouge, avec une perte nette de 73,1 millions d'euros.

Le cours du titre "ne reflète pas la capacité opérationnelle" du groupe, a relevé M. Holz. Les actionnaires ont vu fondre le cours du titre de 72 francs (11 euros), lors de son introduction en Bourse en 1989, à quelque 0,07 euro aujourd'hui.

Une volatilité qui se confond avec l'histoire mouvementée du parc d'attractions, à l'image de ses montagnes russes, marquée par une valse des présidents: M. Holz en est le sixième depuis son ouverture en avril 1992.

En 2005, une restructuration de la lourde dette, désormais réduite à 1,9 milliard euros, et une augmentation du capital ont permis de dégager des fonds pour financer les nouvelles attractions du parc. La dernière en date, Buzz Lightyear Laser Blast, n'a pas été étrangère à la hausse de fréquentation.

© AFP Agence France-Presse

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mercredi 8 novembre 2006

EADS encaisse le premier choc financier des retards de l'A380

EADS encaisse le premier choc financier des retards de l'A380
PARIS (AFP)

Les deux présidents exécutifs d'EADS, Thomas Enders (d) et Louis Gallois, au siège d'EADS à Paris le 4 juillet 2006© AFP/EADS/Archives Gilles Bassignac
Le géant européen de l'aéronautique et de la défense EADS a encaissé mercredi le premier choc financier lié aux retards de l'A380 en inscrivant un milliard d'euros de charges qui font plonger ses comptes trimestriels dans le rouge pour la première fois depuis trois ans.

Dominique de Villepin a annoncé mercredi à l'Assemblée qu'il se rendrait mardi à Toulouse pour "trouver les solutions" aux problèmes du constructeur aéronautique Airbus, affirmant que le gouvernement ne laisserait "tomber ni Airbus, ni les salariés".

"Nous ne laisserons tomber ni Airbus, ni les salariés, ni les PME qui travaillent dans cette filière", a déclaré le Premier ministre à l'Assemblée nationale, répondant à une question du socialiste Jean-Marc Ayrault.

"Je recevrai dès la semaine prochaine le président (d'EADS) Louis Gallois. Je me rendrai mardi prochain à Toulouse pour trouver les solutions", a-t-il déclaré devant les députés.

Un A380 au décollage, le 4 octobre 2006 à Toulouse© AFP/Archives Eric Cabanis

EADS a enregistré une perte nette de 195 millions d'euros au troisième trimestre, contre un bénéfice de 279 millions un an plus tôt. Sur neuf mois, les résultats baissent d'un tiers avec un bénéfice opérationnel (EBIT) de 1,399 milliard et un bénéfice net de 848 millions.

L'action EADS était pourtant en hausse mercredi à la mi-journée de 2,52% à 21,18 euros, dans un marché en baisse de 0,52%, les pertes annoncées n'ayant pas surpris le marché. La Bourse de Paris a en outre salué la vive progression du chiffre d'affaires (27,469 milliards sur neuf mois, +17%), selon des analystes.

"Les résultats (...) reflètent un niveau élevé de livraisons à travers le groupe ainsi qu'un aperçu des défis à venir", a résumé le groupe mercredi matin dans un communiqué.

EADS, qui a annoncé un retard de deux ans de son programme vedette d'avion géant le 3 octobre, a inscrit dès ce trimestre une charge liée à l'A380 réduisant l'EBIT d'un milliard d'euros, a précisé le directeur financier du groupe Hans-Peter Ring lors d'une audioconférence.

Cette charge représente l'essentiel des 1,1 milliard de perte d'EBIT imputables à l'A380 sur l'ensemble de 2006, et anticipe une part significative de la perte de 2,8 milliards prévue entre 2006 et 2010 du fait des retards de l'avion.

M. Ring, également directeur financier d'Airbus depuis une semaine, a relativisé les pertes annoncées en indiquant "qu'hors effet A380, l'EBIT aurait progressé de 14%".

Le groupe a confirmé sa prévision de croissance du chiffre d'affaires pour 2006 "qui dépassera 37 milliards d'euros (34,2 milliards en 2005)", sur la base de 430 livraisons d'Airbus et "d'importantes contributions de ses activités hélicoptères, défense et espace".

"Les finances d'EADS restent solides (...) cependant l'effort engagé pour résoudre les problèmes de l'A380 pèse lourdement", ont déclaré les deux présidents exécutifs d'EADS, Thomas Enders et Louis Gallois. Ils relèvent aussi l'impact de la baisse du dollar --750 millions d'euros sur neuf mois et environ un milliard sur l'ensemble de l'année, selon M. Ring.

Les deux patrons insistent sur la nécessité de "mesures draconiennes pour rester concurrentiel", en soulignant que le programme de redressement d'Airbus +Power 8+ (rationalisation des achats et des sites industriels, réduction des effectifs) est la "priorité".

Le communiqué confirme l'objectif d'une économie de trésorerie cumulée de 5 milliards d'euros d'ici à 2010 et "d'économies annuelles durables d'au moins 2 milliards à partir de 2010".

Au lendemain de l'annulation par le groupe américain de messagerie et de colis FedEx de la commande de 10 A380 cargo, il a indiqué que le groupe avait "besoin d'une reconfirmation des commandes des deux autres clients UPS (10 avions) et ILFC (5) pour savoir s'il poursuit le développement de cette version". De source proche du dossier, on se refuse à envisager un abandon, "tout au plus un gel".

EADS a confirmé que "le conseil d'administration devrait prendre dans les prochaines semaines une décision à l'égard de l'avenir des appareils de type A350 XWB", le long courrier destiné à concurrencer le 787 de Boeing.

En cas de lancement de ce programme de 10 milliards d'euros, EADS devra inscrire une charge de 800 millions environ sur ses comptes du 4e trimestre, a dit M. Ring.

En raison de toutes ces incertitudes, EADS ne devrait pas faire de nouvelles prévisions de résultat avant la fin de l'année, a indiqué M. Ring.

© AFP Agence France-Presse

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mercredi 1 novembre 2006

Nouvelles spéculations sur un démantèlement de DaimlerChrysler

Nouvelles spéculations sur un démantèlement de DaimlerChrysler
FRANCFORT (AFP)

Huit ans après le rachat de Chrysler, le marché spécule à nouveau sur un démantèlement du cinquième constructeur automobile mondial, DaimlerChrysler, alors que la filiale américaine s'enfonce dans le rouge.

A la Bourse de Francfort, DaimlerChrysler a gagné près de 10% depuis une semaine. Mercredi, vers 14h00 GMT, le titre évoluait en tête de l'indice des valeurs vedettes Dax, en hausse de 1,70% à 45,46 euros.

A l'origine de cette envolée spectaculaire, les résultats du troisième trimestre publiés mercredi dernier suivis d'une série de déclarations de la direction.

Le constructeur germano-américain a réussi à limiter la casse sur la période grâce à sa filiale allemande Mercedes, mais Chrysler s'est enfoncé dans le rouge, avec une perte d'exploitation abyssale de 1,2 milliard d'euros.

L'heure est grave. Alors que Daimler pensait avoir sorti la filiale américaine (marques Chrysler, Jeep, Dodge) de l'ornière, il va devoir lancer un nouveau plan de restructuration, le troisième, depuis la fusion entre les deux groupes en 1998.

Les Allemands ont envoyé récemment sept équipes d'intervention à Detroit pour remettre tout à plat, modèles, production, usines. Mais les analystes sont sceptiques.

Après avoir supprimé 38.000 emplois aux Etats-Unis entre 2000 et 2005, DaimlerChrysler n'a plus de marge de manoeuvre pour tailler dans les coûts.

Deuxième obstacle, les problèmes de gamme de Chrysler. Le constructeur propose dans son catalogue 70% de 4x4 et de pick-ups alors que l'envolée des prix du brut incite les Américains à se tourner vers des véhicules moins gourmands. Le problème est quasiment insoluble, car une refonte complète de la gamme prend en théorie plusieurs années.

DaimlerChrysler explore en conséquence plusieurs pistes pour lancer aux Etats-Unis des voitures plus économes. Il discute avec le chinois Chery pour importer de Chine des modèles moins puissants, qu'il vendrait sous la marque Dodge.

Et il négocie parallèlement avec Volkswagen pour qu'il lui fournisse la technologie de base pour des petites cylindrées.

Interrogé la semaine dernière sur les solutions envisagées actuellement à la direction, le directeur financier, Bodo Uebber, a répondu: "Nous n'excluons rien".

"Nous serions totalement inconséquents si nous ne préparions pas actuellement un plan de sortie", a renchéri le week-end dernier un membre du directoire de DaimlerChrysler, sous couvert de l'anonymat, dans les colonnes du Spiegel.

Le marché a vu dans ces déclarations le signe que Daimler pourrait bien se débarrasser de Chrysler, une solution préconisée régulièrement par les analystes. Ceux-ci rappellent que BMW a mis un point final au fiasco Rover en vendant le groupe britannique, lourdement déficitaire, pour un prix symbolique de dix livres sterling. Et depuis, le groupe bavarois vole de succès en succès.

Sans Chrysler, la valorisation cumulée des différentes divisions du groupe --Mercedes, poids lourds, services financiers, participation dans EADS-- pèse près de 54 milliards d'euros, ajoutent-ils. Or à l'heure actuelle, la valorisation de DaimlerChrysler, plombée par Chrysler, tourne autour de 44 milliards d'euros.

"On peut envisager plusieurs possibilités, mais une vente pure et simple paraît difficile tant que Chrysler restera dans le rouge", estime Georg Stürzer, analyste à la HVB.

En revanche, Chrysler pourrait être rapidement scindé et introduit en Bourse. Ou alors, un partenaire désireux de se renforcer sur le marché américain pourrait accepter d'entrer au capital de la filiale américaine. En échange, il monterait ses modèles dans les usines de Chrysler.

Volkswagen, qui ne produit pas aux Etats-Unis et doit importer ses voitures au prix fort du Mexique et d'Europe, pourrait être tenté, selon les analystes.

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mardi 31 octobre 2006

Hitachi multiplie ses pertes par huit

Hitachi multiplie ses pertes par huit au 1er semestre et sanctionne son PDG
TOKYO (AFP)

Logo d'Hitachi© Hitachi
Le groupe japonais d'électronique et d'énergie Hitachi a annoncé mardi une perte nette multipliée par près de huit au premier semestre 2006-2007, plombée par de lourds investissements, les méventes d'enregistreurs DVD et de climatiseurs et une série de frais imprévus.

Selon une tradition nippone bien établie, Hitachi a annoncé qu'il allait amputer de 30% le salaire de son PDG Kazuo Furukawa entre octobre et décembre, afin de faire amende honorable après ces mauvais résultats. Le président du conseil d'administration Etsuhiko Shoyama écope de la même punition.

D'avril à septembre, la perte nette de Hitachi a atteint 78,09 milliards de yens (520,6 millions d'euros), contre une perte de 10,95 milliards lors des six premiers mois de l'exercice précédent, selon un communiqué.

Son bénéfice d'exploitation a dégringolé de 74,5% à 19,86 milliards de yens (132 millions d'euros), malgré une hausse de 8,1% de son chiffre d'affaires à 4.770,9 milliards de yens (31,8 milliards d'euros).

Des investissements en capital en forte hausse (+33%), destinés à accroître les capacités de production d'écrans plats plasma, de lecteurs-enregistreurs de disques durs et de produits électroniques pour l'automobile expliquent en partie cette dégradation du résultat opérationnel, selon Hitachi.

La division énergie et systèmes industriels a par ailleurs plongé dans le rouge, en raison de plusieurs déconvenues imprévues.

Hitachi doit en effet prendre en charge le coût de réparation de turbines défectueuses installées dans des centrales des compagnies d'électricité locales Chubu Electric Power et Hokuriku Electric Power. Il a passé à cet effet une provision de 70 milliards de yens sur ses comptes du semestre écoulé.

Il doit en outre supporter un surcoût imprévu dans la construction d'une centrale thermique aux Etats-Unis.

Autre cause des mauvaises performances du semestre : les pertes opérationnelles de la division "médias numériques et produits de grande consommation", dues notamment à "des ventes molles d'enregistreurs DVD et de systèmes d'air conditionné pour la maison", selon le communiqué.

"Les ventes de téléviseurs plasma se portent bien en Amérique du Nord et au Japon, mais elles ont été inférieures à nos attentes en Chine et en Europe où les consommateurs préfèrent le LCD", a par ailleurs expliqué lors d'une conférence de presse le directeur financier de Hitachi, Takashi Miyoshi.

"Nous allons poursuivre nos lourdes dépenses de promotion au Japon. Il sera donc difficile de redresser la division téléviseurs à écran plat au second semestre", a-t-il averti.

Pour l'ensemble de l'année, Hitachi s'attend toujours à une perte nette de 55 milliards de yens, contre un bénéfice de 37,3 milliards en 2005-2006, pour un chiffre d'affaires de 9.740 milliards (+2,9% sur un an).

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dimanche 22 octobre 2006

AIRBUS - Réductions confirmées

AIRBUS - Réductions confirmées. La maison mère d'Airbus EADS prévoit de réduire de 10% en un an les effectifs de ses deux sièges de Paris et Munich, a déclaré hier un porte-parole du groupe, confirmant les informations de la presse financière allemande. Les deux sièges nationaux emploient 666 personnes au total. EADS prévoit en outre de geler les salaires de ses principaux dirigeants. /ats-reuters

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jeudi 19 octobre 2006

Alitalia sur le point de faire faillite

Alitalia sur le point de faire faillite

AVIATION La compagnie italienne perd toujours de l’argent. Clientélisme et erreurs stratégiques se sont succédé depuis des décennies. Son salut pourrait venir d’Orient.

«Alitalia est au bord du gouffre, elle peut faire faillite d'un jour à l'autre». C'est Romano Prodi en personne qui lance l'alarme. Et le président du Conseil jette tout son poids politique dans la bataille pour la survie de la compagnie nationale transalpine: «Je prends personnellement le dossier en main et je me donne trois mois pour tenter de trouver une solution.»

Les chiffres ne laissent pas beaucoup d'espoirs. Alitalia a perdu 221 millions d'euros au cours du premier trimestre 2006 alors que dans une conjoncture favorable les autres compagnies européennes engrangent des bénéfices: 224 millions pour Air France, 240 pour British Airways, 183 pour Lufthansa. La compagnie a déjà réduit ses vols car, comme l'a déclaré son président, Giancarlo Cimoli, «plus nous volons, plus nous perdons de l'argent.» Et cette fois, l'Etat, principal actionnaire avec 49% du capital, ne pourra pas aplanir les dettes car l'Union européenne l'interdit. Heureusement pour les finances publiques: en 15 ans l'Etat a déjà investi 5 milliards d'euros dans la compagnie. En pure perte.

Alitalia était pourtant dans les années 60 un fleuron de l'aéronautique européenne et un ambassadeur volant de l'élégance italienne. Mais la compagnie est devenue au fil des ans la vache à lait des partis politiques qui l'ont géré en fonction de leurs intérêts et de leurs clientèles. Les dizaines de présidents nommés par le pouvoir politique qui se sont succédé à sa tête se sont surtout illustrés par leur incompétence. Ainsi, on trouve dans la flotte d'Alitalia des Airbus, des Mac Donnell Douglas, des Boeing et des ATR alors que ses concurrents ont limité les frais d'entretien en se concentrant sur un unique constructeur. Le management a également loupé des choix stratégiques comme l'implantation du hub à Malpensa 2000 (lire ci-dessous) ou l'accord avec Air France qui a dérouté les voyageurs italiens vers Roissy pour les vols intercontinentaux. Il n'a pas non plus su anticiper l'arrivée des low cost (Virgin, Ryanair, Easyjet, etc.…) qui ont enlevé à Alitalia 25% du trafic avec l'Europe.

En prétendant à des avantages prohibitifs, les syndicats portent également une lourde responsabilité. Ainsi, pour le même nombre d'heures de vol, les pilotes d'Alitalia sont payés le double que ceux de la concurrence. La compagnie compte un salarié pour 700 voyageurs transportés contre un pour 10 000 passagers chez Ryanair. Une masse salariale qui réduit les marges et n'a pas enrayé une chute de la qualité des services. Respect des horaires, pertes de bagages, service en vol et à terre: Alitalia est en queue de tous les classements.

Que faire? Romano Prodi compte sur de nouvelles alliances. Mais Air France, déjà partenaire d'Alitalia, serait un allié trop puissant qui finirait par engloutir la compagnie italienne. Le salut pourrait venir d'Orient ou les compagnies émergentes - Cathay Pacific, Air India ou Air China sont les plus citées - ont intérêt à mettre un pied en Europe. L'enjeu politique est crucial. Car les Italiens ont une relation d'amour et de haine avec leur compagnie. Ils la critiquent mais ne peuvent pas s'en passer. Et ils tiendraient Romano Prodi responsable de sa disparition.
La rivalité entre Milan et Rome divise l’Italie

D.D.

La crise de l'Alitalia a relancé la guerre entre l'aéroport milanais de Malpensa 2000 et l'escale romaine de Fiumicino. Pour de nombreux observateurs, le choix de faire de Malpensa 2000 le hub de la compagnie nationale est un des facteurs de sa perte.

Malpensa fut inauguré en janvier 2000. Rapidement, l'aéroport milanais a montré de nombreux défauts. Situé à 52 kilomètres de Milan, il est très mal desservi par la route et il n'est pas rare de mettre plusieurs heures pour y arriver en voiture. Les écologistes ont empêché la construction de la troisième piste sans laquelle le trafic aérien reste engorgé. La gestion des bagages n'a jamais été convenablement résolue et le pourcentage de valises perdues (35 pour 1000 passagers) est le double de celui de Rome (15 valises pour 1000 passagers). Enfin, 80% du personnel est domicilié à Rome. Résultat: la compagnie remplit ses vols Rome-Milan… avec ses propres salariés. «Malpensa a quelques problèmes, reconnaissent les avocats de l'escale milanais. Mais il reste stratégique car 75% de la clientèle business, celle qui rapporte le plus, vit dans le nord de la péninsule.» Francesco Rutelli, ancien maire de la Ville éternelle et vice-président du conseil, a présenté un plan pour redéployer une partie importante du trafic sur Rome. Cela a provoqué la colère des élus du nord. Sur ce dossier, le monde politique ne se divise pas entre gauche et droite mais entre «nordistes» et «sudistes». Y compris au sein du gouvernement. Car si Rutelli défend Rome, Romano Prodi fut l'instigateur de la construction de Malpensa. La décision finale risque d'être plus politique que technique. En dépit du bon sens.

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samedi 7 octobre 2006

Siemens compte créer une société temporaire

Siemens compatit

TÉLÉPHONIE Siemens compte créer une société temporaire pour aider les 3000 salariés de son ex-division de téléphones mobiles en dépôt de bilan.

Le géant allemand continuera à verser des salaires à ces collaborateurs en Allemagne tout en les formant à de nouvelles fonctions. La division déficitaire de téléphones mobiles de Siemens a été reprise par le taiwanais BenQ il y a un an. BenQ Mobile, qui a continué à accumuler des pertes après le rachat, a déposé son bilan en Allemagne la semaine dernière. Plusieurs centaines de salariés de BenQ Mobile ont manifesté hier devant le siège de Siemens à Munich pour réclamer une aide. Le syndicat IG Metall et le conseil d'entreprise de Siemens ont demandé au groupe de réduire son dividende et d'utiliser les fonds ainsi économisés pour venir en aide au personnel licencié de BenQ .

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vendredi 6 octobre 2006

Scandale Hewlett Packard: l'ex-présidente Patricia Dunn devant la justice

Scandale Hewlett Packard: l'ex-présidente Patricia Dunn devant la justice

SAN FRANCISCO (AFP)


L'ex-présidente du Conseil d'administration du groupe Hewlett Packard, Patricia Dunn, témoigne devant une commission du Congrès le 28 septembre 2006 à Washington© AFP/Archives Mandel Ngan

L'ex-présidente de Hewlett Packard (HP) Patricia Dunn s'est présentée d'elle-même devant un tribunal de Californie jeudi, après avoir fait l'objet d'un mandat d'arrêt dans le cadre du scandale d'espionnage secouant le groupe informatique américain.

Patricia Dunn s'est présentée volontairement devant un juge d'un tribunal de la Silicon Valley, après avoir été inculpée la veille, avec quatre autres personnes, par le procureur de Californie. Ces inculpations visent l'enquête clandestine menée par HP sur des journalistes et certains de ses administrateurs.

Le juge a ordonné jeudi à Mme Dunn de se présenter devant le tribunal le 17 novembre pour la lecture formelle de l'acte d'accusation.

Les policiers ont ensuite pris les empruntes digitales ainsi qu'une photoraphie de Mme Dunn avant de la libérer sur parole, a indiqué le porte-parole du procureur de Californie, Tom Dresslar.


Le siège du groupe informatique Hewlett Packard, en 2002 à Palo Alto en Californie© AFP/Archives John D. Mabanglo

Un peu plus tôt jeudi, Kevin Hunsaker, ancien responsable juridique chez HP, s'était lui aussi présenté devant la justice avant d'être libéré sans caution, avec une convocation pour sa mise en accusation fixée à décambre, a ajouté le porte-parole.

Ron DeLia and Bryan Wagner, deux des trois détectives aussi mis en cause dans l'affaire, ont assuré qu'ils se rendraient devant la justice dans un délai d'une semaine, selon M. Dresslar.

Le bureau du procureur a en revanche indiqué ne pas savoir si le dernier inculpé, le détective privé Matthew Depante, se rendrait aux autorités.

Quelques heures après que le mandat d'arrêt soit émis, Patricia Dunn avait proclamé son innocence dans une interview à l'émission de télévision "60 minutes", qui doit être diffusée dimanche.

Mme Dunn avait contesté que le genre de pratiques d'espionnage au coeur de l'affaire la visant soit inhabituelle dans le monde de l'entreprise.

"Si vous croyez que Hewlett-Packard est la seule société à avoir une équipe d'enquêteurs (...) vous êtes naïfs", avait-elle affirmé.

"Toutes les sociétés font des enquêtes et les enquêtes sont, par leur propre nature, indiscrètes", avait-elle ajouté.

La justice de Californie s'est penchée sur cette affaire d'espionnage après que le groupe eut reconnu début septembre avoir engagé des détectives privés pour espionner des journalistes et des membres de son propre Conseil d'administration afin de déterminer l'origine de fuites vers la presse.

Les enquêteurs ont notamment eu recours à de fausses identités pour récupérer les relevés téléphoniques des personnes surveillées.

Les chefs d'inculpation prononcés mercredi vont de la communication frauduleuse à l'usurpation d'identité en passant par l'utilisation illégale de données informatiques.

Les autorités judiciaires fédérales ont également ouvert des enquêtes sur cette affaire mais n'ont encore prononcé aucune inculpation.

Hewlett Packard est l'un des premiers groupes informatiques au monde et emploie 150.000 personnes. Son siège est à Palo Alto en Californie. Il est l'un des pionniers du secteur de la haute-technologie connu sous le nom de "Silicon Valley", proche de San Francisco.

© AFP Agence France-Presse

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lundi 2 octobre 2006

Siemens, dans la tourmente, tente de redorer son blason

Siemens, dans la tourmente, tente de redorer son blason

BERLIN (AFP)

Des drapeaux avec le logo de Siemens, le 26 janvier 2006 à Munich© AFP/DDP/Archives Joerg Koch
Le conglomérat allemand Siemens tentait lundi de corriger son image fortement ternie, en retirant un projet très controversé d'augmentation des salaires des dirigeants et en jurant solidarité aux salariés menacés de son ex-division de téléphones.

"Siemens se bat pour son image", titrait lundi matin le quotidien économique Financial Times Deutschland. "Sévères critiques à l'encontre de Siemens", proclamait pour sa part la une du Frankfurter Allgemeine Zeitung conservateur.

Pour redorer son blason, le groupe de Munich (sud) a annoncé lundi qu'il renonçait à une augmentation de salaire de 30% prévue pour ses principaux dirigeants, une mesure qui avait suscité le courroux de syndicats, personnalités politiques, salariés et même de l'évêque de Trèves.

"Nous avons maintenant une nouvelle situation et nous voudrions donner aux gens un signe de solidarité", a déclaré Klaus Kleinfeld, le patron de Siemens, au quotidien à grand tirage Bild. Les 5 millions d'euros initialement destinés à la hausse des salaires vont être affectés à un fonds spécial de 35 millions d'aide aux 3.000 salariés de BenQ Mobile, dont les emplois sont menacés.


Le logo du groupe BenQ© AFP/DDP Patrik Stollarz

Derrière BenQ Mobile, qui a déposé le bilan vendredi, se cache en effet l'ancienne division de téléphones portables de Siemens, lequel a abandonné cette activité au taiwanais BenQ l'an dernier. Payant même le repreneur pour le convaincre d'absorber un actif déficitaire et, de l'avis de beaucoup d'observateurs, déjà condamné à l'époque.

Les critiques très violentes ces derniers jours ont donc visé à la fois BenQ, mais aussi Siemens, et appelé à la responsabilité morale de celui-ci à l'égard de ses anciens salariés.

Personnalités politiques de droite et de gauche ont donné de la voix, et la chancelière Angela Merkel elle-même s'en est mêlée. Elle a personnellement téléphoné à M. Kleinfeld dimanche. "J'ai fait comprendre à Siemens que cette entreprise de tradition avait une responsabilité particulière", a-t-elle déclaré à Bild.

Pour le syndicat IG Metall toutefois, les moyens financiers mis à disposition par Siemens sont certes "un petit signe" de bonne volonté mais "même pas une goutte d'eau dans la mer" face aux besoins, a déclaré lors d'une conférence de presse à Munich Wolfgang Neugebauer, responsable régional.

Surtout, pour M. Neugebauer, l'épisode BenQ est de mauvais augure pour les salariés de deux autres divisions de Siemens, Com (télécommunications) et SBS (services informatiques), qui rassemblent 12.000 salariés et pour lesquelles le groupe cherche preneur. "Il faut faire très attention à ce que le même scénario truqué ne se reproduise pas", a-t-il mis en garde.

Pourtant depuis vendredi, Siemens n'en finit pas de clamer son innocence dans l'affaire BenQ. "Toutes les affirmations selon lesquelles nous aurions donné notre aval à la faillite de BenQ Mobile en Allemagne sont une incroyable calomnie", a déclaré M. Kleinfeld, cité par le communiqué du groupe. "Nous trouvons la manière d'agir de BenQ condamnable et nous aidons là où nous pouvons", a-t-il ajouté.

Par exemple, en proposant aux salariés de BenQ Mobile qui resteraient sur la touche une priorité à l'embauche chez Siemens.

Entre-temps l'administrateur judiciaire de BenQ Mobile a déclaré espérer maintenir l'activité jusqu'à la fin de l'année, mais n'a donné aucune garantie pour la suite.

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lundi 25 septembre 2006

Swiss Re biffera 420 postes en Suisse sur 2000 dans le monde

    

Swiss Re biffera 420 postes en Suisse sur 2000 dans le monde

ZURICH (ATS)
Swiss Re concrétise les suppressions d'emplois annoncées suite à l'intégration de l'américain General Electric Insurance Solutions. Le premier réassureur mondial biffera d'ici fin 2007 quelque 420 postes en Suisse sur 2000 dans le monde.

La Suisse contribue ainsi à hauteur de 21% à ces coupes d'effectifs, indique Swiss Re dans un communiqué. L'Europe supportera au total 55% des mesures, le continent américain 35% et la région Asie, Moyent-Orient et Afrique, 10%. Le groupe compte 11'500 employés au total.

La plupart des suppressions se feront par fluctuations naturelles, le reste par des retraites anticipées et des licenciements. La société versera des indemnités aux collaborateurs concernés et les soutiendra pour la recherche d'un nouvel emploi.

Le groupe zurichois souhaite accroître son efficience à hauteur de 300 millions de dollars (370 millions de francs) dans le cadre d'un programme d'optimisation.

Swiss Re avait finalisé début juin le rachat de GE Insurance Solutions. Le réassureur avait acquis le pôle assurances de General Electric (GE) pour un montant total de 7,4 milliards de dollars. Le groupe a annoncé courant juillet déjà planifier environ 2000 suppressions d'emplois, sans donner à l'époque de plus amples précisions.e pôle assurances de General Electric (GE) pour un montant total de 7,4 milliards de dollars. Le groupe a annoncé courant juillet déjà planifier environ 2000 suppressions d'emplois, sans donner à l'époque de plus amples précisions.

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jeudi 7 septembre 2006

Intel annonce son plus gros plan social de son histoire

Intel annonce son plus gros plan social de son histoire


Le numéro un mondial des microprocesseurs Intel a annoncé mardi la suppression de 10'500 emplois dans le monde d'ici la mi-2007, soit environ 10% de ses effectifs actuels d'environ 100'000 personnes, ce qui constitue le plus gros plan social de son histoire.

Mercredi 6 septembre 2006 13:00
Agences

Intel compte économiser 2 milliards de dollars environ en 2007 et 3 milliards en 2008, avec en outre des économies d'investissements d'un milliard en 2008, a précisé Intel dans un communiqué.

Les réductions d'effectifs seront échelonnées: ils passeront à 95.000 dès fin 2006 puis à 92.000 mi-2007, via des suppressions de postes et des départs volontaires. Seront d'abord touchés l'encadrement et le marketing, puis plus généralement l'ensemble des secteurs d'activité.

Le plan social devrait coûter environ 200 millions de dollars, a ajouté Intel. "Ces actions, quoique difficiles, sont essentielles pour qu'Intel devienne plus souple et plus efficace à l'avenir", a expliqué le PDG Paul Otellini, sans redonner de nouvelles perspectives pour les résultats à venir.

Intel handicapé par la chute des prix des microprocesseurs et la concurrence de son rival AMD (Advanced Micro Devices), multiplie les restructurations depuis cet été, après deux mauvais trimestres marqués par une baisse de 38% du bénéfice au premier trimestre et de 57% au 2e trimestre. Son chiffre d'affaires a lui chuté de 13% au 2e trimestre.

Baisse du chiffre d'affaire?
Intel pourrait même annoncer pour la première fois un chiffre d'affaire annuel en baisse cette année, selon plusieurs analystes. Le PDG Paul Otellini a commandé en avril un gigantesque audit du groupe et cet été a déjà décidé de supprimer un millier d'emplois de cadres dirigeants pour réduire les coûts d'exploitation et vendu l'activité de processeurs pour téléphones portables au groupe américain Marvell.

Le plan social spectaculaire d'Intel rappelle ceux décidés ces douze derniers mois par deux autres géants de l'informatique, IBM et HP, qui ont chacun supprimé 14.500 emplois, soit respectivement 10% des effectifs mondiaux de HP et 5% de ceux d'IBM.

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mardi 29 août 2006

Le chiffre d'affaires et le bénéfice de Charles Vögele reculent

Le chiffre d'affaires et le bénéfice de Charles Vögele reculent


Conséquence d'un hiver long et d'un printemps peu clément, Charles Vögele a vu reculer tant ses ventes que son bénéfice au 1er semestre. Un excellent mois de juillet et de bonnes ventes en août permettent toutefois au groupe de maintenir ses objectifs.

Mardi 29 août 2006 15:35
ATS

Durant la période sous revue, le résultat net de Charles Vögele, première chaîne suisse de confection, a chuté de 60 % par rapport à janvier-juin 2005, à 13,5 millions de francs, pour un chiffre d'affaires en repli de 5,6 % à 627,6 millions. Le résultat d'exploitation (EBIT) a pour sa part plongé de 51 % à 26,6 millions.

Conflit Chine-UE
Lors de la conférence de presse tenue mardi à Zurich, le patron du groupe sis à Pfäffikon (ZH), Daniel Reinhard, a rappelé que la Suisse était encore partiellement sous la neige en juin, "ce qui n'incite sûrement personne à acheter un bikini". Par ailleurs, le conflit entre l'Union européenne et la Chine au sujet des quotas textiles a aussi laissé des traces, a-t-il relevé.

En raison de ce désaccord, l'industrie du vêtement s'est tournée vers les autres producteurs asiatiques, qui ont rapidement été débordés. Du coup, Charles Vögele s'est retrouvé avec des assortiments partiellement insuffisants.

Le tassement des ventes s'est particulièrement ressenti en Suisse, le chiffre d'affaires s'y étant réduit sur un an de 8,7 % à 218,8 millions de francs, et le résultat opérationnel (EBIT) de 40 % à 19,4 millions. Ce recul s'explique toutefois aussi par le fait que la campagne menée pour le 50e anniversaire de la société en 2005 avait bénéficié aux résultats.

Pâtissant elles aussi du mauvais temps, les activités allemandes ont dégagé un chiffre d'affaires de 213,9 millions de francs, 7,7 % de moins qu'un an auparavant. Tableau identique en Autriche, où les ventes ont diminué de 4,8 % à 116 millions.

Expansion en Belgique
Avec l'expansion de ses activités en Belgique, l'entité belgo-néerlandaise du groupe a en revanche accru ses ventes de 4,6 % à 74,7 millions de francs. Affichant sa volonté de croissance dans le Plat Pays, Charles Vögele a acquis ce mois-ci dix succursales à son concurrent local Superconfex, et y dispose désormais de 47 magasins.

Les nouveaux marchés du groupe - Slovénie, Hongrie, Pologne, République tchèque - ont pour leur part répondu aux attentes. Charles Vögele a l'intention d'y poursuivre son expansion.

Optimisme pour 2006
Pour l'ensemble de l'exercice, le groupe, qui occupait 7207 personnes à fin juin, se montre plutôt optimiste. Un très bon mois de juillet a permis de gommer partiellement le repli du début d'année, et les intempéries d'août ont amené la clientèle à s'intéresser plus tôt à la mode d'automne.

Du coup, le recul du chiffre d'affaires se limitait à la fin juillet à 1,9 % par rapport à son niveau à la même période de l'an passé, a relevé Felix Thöni, directeur financier de Charles Vögele.

Et Daniel Reinhard s'est dit "tranquille" pour ce qui concerne l'ensemble de l'exercice. Les ventes devraient suivre l'évolution du marché, voir la dépasser, estime-t-il.

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mercredi 9 août 2006

Entreprise Suisse Swisscom mauvais bilan

Swisscom au premier semestre: le bénéfice net a plongé de 32%

Pas une grande crise mais Swisscom ne nous avait jamais habitué à une si grande baisse de bénéfice

BERNE (ATS)
La rentabilité de Swisscom continue à se détériorer en 2006, malgré la forte hausse de ses clients dans la téléphonie mobile et l'ADSL. Le bénéfice net de l'opérateur a plongé de 32% à 759 millions de francs et son chiffre d'affaires de 2,8% à 4,77 milliards.

Le résultat d'exploitation (EBIT) s'est lui contracté de 25,7% à 1,1 milliard de francs. Le géant bleu explique sa baisse de régime par le recul des tarifs de terminaison dans le mobile, les provisions supplémentaires pour les procédures d'interconnexion ainsi que la diminution de la rentabilité brute de sa division informatique (Swisscom IT Services).

Pour la seconde partie de l'année, Swisscom révise ses attentes bénéficiaires à la baisse, "du fait de la vive concurrence et de la pression sur les prix" auxquelles sont confrontés ses segments mobile et fixe. Les ventes restent en revanche attendues à quelque 9,5 milliards de francs, soit 200 millions de moins qu'en 2005.

Afin de continuer à soutenir le cours de son action et de rétrocéder une partie de ses bénéfices à ses actionnaires, dont la Confédération à plus de 62%, l'opérateur va procéder à un nouveau rachat d'actions, d'un montant maximal de 2,5 milliards de francs.

"Les finances de Swisscom jouiront encore de toute la flexibilité voulue après ce rachat d'actions", assure la société, que les Chambres fédérales ont refusé de privatiser ce printemps.

Dans le détail, Swisscom a vu le nombre de ses abonnés à l'ADSL, soit le raccordement au haut débit par le câble du téléphone, bondir de 32,2% au premier semestre, à 1,25 million de clients. Sur ce nombre, 67,7% sont clients de sa filiale Bluewin.

Dans la téléphonie mobile, la clientèle s'est étoffée de 10,5% sur six mois, à 4,47 millions d'abonnés. Swisscom explique cette évolution par "de nouveaux modèles tarifaires", plus avantageux, ainsi que le lancement de M-Budget Mobile avec Migros.

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