samedi 2 décembre 2006
Pour éviter la faillite, l’Etat italien va lâcher les commandes d’Alitalia
Par bourse cours pétrole credit news, samedi 2 décembre 2006 à 22:33 :: Société en crise
Pour éviter la faillite, l’Etat italien va lâcher les commandes d’Alitalia
AVIATION Rome va vendre la moitié de ses participations. Le nom des futurs pilotes de la compagnie est loin d’être acquis.
AFP
Publié le 02 décembre 2006
GAMMA / DE MALGLAIVE- ALITALIA: La compagnie italienne cherche auprès d’investisseurs privés le souffle nécessaire pour remonter la pente et éviter le dépôt de bilan. Pour ce faire, l’Etat va céder environ 25% du capital, passant sous la barre des 30%.
L'Etat italien a annoncé hier qu'il allait céder les commandes d'Alitalia en vendant une participation d'environ 25%. Encore actionnaire à 49,9%, le gouvernement va céder «une participation de contrôle» via «un processus transparent et non discriminatoire» ouvert à tous les acquéreurs potentiels, a indiqué la présidence du Conseil des ministres.
Si le ministre de l'Environnement, Alfonso Pecoraro Scanio, a évoqué la vente d'environ 25% du groupe, l'Etat devrait passer sous la barre des 30% du capital, a déclaré de son côté le sous-secrétaire à la présidence du Conseil, Enrico Letta. Un an après le passage de l'Etat sous les 50% du capital, cette décision constitue «l'achèvement de la privatisation de la société.»
Eviter la faillite
Il s'agit d'un tournant dans l'histoire de la compagnie italienne jusque-là ballottée au gré des impératifs politiques et incapable d'assainir ses finances. L'objectif «est d'éviter la faillite d'Alitalia», a souligné Alfonso Pecoraro Scanio. Le gouvernement, qui a promis de définir une stratégie claire pour la compagnie d'ici à fin janvier, a indiqué que le choix de l'acquéreur ne reposerait pas uniquement sur des critères financiers.
Il suivra des critères «d'intérêt général», comme l'emploi, l'offre de services et la couverture du territoire, des critères économiques et dépendra aussi du plan industriel qui devra permettre «l'assainissement, le développement et la relance» d'Alitalia. Le nom du ou des futurs pilotes de la compagnie est loin d'être acquis, tant les avis divergent au sein du gouvernement.
Alitalia est déjà liée par des participations croisées de 2% avec Air France-KLM et a noué des contacts pour étudier une éventuelle fusion mais le ministre du Développement économique, Pierluigi Bersani, a estimé récemment que le groupe franco-néerlandais n'avait encore proposé aucune solution satisfaisante. La presse italienne évoque un possible intérêt de la part d'Air One, filiale de Lufthansa, tandis qu'une partie de la majorité de centre-gauche souhaite l'entrée au capital d'investisseurs italiens, en tandem avec une grande compagnie internationale.
La perspective d'un retrait de l'Etat au profit d'investisseurs privés était accueillie positivement par les investisseurs, le titre gagnant 11,5% à la clôture dans de forts volumes d'échanges. Le changement d'actionnariat pourrait coûter son poste au président d'Alitalia, Giancarlo Cimoli. Très critiqué par les syndicats, son départ a été réclamé hier par plusieurs ministres.
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