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samedi 7 octobre 2006

Siemens compte créer une société temporaire

Siemens compatit

TÉLÉPHONIE Siemens compte créer une société temporaire pour aider les 3000 salariés de son ex-division de téléphones mobiles en dépôt de bilan.

Le géant allemand continuera à verser des salaires à ces collaborateurs en Allemagne tout en les formant à de nouvelles fonctions. La division déficitaire de téléphones mobiles de Siemens a été reprise par le taiwanais BenQ il y a un an. BenQ Mobile, qui a continué à accumuler des pertes après le rachat, a déposé son bilan en Allemagne la semaine dernière. Plusieurs centaines de salariés de BenQ Mobile ont manifesté hier devant le siège de Siemens à Munich pour réclamer une aide. Le syndicat IG Metall et le conseil d'entreprise de Siemens ont demandé au groupe de réduire son dividende et d'utiliser les fonds ainsi économisés pour venir en aide au personnel licencié de BenQ .

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vendredi 6 octobre 2006

Scandale Hewlett Packard: l'ex-présidente Patricia Dunn devant la justice

Scandale Hewlett Packard: l'ex-présidente Patricia Dunn devant la justice

SAN FRANCISCO (AFP)


L'ex-présidente du Conseil d'administration du groupe Hewlett Packard, Patricia Dunn, témoigne devant une commission du Congrès le 28 septembre 2006 à Washington© AFP/Archives Mandel Ngan

L'ex-présidente de Hewlett Packard (HP) Patricia Dunn s'est présentée d'elle-même devant un tribunal de Californie jeudi, après avoir fait l'objet d'un mandat d'arrêt dans le cadre du scandale d'espionnage secouant le groupe informatique américain.

Patricia Dunn s'est présentée volontairement devant un juge d'un tribunal de la Silicon Valley, après avoir été inculpée la veille, avec quatre autres personnes, par le procureur de Californie. Ces inculpations visent l'enquête clandestine menée par HP sur des journalistes et certains de ses administrateurs.

Le juge a ordonné jeudi à Mme Dunn de se présenter devant le tribunal le 17 novembre pour la lecture formelle de l'acte d'accusation.

Les policiers ont ensuite pris les empruntes digitales ainsi qu'une photoraphie de Mme Dunn avant de la libérer sur parole, a indiqué le porte-parole du procureur de Californie, Tom Dresslar.


Le siège du groupe informatique Hewlett Packard, en 2002 à Palo Alto en Californie© AFP/Archives John D. Mabanglo

Un peu plus tôt jeudi, Kevin Hunsaker, ancien responsable juridique chez HP, s'était lui aussi présenté devant la justice avant d'être libéré sans caution, avec une convocation pour sa mise en accusation fixée à décambre, a ajouté le porte-parole.

Ron DeLia and Bryan Wagner, deux des trois détectives aussi mis en cause dans l'affaire, ont assuré qu'ils se rendraient devant la justice dans un délai d'une semaine, selon M. Dresslar.

Le bureau du procureur a en revanche indiqué ne pas savoir si le dernier inculpé, le détective privé Matthew Depante, se rendrait aux autorités.

Quelques heures après que le mandat d'arrêt soit émis, Patricia Dunn avait proclamé son innocence dans une interview à l'émission de télévision "60 minutes", qui doit être diffusée dimanche.

Mme Dunn avait contesté que le genre de pratiques d'espionnage au coeur de l'affaire la visant soit inhabituelle dans le monde de l'entreprise.

"Si vous croyez que Hewlett-Packard est la seule société à avoir une équipe d'enquêteurs (...) vous êtes naïfs", avait-elle affirmé.

"Toutes les sociétés font des enquêtes et les enquêtes sont, par leur propre nature, indiscrètes", avait-elle ajouté.

La justice de Californie s'est penchée sur cette affaire d'espionnage après que le groupe eut reconnu début septembre avoir engagé des détectives privés pour espionner des journalistes et des membres de son propre Conseil d'administration afin de déterminer l'origine de fuites vers la presse.

Les enquêteurs ont notamment eu recours à de fausses identités pour récupérer les relevés téléphoniques des personnes surveillées.

Les chefs d'inculpation prononcés mercredi vont de la communication frauduleuse à l'usurpation d'identité en passant par l'utilisation illégale de données informatiques.

Les autorités judiciaires fédérales ont également ouvert des enquêtes sur cette affaire mais n'ont encore prononcé aucune inculpation.

Hewlett Packard est l'un des premiers groupes informatiques au monde et emploie 150.000 personnes. Son siège est à Palo Alto en Californie. Il est l'un des pionniers du secteur de la haute-technologie connu sous le nom de "Silicon Valley", proche de San Francisco.

© AFP Agence France-Presse

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lundi 2 octobre 2006

Siemens, dans la tourmente, tente de redorer son blason

Siemens, dans la tourmente, tente de redorer son blason

BERLIN (AFP)

Des drapeaux avec le logo de Siemens, le 26 janvier 2006 à Munich© AFP/DDP/Archives Joerg Koch
Le conglomérat allemand Siemens tentait lundi de corriger son image fortement ternie, en retirant un projet très controversé d'augmentation des salaires des dirigeants et en jurant solidarité aux salariés menacés de son ex-division de téléphones.

"Siemens se bat pour son image", titrait lundi matin le quotidien économique Financial Times Deutschland. "Sévères critiques à l'encontre de Siemens", proclamait pour sa part la une du Frankfurter Allgemeine Zeitung conservateur.

Pour redorer son blason, le groupe de Munich (sud) a annoncé lundi qu'il renonçait à une augmentation de salaire de 30% prévue pour ses principaux dirigeants, une mesure qui avait suscité le courroux de syndicats, personnalités politiques, salariés et même de l'évêque de Trèves.

"Nous avons maintenant une nouvelle situation et nous voudrions donner aux gens un signe de solidarité", a déclaré Klaus Kleinfeld, le patron de Siemens, au quotidien à grand tirage Bild. Les 5 millions d'euros initialement destinés à la hausse des salaires vont être affectés à un fonds spécial de 35 millions d'aide aux 3.000 salariés de BenQ Mobile, dont les emplois sont menacés.


Le logo du groupe BenQ© AFP/DDP Patrik Stollarz

Derrière BenQ Mobile, qui a déposé le bilan vendredi, se cache en effet l'ancienne division de téléphones portables de Siemens, lequel a abandonné cette activité au taiwanais BenQ l'an dernier. Payant même le repreneur pour le convaincre d'absorber un actif déficitaire et, de l'avis de beaucoup d'observateurs, déjà condamné à l'époque.

Les critiques très violentes ces derniers jours ont donc visé à la fois BenQ, mais aussi Siemens, et appelé à la responsabilité morale de celui-ci à l'égard de ses anciens salariés.

Personnalités politiques de droite et de gauche ont donné de la voix, et la chancelière Angela Merkel elle-même s'en est mêlée. Elle a personnellement téléphoné à M. Kleinfeld dimanche. "J'ai fait comprendre à Siemens que cette entreprise de tradition avait une responsabilité particulière", a-t-elle déclaré à Bild.

Pour le syndicat IG Metall toutefois, les moyens financiers mis à disposition par Siemens sont certes "un petit signe" de bonne volonté mais "même pas une goutte d'eau dans la mer" face aux besoins, a déclaré lors d'une conférence de presse à Munich Wolfgang Neugebauer, responsable régional.

Surtout, pour M. Neugebauer, l'épisode BenQ est de mauvais augure pour les salariés de deux autres divisions de Siemens, Com (télécommunications) et SBS (services informatiques), qui rassemblent 12.000 salariés et pour lesquelles le groupe cherche preneur. "Il faut faire très attention à ce que le même scénario truqué ne se reproduise pas", a-t-il mis en garde.

Pourtant depuis vendredi, Siemens n'en finit pas de clamer son innocence dans l'affaire BenQ. "Toutes les affirmations selon lesquelles nous aurions donné notre aval à la faillite de BenQ Mobile en Allemagne sont une incroyable calomnie", a déclaré M. Kleinfeld, cité par le communiqué du groupe. "Nous trouvons la manière d'agir de BenQ condamnable et nous aidons là où nous pouvons", a-t-il ajouté.

Par exemple, en proposant aux salariés de BenQ Mobile qui resteraient sur la touche une priorité à l'embauche chez Siemens.

Entre-temps l'administrateur judiciaire de BenQ Mobile a déclaré espérer maintenir l'activité jusqu'à la fin de l'année, mais n'a donné aucune garantie pour la suite.

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lundi 25 septembre 2006

Swiss Re biffera 420 postes en Suisse sur 2000 dans le monde

    

Swiss Re biffera 420 postes en Suisse sur 2000 dans le monde

ZURICH (ATS)
Swiss Re concrétise les suppressions d'emplois annoncées suite à l'intégration de l'américain General Electric Insurance Solutions. Le premier réassureur mondial biffera d'ici fin 2007 quelque 420 postes en Suisse sur 2000 dans le monde.

La Suisse contribue ainsi à hauteur de 21% à ces coupes d'effectifs, indique Swiss Re dans un communiqué. L'Europe supportera au total 55% des mesures, le continent américain 35% et la région Asie, Moyent-Orient et Afrique, 10%. Le groupe compte 11'500 employés au total.

La plupart des suppressions se feront par fluctuations naturelles, le reste par des retraites anticipées et des licenciements. La société versera des indemnités aux collaborateurs concernés et les soutiendra pour la recherche d'un nouvel emploi.

Le groupe zurichois souhaite accroître son efficience à hauteur de 300 millions de dollars (370 millions de francs) dans le cadre d'un programme d'optimisation.

Swiss Re avait finalisé début juin le rachat de GE Insurance Solutions. Le réassureur avait acquis le pôle assurances de General Electric (GE) pour un montant total de 7,4 milliards de dollars. Le groupe a annoncé courant juillet déjà planifier environ 2000 suppressions d'emplois, sans donner à l'époque de plus amples précisions.e pôle assurances de General Electric (GE) pour un montant total de 7,4 milliards de dollars. Le groupe a annoncé courant juillet déjà planifier environ 2000 suppressions d'emplois, sans donner à l'époque de plus amples précisions.

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jeudi 7 septembre 2006

Intel annonce son plus gros plan social de son histoire

Intel annonce son plus gros plan social de son histoire


Le numéro un mondial des microprocesseurs Intel a annoncé mardi la suppression de 10'500 emplois dans le monde d'ici la mi-2007, soit environ 10% de ses effectifs actuels d'environ 100'000 personnes, ce qui constitue le plus gros plan social de son histoire.

Mercredi 6 septembre 2006 13:00
Agences

Intel compte économiser 2 milliards de dollars environ en 2007 et 3 milliards en 2008, avec en outre des économies d'investissements d'un milliard en 2008, a précisé Intel dans un communiqué.

Les réductions d'effectifs seront échelonnées: ils passeront à 95.000 dès fin 2006 puis à 92.000 mi-2007, via des suppressions de postes et des départs volontaires. Seront d'abord touchés l'encadrement et le marketing, puis plus généralement l'ensemble des secteurs d'activité.

Le plan social devrait coûter environ 200 millions de dollars, a ajouté Intel. "Ces actions, quoique difficiles, sont essentielles pour qu'Intel devienne plus souple et plus efficace à l'avenir", a expliqué le PDG Paul Otellini, sans redonner de nouvelles perspectives pour les résultats à venir.

Intel handicapé par la chute des prix des microprocesseurs et la concurrence de son rival AMD (Advanced Micro Devices), multiplie les restructurations depuis cet été, après deux mauvais trimestres marqués par une baisse de 38% du bénéfice au premier trimestre et de 57% au 2e trimestre. Son chiffre d'affaires a lui chuté de 13% au 2e trimestre.

Baisse du chiffre d'affaire?
Intel pourrait même annoncer pour la première fois un chiffre d'affaire annuel en baisse cette année, selon plusieurs analystes. Le PDG Paul Otellini a commandé en avril un gigantesque audit du groupe et cet été a déjà décidé de supprimer un millier d'emplois de cadres dirigeants pour réduire les coûts d'exploitation et vendu l'activité de processeurs pour téléphones portables au groupe américain Marvell.

Le plan social spectaculaire d'Intel rappelle ceux décidés ces douze derniers mois par deux autres géants de l'informatique, IBM et HP, qui ont chacun supprimé 14.500 emplois, soit respectivement 10% des effectifs mondiaux de HP et 5% de ceux d'IBM.

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mardi 29 août 2006

Le chiffre d'affaires et le bénéfice de Charles Vögele reculent

Le chiffre d'affaires et le bénéfice de Charles Vögele reculent


Conséquence d'un hiver long et d'un printemps peu clément, Charles Vögele a vu reculer tant ses ventes que son bénéfice au 1er semestre. Un excellent mois de juillet et de bonnes ventes en août permettent toutefois au groupe de maintenir ses objectifs.

Mardi 29 août 2006 15:35
ATS

Durant la période sous revue, le résultat net de Charles Vögele, première chaîne suisse de confection, a chuté de 60 % par rapport à janvier-juin 2005, à 13,5 millions de francs, pour un chiffre d'affaires en repli de 5,6 % à 627,6 millions. Le résultat d'exploitation (EBIT) a pour sa part plongé de 51 % à 26,6 millions.

Conflit Chine-UE
Lors de la conférence de presse tenue mardi à Zurich, le patron du groupe sis à Pfäffikon (ZH), Daniel Reinhard, a rappelé que la Suisse était encore partiellement sous la neige en juin, "ce qui n'incite sûrement personne à acheter un bikini". Par ailleurs, le conflit entre l'Union européenne et la Chine au sujet des quotas textiles a aussi laissé des traces, a-t-il relevé.

En raison de ce désaccord, l'industrie du vêtement s'est tournée vers les autres producteurs asiatiques, qui ont rapidement été débordés. Du coup, Charles Vögele s'est retrouvé avec des assortiments partiellement insuffisants.

Le tassement des ventes s'est particulièrement ressenti en Suisse, le chiffre d'affaires s'y étant réduit sur un an de 8,7 % à 218,8 millions de francs, et le résultat opérationnel (EBIT) de 40 % à 19,4 millions. Ce recul s'explique toutefois aussi par le fait que la campagne menée pour le 50e anniversaire de la société en 2005 avait bénéficié aux résultats.

Pâtissant elles aussi du mauvais temps, les activités allemandes ont dégagé un chiffre d'affaires de 213,9 millions de francs, 7,7 % de moins qu'un an auparavant. Tableau identique en Autriche, où les ventes ont diminué de 4,8 % à 116 millions.

Expansion en Belgique
Avec l'expansion de ses activités en Belgique, l'entité belgo-néerlandaise du groupe a en revanche accru ses ventes de 4,6 % à 74,7 millions de francs. Affichant sa volonté de croissance dans le Plat Pays, Charles Vögele a acquis ce mois-ci dix succursales à son concurrent local Superconfex, et y dispose désormais de 47 magasins.

Les nouveaux marchés du groupe - Slovénie, Hongrie, Pologne, République tchèque - ont pour leur part répondu aux attentes. Charles Vögele a l'intention d'y poursuivre son expansion.

Optimisme pour 2006
Pour l'ensemble de l'exercice, le groupe, qui occupait 7207 personnes à fin juin, se montre plutôt optimiste. Un très bon mois de juillet a permis de gommer partiellement le repli du début d'année, et les intempéries d'août ont amené la clientèle à s'intéresser plus tôt à la mode d'automne.

Du coup, le recul du chiffre d'affaires se limitait à la fin juillet à 1,9 % par rapport à son niveau à la même période de l'an passé, a relevé Felix Thöni, directeur financier de Charles Vögele.

Et Daniel Reinhard s'est dit "tranquille" pour ce qui concerne l'ensemble de l'exercice. Les ventes devraient suivre l'évolution du marché, voir la dépasser, estime-t-il.

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mercredi 9 août 2006

Entreprise Suisse Swisscom mauvais bilan

Swisscom au premier semestre: le bénéfice net a plongé de 32%

Pas une grande crise mais Swisscom ne nous avait jamais habitué à une si grande baisse de bénéfice

BERNE (ATS)
La rentabilité de Swisscom continue à se détériorer en 2006, malgré la forte hausse de ses clients dans la téléphonie mobile et l'ADSL. Le bénéfice net de l'opérateur a plongé de 32% à 759 millions de francs et son chiffre d'affaires de 2,8% à 4,77 milliards.

Le résultat d'exploitation (EBIT) s'est lui contracté de 25,7% à 1,1 milliard de francs. Le géant bleu explique sa baisse de régime par le recul des tarifs de terminaison dans le mobile, les provisions supplémentaires pour les procédures d'interconnexion ainsi que la diminution de la rentabilité brute de sa division informatique (Swisscom IT Services).

Pour la seconde partie de l'année, Swisscom révise ses attentes bénéficiaires à la baisse, "du fait de la vive concurrence et de la pression sur les prix" auxquelles sont confrontés ses segments mobile et fixe. Les ventes restent en revanche attendues à quelque 9,5 milliards de francs, soit 200 millions de moins qu'en 2005.

Afin de continuer à soutenir le cours de son action et de rétrocéder une partie de ses bénéfices à ses actionnaires, dont la Confédération à plus de 62%, l'opérateur va procéder à un nouveau rachat d'actions, d'un montant maximal de 2,5 milliards de francs.

"Les finances de Swisscom jouiront encore de toute la flexibilité voulue après ce rachat d'actions", assure la société, que les Chambres fédérales ont refusé de privatiser ce printemps.

Dans le détail, Swisscom a vu le nombre de ses abonnés à l'ADSL, soit le raccordement au haut débit par le câble du téléphone, bondir de 32,2% au premier semestre, à 1,25 million de clients. Sur ce nombre, 67,7% sont clients de sa filiale Bluewin.

Dans la téléphonie mobile, la clientèle s'est étoffée de 10,5% sur six mois, à 4,47 millions d'abonnés. Swisscom explique cette évolution par "de nouveaux modèles tarifaires", plus avantageux, ainsi que le lancement de M-Budget Mobile avec Migros.

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lundi 7 août 2006

Ford en crise mais exclut un dépôt de bilan

Ford en crise mais exclut un dépôt de bilan

Le deuxième constructeur automobile américain, Ford, a révisé à la hausse son annonce de pertes, faite il y a deux semaines, au deuxième trimestre de 123 à 254 millions de dollars (près de 200 millions d'euros). Cela est lié aux coûts supplémentaires des départs anticipés à la suite de suppressions de milliers de postes en Amérique du Nord.

La perte au premier semestre atteint 1,4 milliard de dollars, à comparer à un profit de 2,1 milliards pour la même période de 2005. Ford a aussi revu à la baisse ses prévisions pour l'année 2006 et anticipe des pertes pour ses marques de luxe : Jaguar, Land Rover, Volvo et Aston Martin.

Le constructeur s'interroge sur l'avenir de ces dernières et a engagé, mercredi, un ancien dirigeant de la banque Goldman Sachs, Kenneth Leet. Sa mission sera "d'explorer des stratégies alternatives pour la société", a annoncé le groupe.

Il existe des rumeurs insistantes de cession de Jaguar, acquis pour 2,6 milliards de dollars en 1989, qui perd de l'argent et a été incapable de profiter du succès du haut de gamme depuis une décennie, notamment aux Etats-Unis. Le groupe, qui a besoin de liquidités, pourrait aussi se séparer de sa filiale de crédit.

La situation continue à se dégrader. Pour la première fois, en juillet, Ford, après avoir enregistré une baisse de ses ventes de 34 % sur un an, a commercialisé moins de véhicules aux Etats-Unis que Toyota. Et il n'y a pas de rémission en vue compte tenu du manque d'attrait des nouveaux modèles.

"C'est un moment très sombre pour Ford. Je ne serais pas surpris s'ils annonçaient quelque chose de radical", estime Gerald Meyers, ancien président d'American Motors.

Le PDG, Bill Ford, a annoncé que le dépôt de bilan n'était pas une option. Mais nombre d'analystes considèrent que le groupe n'aura peut-être pas le choix.

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