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samedi 11 novembre 2006

Adomos immobilier loi robien

Adomos immobilier économie avec la loi robien

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CNIL INFORMATIQUE ET LIBERTE :
Les informations qui vous sont demandées sont indispensables pour la prise en compte de votre demande. Elles pourront être transmises aux banques, établissements financiers et autres partenaires contractuellement liées à Adomos. Ces informations sont couvertes par la loi du 6 janvier 1978, relative à l'informatique et aux libertés. Vous disposez en conséquence du droit individuel d'accès et de rectification que cette loi vous reconnaît. Pour toute rectification, écrivez à :
ADOMOS-CNIL, 75 av. des Champs Elysées 75008 PARIS.

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Taux.ch

Taux.ch est un site proposé par Overney & Glasson Associés Sàrl dont le siège se trouve à Lausanne.  

Notre but est de permettre aux particuliers de comparer les différentes offres hypothécaires, sans devoir par eux-mêmes faire le tour de l'ensemble des établissements bancaires.

 

Mais le gain de temps n'est pas le seul avantage que nous souhaitons donner à nos clients : par nos conseils, nous pourrons leur offrir les meilleures conditions qu'ils sont en droit d'attendre dans leur situation personnelle. En effet, dans les méandres des termes, produits et normes bancaires, nous pourrons les amener vers un choix judicieux.

 

L'ensemble de nos services :
   
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      - informations sur la  fiscalité;
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COBUS GROUP

COBUS GROUP fournit des solutions fiduciaires et d’affaires aux entreprises dans un   environnement d’affaires internationalisé.

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  Les sociétés membres de COBUS GROUP sont toutes focalisées à concevoir et   fournir des solutions globales ainsi que tout le support essentiel aux créateurs   d’entreprises, aux entreprises déjà bien établies et aux intermédiaires   professionnels du droit et du chiffre en général.

  Basé à Londres, l’un des plus grands centres de la finance et des affaires du monde, COBUS GROUP est présent sur le marché depuis 1995 à travers Corporate Business Centre Ltd, notre fiduciaire spécialisée dans la structuration et   l’immatriculation de sociétés.

  Notre gamme de solutions a été largement étendue avec la création de Westminster Accountancy Ltd en 2002 et son offre de services en matière de comptabilité et   fiscalité.

  En 2003 en créant Eurocorp Services Ltd, notre but était de fournir des Directeurs   et Actionnaires Professionnels Désignés dignes de confiance à nos clients souhaitant   garder l’anonymat.

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NOTRE MISSIONNOTRE MARCHÉ

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vendredi 10 novembre 2006

Sites du groupe Crédit Agricole

Sites du groupe

Choisissez votre site :

- BFT
- Calyon
- Cedicam
- CPR AM
- CPR Online
- Crédit Agricole Asset Management
- Crédit Agricole Leasing
- Crédit Agricole Private Equity
- Dossier Familial
- Epargne Longue des Salariés
- Finance et Actionnaire de Crédit Agricole S.A.
- Finaref
- Idia (Agricapital)
- MOZAIC
- Pleinchamp.com
- Pacifica
- Predica
- SODICA
- Sofinco
- Crédit Agricole Factoring

BFT
http://www.bft.fr
Spécialisée dans la gestion d’actifs (OPCVM et mandats), la BFT, filiale du Crédit Agricole, propose aux entreprises et aux institutionnels un service sur mesure adapté à leur horizon de placement et à leur objectif de performance.

Calyon
http://www.calyon.fr
Banque de grande clientèle à l’échelle internationale, Calyon complète l’organigramme du Crédit Agricole dans les trois principaux métiers de la banque d’Affaires : la banque de Marché, la banque d’Investissement et de Financements, la banque Privée.

Cedicam
Accéder à la page
Le Cedicam définit la stratégie, contribue au développement des moyens de paiement et conçoit des systèmes monétiques pour les entités du Groupe Crédit Agricole.

CPR AM
http://www.cpr-am.fr
CPR Asset Management, gestion active pour le compte d’institutionnels, d’entreprises et de professionnels du patrimoine.

CPR Online
http://www.cpr-online.net
CPR Online fait partie des meilleurs acteurs du courtage en ligne. Intégrée à 100% au groupe Crédit Agricole, CPR Online s’adresse aux particuliers les plus avertis en matières économique, financière et boursière, particulièrement exigeants sur la rapidité d’accès au marché et la variété des sources d’information et de conseil.

Crédit Agricole Asset Management
http://www.ca-assetmanagement.fr
Crédit Agricole Asset Management (nouveau nom d’Indocam depuis le 25/04/2001) offre aux clients des Caisses régionales (particuliers, entreprises...) et à ses clients institutionnels français et internationaux une large gamme de placements performants (Sicav, FCP ouverts et dédiés, mandats de gestion, FCPE,...) investis sur les marchés mondiaux.

Crédit Agricole Private Equity
http://www.ca-privateequity.fr
Crédit Agricole Private Equity, société de gestion de Crédit Agricole SA est dédiée aux prises de participations directes dans des entreprises non cotées. 30 professionnels spécialisés dans 4 métiers (Capital Développement & Transmission, Capital Risque, Marché Secondaire, Mezzanine) accompagnent les entreprises dans leurs projets de croissance.

Crédit Agricole Leasing
http://www.ca-leasing.fr
Crédit Agricole Leasing regroupe l’ensemble des métiers du financement locatif à destination des entreprises, professionnels, agriculteurs et collectivités publiques. Crédit Agricole Leasing dispose en France de plus de 60 implantations qui garantissent une réelle proximité commerciale auprès de sa clientèle et de ses partenaires. Il intègre les entités commerciales Etica, Ucalease, Auxifip et Unifergie.

Dossier Familial
http://www.dossierfamilial.com
Réalisé par Uni-Editions, le site internet dossierfamilial.com propose "toute l’info pour simplifier votre quotidien".

Epargne Longue des Salariés
http://www.ca-els.com
Ce site présente l’offre Epargne Longue des Salariés proposée par CAAM et Predica.

Finance et Actionnaire de Crédit Agricole S.A.
Accéder à la page
Retrouvez sur le site Finance et Actionnaire de Crédit Agricole S.A. le cours de l’action et son évolution, la présentation de Crédit Agricole S.A, l’agenda, ses actualités ainsi que des informations à destination de ses actionnaires.

Finaref
http://www.finaref.com
Leader des cartes privatives et de la vente à distance de produits financiers, Finaref, société du groupe Crédit Agricole S.A., utilise son savoir-faire sur deux secteurs complémentaires : le crédit à la consommation et l’ assurance.

Idia (Agricapital)
http://www.idia.fr
IDIA Agricapital gère des fonds de capital développement dédiés aux Industries agro-alimentaires (SOFIPAR, IDIA Participations...). IDIA Agricapital assure également la gestion de domaines viti-vinicoles, de Groupements Fonciers et Forestiers du Groupe Crédit Agricole.

MOZAIC
http://www.ca-mozaic.com
Toute l’offre MOZAIC, réservée aux jeunes de 12 à 25 ans, accessible d’un clic de souris : les avantages, les concours, l’information sur la banque, les Coups de Pouce du Label MOZAIC... A découvrir d’urgence.

Pleinchamp
http://www.pleinchamp.com/home.aspx
Le site expert des professionnels agricoles.

Pacifica
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Pacifica, filiale d’assurances dommages du groupe Crédit Agricole, est parmi les dix premiers acteurs de l’assurance des particuliers en France.

Predica
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Predica, filiale d’assurances de personnes du groupe Crédit Agricole, est un des principaux intervenants du monde de l’assurance en France.

SODICA
http://www.sodica-midcaps.fr
SODICA est la société du Groupe Crédit Agricole spécialisée dans les opérations de fusions acquisitions et d’ingénierie financière et boursière de taille moyenne (mid-caps).

Sofinco
http://www.sofinco.fr
Spécialisé dans le crédit à la consommation, Sofinco distribue l’ensemble de la gamme des produits de financements destinés aux particuliers (prêts affectés ou non affectés, réserves d’argent...).

Crédit Agricole Factoring
http://www.ca-factoring.fr
Crédit Agricole Factoring est la filiale spécialisée dans l’affacturage, apportant aux entreprises petites et grandes depuis plus de 10 ans les services relevant de la gestion du poste clients.

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Crédit Agricole S.A. acquiert un réseau de 654 agences en Italie

Crédit Agricole S.A. acquiert un réseau de 654 agences en Italie

Paris, le 11 octobre 2006

A la suite du Conseil d’Administration de ce jour, Crédit Agricole S.A. a annoncé qu’il est parvenu à un accord avec Banca Intesa en vue d’acquérir le contrôle de Cassa di Risparmio di Parma e Piacenza et Banca Popolare FriulAdria SpA, ainsi que 193 agences du Groupe Banca Intesa, ce qui représente un important réseau de 654 agences. Le périmètre global a été valorisé à 5,96 milliards d’euros.

Crédit Agricole S.A. a annoncé également qu’une décision serait prise avant le 31 janvier 2007 sur l’évolution du partenariat en Italie avec Banca Intesa dans le domaine de la gestion d’actifs. L’activité de crédit à la consommation, conduite par Agos, sera poursuivie sans changement pendant trois ans.

Crédit Agricole S.A. restera actionnaire de la nouvelle banque résultant du projet de fusion, mais ramènera sa participation au-dessous de 5 %, contre 9,1 % pro forma auparavant, et sortira du pacte d’actionnaires de Banca Intesa.

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jeudi 9 novembre 2006

Le groupe M6 mise sur le développement de sites communautaires

Le groupe M6 mise sur le développement de sites communautaires
PARIS (AFP)

Nicolas de Tavernost, président du directoire de la chaîne de télévision M6, le 24 novembre 2005 à Paris © AFP/Archives Stéphane de Sakutin
Le groupe M6 a décidé d'"investir résolument" sur son développement sur internet en lançant notamment plusieurs sites communautaires d'ici à janvier prochain.

"Nous sommes résolument investisseurs sur ce secteur", a déclaré jeudi Nicolas de Tavernost, président du directoire, lors d'une conférence de presse pour présenter la stratégie internet du groupe.

Rappelant que ce secteur est en pleine croissance en France avec près de 21 millions d'internautes, le groupe se fixe pour objectifs d'atteindre 10 millions de visiteurs uniques mensuels d'ici 2010 et de devenir "un acteur majeur des contenus audiovisuels en développant les services payants ou gratuits".

Pour ce faire, le groupe qui a fêté les 10 ans de M6.fr en juin dernier, va donc investir dans des portails thématiques gratuits qui seront financés par la publicité.

Le "réseau social" www.yootribe.com lancé courant novembre qui cible les 15/34 ans permet aux internautes de se regrouper par affinités, tandis qu'à partir de décembre, www.atonservice.fr mettra en relation étudiants en manque de petits boulots et familles. En 2007, sera également lancé "www.shaaz.fr" qui se veut à la fois un blog et un système de chat.

Développé avec Kewego, le site "www.wideo.fr" permet déjà aux internautes de publier et d'échanger des "widéos" à partir d'un PC ou d'un téléphone mobile. Quelque 8 millions de "widéos" ont ainsi été regardées en octobre, a indiqué Xavier Marvaldi, directeur général de M6 Web.

Au chapitre des services payants, en janvier prochain, "M6musicbrigade" proposera une offre complète de musique en ligne. Musicbrigade est une startup suédoise spécialiste de la diffusion de vidéo clips présente dans sept pays européens. L'achat se fera à l'acte et par abonnement. Le groupe M6 s'en est assuré l'exclusivité pour la France.

Le groupe va aussi poursuivre son développement sur le marché de la VOD (vidéo à la demande). Son site www.m6video.fr propose notamment de télécharger les séries phares de la chaîne. 25.000 épisodes du désormais célèbre "Prison break" ont ainsi été téléchargés en un mois au prix unitaire de 1,99 euro.

© AFP Agence France-Presse

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Renault étend son partenariat avec Mahindra pour fabriquer des Logan

Inde: Renault étend son partenariat avec Mahindra pour fabriquer des Logan
PARIS (AFP)

Une Logan au salon automobile de Genève, le 1er mars 2005© AFP/Archives Philippe Desmazes
Les constructeurs français Renault et indien Mahindra vont renforcer leur partenariat et construire une usine d'assemblage commune en Inde pour la production notamment de la Logan, modèle bon marché du constructeur français, ont-ils annoncé jeudi lors d'une conférence de presse.

La production de cette nouvelle usine détenue par une société commune à 50-50 débutera en 2009 avec une capacité initiale de 300.000 véhicules par an, dont des Logan et des Mahindra, portée ensuite à 500.000 d'ici 2012.

Renault construira en outre sur le même site une usine de moteurs, a précisé son PDG Carlos Ghosn.

Renault et Mahindra avaient annoncé en février 2005 un partenariat en vue de produire et vendre la Logan en Inde à partir de 2007. Ils avaient alors évoqué une capacité de production de 50.000 véhicules par an.

"Nous devons nous développer pour faire face à la demande (en Inde)", a expliqué le vice-président et directeur du groupe indien, Anand Mahindra, pour justifier cet accroissement de capacité.

Le marché automobile indien a bondi de 68% entre 1998 et 2003 pour atteindre 1.040.000 véhicules en 2004, selon Renault.

L'Inde, qui compte plus d'un milliard d'habitants, a affiché un taux de croissance de son PIB de 8,9% sur un an au deuxième trimestre 2006.

Pour Mahindra, quatrième constructeur indien et spécialiste des véhicules utilitaires et tout-terrain, ce nouvel accord permettra un élargissement de l'offre de véhicules particuliers, "un marché en pleine expansion en Inde".

M. Mahindra a précisé que l'accord ne prévoyait pas de "participations croisées. C'est une joint-venture pure et simple".

M. Ghosn, également PDG de Nissan, a indiqué que le constructeur japonais pourrait se joindre à ce partenariat: "Nissan va peut-être nous rejoindre. Mais il y a nécessité de prendre un peu de temps pour se familiariser avec le marché. A l'horizon de quatre mois, la décision pourra être prise par Nissan".

Déjà produite en Roumanie, au Maroc et en Colombie, bientôt en Iran (accord signé en mai 2006) et en Russie (en 2007), la Logan est destinée surtout aux pays émergents mais est aussi commercialisée dans les pays occidentaux.

"Nous ne prévoyons pas pour l'instant d'exporter d'Inde vers l'Europe", a assuré M. Ghosn.

© AFP Agence France-Presse

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Bourse de Paris: le CAC 40 a gagné 0,21%, à un nouveau plus haut depuis 2001

Bourse de Paris: le CAC 40 a gagné 0,21%, à un nouveau plus haut depuis 2001
PARIS (AFP)

Vue du palais Brongniart, place de la Bourse à Paris© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
La Bourse de Paris a terminé jeudi à un nouveau sommet depuis 2001, le CAC 40 prenant 0,21%, portée par les progressions de Total, EADS ou encore Lafarge, et des indicateurs meilleurs qu'attendu aux Etats-Unis, tandis que le groupe Capgemini subissait des prises de bénéfices.

L'indice vedette parisien a gagné 11,44 points à 5.443,12 points, dans un volume d'échange de 4,64 milliards d'euros.

Londres a abandonné 0,12%, Francfort a gagné 0,15% et l'Eurostoxx 50 a cédé 0,02%.

Après avoir évolué en dents de scie pendant la majeure partie de la séance, dans une fourchette de variation réduite, le CAC 40 est parvenu à clôturer sur une note positive, porté notammment par la progression du cours de Total, son principal constituant.

Les places européennes ont par ailleurs bénéficié de statistiques américaines meilleures que prévu.

Le déficit commercial des Etats-Unis s'est en effet réduit de 6,8% à 64,3 milliards de dollars, alors qu'il était attendu à 66 milliards, tandis que les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont reculé de 20.000 au cours de la semaine dernière, pour s'inscrire à 308.000, quand les analystes tablaient sur 315.000 demandes.

Total (+1,55% à 55,65 euros), poids lourd du marché parisien, a poursuivi sa progression des séances précédentes, toujours soutenu par des résultats trimestriels proches des prévisions les plus optimistes, le démarrage de l'exploitation d'un nouveau champ en Angola et de solides perspectives de croissance organique, selon des analystes.

EADS (+1,13% à 21,57 euros) a connu une nouvelle séance mouvementée. Son cours s'était envolé de 6,8% en fin de matinée, en raison d'informations de presse affirmant que DIC, un fonds de l'émirat de Dubai, voulait prendre une participation au sein du groupe aéronautique européen. Quelques heures après, DIC a démenti officiellement vouloir acheter des actions EADS, faisant se dégonfler le titre.

Lafarge (+2,91% à 109,60 euros) a séduit les investisseurs en annonçant un bond de 32% de son un bénéfice net au troisième trimestre, à 548 millions d'euros, et un chiffre d'affaires en progression de 12%, à 5,104 milliards d'euros.

Arcelor Mittal (coté sous le symbole Mittal Steel, +1,97% à 33,16 euros) a monté après la publication par l'OCDE d'un rapport optimiste sur la demande mondiale d'acier en 2006 et 2007.

Alcatel (+0,77% à 10,41 euros) a profité des résultats encourageants de son concurrent américain Cisco Systems, numéro un mondial des équipements de réseau pour l'internet, qui a annoncé mercredi des profits records dans un contexte porteur pour ses systèmes de communication.

Capgemini (-3,29% à 45,27 euros) a reperdu du terrain, victime de prises de bénéfices après s'être envolé de plus de 5% en trois jours sur des résultats trimestriels solides et l'acquisition bien accueillie d'une société indienne de services informatiques.

Société Générale (-0,68% à 131 euros) a reculé à la suite de l'annonce par le groupe bancaire d'un chiffre d'affaires un peu moins élevé que prévu au troisième trimestre, du fait d'un ralentissement de la croissance des activités de banque de financement et d'investissement.

Nexans (+5,84% à 77,90 euros) a grimpé, les investisseurs saluant l'acquisition par le fabricant de câbles d'une société australienne, Olex, pour un montant d'environ 310 millions d'euros, qui va lui permettre de doubler son activité en Asie-Pacifique.

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Zone euro: la croissance revue en forte hausse pour 2006

Zone euro: la croissance revue en forte hausse pour 2006
FRANCFORT (AFP)

Les pays de la zone euro© AFP/Infographie
La croissance économique dans la zone euro va grimper jusqu'à 2,6% cette année, selon une prévision revue à la hausse d'experts européens publiée jeudi par la Banque centrale européenne (BCE), puis descendre autour de 2% les deux années suivantes.

Avec ce document, dont s'inspire la BCE pour établir ses propres projections trimestrielles, les experts ont rehaussé de 0,4 point de pourcentage leurs attentes pour 2006 comparé à leurs estimations d'il y a trois mois.

Ce relèvement est lié à la fois à un renforcement plus marqué que prévu de la croissance au premier semestre ainsi qu'à des prévisions plus favorables concernant les investissements industriels et la consommation des ménages.

Selon l'étude publiée dans le bulletin mensuel de la BCE, pour 2007 et 2008, les experts misent sur une progression du Produit intérieur brut (PIB) autour de 2%, un ralentissement lié essentiellement à l'essoufflement prévu de l'économie mondiale dans la foulée des Etats-Unis.

La prévision pour l'an prochain est révisée en légère hausse (1,8% estimé auparavant).

Dans ses dernières projections, la BCE avait fait état d'une croissance de 2,5% cette année, et de 2,1% l'an prochain.

Côté inflation, les prévisions des experts ne bougent pas beaucoup. Pour 2006, ils ont réduit légèrement leur attente (à 2,2%, soit 0,1 point de moins qu'il y a trois mois) en raison de la nette détente des prix du pétrole observée en août et en septembre, selon l'étude.

Pour 2007, ils maintiennent leur prévision d'un taux de 2,1% en moyenne. Ce n'est qu'en 2008 que l'inflation reviendra avec 1,9% dans les limites autorisées par la BCE, pour qui la stabilité des prix est assurée quand l'inflation est légèrement inférieure à 2% sur le moyen terme.

© AFP Agence France-Presse

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Energie: la frénésie d'achats se poursuit avec Iberdrola-Scottish Power

    

Energie: la frénésie d'achats se poursuit avec Iberdrola-Scottish Power
PARIS (AFP)

Le vice-président du groupe espagnol Iberdrola, Ignacio Sanchez Galan, le 9 septembre 2006 à Madrid© AFP/Archives Bru Garcia
La frénésie d'achats en Europe dans le secteur de l'électricité se poursuit sans relâche, le numéro deux espagnol Iberdrola semblant prêt à son tour à se lancer dans la bataille en jetant son dévolu sur le britannique Scottish Power pour 17 milliards d'euros.

Le groupe espagnol, fort de ses juteux bénéfices, a indiqué jeudi étudier "plusieurs possibilités et opportunités d'investissement sur le marché", sans vouloir être plus précis.

Mais selon la presse espagnole la cible est clairement identifiée: le britannique Scottish Power, qui avait déjà fait l'objet d'une tentative d'OPA avortée du géant allemand E.ON il y a un an. Dès mercredi, Scottish Power avait révélé avoir été approché en vue d'un achat sans dévoiler l'identité du candidat.

Scottish Power, qui fournit 5,1 millions de clients en gaz et en électricité au Royaume-Uni, a vu son action bondir de presque 19% à l'annonce de la nouvelle, atteignant un record historique. En termes de part de marché, il est le numéro cinq national du gaz (9%) et le numéro six de l'électricité (13%).

Jeudi, peu après l'ouverture, le titre Iberdrola reculait de 2,69%.

Les deux groupes fusionnés disposeraient d'actifs d'une valeur de 50 milliards d'euros, pour un chiffre d'affaires de 21 milliards d'euros et avec 23 millions de clients, selon la banque Fortis.

"Scottish Power est une cible depuis longtemps", explique à l'AFP Colette Lewiner, directrice énergie du cabinet Capgemini.

"Cette annonce pourrait siffler le coup d'envoi d'un vrai combat pour contrôler Scottish Power", selon des analystes de Santander Investment.

"De tout façon, l'équation est simple: à terme, il y aura au mieux six grands acteurs européens du secteur. Tous se disent qu'ils doivent grossir pour avoir une place", analyse Guillaume Bousson, spécialiste Energie du cabinet Eurogroup.

"Parmi eux, il y aura E.ON, EDF, Suez-GDF, sûrement Enel (Italie), qui pour l'instant est seul, et donc les Espagnols qui tentent aussi", ajoute-t-il.

La nécessité de croître se justifie, selon lui, "par le poids financier des investissements de capacité de production et du renforcement des réseaux".

L'Espagne, avec ses opérateurs rentables, mais de taille moyenne, tente depuis des années de se doter d'un champion énergétique et elle se retrouve, une fois de plus au coeur de la mêlée dans la grande bataille électrique européenne.

Depuis la fin des années 90, il y eu pas moins de six tentatives de concentration dans le pays. Et depuis fin 2005, le premier électricien du pays, Endesa, est très convoité.

Il l'a été d'abord par son concurrent espagnol Gas Natural, dans le cadre d'une tentative de créer un champion national avec l'assentiment du gouvernement, puis plus récemment par l'Allemand E.ON qui désormais tient la corde.

La semaine dernière, Madrid, après avoir mis des bâtons dans la roues du groupe allemand, a en partie cédé face à la pression de la Commission européenne et levé l'un des principaux obstacles à l'OPA d'E.ON.

Si elle se confirmait, l'offre d'Iberdrola sur Scottish Power illustrerait un changement de stratégie des groupes espagnols, prêts à l'offensive désormais hors d'Espagne.

"Cela pourrait vouloir dire que les Espagnols renonceraient à se faire un champion national", estime Mme Lewiner.

De plus, le projet Iberdrola-Scottish Power ne serait pas dénué d'intérêt stratégique, selon une source proche du dossier: "Iberdrola, co-actionnaire de plusieurs centrales nucléaires en Espagne, jouit d'un savoir faire en la matière, et comme Londres veut renouveler son parc vieillissant, il y a un intérêt à bien se positionner".

© AFP Agence France-Presse

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Pétrole cher et gaz précaire augurent du retour du roi Charbon

Pétrole cher et gaz précaire augurent du retour du "roi Charbon"
PARIS (AFP)

Une usine de production d'électricité à Leeds au Royaume-Uni, en octobre 2006© AFP/Archives Paul Ellis
La flambée des prix du pétrole et les incertitudes récurrentes sur l'approvisionnement en gaz préparent le retour du "roi Charbon" en France, comme en témoignent le dépôt de deux offres concurrentes en quelques semaines pour exploiter un gisement dans la Nièvre.

Le PDG d'EDF, Pierre Gadonneix, l'a encore affirmé jeudi matin au quotidien 20 minutes, en disant qu'en matière d'investissements de production, le nucléaire était "la seule solution, avec le charbon".

La veille, c'était Daniel Caille, ancien haut dirigeant de Vivendi, qui déclarait à l'AFP avoir déposé un dossier pour exploiter un gisement de charbon de Lucenay-lès-Aix/Cossaye (Nièvre), quelques semaines après le président du groupe d'exploration pétrolière Maurel & Prom, Jean-François Hénin.

Tous deux projettent d'installer une centrale électrique alimentée par la mine.

"Le charbon est un enjeu capital. On peut arriver à en faire en France, de manière le plus compatible possible avec l'environnement et dans des conditions économiques bonnes", assure M. Caille.

Le charbon, première source d'énergie du monde occidental depuis la révolution industrielle et jusqu'aux années 60, serait-il en train de faire son retour en France, depuis la fermeture des houillères dans les années 80 et alors que Charbonnages de France sera dissout fin 2007 ?

La dernière mine de charbon française a fermé en avril 2004.

"C'est une énergie fossile dont on aura des ressources beaucoup plus longtemps que le pétrole et le gaz", relève pour sa part Guillaume Bousson, spécialiste de l'énergie au cabinet Eurogroup.

Le pétrole est cher et son horizon incertain. Quant au gaz, il dépend de la volonté des grands fournisseurs, comme l'illustrent régulièrement les tensions avec la Russie.

En revanche, "le charbon, il y en a encore en Europe et il est facile d'exploitation", fait remarquer le député UMP, François-Michel Gonnot, président du club Energies et développement.

D'autant que les technologies ont évolué, étant donné que le caillou noir a continué d'occuper une place essentielle dans le "mix énergétique", notamment aux Etats-Unis.

"Le charbon pour produire de l'électricité est en train de revenir de manière assez importante dans le monde, avec beaucoup de projets de développements", souligne Colette Lewiner, directrice Energie du cabinet CapGemini.

Les Etats-Unis, qui ont d'importantes réserves, en utilisent encore et financent des programmes de développement pour rendre le charbon plus "propre", notamment en développant le stockage du dioxyde de carbone (CO2), une technologie pas encore au point.

Environ 70% de l'électricité chinoise provient de centrales à charbon.

"L'avenir du monde c'est le charbon", prédit M. Gonnot.

EDF a une minuscule production charbon, assurée par des centrales qui ont pour la plupart plus de 30 ans. Mais "il y a des projets pour les moderniser", a déclaré à l'AFP une porte-parole d'EDF.

Reste à savoir comment la population goûtera l'ironie de voir des entrepreneurs privés se battre pour un gisement de charbon après l'interminable et très coûteuse agonie des houillères françaises, sans compter les interrogations sur l'impact pour l'environnement.

L'entreprise publique Charbonnages de France, chargée de liquider les houillères sera dissoute le 31 décembre 2007, laissant une dette à la charge de l'Etat de près de 4,5 milliards d'euros.

© AFP Agence France-Presse

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Siemens commence à cueillir les fruits de ses restructurations

Siemens commence à cueillir les fruits de ses restructurations
MUNICH (AFP)

Des drapeaux avec le logo de Siemens, le 26 janvier 2006 à Munich© AFP/DDP/Archives Joerg Koch
Le patron de Siemens Klaus Kleinfeld, dont la stratégie est plus que jamais contestée après la débâcle autour des téléphones portables cédés au taïwanais BenQ, commence pourtant à encaisser les bénéfices de sa refonte du groupe, annoncée jeudi comme pratiquement achevée.

Au quatrième trimestre de son exercice décalé clos fin septembre, Siemens a dégagé un bénéfice net de 614 millions d'euros, contre 77 millions un an plus tôt, où il avait été plombé par des charges exceptionnelles.

Le bénéfice d'exploitation (Ebit) a grimpé de 35% sur un an à 1,251 milliard, le chiffre d'affaires de 8% à 23,923 milliards. Sur l'ensemble de l'exercice, le bénéfice net a crû de 38%, le chiffre d'affaires de 16%.

A la Bourse de Francfort, l'action s'envolait de 3,66% à 74,45 euros vers 14H15 GMT, en tête de l'indice vedette Dax, en légère hausse de 0,14% à la même heure.

Le dernier trimestre a pourtant été marqué par une mauvaise surprise: le bénéfice d'exploitation de la division d'équipements pour les centrales électriques Power Generation, une des stars du groupe, a chuté de 43% sur un an.

Siemens invoque plusieurs éléments exceptionnels. Le directeur financier Joe Kaeser a vu en particulier un motif d'insatisfaction dans la baisse du bénéfice d'une société commune avec le français Areva dans les centrales nucléaires. Areva a invoqué des retards dans la construction d'une centrale nouvelle génération EPR en Finlande. La cession éventuelle par Siemens de ses 34% est toutefois "une question qui ne se pose pas", a assuré M. Kaeser.

Les deux enfants à problème du groupe, la téléphonie (Com) et les services informatiques (SBS), restent les seules divisions dans le rouge au quatrième trimestre. Mais ce sera bientôt de l'histoire ancienne. Siemens estime en effet avoir terminé l'essentiel de sa réorganisation stratégique.

Depuis son entrée en fonctions début 2005, M. Kleinfeld a défini de nouvelles priorités: l'industrie, l'énergie et le domaine médical. Il s'y est renforcé par des acquisitions. Sur l'exercice 2005/06, le groupe a déboursé quelque 6,6 milliards d'euros, sur deux ans 10 milliards d'euros, selon M. Kaeser. "Je n'ai pas l'intention de dépenser autant d'argent" sur l'exercice 2006/07, a-t-il prévenu.

M. Kleinfeld a parallèlement été sans pitié pour les divisions à la traîne.

Après d'importantes coupes dans les effectifs, SBS va disparaître et être fusionnée avec d'autres activités informatiques et de logiciels du groupe.

Les activités de téléphonie ont été démembrées. Siemens a annoncé en juin la fusion de ses réseaux pour les opérateurs téléphoniques avec ceux de son concurrent finlandais Nokia. L'objectif est "dans l'idéal" de faire la même chose avec les services de téléphonie pour les entreprises (Enterprise Networks), pour lesquelles "des discussions sont en cours" avec des partenaires potentiels, selon M. Kleinfeld.

"Siemens est une tout autre entreprise qu'il y a 24 mois", commentait récemment Theo Kitz, analyste chez Merck Finck. Mais cela n'a pas été sans heurts.

Ainsi les téléphones portables, cédés l'an dernier à perte au taiwanais BenQ: la filiale allemande BenQ Mobile vient de faire faillite, plus de 1.900 anciens salariés de Siemens vont perdre leur emploi, ainsi que plusieurs centaines d'autres chez des sous-traitants.

Siemens, qui avait peu opportunément annoncé au même moment d'importantes augmentations de salaires pour ses dirigeants, est sous le feu des critiques en Allemagne, accusé de s'être débarrassé de la filiale pour ne pas avoir à assumer les conséquences de la restructuration.

En outre, "vendre Enterprise Networks est devenu plus difficile pour Siemens car la faillite de BenQ Mobile a été pour les investisseurs un signal qu'il serait difficile de procéder à une restructuration en Allemagne", selon Theo Kitz.

Pas de quoi entamer l'optimisme de Klaus Kleinfeld. Il continue d'affirmer que toutes les divisions du groupe atteindront l'an prochain leurs objectifs de marge. C'était le cas de seulement 5 sur 11 au quatrième trimestre.

© AFP Agence France-Presse

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Euro Disney: 500.000 visiteurs de plus mais les comptes dans le rouge

Euro Disney: 500.000 visiteurs de plus mais les comptes dans le rouge
PARIS (AFP)

Le parc Disneyland Resort Paris à Marne-la-Vallée© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
Les parcs de Disneyland Paris ont attiré cette année 500.000 visiteurs de plus, renouant ainsi avec une fréquentation qui avait commencé à fléchir après les attentats du 11 septembre 2001, mais les comptes de la société gestionnaire Euro Disney peinent à sortir du rouge.

Cet engouement accru pour les parcs aux couleurs de Mickey a été dû aux Français, qui représentent désormais 42% du total des 12,8 millions de visiteurs, et aux Espagnols dont le nombre a augmenté de 11%, a expliqué Ignace Lahoud, directeur général adjoint des finances.

Une hausse de la fréquentation qui se traduit par des recettes annuelles en progression de 4,5%, à 1,088 milliard d'euros, "un plus haut historique", a-t-il indiqué en présentant mercredi les comptes annuels.

Ni les caprices de la météo ni les grèves du personnel et remoux sociaux autour de l'application des 35 heures ont, semble-t-il, dissuadé les visiteurs, même si le niveau de fréquentation de 2002 (13,1 millions) n'est pas encore tout à fait rétabli.

La dépense moyenne par visiteur des parcs à thèmes a augmenté de 44,3 à 44,8 euros et le taux d'occupation des hôtels de 80,7% à 83,5%.

Attirés par de nouvelles offres tarifaires (rabais en cas de réservation du billet d'entrée cinq jours à l'avance), ce sont surtout les Franciliens (+12%), qui ont retrouvé le chemin de Disneyland, à Marne-la-Vallée (30 km à l'est de Paris).

Son rival, le parc Astérix, à Plailly (Oise) au nord de Paris, a dû en revanche accuser cette année un recul de sa fréquentation, imputé par un porte-parole de la Compagnie des Alpes, propriétaire du parc, aux "pluies du mois d'août". Le nombre de visiteurs est passé à 1,7 million, contre 1,8 million l'an dernier.

Quant à Euro Disney, son président Karl Holz a qualifié les résultats d'"encourageants" mais n'a pas fixé de délai pour un retour aux bénéfices.

"C'est un pas dans la bonne direction mais la route vers la rentabilité prend du temps", a commenté l'Américain, qui a pris les rênes de cette filiale à 39,8% de la multinationale Walt Disney en mai 2005.

Euro Disney, qui s'apprête à fêter l'année prochaine son 15e anniversaire, reste pour la cinquième année consécutive dans le rouge, avec une perte nette de 73,1 millions d'euros.

Le cours du titre "ne reflète pas la capacité opérationnelle" du groupe, a relevé M. Holz. Les actionnaires ont vu fondre le cours du titre de 72 francs (11 euros), lors de son introduction en Bourse en 1989, à quelque 0,07 euro aujourd'hui.

Une volatilité qui se confond avec l'histoire mouvementée du parc d'attractions, à l'image de ses montagnes russes, marquée par une valse des présidents: M. Holz en est le sixième depuis son ouverture en avril 1992.

En 2005, une restructuration de la lourde dette, désormais réduite à 1,9 milliard euros, et une augmentation du capital ont permis de dégager des fonds pour financer les nouvelles attractions du parc. La dernière en date, Buzz Lightyear Laser Blast, n'a pas été étrangère à la hausse de fréquentation.

© AFP Agence France-Presse

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mercredi 8 novembre 2006

EADS encaisse le premier choc financier des retards de l'A380

EADS encaisse le premier choc financier des retards de l'A380
PARIS (AFP)

Les deux présidents exécutifs d'EADS, Thomas Enders (d) et Louis Gallois, au siège d'EADS à Paris le 4 juillet 2006© AFP/EADS/Archives Gilles Bassignac
Le géant européen de l'aéronautique et de la défense EADS a encaissé mercredi le premier choc financier lié aux retards de l'A380 en inscrivant un milliard d'euros de charges qui font plonger ses comptes trimestriels dans le rouge pour la première fois depuis trois ans.

Dominique de Villepin a annoncé mercredi à l'Assemblée qu'il se rendrait mardi à Toulouse pour "trouver les solutions" aux problèmes du constructeur aéronautique Airbus, affirmant que le gouvernement ne laisserait "tomber ni Airbus, ni les salariés".

"Nous ne laisserons tomber ni Airbus, ni les salariés, ni les PME qui travaillent dans cette filière", a déclaré le Premier ministre à l'Assemblée nationale, répondant à une question du socialiste Jean-Marc Ayrault.

"Je recevrai dès la semaine prochaine le président (d'EADS) Louis Gallois. Je me rendrai mardi prochain à Toulouse pour trouver les solutions", a-t-il déclaré devant les députés.

Un A380 au décollage, le 4 octobre 2006 à Toulouse© AFP/Archives Eric Cabanis

EADS a enregistré une perte nette de 195 millions d'euros au troisième trimestre, contre un bénéfice de 279 millions un an plus tôt. Sur neuf mois, les résultats baissent d'un tiers avec un bénéfice opérationnel (EBIT) de 1,399 milliard et un bénéfice net de 848 millions.

L'action EADS était pourtant en hausse mercredi à la mi-journée de 2,52% à 21,18 euros, dans un marché en baisse de 0,52%, les pertes annoncées n'ayant pas surpris le marché. La Bourse de Paris a en outre salué la vive progression du chiffre d'affaires (27,469 milliards sur neuf mois, +17%), selon des analystes.

"Les résultats (...) reflètent un niveau élevé de livraisons à travers le groupe ainsi qu'un aperçu des défis à venir", a résumé le groupe mercredi matin dans un communiqué.

EADS, qui a annoncé un retard de deux ans de son programme vedette d'avion géant le 3 octobre, a inscrit dès ce trimestre une charge liée à l'A380 réduisant l'EBIT d'un milliard d'euros, a précisé le directeur financier du groupe Hans-Peter Ring lors d'une audioconférence.

Cette charge représente l'essentiel des 1,1 milliard de perte d'EBIT imputables à l'A380 sur l'ensemble de 2006, et anticipe une part significative de la perte de 2,8 milliards prévue entre 2006 et 2010 du fait des retards de l'avion.

M. Ring, également directeur financier d'Airbus depuis une semaine, a relativisé les pertes annoncées en indiquant "qu'hors effet A380, l'EBIT aurait progressé de 14%".

Le groupe a confirmé sa prévision de croissance du chiffre d'affaires pour 2006 "qui dépassera 37 milliards d'euros (34,2 milliards en 2005)", sur la base de 430 livraisons d'Airbus et "d'importantes contributions de ses activités hélicoptères, défense et espace".

"Les finances d'EADS restent solides (...) cependant l'effort engagé pour résoudre les problèmes de l'A380 pèse lourdement", ont déclaré les deux présidents exécutifs d'EADS, Thomas Enders et Louis Gallois. Ils relèvent aussi l'impact de la baisse du dollar --750 millions d'euros sur neuf mois et environ un milliard sur l'ensemble de l'année, selon M. Ring.

Les deux patrons insistent sur la nécessité de "mesures draconiennes pour rester concurrentiel", en soulignant que le programme de redressement d'Airbus +Power 8+ (rationalisation des achats et des sites industriels, réduction des effectifs) est la "priorité".

Le communiqué confirme l'objectif d'une économie de trésorerie cumulée de 5 milliards d'euros d'ici à 2010 et "d'économies annuelles durables d'au moins 2 milliards à partir de 2010".

Au lendemain de l'annulation par le groupe américain de messagerie et de colis FedEx de la commande de 10 A380 cargo, il a indiqué que le groupe avait "besoin d'une reconfirmation des commandes des deux autres clients UPS (10 avions) et ILFC (5) pour savoir s'il poursuit le développement de cette version". De source proche du dossier, on se refuse à envisager un abandon, "tout au plus un gel".

EADS a confirmé que "le conseil d'administration devrait prendre dans les prochaines semaines une décision à l'égard de l'avenir des appareils de type A350 XWB", le long courrier destiné à concurrencer le 787 de Boeing.

En cas de lancement de ce programme de 10 milliards d'euros, EADS devra inscrire une charge de 800 millions environ sur ses comptes du 4e trimestre, a dit M. Ring.

En raison de toutes ces incertitudes, EADS ne devrait pas faire de nouvelles prévisions de résultat avant la fin de l'année, a indiqué M. Ring.

© AFP Agence France-Presse

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Jacques Chirac annonce 3 milliards d'euros pour les PME sur six ans

Jacques Chirac annonce 3 milliards d'euros pour les PME sur six ans
PARIS (AFP)

Le président Jacques Chirac est photographié le 08 novembre 2006 à la Caisse des Dépôts et consignations à Paris où il a prononcé un discours à l'occasion du 190e anniversaire de cette institution.© AFP Patrick Kovarik
Le président Jacques Chirac a annoncé mercredi que trois milliards d'euros seraient investis sur une période de six ans dans les PME les plus dynamiques, lors d'un discours à l'occasion du 190e anniversaire de la Caisse des dépôts et consignations.

"La Caisse des dépôts s'est engagée à investir deux milliards d'euros sur une période de six ans. Cela correspond à un doublement de son effort" en faveur des PME, a dit M. Chirac.

"De leur côté, les partenaires privés investiront un milliard d'euros sur la même période, dont quatre cents millions sont d'ores et déjà acquis. Au total, ce sont donc trois milliards d'euros qui vont venir renforcer, durant les six prochaines années, le capital des PME françaises les plus dynamiques", a-t-il déclaré.

Annoncé début janvier par le président de la République, ce nouveau dispositif, fondé sur un partenariat public-privé, veut encourager le développement du capital risque et du capital développement, qui restent peu développés en France, avec 1,4 milliards d'euros d'investissements comptabilisés en 2005.

Le coup d'envoi de cette structure, baptisée "France Investissement", doit être officiellement donné jeudi par les ministres Thierry Breton (Economie) et Renaud Dutreil (PME).

Elle n'investira pas directement dans des PME mais apportera 500 millions d'euros par an pendant six ans, soit 3 milliards au total, à plusieurs "fonds de fonds", ces fonds qui financent des fonds d'investissements. Ce sont ces derniers qui investiront dans les petites et moyennes entreprises jugées "à potentiel".

Certains de ces fonds de fonds, placés sous la houlette de la Caisse des dépôts, seront à dominante publique. D'autres seront initiés par des acteurs privés mais bénéficieront aussi d'un soutien minoritaire de la CDC.

Afin de doper la croissance des PME, la Caisse des dépôts investira ainsi 300 millions par an chaque année, contre 150 millions à l'heure actuelle, a-t-on précisé de source gouvernementale.

Côté privé, les trois plus grosses compagnies d'assurances françaises, AGF, Axa et Groupama, et trois des plus grandes banques, Société générale, les Caisses d'Epargne et Natexis-Banques populaires se sont engagées à investir environ 400 milliards d'euros au total en 2007. D'autres pourraient rejoindre le dispositif plus tard.

AGF et Groupama apporteraient 50 millions d'euros chacun l'an prochain, Axa de 25 à 50 millions, la Société Générale et les Caisses d'Epargne 105 millions chacun et Natexis-Banques Populaires 55 millions.

L'objectif serait que les partenaires privés de France Investissement investissent au total un milliard d'euros sur six ans.

Un conseil d'orientation, présidé par l'ancien président de l'Association pour la création d'entreprise René Ricol, chapeautera l'ensemble du dispositif et en déterminera la stratégie.

© AFP Agence France-Presse

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