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mercredi 8 novembre 2006

Commerce: la Chine engrange les records et fâche ses partenaires

Commerce: la Chine engrange les records et fâche ses partenaires
PEKIN (AFP)

Le Commissaire européen au Commerce Peter Mandelson, à Pékin le 7 novembre 2006 © AFP/Pool Claro Cortes IV
La Chine a annoncé mercredi un nouveau record d'excédent commercial en octobre, bien supérieur au dernier, en pleine visite du Commissaire européen au Commerce Peter Mandelson qui a enjoint à Pékin d'ouvrir plus ses marchés.

Cet excédent, traditionnel sujet de friction avec les partenaires européens et américains, a atteint 23,83 milliards de dollars, selon des chiffres publiés par les Douanes, alors que son dernier record, en août était "d'à peine" 18,8 milliards de dollars.

Fait notable, les exportations ont progressé deux fois plus vite (+29,6%) que les importations (+14,7% en glissement annuel).

En outre, elles devraient continuer à progresser dans les deux mois à venir, période précédant Noël, où les produits "made in China" déferlent sur le monde, de la guirlande lumineuse à la poupée mais aussi, désormais, au cadeau informatique, hi-fi ou télécom, les trois premiers secteurs d'exportation chinois depuis le début de l'année, juste avant l'électroménager et les vêtements.

Le Commissaire européen au Commerce Peter Mandelson et le ministre chinois du commerce Bo Xilai, le 7 novembre 2006 à Pékin© AFP/Pool Claro Cortes IV

Plus inquiétant pour les analystes, le fait que le surplus d'octobre provienne pour beaucoup d'une chute des importations, en dépit de récentes mesures tarifaires de Pékin, conformes à ses engagements auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

"Le gonflement de l'excédent habituel d'octobre a cette année des causes différentes", analyse dans une note Stephen Green de Standard Chartered. Selon lui, plus qu'une hausse des exportations chinoises, c'est une baisse des importations qui explique le niveau actuel de l'excédent.

"La chute des importations est sans doute le point le plus important", acquiesce son homologue de Citigroup, Shen Mingao.

Pour ce dernier, une des explications tient aux prévisions selon lesquelles le yuan devrait poursuivre son appréciation, poussant les importateurs à l'attentisme.

Pourtant si le yuan s'est apprécié de près de 3% par rapport au dollar depuis sa réévaluation de juillet 2005, il s'est en même temps légèrement affaibli face à l'euro, ce que n'a pas manqué de déplorer implicitement Peter Mandelson.

Ce dernier a souhaité mardi que la Chine réduise le poids du dollar pour déterminer la valeur de sa monnaie, expliquant: "Ce serait un signal au reste du monde que la Chine ne se serve pas de sa monnaie, comme certains le soupçonnent, pour donner un avantage à ses exportateurs".

A propos du déséquilibre entre importations et exportations, Peter Mandelson a également confié avoir été récemment "frappé par le fait que pour quatre conteneurs partant pour l'Europe, trois retournaient à vide".

En 2005, l'UE a enregistré un déficit commercial de 106 milliards d'euros avec la Chine.

Soulignant le rôle de la Chine sur la scène mondiale, M. Mandelson l'a appelée à assumer pleinement ses responsabilités, à commercer "loyalement" et à ouvrir ses marchés.

L'un des motifs principaux de sa visite est de présenter à ses interlocuteurs le document adopté fin octobre par la Commission européenne sur les relations entre l'Union européenne et la Chine, intitulé "Un partenariat renforcé, des responsabilités accrues".

Dans ce document, l'UE demande à Pékin une plus large ouverture de son économie aux entreprises européennes et une croissance plus équilibrée tirée par la demande intérieure afin de ne pas donner prise aux pressions protectionnistes menaçantes en Europe.

"Le commerce est une question mondiale", a affirmé mercredi soir le ministre du Commerce Bo Xilai. "Il faut que la Chine prenne des mesures, mais nous espérons aussi que l'Europe et les Etats-Unis accroîtront la compétitivité de leurs produits", a-t-il dit.

L'excédent commercial de la Chine qui avait atteint le montant record de 101,9 milliards de dollars en 2005 a d'ores et déjà franchi les 142 milliards cette année.

© AFP Agence France-Presse

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mardi 7 novembre 2006

CHINE - Réserves record

CHINE - Réserves record. Les réserves de la Chine ont franchi le chiffre symbolique de 1000 milliards de dollars (1250 milliards de francs), gonflées par l'excédent commercial du pays, a annoncé hier la télévision d'Etat chinoise, citant l'Administration du contrôle des changes. Ces réserves, devenues en février les premières au monde, atteignaient fin septembre 987,9 milliards de dollars - l'équivalent record de quelque 55% du produit intérieur brut de la Chine (1790 milliards de dollars en fin de 3e trimestre). /ats-afp

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Première commande d'A380 annulée pour Airbus, FedEx le remplace par Boeing

Première commande d'A380 annulée pour Airbus, FedEx le remplace par Boeing

   
       

    © AFP   

Un A380 au décollage le 4 octobre 2006 à Toulouse

NEW YORK (AFP) - 07/11/2006 20h59 - Le groupe américain de messagerie et de colis Fedex a annoncé mardi l'annulation d'une commande de 10 avions cargo A380 du constructeur européen Airbus pour les remplacer par des Boeing, devenant ainsi le premier client à renoncer à l'avion géant européen.

Tout en annulant cette commande d'A380, ambitieux projet du plus gros avion du monde qui est pour l'heure la cause de sérieuses difficultés pour Airbus, FedEx a annoncé la commande de 15 B777 cargo chez Boeing et placé une option d'achat pour 15 autres appareils identiques.

"La décision d'acheter des B777 a été prise après qu'Airbus a annoncé des retards significatifs dans la livraison d'A380", a expliqué FedEx qui avait passé la commande initiale à la mi-janvier 2005.

Pour Airbus, cela va entraîner un manque à gagner de 2,8 à 3 milliards de dollars tandis que Boeing va empocher de 3,4 à 3,6 milliards avec la commande ferme, selon les prix catalogue des constructeurs.

L'annulation de FedEx réduit le nombre de commandes fermes pour le super jumbo de 159 à 149 appareils. Boeing porte pour sa part de 25 à 40 le nombre de commandes fermes --depuis le début de cette année-- pour son long-courrier B777.

Le B777 cargo, présenté par Boeing comme le plus gros appareil de sa catégorie, est récent sur le marché. Il avait été lancé en mai 2005 "pour répondre à une demande croissante en avions cargo longue-distance et de grande capacité", selon le groupe américain, qui souligne symboliquement qu'Air France a été le premier client de l'appareil.

Airbus a dit mardi "regretter" la décision de FedEx et a indiqué garder confiance dans l'A380 cargo, bien que le programme A380 connaisse des problèmes d'industrialisation persistants depuis 2005.

Boeing s'est pour sa part dit "impatient de travailler avec FedEx et d'ouvrir un nouveau chapitre de nos relations".

Cet épisode est le premier camouflet du genre pour Airbus, qui avait notifié début octobre à tous ses clients un nouveau retard, le troisième, dans le calendrier de livraisons de son avion géant A380, soit un décalage du programme de près de deux ans comparé au plan initial.

Désormais, le premier A380 sera livré fin 2007 dans sa version d'avion de ligne et en 2010 dans sa version cargo. FedEx devait être le premier client à recevoir une livraison d'A380 en version cargo.

Jusqu'ici, les déboires de l'avionneur européen avec son avion à double pont avaient laissé ses clients partagés, certains maintenant leur soutien à Airbus, d'autres manifestant de la défiance et exigeant des compensations financières.

Mardi, l'allemand Lufthansa et l'américain UPS, principal concurrent de FedEx, ont ainsi indiqué maintenir leurs commandes d'A380. Le mois dernier, l'australien Qantas a ajouté huit appareils à sa commande d'A380.

En revanche, Air France s'est mis à négocier des indemnités pour les retards et le transporteur thaïlandais Thai Airways a dit qu'il allait "repenser sa stratégie" pour ses futures commandes.

Airbus a prévu de provisionner 1 milliard d'euros pour dédommager ses clients de l'A380, selon la presse britannique.

A ce stade, l'A380 se traduira par un manque à gagner de 6,3 milliards d'euros entre 2006 et 2010, avait annoncé le mois dernier EADS, la maison-mère de l'avionneur.

Airbus a parallèlement dû lancer un sévère plan d'économies qui va se traduire par des suppressions d'emplois, non détaillées à ce jour, et par la réduction de 80% du nombre de fournisseurs, ce qui suscite l'inquiétude des syndicats.

A ces difficultés s'ajoutent aussi des critiques sur la taille de l'A380, qui a déjà contraint certains aéroports à prévoir des travaux d'agrandissement pour pouvoir accueillir l'appareil.

Récemment, le patron du transporteur Japan Airlines a jugé l'A380 "complètement contraire au marché actuel de l'aviation", qui privilégie les avions de taille moyenne et économes en carburant.

Enfin, le conseil d'administration d'EADS, maison mère d'Airbus, n'a pas encore franchi mardi le pas du lancement industriel de son projet de long courrier A350XWB, d'un coût évalué à environ 10 milliards d'euros, a-t-on appris de sources concordantes.

Le groupe s'est refusé à donner le moindre détail sur cette "réunion interne", qui s'est tenue à Amsterdam.

Une source proche du dossier a toutefois indiqué que le CA avait abordé le dossier de l'A350, "un programme nécessaire pour répondre aux attentes des clients sur ce créneau qui représente 40% du marché mondial".

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Les cartes bancaires

Les cartes bancaires:

Régler ses achats à Madrid ou à Paris, retirer des euros à Bruxelles ou à Berlin... rien de plus naturel aujourd'hui. Avec le nouveau standard international EMV (Europay, Mastercard, Visa), de nombreux pays dans le monde, et en tout premier lieu l'Europe (qui compte plus de 640 millions de cartes bancaires), adoptent progressivement la carte à puce. L'enjeu est de taille, car au total, 509 millions de cartes bancaires sont actuellement en circulation en Europe. Chaque porteur de carte EMV en Europe bénéficiera des mêmes conditions d'utilisation – sécurité, ergonomie - dans tous les pays équipés. S'il s'agit pour la France d'une simple évolution (les cartes bancaires CB sont dotées d'une puce depuis 1992), le nouveau standard EMV est une révolution pour les autres pays.

Les responsabilités:

Une transaction de paiement par carte implique la responsabilité de quatre acteurs. - La responsabilité du consommateur tient à son engagement de payer une marchandise ou un service qui lui est fourni par un commerçant. - La responsabilité du commerçant est d’utiliser les données fournies par le consommateur (numéro de carte, coordonnées personnelles…) pour réaliser le paiement, dans des conditions de sécurité incontestables. - La responsabilité de la banque est de mettre les moyens à disposition du consommateur et du commerçant permettant un recouvrement sécurisé de la transaction. - La responsabilité des pouvoirs publics est d’assurer la protection des parties et les conditions d’établissement de la preuve .

Les Dispositifs de Sécurités:

Leur objectif est préventif, ils doivent limiter voire dissuader les fraudes. Leur efficacité tient à leur adéquation à chaque stade de la transaction et les moyens mis en œuvre seront de nature différente pour chaque acteur. Cela signifie que chaque acteur doit mettre en œuvre des moyens de sécurité pour que les autres acteurs aient confiance en lui. Ces moyens doivent être adaptés au risque réel de la transaction sous peine de dissuader de la réaliser parce qu’elle deviendrait trop complexe (trop de données contrôles trop longs, une ergonomie inadaptée…) ou trop coûteuse (des systèmes à implémenter, des requêtes trop nombreuses…) au regard de son montant ou de sa nature. Pour qu’il y ait confiance, il importe que ces moyens soient (re)connus de tous.

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Le Prêt

Le Prêt

Selon vos besoins d'argent et vos projets, la banque ou l'établissement financier vous proposera un crédit parfaitement adapté à votre situation.

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En général, ce crédit est remboursable sur une durée relativement courte (entre 3 mois et 5 ans) avec des mensualités constantes.

Le montant du prêt doit être inférieur ou égal à 21 500 € pour bénéficier du dispositif de protection du consommateur, mais rien n’interdit à une banque de monter pour vous une opération sur mesure, pour un montant supérieur, cependant le montant qui pourra vous être accordé sera fonction de votre endettement.

La forte concurrence sur les crédits à la consommation vous permet de bénéficier d’un taux nominal généralement bas.

L'organisme prêteur peut vous proposer, voire vous imposer, l'adhésion à une assurance collective (ou de groupe), notamment si le prêt est d'un montant important. En principe, l'assurance se substitue à vous si vous ne pouvez plus rembourser:
en cas de décès ou d'invalidité totale et permanente,
en cas d'incapacité temporaire de travail,
en cas de chômage.
Attention, en règle générale, ces contrats sont très restrictifs. Ainsi, ils ne jouent pas en cas d'accident ou maladie volontaire, de maternité, de suicide... De même, les assurances chômage ne concernent que les salariés, et excluent certaines situations (fin de contrat à durée déterminée, licenciement pour faute, démission volontaire...).

Les assurances chômage sont aussi souvent affectées d'une limite d'âge (de 55 à 70 ans selon les contrats). Il convient donc de vérifier sur la notice d'information, qui doit vous être remise lors de l'adhésion à l'assurance de groupe, quelles sont les garanties exactes et les exclusions possibles. Au moment de l'adhésion à l'assurance collective, il vous est demandé de remplir un questionnaire sur votre état de santé. Toute omission, ou fausse déclaration, peut entraîner la nullité du contrat si vous êtes reconnu de mauvaise foi. Si vous êtes atteint de maladie sérieuse, l'assureur peut refuser votre adhésion, ou imposer certaines conditions (surprime..).
En cas de refus Il est possible de souscrire une assurance personnelle, à un prix plus élevé.

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Par où commencer pour suivre des conseils

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2) Cliquez sur le lien de l'analyste ou du trader qui vous intéresse (en fonction de sa performance par exemple), vous aurez alors accès au contenu de son portefeuille, et pourrez visualiser ses dernières recommandations.

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lundi 6 novembre 2006

Murdoch laisse entendre qu'il va lancer MySpace au Japon avec Softbank

Murdoch laisse entendre qu'il va lancer MySpace au Japon avec Softbank
TOKYO (AFP)

Le magnat de médias Rupert Murdoch à Tokyo, le 6 novembre 2006.© AFP Yoshikazu Tsuno
Le magnat des médias Rupert Murdoch, patron du groupe News Corporation, a confirmé lundi qu'il était en discussions avec le japonais Softbank, alors que la presse prête aux deux groupes l'intention de créer une version nippone du site de réseau social MySpace.

M. Murdoch, invité d'une conférence de chefs d'entreprise à Tokyo, a indiqué à cette occasion qu'il prévoyait de rencontrer prochainement le patron du groupe de services internet et de télécommunications Softbank, Masayoshi Son.

"Nous sommes amis. Nous sommes impatients de travailler ensemble ici ou dans d'autres parties du monde", a déclaré M. Murdoch aux journalistes.

"Quand nous arrivons dans un pays, surtout en Asie, nous aimons l'idée des joint-ventures. Nous sommes encore en train de parler avec M. Son, mais c'est certainement une possibilité", a-t-il poursuivi, précisant que "si nous faisons quelque chose avec lui dans les nouveaux médias, et j'espère que nous le ferons, ce ne sera pas sur une base exclusive".

M. Murdoch n'a toutefois pas explicitement confirmé le lancement d'une version japonaise de MySpace.

Softbank, de son côté, s'est refusé à tout commentaire.

Selon le quotidien d'affaires Nihon Keizai Shimbun (Nikkei) et l'agence de presse Kyodo, News Corporation et Softbank s'apprètent à créer une coentreprise détenue à parité pour exploiter MySpace au Japon. Le capital de MySpace Japan s'éléverait initialement à un milliard de yens (6,7 millions d'euros).

Softbank est déjà le gérant de la version japonaise du portail Yahoo!

MySpace, l'un des sites de réseau social les plus consultés au monde avec quelque 100 millions d'abonnés, a été racheté par News Corp. l'an dernier pour 580 millions de dollars. Au moyen d'un abonnement gratuit, les utilisateurs peuvent tenir un blog sur le site, exhiber des photos et vidéos, écouter de la musique en ligne et échanger des messages avec les autres membres.

Le marché pour ce type de site au Japon est estimé à plus de dix millions d'abonnés. Le plus populaire dans le pays est actuellement Mixi (six millions de membres) fondé par le jeune entrepreneur Kenji Kasahara, 30 ans, et introduit avec succès en septembre à la Bourse de Tokyo.

© AFP Agence France-Presse

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OMC: Gordon Brown et des grands patrons pressent pour un accord

OMC: Gordon Brown et des grands patrons pressent pour un accord
LONDRES (AFP)

Gordon Brown le 24 septembre 20006 à Manchester© AFP/Pool/Archives John Gilles
Le ministre britannique des Finances, Gordon Brown, et les dirigeants de plusieurs multinationales, dont le Français Bernard Arnault, ont appelé lundi dans le Times à reprendre et achever les négociations commerciales multilatérales à l'OMC.

M. Brown, successeur le plus probable du Premier ministre, Tony Blair, ainsi que les patrons de BP, Vodafone, LVMH, Citigroup, GlaxoSmithKline, Goldman Sachs, Diageo et Wal-Mart ont dénoncé le protectionnisme et prôné une campagne d'action commune des entreprises et des gouvernements favorables à la poursuite de la libéralisation du commerce mondial.

"Trois mois se sont passés depuis que les négociations commerciales mondiales ont calé, et le temps est venu de mettre en oeuvre une action commune et concertée pour relancer le processus d'un accord commercial ambitieux", a déclaré M. Brown dans une tribune.

"Bien que le temps soit compté, je crois que nous pouvons faire des progrès tous ensemble", a-t-il poursuivi.

"L'Europe devrait maintenant aller bien au-delà de son offre initiale de réduction de 39% des taris agricoles. Elle pourrait même dépasser les 51% que l'on évoque actuellement". "De la même façon, les Etats-Unis pourraient et devraient proposer plus que la baisse de 53% dans le soutien qu'ils apportent à leurs agriculteurs", a souligné le ministre.

"Le Brésil pourrait et devrait aller au-delà de son engagement à réduire les tarifs sur les produits industriels, l'Inde en faisant autant sur les services", a ajouté M. Brown.

Des désaccords, principalement en matière agricole, avaient empêché en juillet de boucler les négociations du cycle de Doha, qui devait initialement s'achever en 2004. Les 149 membres de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) doivent désormais se dépêcher s'ils veulent trouver un accord avant l'expiration fin juin 2007 des pouvoirs spéciaux de négociation commerciale déférés à la Maison Blanche par le Congrès américain.

"Une brève occasion, probablement la dernière, se présente avant l'expiration en juillet de la Trade Promotion Authority", ont souligné les dirigeants d'entreprises dans une lettre commune.

"Nous demandons instamment aux responsables de reprendre les négociations et de parvenir à un accord qui profitera au monde entier pendant des décennies", ont-ils ajouté.

© AFP Agence France-Presse

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Chine : les réserves de change franchissent un cap symbolique

Chine : les réserves de change franchissent un cap symbolique
PEKIN (AFP)

Une femme compte des liasses de billets de 100 yuans dans une banque de Nanjing© AFP/Archives
Portées par un commerce extérieur florissant, les réserves de change de la Chine, les premières au monde depuis février, ont dépassé le chiffre symbolique des mille milliards de dollars, un record susceptible de nourrir les inquiétudes.

Cette annonce faite lundi par la télévision citant l'Administration du contrôle des changes était attendue.

En effet, les réserves de change, qui ont augmenté de près de 19 milliards en moyenne chaque mois depuis janvier, atteignaient déjà fin septembre 987,9 milliards de dollars, l'équivalent record de quelque 55% du produit intérieur brut de la Chine (1.790 milliards de dollars fin septembre).

Reflet de la puissance économique du pays, représentant plus de 15 mois d'importations, elles apportent au pays le confort de savoir où puiser en cas de crise.

Mais elle signifient beaucoup de pression sur le yuan et entraînent une forte stimulation de l'économie que le gouvernement peine à freiner.

"Plus vous en avez, plus stable vous serez si une crise éclate. Mais une croissance trop rapide revient à une injection de cocaïne dans les veines de l'économie", explique Stephen Green, économiste de Standard Chartered.

S'inquiétant de leur progression, le vice-président chinois Zeng Qinghong affirmait l'été dernier que l'ampleur des réserves "avait accru les risques sur le taux de change et mis davantage de pression à la hausse sur le yuan".

Les analystes s'inquiètent aussi parce qu'elle sont le fruit d'une croissance "déséquilibrée", principalement fondée sur les investissements étrangers dans le pays et surtout sur les exportations, dont le volume atteignait 691,2 milliards de dollars fin septembre.

"La croissance rapide de ces réserves résulte de déséquilibres à long terme", souligne Zhang Taowei, professeur à Pékin.

"La Chine n'a pas besoin de tant de réserves, qui (...) affectent la politique de la banque centrale", estime de son côté Sun Lijian, universitaire shanghaïen.

L'institution qui lutte contre l'excès de liquidités est ainsi prise entre deux feux lorsqu'elle rachète les devises entrant dans le pays, injectant, du coup, des yuans dans l'économie.

Pareillement, sa détermination à laisser le yuan s'apprécier progressivement diminue la valeur de ses avoirs en dollars.

Par ailleurs, la nature de ces réserves, majoritairement en dollars, est une question très débattue en Chine. Certains prônent leur diversification, voire leur utilisation pour acquérir des ressources stratégiques ou investir dans le système social défaillant.

Le vice-gouverneur de la Banque, Mme Wu Xiaoling, souhaitait ainsi en juin que les réserves de change des pays et le commerce international soient moins "dépendants de la monnaie d'un seul pays", visant implicitement le dollar.

Un mois plus tard, le Bureau National des statistiques se prononçait pour "l'accélération de leur diversification, pour réduire le risque de pertes des avoirs en dollars".

"La Chine veut améliorer la gestion de ses réserves à cause des prévisions selon lesquelles le dollar à long terme va chuter", indique Ding Zhijie, un universitaire de Pékin.

Mais c'est aussi précisément pour réduire ces risques de pertes que la Chine, selon les experts, ne tentera pas une diversification brutale.

"Vendre de larges montants en dollars reviendrait à provoquer un effondrement de cette monnaie et donc à s'auto-infliger des pertes", souligne Callum Henderson, de Standard Chartered à Singapour.

"La solution sera de freiner progressivement la croissance des réserves, mais cela prend du temps", estime Ha Jiming, un économiste de Hong Kong.

Et d'accélérer le mouvement entamé ces derniers mois pour permettre davantage de sorties de capitaux du pays.

© AFP Agence France-Presse

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L'économie européenne dans une phase de croissance vertueuse, selon Bruxelles

L'économie européenne dans une phase de croissance vertueuse, selon Bruxelles
BRUXELLES (AFP)

Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia, lors d'une conférence de presse à Bruxelles le 6 novembre 2006© AFP John Thys
Après avoir renoué avec la croissance cette année, l'économie européenne devrait poursuivre sur sa lancée vertueuse en 2007-08, conjuguant baisse du chômage, inflation modérée et finances publiques redressées, selon la Commission européenne.

Les ministres des Finances de la zone euro, qui se réunissent lundi soir à Bruxelles, devraient se féliciter de ces bonnes nouvelles.

Dans ses économiques dites d'"automne" publiées lundi matin, la Commission a une nouvelle fois relevé ses anticipations de croissance pour la zone euro à 2,6% cette année et 2,1% en 2007, et donné une première prévision de 2,2% pour 2008.

Dans ses précédentes prévisions, Bruxelles tablait sur une croissance de 2,5% en 2006 et de 1,8% en 2007.

Les pays de la zone euro© AFP/Infographie

Les douze pays de la zone euro devraient donc bénéficier de trois années de croissance "au-dessus du potentiel" (estimé à 2%-2,1%), a indiqué la Commission européenne.

"Après plusieurs années décevantes, l'économie européenne devrait connaître en 2006 son meilleur résultat depuis le début de la décennie", s'est félicité le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia, lors d'une conférence de presse.

En 2005, la zone euro avait connu un trou d'air, avec une croissance de seulement 1,4%.

Le moteur de la reprise économique est une "demande intérieure solide", grâce aux investissements et à la consommation des ménages. De ce fait, "le ralentissement américain n'aura pas d'impact important" a estimé le commissaire Almunia.

La demande est notamment soutenue par la baisse du chômage, a-t-il expliqué, soulignant que l'UE a connu cette année son "plus fort rythme de création d'emploi depuis le début des années 2000". La zone euro devrait créer "5 millions d'emplois" sur la période 2006-08, selon les prévisions.

La Commission pronostique une baisse régulière du taux de chômage, de 8% cette année à 7,7% l'an prochain puis 7,4% en 2008.

Outre le dynamisme de l'économie, la modération des coûts salariaux et l'accroissement de la productivité expliquent cette amélioration sur le front du chômage, selon Bruxelles.

Mais en dépit de ces nets progrès, l'Europe "n'atteindra pas l'objectif d'un taux d'emploi de 70%" à l'horizon 2010, a regretté M. Almunia.

Autre élément de ce cycle économique vertueux, l'inflation restera modérée et devrait même passer sous le seuil de 2% visé par la Banque centrale européenne (BCE).

La Commission prévoit une décrue progressive de 2,2% cette année à 2,1% l'an prochain puis 1,9% en 2008. Contrairement à la BCE, M. Almunia a estimé que le risque de hausse des prix est "contenu", la hausse des prix du pétrole depuis 2005 n'ayant pas produit d'"effets secondaires" majeurs.

La hausse de trois points du taux de TVA en Allemagne l'an prochain devrait avoir un impact de 0,3 point de pourcentage sur l'inflation de la zone euro, a précisé M. Almunia.

La BCE a de son côté déjà prévenu qu'elle devrait continuer d'augmenter ses taux directeurs, vraisemblablement en décembre.

Enfin, le commissaire Almunia s'est réjoui de l'amélioration de la situation des finances publiques des pays de la zone euro. Le déficit public moyen de la zone devrait baisser de 2,0% du PIB cette année à 1,5% l'an prochain puis 1,3% en 2008. Tandis que les dettes publiques connaissent "une nette tendance à la baisse", de 69,4% du PIB en 2005 à 68,0% puis 66,9% en 2007 et 2008.

C'est la preuve que "le pacte de stabilité et de croissance fonctionne", a commenté le commissaire.

Cependant "les Etats membres de l'UE semblent n'avoir pas tiré tout le parti possible de la croissance retrouvée pour réduire leurs déficits", a-t-il nuancé.

M. Almunia a averti l'Italie qu'elle devra prendre de nouvelles mesures d'économie. L'Italie et le Portugal seront les deux seuls pays de la zone euro à continuer de violer le pacte l'an prochain.

© AFP Agence France-Presse

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Bourse de Paris: le CAC 40 termine en hausse, Alcatel en tête

Bourse de Paris: le CAC 40 termine en hausse, Alcatel en tête
PARIS (AFP)

Vue du palais Brongniart, place de la Bourse à Paris© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
La Bourse de Paris a terminé en forte hausse lundi, le CAC 40 gagnant 1,24%, dans un marché qui a bénéficié d'un mouvement de rattrapage après la baisse enregistrée la semaine dernière, au profit notamment des valeurs technologiques, Alcatel en tête.

L'indice vedette parisien a progressé de 66,06 points à 5.402,36 dans un volume d'échanges de 3,88 milliards d'euros.

En hausse dès l'ouverture, la Bourse de Paris a accéléré sa progression tout au long de la séance, jusqu'à dépasser la barre symbolique des 5.400 points.

"C'est un rebond après la correction de la semaine dernière", au cours de laquelle le CAC 40 avait cédé 1,11%, a déclaré à l'AFP la responsable d'une salle de marché parisienne, signalant que la plupart des valeurs avaient bénéficié d'une série d'achats à bon compte sans actualité particulière.

Alcatel (+3,28% à 10,08 euros) a bénéficié de commentaires positifs de la maison de courtage Merrill Lynch. Par ailleurs, Alcatel a remporté un contrat de 236 millions d'euros pour moderniser le réseau de télécommunications d'UPMC, l'un des plus grands centres médicaux américains.

Axa (+2,26% à 30,27 euros) et AGF (+2,18% à 112,40 euros) ont continué à grimper dans le sillage des bons résultats de l'assureur allemand Allianz, qui avait encore relevé jeudi ses prévisions annuelles.

Total (+2,07% à 54,20 euros) a soutenu la tendance, bien orienté avant l'annonce mercredi de ses résultats trimestriels.

EADS (+1,38% à 21,31 euros) a progressé alors que le conseil d'administration du groupe pourrait donner mardi son feu vert au lancement industriel de l'A350 d'Airbus. Le groupe, qui annoncera mercredi ses résultats trimestriels, a bénéficié par ailleurs d'informations selon lesquelles Airbus réduira de 80% le nombre de ses sous-traitants dans le cadre de son plan d'économies.

Vivendi (-0,99% à 30,03 euros) a déçu les investisseurs en annonçant avoir repoussé récemment une offre d'achat présentée par le puissant fonds d'investissement américain KKR et d'un montant record de 40 milliards d'euros selon la presse.

Arcelor Mittal (-0,54% à 32,91 euros) a reculé, après des résultats trimestriels conformes aux attentes, certains analystes s'étant dits désagréablement surpris par le remplacement inattendu du PDG Roland Junck (ex-Arcelor) par Lakshmi Mittal, après trois mois seulement passés à ce poste.

© AFP Agence France-Presse

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Airbus: les fournisseurs premières victimes du plan de redressement

Airbus: les fournisseurs premières victimes du plan de redressement
PARIS (AFP)

Un A380 au décollage le 4 octobre 2006 à Toulouse© AFP/Archives Eric Cabanis
L'avionneur européen Airbus, engagé dans un plan de redressement drastique lié aux retards de l'A380, va faire peser les premiers efforts sur ses fournisseurs, dont il veut réduire le nombre de 80%.

Airbus a indiqué lundi qu'il voulait faire passer le nombre de ceux-ci de près de 3.000 à environ 500 d'ici 2010, confirmant des informations parues lundi dans le Financial Times Deutschland.

"Nous avons beaucoup trop de fournisseurs extérieurs pour une entreprise qui fabrique quinze produits différents. Par exemple, sur 16 sites en Europe, nous avons huit ou neuf fournisseurs pour les vêtements de travail. Et cela a un coût élevé", a expliqué le directeur de la communication d'Airbus France, Jacques Rocca.

Il a précisé qu'Airbus était en train d'informer ses fournisseurs et allait les inciter "à se regrouper".

De plus, l'avionneur a précisé qu'il entendait réduire d'ici 2010 ses coûts administratifs de 900 millions d'euros (correspondant à la réduction de 30% de ses coûts de fonctionnement annoncée début octobre) et ses coûts d'achats de 350 millions d'euros, grâce à la réduction du nombre des fournisseurs.

Airbus va également tailler dans les coûts de logistique. Le constructeur aéronautique, qui possède aujourd'hui 80 sites logistiques, compte réduire à entre quatre et huit le nombre de ceux-ci.

Pour compenser les difficultés financières liées au retard du gros porteur A380, EADS, la maison mère de l'avionneur, a annoncé début octobre un plan d'économies drastiques chez Airbus, baptisé "Power8", pour réduire les coûts de 2 milliards d'euros par an à partir de 2010. Des suppressions d'emploi sont également prévues.

La réduction du nombre de fournisseurs était également inscrite dans les objectifs du plan de redressement.

Le 18 octobre, le président d'Airbus, Louis Gallois, avait clairement prévenu que le groupe ne pourrait pas "échapper à une réduction du nombre de sous-traitants et de fournisseurs".

M. Gallois avait précisé que cinq des chantiers du plan Power8 portant notamment sur l'accélération des programmes de développement, la relation avec les fournisseurs et les économies de structure étaient déjà engagés. Il n'avait par ailleurs pas exclu que le groupe doive se séparer de certains sites.

En France, le ministre des Transports Dominique Perben avait rencontré le 16 octobre les sous-traitants d'Airbus. Il avait annoncé à l'issue de cette rencontre que l'Etat allait mobiliser les systèmes publics de soutien à la trésorerie des entreprises, notamment la banque des PME Oséo pour aider les fournisseurs les plus touchés par les retards du programme A380.

En France, 4.000 à 5.000 entreprises fournisseurs de l'industrie aéronautique, dont 200 sociétés environ, associées au Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas), réalisent souvent plus de la moitié de leur chiffre d'affaires avec Airbus, selon le Gifas.

Les intérimaires font également les frais du plan de redressement d'Airbus, et le 17 octobre, l'avionneur avait indiqué qu'il allait se séparer d'un millier d'entre eux en Allemagne.

Il avait également annoncé qu'il allait recourir à un ensemble de mesures pour compenser le ralentissement de l'activité dans ses usines sur l'ensemble des sept sites du groupe en Allemagne, où Airbus emploie en tout 22.000 personnes.

© AFP Agence France-Presse

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Après la panne électrique en Europe

Après la panne, Bruxelles prône une Europe de l'électricité plus efficace
BRUXELLES (AFP)

Lignes à haute tension près de Biblis en Allemagne© AFP/DDP/Archives Thomas Lohnes
La Commission européenne, qui prône depuis des années une ouverture du marché de l'électricité accompagnée d'un minimum de règles communes, pousse de nouveau les 25 à plus de collaboration pour éviter les pannes géantes comme celles de samedi.

Même si ces coupures, parties d'Allemagne mais qui ont affecté quelque 10 millions d'Européens samedi soir pendant une heure, n'ont "eu lieu que sur des périodes relativement courtes, elles sont inacceptables", a déclaré lundi le commissaire européen à l'Energie, Andris Piebalgs.

Elles "confirment une nouvelle fois le besoin d'une politique énergétique européenne", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Bruxelles proposera en janvier de nouvelles mesures pour renforcer la sécurité des systèmes européens de transmission d'électricité.

Carte des échanges transfrontaliers d'électricité en Europe© AFP/Infographie

La Commission prône la création d'un groupe européen d'opérateurs qui pourrait imposer des normes techniques à tous les Etats membres pour assurer une bonne circulation de l'électricité sur les réseaux de l'UE.

Ce groupe existe déjà, mais il est informel et "partage seulement des informations", a expliqué le porte-parole de M. Piebalgs.

L'UE est engagée depuis des années dans l'ouverture de ses marchés de l'électricité, qui devrait être totale l'an prochain. Mais les systèmes de régulation des 25 sont encore cloisonnés.

"C'est absolument contradictoire d'avoir plusieurs connexions européennes et de ne pas avoir une autorité unique européenne" en matière d'énergie, a dénoncé dimanche le chef du gouvernement italien et ancien président de la Commission européenne Romano Prodi.

Bruxelles milite depuis longtemps pour une meilleure harmonisation du pouvoir des régulateurs nationaux, comme la Commission de régulation de l'énergie en France (CRE), afin de fixer des règles communes sur le fonctionnement des marchés (prix, règles d'utilisation des interconnexions...).

Pour gérer les "questions de transmission d'énergie à travers les frontières, nous avons besoin d'un régulateur européen", a une nouvelle fois plaidé lundi le porte-parole de M. Piebalgs, Ferran Tarradellas.

"Il ne s'agit pas d'avoir un régulateur unique", a-t-il toutefois immédiatement ajouté, conscient des réactions que l'idée provoque chez certains Etats membres jaloux de leurs prérogatives. "Les régulateurs nationaux doivent rester là où ils sont", a-t-il ajouté.

Pour l'eurodéputé luxembourgeois Claude Turmes (Verts), il faut surtout améliorer le travail entre les gestionnaires de réseaux de transport électriques, comme le français RTE, les régulateurs et les producteurs, pour que des "productions (d'électricité) puissent démarrer rapidement pour rééquilibrer" la situation en cas de problème.

La panne de samedi a provoqué un déséquilibre brutal de la production en Europe, avec un déficit de 10.000 mégawatts à l'Ouest. Le courant, coupé peu après 22H00, a finalement pu être rétabli partout entre 22H30 et 23H00 après le démarrage de nouvelles capacités de production, hydraulique puis à gaz en ce qui concerne la France.

L'incident de samedi montre aussi qu'il faut chercher une réelle "séparation des activités de réseau de transport et de production/vente d'électricité", estime l'élu luxembourgeois, spécialiste des questions énergétiques.

Les opérateurs allemands n'ont pas assez investi dans les réseaux de transports d'électricité, préférant concentrer leurs efforts sur leurs activités de productions, qui, contrairement aux premières, sont ouvertes à la concurrence, dénonce-t-il.

Lundi, le porte-parole de M. Piebalgs a balayé d'un revers de la main les critiques selon lesquelles l'ouverture à la concurrence des marchés européens avait aussi sa part de responsabilité dans la panne de samedi.

"Le client doit avoir le choix de son fournisseur d'énergie. Cela ne signifie pas que le marché n'est pas régulé", a-t-il dit.

© AFP Agence France-Presse

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