mercredi 1 novembre 2006
L’UBS paie cash un léger accroc au troisième trimestre
Par bourse cours pétrole credit news, mercredi 1 novembre 2006 à 22:27 :: Banques
L’UBS paie cash un léger accroc au troisième trimestre
LIEN
BOURSE Malgré la certitude d’une année 2006 record pour la grande banque suisse, un recul de son bénéfice a été lourdement sanctionné.
ÉLISABETH ECKERT DUNINNG
Publié le 01 novembre 2006
KEYSTONE- FORTUNE: L’UBS gère aujourd’hui quelque 2880 milliards de francs et pourrait bien franchir la barre des 3000 milliards cette année encore.
Qu'on se rassure tout de suite: malgré ce petit couac de parcours, l'UBS s'achemine avec certitude, en 2006, vers une année record puisqu'à l'heure qu'il est - fin du troisième trimestre -, son bénéfice net s'inscrit en hausse de 17% par rapport à la même période de l'année dernière, à 8,85 milliards de francs. La banque a en outre accru ses effectifs de 6000 personnes en l'espace de neuf mois, portant le total de ses effectifs à 75 593 salariés. L'honneur est donc plus que sauf. Reste, pourtant, qu'après plus de deux ans de hausse continue, l'UBS a connu un «petit» accident de parcours, dont il n'est d'ailleurs pas responsable et qui risque d'ailleurs de toucher l'ensemble du secteur bancaire.
Turbulences en mai et juin
«Durant le seul troisième trimestre, notre bénéfice net a chuté de 21% par rapport à l'année dernière, à 2,199 milliards de francs», a reconnu hier Clive Standish, directeur financier de l'UBS. Les raisons: «Ce tassement reflète les corrections intervenues sur les marchés boursiers en mai et en juin dernier. Le moral des opérateurs ne s'est vraiment amélioré qu'en septembre, raison pour laquelle nous n'avons pas été en mesure d'égaliser la performance hors du commun réalisée au début du premier semestre», explique encore Clive Standish.
La sanction des marchés - toujours impitoyable - n'a pas été tendre: hier l'action UBS a perdu, d'un coup d'un seul, plus de 5%. «C'est vrai, pour une fois, l'UBS a déçu», reconnaît Peter Thorne, analyste chez Helvea, société de la banque Pictet & Cie, en ce sens que les investisseurs s'attendaient à un résultat net de 2,5 milliards de francs, soit 400 millions au-dessus de ce la grande banque a finalement produit. La sanction, sur le titre, est même très sévère, comme lorsqu'un premier de classe revient avec un 5,5 plutôt qu'un 6 à la maison.
L'action UBS est ainsi passée de 25 francs, début 2003, à 79.70 francs en octobre 2006. Dès lors, même en retombant autour des 74 francs, elle aura triplé en un peu plus de trois ans, ce qui représente tout de même un beau rendement pour les actionnaires. Reste que l'UBS gère désormais une fortune mondiale colossale atteignant, fin octobre, 2880 milliards de francs. Le seuil des 3000 milliards n'est donc plus si éloigné, peut-être même sera-t-il atteint à la fin 2006, signifiant que les fortunes planétaires font plus que jamais confiance à la place financière suisse.
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