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vendredi 27 octobre 2006

Euronext va nommer un expert indépendant pour étudier la fusion avec le Nyse

Euronext va nommer un expert indépendant pour étudier la fusion avec le Nyse
PARIS (AFP)

Logo d'Euronext© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
Euronext va désigner un expert indépendant pour examiner son projet de rapprochement amical avec la Bourse de New York (Nyse), comme l'y oblige la nouvelle réglementation boursière française, a-t-on appris vendredi auprès du groupe boursier paneuropéen.

"La nouvelle réglementation oblige la nomination d'un expert indépendant, c'est une mesure dont nous sommes extrêmement satisfaits car elle va permettre de mener une analyse totalement indépendante de tout autre conseil", a déclaré à l'AFP une porte-parole d'Euronext.

"Cette procédure ne retarde pas le calendrier en cours de l'opération", qui prévoit une assemblée générale extraordinaire des actionnaires d'Euronext courant décembre pour approuver l'accord de fusion signé au printemps avec le Nyse, et un parachèvement du processus au premier trimestre 2007, a-t-elle ajouté.

Le règlement général de l'Autorité des marchés financiers (AMF) avait été enrichi le mois dernier de nouvelles mesures de régulation des offres publiques d'achat. L'AMF a notamment élargi le recours à l'expertise indépendante, en prévoyant la désignation systématique d'un expert par les sociétés cibles d'une offre publique notamment lorsque l'opération est susceptible de "générer des conflits d'intérêts".

Euronext, groupe paneuropéen de droit néerlandais coté sur quatres marchés actions (les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne) avait désigné parmi l'ensemble de ses régulateurs l'AMF comme l'autorité compétente à statuer sur son projet de rapprochement avec le Nyse.

L'accord signé au printemps par les dirigeants d'Euronext conduira de facto à un rachat du groupe par le Nyse pour environ dix milliards de dollars et prévoit pour l'instant une réprésentation minoritaire des Européens dans le conseil d'administration du groupe fusionné Euronext-Nyse, avec 9 sièges sur 20.

A ce titre, il a été vivement critiqué ces derniers mois par certains actionnaires d'Euronext et des responsables politiques, dont le ministre français des Finances Thierry Breton, qui le jugent déséquilibré, une conclusion relayée le mois dernier par le rapport Lachmann commandé par l'association Paris Europlace.

Selon le quotidien Le Figaro vendredi, ce sujet de la gouvernance serait au centre de l'expertise indépendante que va devoir mener Euronext.

Pour tenter de déminer ces critiques, le PDG du Nyse John Thain a déclaré dans un entretien jeudi au quotidien International Herald Tribune que la question de la direction du futur groupe "est toujours ouverte, et reste un sujet de discussion".

"Nous avons un accord, et nous avons passé beaucoup de temps à négocier la structure actuelle", mais "cela ne signifie pas qu'on ne peut pas la changer", a-t-il déclaré.

M. Thain a dans cet entretien laissé entendre pour la première fois qu'Euronext pourrait obtenir davantage de sièges, même en l'absence d'un rapprochement du groupe paneuropéen avec la Bourse de Milan ou de celle de Francfort qui entraînerait un accroissement de sa représentation au conseil du futur groupe en vertu de l'accord de fusion.

© AFP Agence France-Presse

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The Economist souhaite à la France une Madame Thatcher

    

The Economist souhaite à la France une "Madame Thatcher"
LONDRES (AFP)

Le siège de l'hebdomadaire britannique The Economist à Londres© AFP Alessandro Abbonizio
La France a besoin d'une "Madame Thatcher", affirme vendredi l'influent hebdomadaire britannique The Economist en préambule d'un dossier qui dresse un tableau sombre de l'état actuel du pays.

Dans un cahier spécial de 16 pages, le journal compare la France de 2006 à la Grande-Bretagne des années 70, un pays alors jugé sur le déclin et impossible à réformer jusqu'à l'arrivée de la "Dame de Fer".

The Economist, qui défend une politique libérale, fustige le chômage, les 35 heures, l'ampleur des dépenses de l'Etat, la faillite de l'université et l'intégration ratée des minorités. Il appelle aussi à "repenser" une politique étrangère et dénonce la "paralysie" générale du pouvoir à Paris.

"La vraie question n'est pas de savoir si la France est réformable -car la réponse est oui. C'est de savoir s'il y a une Madame (en français dans le texte, NDLR) Thatcher ayant le courage de s'en prendre aux avantages acquis", écrit le magazine dans un éditorial.

Après avoir douté des capacités de Laurent Fabius, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn à endosser un tel rôle, le journal se veut rassurant: le prochain président français "n'aura pas besoin d'être aussi dur" que Mme Thatcher, Premier ministre britannique conservateur de 1979 à 1990.

Selon The Economist, "si le prochain président français peut faire passer les réformes qui rendront sa compétitivité au pays, la France pourrait rebondir bien plus vite que ce que pensent les +déclinologues+" (également en français dans le texte, NDLR).

Car en France, "à chaque faiblesse ou presque correspond un point fort", énumère le journal: une productivité et des multinationales parmi les meilleures au monde, des fonctionnaires certes nombreux, mais "dont la qualité est admirée", enfin des grandes écoles de très haut niveau.

Le journal salue aussi la démographie de la France, "meilleure que celle de ses voisins".

Pour The Economist, le malaise français tient d'abord à ce que "l'économie a perdu du terrain".

"En termes de PIB (produit intérieur brut) par tête, les Français sont passés en 25 ans de la 7e à la 17e place", relève l'hebdomadaire, et ceux-ci "ressentent bien cette dégringolade".

The Economist incrimine "une économie lourdement planifiée qui a atteint ses limites", même si elle permet encore des réussites telles que le train à grande vitesse TGV.

Enfin les hommes politiques auraient "manqué avec constance d'expliquer aux citoyens pourquoi le pays ne pouvait continuer ainsi".

A eux, en vue des élections de 2007, de convaincre les électeurs que "l'efficacité économique et la justice sociale peuvent être compatibles".

© AFP Agence France-Presse

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PSA grandit en Chine pour être davantage présent sur le 3e marché mondial

    

PSA grandit en Chine pour être davantage présent sur le 3e marché mondial
PEKIN (AFP)

(de g à d) L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin le Pdg de PSA Jean-Martin Folz, le président Jacques Chirac et son épouse Bernadette lors de l'inauguration de l'Usine PSA, le 27 octobre 2007 à Wuhan© AFP Patrick kovarik
La décision de PSA Peugeot Citroën de se doter d'une nouvelle usine en Chine, appelée à être une de ses plus grandes au monde, reflète le poids croissant du marché automobile chinois, désormais le troisième au monde.

"Nous essayons de rattraper le marché. L'usine existante tourne 24 heures sur 24", explique Alexis Vannier, directeur de la communication de PSA, associé en Chine au chinois Dongfeng.

"Avec cette usine, nous serons au niveau des plus grandes usines du groupe (...) Le développement du marché chinois est tellement fort qu'il nous faut préparer l'avenir", a déclaré vendredi le président de PSA, Jean-Martin Folz, à l'occasion de la pose de la première pierre.

Inexistant au début des années 1980 quand la Chine a amorcé son décollage économique, ce marché s'est développé à vive allure à mesure de l'émergence d'une classe moyenne.

A l'instar de PSA, les grands constructeurs étrangers se sont à peu près tous implantés localement, obligatoirement liés à un partenaire local dans une coentreprise à 50-50, et augmentent peu à peu leurs capacités de production.

L'an dernier, avec des ventes globales de 5,92 millions de voitures particulières, cars, bus et autres véhicules utilitaires, le marché chinois, en progression de 14% sur un an, est devenu le troisième au monde après les Etats-Unis et l'Union européenne. Et il devrait progresser encore en 2006.

La Chine a même exporté plus de véhicules (173.000, selon les Douanes) qu'elle n'en a importé (160.000).

Sur les neuf premiers mois de l'année, les ventes de voitures passagers et véhicules utilitaires ont progressé de 26,4% à 3,59 millions unités, selon une association professionnelle.

Ces chiffres confortent les prédictions d'analystes selon lesquels dès cette année, la Chine détrônera l'Allemagne en tant que troisième fabricant d'automobiles, néanmoins loin derrière les Etats-Unis et le Japon.

De ce vaste marché, Dongfeng Peugeot Citroën Automobiles n'occupe qu'une petite part, avec ses quelque 140.400 voitures vendues en 2005.

Le groupe qui sera doté d'une capacité de production de 450.000 véhicules à la mise en service de sa nouvelle usine en 2009, table cette année sur plus de 200.000 unités commercialisées.

Il restera encore loin du numéro un étranger, l'américain GM, qui a ravi à la marque allemande Volkswagen le privilège d'être le plus vendu.

Les coentreprises de General Motors ont vendu 645.680 véhicules entre janvier et septembre, Volkswagen 524.558.

Mais, comme les autres, ces deux constructeurs voient leur marges rognées par une intense compétition sur les prix dans un marché occupé également par une myriade de petits constructeurs locaux. Et la tendance ne pourra que s'intensifier avec l'accroissement des capacités de production.

Les autorités s'inquiètent des surcapacités de l'industrie et entendent restructurer sa composante chinoise, pour n'en garder que les plus grands acteurs, parmi lesquels FAW, Dongfeng, SAIC, Chang'an ou BAIHC, tous engagés dans des partenariats avec les sociétés étrangères, ou des groupes plus modestes mais connaissant une forte progression, comme Chery.

© AFP Agence France-Presse

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La Bourse de Tokyo traînée en justice pour une bourde informatique

    

La Bourse de Tokyo traînée en justice pour une bourde informatique

TOKYO (ATS)
Le broker japonais Mizuho Securities va réclamer en justice 41,5 milliards de yens (440 millions de francs) de dommages et intérêts à la Bourse de Tokyo. Il veut être dédommagé pour une erreur informatique commise en décembre 2005.

C'est la première fois qu'une maison de courtage nippone intente un procès à la Bourse de Tokyo pour un contentieux lié à une transaction boursière. Le 8 décembre 2005, un opérateur de Mizuho Securities s'était trompé au moment de l'introduction en Bourse (IPO) de la petite société JCom: il avait placé 610'000 actions à un yen, au lieu de vendre une action à 610'000 yens.

Selon un communiqué de Mizuho Securities publié vendredi, le broker étourdi "s'est immédiatement rendu compte que son ordre de vente était erronné et a passé de façon adéquate et répétée un ordre d'annulation".

Mais, toujours d'après Mizuho, la Bourse de Tokyo a refusé de prendre cette opération en compte "à cause d'un défaut dans le système de transactions électroniques". L'ordre a donc été exécuté pour de bon.

Des nuées de spéculateurs se sont alors rués sur l'aubaine. Mizuho Securities a finalement dû débourser 40,7 milliards de yens pour couvrir ses positions, le nombre de titres bradés pour un yen étant 42 fois supérieur à celui réellement en circulation.

Après dix réunions avec les responsables du marché tokyoïte pour tenter de parvenir à un dédommagement à l'amiable, "les discussions n'ont fait aucun progrès", a dit le broker. L'incident du 8 décembre avait entraîné une pagaille sans précédent à la Bourse de Tokyo, dont les principaux dirigeants ont par la suite démissionné.

© SDA-ATS News Service

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Emirates annule la commande de dix Airbus A-340-600

Emirates annule la commande de dix Airbus A-340-600
LONDRES (AFP)

La commande de 10 Airbus A-340-600 faisait partie d'un contrat conclu le 16 juin 2003 entre les patrons d'alors d'Airbus, Noël Forgeard (D), et d'Emirates, cheikh Ahmed Ben Saïd Al Maktoum, au Bourget© AFP/Archives Frederick Florin
Le président de la compagnie aérienne Emirates de Dubaï a annoncé vendredi l'annulation d'une commande de dix Airbus A340-600, considérés comme obsolètes, selon un porte-parole du groupe.

La compagnie avait annoncé en avril qu'elle voulait retarder sine die la commande à Airbus de de ces appareils, afin d'attendre une version moins gourmande en kérosène.

Le président Tim Clark, qui visitait vendredi à Heathrow les nouvelles installations destinées à accueillir le futur A380, a indiqué que la commande, qui porte aussi sur 10 options, avait été annulée, selon le porte-parole.

Celui-ci a précisé qu'Airbus avait indiqué à Emirates "que la commande avait déjà été reprise par quelqu'un d'autre".

Passée en 2003, elle représentait un montant de 4,2 milliards de dollars avec les options, et les premiers appareils devaient être livrés en 2007.

Emirates a pris cette décision d'annulation "parce que la technologie a évolué et que l'avion n'avait pas les caractéristiques qu'on pouvait espérer", a précisé le porte-parole. Notamment, "il est bien plus lourd" que ce qui était initialement prévu "et d'autres appareils sont arrivés sur le marché, beaucoup plus économes (en kérosène) et donc plus avantageux".

Emirates compte remplacer cette commande par des Boeing 777 et a également l'intention de faire son choix entre le Boeing 777, le Boeing 747-Stretch et l'Airbus A350, a déclaré le porte-parole.

Il n'est en revanche pas question pour l'instant d'annulations dans la commande de 43 A380 par Emirates, a-t-on appris de même source.

M. Clark, a-t-on indiqué, a précisé à Heathrow qu'il n'a eu "aucune discussion" avec Airbus sur d'éventuels dédommagements après l'annonce en début de mois d'un troisième retard de livraison de l'avion géant.

Il a confirmé l'envoi d'une équipe d'ingénieurs d'Emirates chez Airbus à Toulouse et Hambourg pour se rendre compte de l'état d'avancement de la construction de l'avion, en estimant qu'"il faudrait être fou" pour exclure la possibilités de nouveaux retards, selon le porte-parole.

© AFP Agence France-Presse

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La Bourse de New York termine en baisse: DJIA -0,60%, Nasdaq -1,20%

    

La Bourse de New York termine en baisse: DJIA -0,60%, Nasdaq -1,20%
NEW YORK (AFP)

Des visiteurs regardent des courtiers à la Bourse de New York, le 18 octobre 2006© AFP/Getty Images Mario Tama
La Bourse de New York a terminé en baisse vendredi, l'indice Dow Jones cédant 0,60%, tandis que le Nasdaq a perdu 1,20%, l'annonce d'une croissance américaine plus faible que prévu au troisième trimestre ayant servi de prétexte à des prises de bénéfices.

A la clôture des échanges, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a reculé de 73,40 points à 12.090,26 points, et l'indice composite du Nasdaq de 28,48 points à 2.350,62 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 a perdu de son côté 0,85% (-11,74 points) à 1.377,34 points.

"Alors qu'environ un tiers des entreprises du SP 500 ont publié leurs résultats, dont plus de 70% ont dépassé les attentes, et que les investisseurs ont du digérer une nouvelle décision de la banque centrale américaine, les indices semblent un peu fatigués", ont souligné les analystes de Briefing.com.

"Surtout après le nouveau record de clôture établi jeudi par l'indice Dow Jones", ont-ils poursuivi.

Selon les analystes, les investisseurs se sont servis de l'annonce du chiffre du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre comme prétexte pour prendre leurs bénéfices.

La croissance américaine a en effet décéléré à 1,6% (en rythme annuel) au troisième trimestre contre 2,6% au trimestre précédent, en raison notamment du retournement du marché immobilier. Les analystes tablaient sur une hausse de 2,1% du PIB.

Cette annonce a ravivé les craintes des investisseurs quant aux profits futurs des entreprises.

Mais les consommateurs ont pour le moment bien résisté, leurs dépenses progressant de 3,1% au troisième trimestre (après +2,6% au 2e trimestre).

Autre bonne nouvelle, l'indice des prix lié aux dépenses de consommation hors alimentation et énergie, qui est le plus suivi par la banque centrale, a ralenti à +2,3% après +2,7%.

"Beaucoup d'opérateurs avaient déjà anticipé une baisse des taux d'intérêt par la banque centrale américaine début 2007, et cette publication semble accréditer cette thèse", a estimé Frederic Dickson, de D.A. Davidson & Co.

Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à 10 ans a baissé à 4,675% contre 4,721% jeudi soir, et celui à 30 ans à 4,796% contre 4,841%.

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Show d’alliances au grand salon Oracle

Show d’alliances au grand salon Oracle

INFORMATIQUE Les grands noms du secteur ont dévoilé leurs grands projets et leurs nouveaux partenariats lors de la Convention Oracle Open World à San Francisco.

Le gigantisme. C'est le terme qui s'impose lorsqu'il s'agit de décrire la Convention OpenWorld 2006, organisée par Oracle, qui s'est tenue cette semaine à San Francisco du 22 au 26 octobre. Avec plus de 40 000 visiteurs, elle est la plus grande manifestation annuelle jamais organisée par la société californienne. A tel point que la ville a vu ses revenus touristiques bondir de 60 millions de dollars.

Quelque 30 millions de dollars ont été nécessaires à l'organisation de l'OpenWorld, pendant laquelle se sont succédé présentations, discours, «networking» et, touche californienne oblige, les indispensables fêtes.

C'est en force aussi qu'Oracle a entamé la semaine en annonçant la reprise de la société MetaSolv Software, spécialiste de solutions de gestion de communications pour les opérateurs télécoms, pour un montant de 219,2 millions de dollars. Un rachat qui, sous réserve de l'approbation des actionnaires et des autorités de la concurrence, devrait être bouclé d'ici la fin 2006 ou le début 2007 et qui poursuit la stratégie d'acquisitions volontairement affichée par Oracle. Le groupe s'est en effet emparé non seulement des géants californiens PeopleSoft et Siebel Systems en 2005 et 2006, mais aussi de plus d'une vingtaine de petites sociétés.

Les invités de prestige, Michael Dell, CEO de l'entreprise du même nom, et Hector Ruiz, CEO d'AMD, n'étaient pas en reste en annonçant leur partenariat. Le géant Dell lancera ainsi deux systèmes qui utiliseront les microprocesseurs Opteron, produits par AMD. Une collaboration qui rompt l'exclusivité dont profitait Intel, jusqu'ici unique fournisseur de Dell en matière de serveurs.

Consolidation et alliances ont été des mots souvent prononcés cette semaine, par le CEO de Cisco Systems John Chambers notamment, qui estime que l'avenir du secteur sera fait de partenariats. Les groupes Hewlett-Packard, Intel et Oracle ont aussi profité de l'OpenWorld pour annoncer une collaboration dans leur infrastructure de réseaux.

Boîte noire et capitalisme

Également présent, l'irrévérencieux CEO de Sun Microsystems Jonathan Schwartz a, pour sa part, présenté son projet BlackBox. Ce premier centre de données transportable, concentré en un container de taille standard, qui sera doté d'une mémoire vive (RAM) de 7 téraoctets (To) et d'un «disque dur» d'une capacité vertigineuse de 1,5 pétaoctets (Po) - soit 1, 5 millions de gigaoctets (Go) - redéfinit le concept «d'ordinateur mobile». C'est la capacité d'une base de données de quelque 3 millions d'heures de programmes de télévision au format MPEG1!

Larry Ellison, CEO d'Oracle, a quant à lui terminé la série de présentations en annonçant, à grand renfort de musique et de mise en scène, que son groupe offrirait désormais un «support Linux». Oracle distribuera dès lors à prix extrêmement concurrentiels son «unbreakable Linux», soit «Linux incassable», un service en compétition directe avec celui de la société Red Hat, pour l'heure encore premier acteur du marché. Interrogé si l'entreprise Red Hat pourrait survivre à une concurrence aussi agressive, l'ambitieux Larry Ellison a simplement commenté «This is capitalism!». Une expression qui semble d'ailleurs parfaitement résumer la gigantesque manifestation qui s'est terminée hier soir à San Francisco.

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La révolution discrète des vieux qui rajeunissent en cachette

La révolution discrète des vieux qui rajeunissent en cachette

DÉMOGRAPHIE Pour le professeur de sociologie zurichois François Höpflinger, les entreprises ont tout à gagner à changer leur perception des personnes âgées.

TONUS A 63 ans, le chanteur Mick Jagger pourrait devenir l’icône du rajeunissement socioculturel des personnes âgées qu’évoque le professeur François Höpflinger. Pour le sociologue, il s’agit là d’un phénomène «surprenant et encore peu étudié»./EPA/PATRICK LUX

Les tempes étaient grisonnantes mardi soir dans l'assistance venue nombreuse à la conférence organisée par la Banque Cantonale Vaudoise et le think tank Avenir Suisse, dédiée au travail et à la carrière après 50 ans. Parmi les intervenants, François Höpflinger, professeur de sociologie à l'Université de Zürich, annonce une révolution sous-estimée, celle du rajeunissement social des vieux.

- Les économistes prévoient un cataclysme provoqué par l'augmentation du nombre de rentiers. Qu'en dit le sociologue?

- Le phénomène du rajeunissement socioculturel des personnes âgées est tout à fait surprenant mais encore peu étudié. On assiste pourtant à des comportements qui étonnent les professionnels eux-mêmes. Les animateurs zurichois de Pro Senectute, par exemple, ont été les premiers surpris par le succès incroyable d'un cours de danse du ventre. Autre exemple, Mick Jagger reste un rocker respecté à l'âge de 63 ans, ce qui n'est un problème pour personne aujourd'hui, mais aurait été impensable dans les années 60. Aujourd'hui déjà, des grands-parents apprennent à leurs petits enfants à se servir d'un ordinateur, à utiliser internet ou leur téléphone portable. Souvent, les personnes âgées se cachent pour le faire car ces comportements ne correspondent pas à l'image que l'on se fait des vieux.

- Quelles sont les conséquences dans le monde du travail?

- Les personnes âgées sont toujours plus actives et compétentes et cherchent de nouveaux défis. Au lieu d'être un poids pour la société, comme le veut le cliché, elles représentent désormais un réservoir de créativité et d'énergie. C'est une révolution sous-estimée. Aujourd'hui, une des principales préoccupations des entreprises est de motiver leurs collaborateurs âgés. Certaines sont très créatives et imaginent des programmes originaux dans ce but, mais hésitent à en parler de peur de choquer. De même, les personnes âgées cultivent cette image de démobilisation due au poids de l'âge parce qu'elle correspond à un préjugé. Très souvent, ce ne sont pas les entreprises qui sont réticentes au changement, mais les collaborateurs, en particulier masculins.

- Est-ce que la perception du troisième âge va changer?

- Les personnes âgées seront de moins en moins considérées comme des assistés, mais comme un réservoir de compétences pour les entreprises.

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jeudi 26 octobre 2006

Pétrole : vif rebond après les stocks pétroliers américain

Pétrole : vif rebond après les stocks pétroliers américain
Le baril de brut pour décembre regagnait environ 3% ce mercredi soir sur le Nymex américain, repassant sur les 61$, après avoir peu réagi à la décision de l'OPEP de réduire fortement, de 1,2 MBJ, sa production. C'est le rapport gouvernemental américain des stocks pétroliers US qui vient relancer la hausse des prix du brut ce soir.

L'EIA, du Département américain à l'Energie, a fait part ce mercredi de son rapport hebdomadaire portant sur les stocks pétroliers US, faisant état de stocks commerciaux américains de brut, hors réserve stratégique, en baisse cette fois de 3,3 millions de barils en comparaison de la précédente semaine, à 332,3 millions de barils, toujours bien au-dessus du haut de fourchette du range moyen pour la période.

Les stocks totaux d'essence se sont quant à eux tassés de 2,8 millions de barils la semaine passée, néanmoins toujours logés au-dessus du haut de fourchette du range habituel. Enfin, les stocks de distillés ont reculé de 1,4 million de barils sur la semaine passée. Ils restent bien au-dessus du haut de fourchette du range habituel.

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La gratuité de l'information, principal défi à relever selon les éditeurs

La gratuité de l'information, principal défi à relever selon les éditeurs
PARIS (AFP)

La gratuité de l'information est le principal défi que les éditeurs de presse pensent avoir à relever, selon une enquête sur "les priorités des éditeurs de presse" réalisée par le cabinet Seprem et rendue publique jeudi.

Une majorité des éditeurs (30,5%) juge que le "défi le plus important à relever" pour leur entreprise est la "problématique de la gratuité de l'information", devant "l'évolution des contenus rédactionnels" (25,3%) et "l'obligation de changement de modèle économique" (16,9%).

Les nouvelles technologies de l'information (NTIC: internet, téléphones portables...), ne sont citées comme principal défi que par 9,1% des éditeurs.

Elles constituent pourtant une priorité à court terme pour 34,7% d'entre eux, précise l'étude dont les résultats complets seront dévoilés lors du 15e congrès européen de la presse française, qui se tiendra du 22 au 24 novembre prochain à Strasbourg.

Internet et les NTIC sont plus particulierement considérés comme un important support publicitaire.

Pour faire la promotion de leurs publications, la quasi-totalité (90,9%) des éditeurs envisagent d'investir de plus en plus sur internet, alors que seuls 24,9% pensent investir davantage dans les grands médias (affichage, radio, TV, ciné).

De même, 74,1% des éditeurs jugent "de plus en plus important" de réaliser des couplages avec des supports électroniques pour accroître leurs recettes publicitaires.

En outre, 71,8% ont déjà recours aux médias électroniques -- ou envisagent d'y avoir recours à court terme -- pour assurer la promotion au numéro de leur édition papier ou vendre des abonnements.

En revanche, seuls 31,0% y ont recours, ou envisagent d'y avoir recours à court terme, pour vendre des contenus documentaires.

Cette étude a été réalisée au premier semestre auprès d'un échantillon de 480 éditeurs représentatifs de la structure de la presse française en termes de familles de médias et de tailles d'entreprise.

Lors du 15e congrès européen de la presse française, seront également publiés les résultats d'une étude de l'Ipsos sur le même sujet, mais réalisée auprès des lecteurs.

Le congrès, organisé par la Fédération nationale de la presse française (FNPF), aura pour thème: "De l'imprimé à l'écran: à la rencontre des lecteurs, à la conquête des acheteurs".

Pendant deux jours et demi, les principaux éditeurs et acteurs du secteur débattront notamment de l'évolution des contenus rédactionnels face au phénomène du numérique et du problème de la distribution de la presse en France.

© AFP Agence France-Presse

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La BCE ouvre la voie à une poursuite des hausses de taux

La BCE ouvre la voie à une poursuite des hausses de taux
FRANCFORT (AFP)

Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet au Parlement européen, le 26 octobre 2006 à Strasbourg© AFP Gerard Cerles
La Banque centrale européenne (BCE) multiplie les signaux laissant à penser qu'elle pourrait poursuivre son cycle de hausses de taux l'an prochain, alors que les économistes parient jusqu'à présent sur une pause après décembre.

"Si nos prévisions et notre scénario de base se confirment, il sera nécessaire d'ajuster encore le caractère accommodant de la politique monétaire", a réaffirmé jeudi le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, devant le Parlement européen à Strasbourg.

Dans le jargon de la BCE, cela signifie que la banque centrale européenne remontera les taux si la croissance se poursuit à un rythme élevé et que l'inflation repart en zone euro.

La BCE est engagée dans un cycle de resserrement monétaire depuis décembre 2005. Jusqu'à présent, elle a relevé cinq fois son principal taux directeur pour le porter aujourd'hui à 3,25%.

Le marché monétaire et les analystes tablent sur un nouveau durcissement des conditions du crédit en décembre, un scénario que la BCE a confirmé à plusieurs reprises. Mais ils anticipent ensuite un statu quo.

Rien n'est moins sûr, si l'on en croit les récentes déclarations de plusieurs poids lourds de la banque centrale.

Les menaces d'un dérapage des prix "resteront élevées" en 2007, a déclaré jeudi M. Trichet, pointant du doigt notamment les risques d'une nouvelle hausse des prix du pétrole et d'une éventuelle "répercussion plus forte que prévue" sur les salaires.

Grâce à la récente baisse des cours de l'or noir, l'inflation est certes tombée à 1,7% en septembre en zone euro, un plus bas depuis deux ans et demi. Mais la BCE met en garde contre les risques d'une nouvelle accélération.

Le récent ralentissement de l'inflation n'est que "provisoire", a averti mercredi Axel Weber, président de la Bundesbank et à ce titre membre du conseil des gouverneurs de la BCE, dans une interview au quotidien allemand Tagesspiegel.

"Il y a un grand nombre de risques pour que le taux d'inflation soit de nouveau largement au dessus de 2%" en 2007, la limite souhaitée par la Banque centrale européenne, a expliqué l'Allemand.

Comme parallèlement les indices d'une poursuite de la reprise se multiplient, il n'y a pas vraiment d'obstacles pour de nouvelles hausses de taux, a noté le président de la Bundesbank.

"La conjoncture s'appuie de plus en plus sur ses deux jambes (la demande intérieure et les exportations NDLR). Nous devons nous demander si la stimulation actuelle de la conjoncture à travers la politique monétaire est encore nécessaire en 2007", a relevé M. Weber.

Les gardiens de l'euro sont convaincus que la croissance va continuer sur un rythme soutenu en zone euro cette année et l'an prochain, près de son potentiel, évalué à 2%, malgré les risques liés aux prix du pétrole.

Les derniers indicateurs ont confirmé ce scénario. Mercredi, le baromètre Ifo mesurant les attentes des chefs d'entreprise en Allemagne, a progressé contrairement aux attentes, confirmant la vigueur de la reprise dans la première économie de la zone euro. En France, le baromètre de l'Insee sur le moral des industriels français est lui aussi reparti de l'avant.

Jeudi à Tokyo, l'Italien Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la BCE, a abondé dans le sens du président de la Bundesbank, en mettant en garde contre les risques d'un arrêt prématuré du cycle de hausses de taux.

Pour une banque centrale, évaluer le moment adéquat pour faire une pause dans un cycle de resserrement monétaire est une mission extrêmement difficile, a-t-il averti. "Le coût d'une erreur à ce stade est d'autant plus important que l'espace est plus réduit pour la réparer par la suite", a commenté M. Bini Smaghi.

"Arrêter trop tôt pourrait bien entraîner de nouvelles pressions inflationnistes au moment où la croissance commencera à ralentir", a ajouté l'Italien, un scénario catastrophe que la BCE tient certainement à éviter.

© AFP Agence France-Presse

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Les constructeurs auto américains ne parviennent pas à sortir du rouge

Les constructeurs auto américains ne parviennent pas à sortir du rouge
CHICAGO (AFP)

Le logo de Chrysler© AFP/GettyImages/Arch. Tim Boyle
Les trois constructeurs automobiles américains continuent à perdre de l'argent alors qu'ils luttent pour tenter de répondre aux changements de goûts des consommateurs et à la concurrence de plus en plus vive de leurs concurrents japonais.

Le germano-américain DaimlerChrysler a indiqué mercredi en Allemagne vouloir lancer une nouvelle restructuration pour sa filiale américaine Chrysler, qui a essuyé une perte d'exploitation de 1,45 milliard de dollars au troisième trimestre.

La direction a indiqué que "nous n'excluons rien. Chrysler doit simplement redevenir rentable à long terme", ce qui a alimenté des spéculations sur une possible cession de Chrysler, troisième constructeur américain. Mais le groupe s'est empressé de démentir ces spéculations.

Le numéro deux américain Ford, qui procède à une lourde restructuration tout comme le leader du secteur General Motors (GM), a accusé une perte nette de 5,8 milliards au troisième trimestre, affichant une perte cumulée de 7,2 milliards sur les neuf premiers mois de l'année.

GM commence pour sa part à recueillir les fruits de sa restructuration, mieux engagée que chez Ford, affichant une perte nette de 115 millions au troisième trimestre après un trou historique de 10,6 milliards sur l'ensemble de 2005.

Selon plusieurs analystes, la question centrale pour les "Big 3" américains de l'automobile est leur capacité à produire des véhicules que les Américains voudront acheter pour leur valeur propre et non parce qu'ils sont en promotion.

Pour tenter de contrer le succès des véhicules des constructeurs étrangers, principalement Toyota, Honda et Nissan, les Big 3 ont en effet pris l'habitude de recourir à des rabais pour écouler leurs stocks, une tendance qu'ils commencent à abandonner.

Citant les progrès de GM, Robert Barry, de Goldman Sachs, souligne d'autre part que "réduire les coûts n'est pas une mauvaise idée et cela fait assurément gagner du temps à GM, mais c'est assez décevant de voir que GM est proche de son pic de cadence en terme de produits et qu'il ne fait pas encore d'argent en fabriquant ces véhicules".

Depuis les années 90, les constructeurs américains ont bâti leur succès sur les 4x4 et véhicules de loisirs, très rentables à produire et correspondant à l'attrait des consommateurs pour les grosses voitures. Mais ils n'ont pas anticipé l'évolution de la demande, sur fond de montée durable des prix du carburant alors que les concurrents asiatiques lançaient des modèles plus économiques.

Outre leur capacité à produire aujourd'hui des véhicules mieux adaptés, GM, Ford et Chrysler sont tous trois étouffés par leurs coûts salariaux, historiquement élevés, là où les constructeurs japonais, implantés plus récemment aux Etats-Unis, n'ont pas ce passif.

Chrysler mène actuellement de négociations difficiles avec le syndicat de branche UAW pour obtenir des concessions salariales similaires à celles obtenues ces derniers mois chez GM et Ford.

Outre un abaissement des prestations santé et retraites, GM a conclu un plan de départs anticipés auquel 34.000 employés ont souscrit en juin, tandis que Ford a signé avec l'UAW en septembre un plan de départs volontaires.

Face à la concurrence, les constructeurs américains ont accéléré de cinq à deux ans le calendrier de développement de nouveaux véhicules, rapporte David Cole, directeur du Centre de recherche américain sur l'automobile.

Parallèlement, une modification des chaînes d'assemblage --pour produire différents modèles sur un même site-- et les premières fermetures d'usines chez Ford et GM ont permis de réduire de 2.000 à 3.000 dollars par véhicule l'écart de coût de production avec les constructeurs asiatiques, selon la même source.

"Une grande différence avec les restructurations passées est que les constructeurs comprennent mieux aujourd'hui ce qu'il faut faire pour être rentable et que la concurrence est sans relâche", estime M. Cole.

© AFP Agence France-Presse

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Bourse suisse en légère baisse: le SMI perd 0,10%

Bourse suisse en légère baisse: le SMI perd 0,10%

ZURICH (ATS)
La Bourse suisse a enregistré une légère baisse. Le Swiss Market Index (SMI) a clôturé à 8673,78 points, soit une régression de 0,10% par rapport à mercredi

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Un pirate «craque» le verrou d’iTunes

Un pirate «craque» le verrou d’iTunes

APPLE Jusqu’alors, les utilisateurs d’iPod ne pouvaient lire des morceaux téléchargés ailleurs que sur iTunes.
Un pirate informatique a trouvé le moyen de débloquer le code qui empêche les utilisateurs d’iPod de lire des chansons téléchargées ailleurs que sur iTunes, le magasin en ligne d’Apple. / Keystone-a

Un pirate informatique a trouvé le moyen de débloquer le code qui empêche les utilisateurs d'iPod de lire des chansons téléchargées ailleurs que sur iTunes, le magasin en ligne d'Apple. Jon Lech Johansen, un Norvégien de 22 ans qui vit à San Francisco, a «craqué» FairPlay, la technologie de gestion des droits numériques d'Apple, a déclaré hier soir Monique Farantzos, une responsable de DoubleTwist, la compagnie qui l'emploie. La société envisage de commercialiser le système élaboré par Johansen. «Il a tout simplement conçu FairPlay en sens inverse», a-t-elle expliqué. «Cela va permettre à d'autres sociétés d'offrir des contenus pour l'iPod.»

Pour le moment, les morceaux achetés sur iTunes ne peuvent être lus que par des produits Apple et, à l'inverse, les morceaux téléchargés sur d'autres boutiques en ligne ne sont pas acceptés par les iPod.

ITunes représente 88% des téléchargements légaux de musique aux Etats-Unis et l'iPod compte pour 60% des ventes de baladeurs numériques.

Apple n'a pour l'instant fait aucun commentaire sur la découverte de M. Johansen, qui pourrait permettre aux rivaux de la firme à la pomme de rattraper une partie de leur retard. M. Johansen, surnommé «DVD Jon», est devenu célèbre à l'âge de 15 ans lorsqu'il a écrit et distribué un programme déchiffrant les codes de protection des DVD et permettant ainsi de les copier et de les lire sur n'importe quel lecteur.

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Le salaire des morts

Le salaire des morts

Kurt Cobain, le leader du groupe Nirvana qui s'est suicidé à l'âge de 27 ans, a délogé de la première place Elvis Presley dans la liste des célébrités mortes ayant gagné le plus d'argent l'année dernière. Ce nouveau classement a été présenté par le magazine «Forbes».

Kurt Cobain a engrangé 50 millions de dollars en 2005, selon le site internet de «Forbes», qui a passé en revue 13 personnalités décédées. Prouvant que la mort n'empêche pas de continuer à s'enrichir, ce groupe a collectivement récolté 247 millions de dollars.

Elvis Presley, décédé en 1977, a glissé au deuxième rang pour la première fois depuis 2001. Mais il a cependant gagné la confortable somme de 42 millions l'an dernier.

Le créateur de «Peanuts», Charles Schulz, dont les bandes dessinées sont publiées dans des milliers de journaux dans le monde, occupe la troisième place (35 millions dollars), devant le chanteur des Beatles John Lennon (24 millions), et le célèbre scientifique Albert Einstein (20 millions), dont le nom est utilisé pour la production de jeux éducatifs très populaires aux Etats-Unis.

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