vendredi 27 octobre 2006
Euronext va nommer un expert indépendant pour étudier la fusion avec le Nyse
Par bourse cours pétrole credit news, vendredi 27 octobre 2006 à 23:34 :: Economie
Euronext va nommer un expert indépendant pour étudier la fusion avec le Nyse
PARIS (AFP)
Logo d'Euronext© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
Euronext va désigner un expert indépendant pour examiner son projet de rapprochement amical avec la Bourse de New York (Nyse), comme l'y oblige la nouvelle réglementation boursière française, a-t-on appris vendredi auprès du groupe boursier paneuropéen.
"La nouvelle réglementation oblige la nomination d'un expert indépendant, c'est une mesure dont nous sommes extrêmement satisfaits car elle va permettre de mener une analyse totalement indépendante de tout autre conseil", a déclaré à l'AFP une porte-parole d'Euronext.
"Cette procédure ne retarde pas le calendrier en cours de l'opération", qui prévoit une assemblée générale extraordinaire des actionnaires d'Euronext courant décembre pour approuver l'accord de fusion signé au printemps avec le Nyse, et un parachèvement du processus au premier trimestre 2007, a-t-elle ajouté.
Le règlement général de l'Autorité des marchés financiers (AMF) avait été enrichi le mois dernier de nouvelles mesures de régulation des offres publiques d'achat. L'AMF a notamment élargi le recours à l'expertise indépendante, en prévoyant la désignation systématique d'un expert par les sociétés cibles d'une offre publique notamment lorsque l'opération est susceptible de "générer des conflits d'intérêts".
Euronext, groupe paneuropéen de droit néerlandais coté sur quatres marchés actions (les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne) avait désigné parmi l'ensemble de ses régulateurs l'AMF comme l'autorité compétente à statuer sur son projet de rapprochement avec le Nyse.
L'accord signé au printemps par les dirigeants d'Euronext conduira de facto à un rachat du groupe par le Nyse pour environ dix milliards de dollars et prévoit pour l'instant une réprésentation minoritaire des Européens dans le conseil d'administration du groupe fusionné Euronext-Nyse, avec 9 sièges sur 20.
A ce titre, il a été vivement critiqué ces derniers mois par certains actionnaires d'Euronext et des responsables politiques, dont le ministre français des Finances Thierry Breton, qui le jugent déséquilibré, une conclusion relayée le mois dernier par le rapport Lachmann commandé par l'association Paris Europlace.
Selon le quotidien Le Figaro vendredi, ce sujet de la gouvernance serait au centre de l'expertise indépendante que va devoir mener Euronext.
Pour tenter de déminer ces critiques, le PDG du Nyse John Thain a déclaré dans un entretien jeudi au quotidien International Herald Tribune que la question de la direction du futur groupe "est toujours ouverte, et reste un sujet de discussion".
"Nous avons un accord, et nous avons passé beaucoup de temps à négocier la structure actuelle", mais "cela ne signifie pas qu'on ne peut pas la changer", a-t-il déclaré.
M. Thain a dans cet entretien laissé entendre pour la première fois qu'Euronext pourrait obtenir davantage de sièges, même en l'absence d'un rapprochement du groupe paneuropéen avec la Bourse de Milan ou de celle de Francfort qui entraînerait un accroissement de sa représentation au conseil du futur groupe en vertu de l'accord de fusion.
© AFP Agence France-Presse
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