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jeudi 19 octobre 2006

Interview trader

      

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Edouard Valys Editions : Qu’est-ce qui vous attire le plus dans le trading ?

Olivier Seban : Le challenge intellectuel est terriblement excitant. De même au niveau psychologique, le trading soulève un certain nombre de questions très intéressantes. Sur le plan financier, mon patrimoine me permet d’être à l’abri de beaucoup de contraintes de la vie quotidienne, ce qui allège considérablement mes interrogations matérielles et la pression psychologique du trading. Mais ce n’est pas pour autant que je ne la subis pas.

   

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Edouard Valys Editions : : Parmi les différentes écoles d’analyse des marchés, quelles sont celles qui ont votre préférence ?

Olivier Seban Mon trading est essentiellement basé sur la reconnaissance de modèles de prix spécifiques qui se sont répétés par le passé avec un certain taux de réussite. Ainsi dès que je me retrouve dans les mêmes conditions je peux plus facilement évaluer mon % de succès. Je fais également intervenir des paramètres en fonction des heures de cotations, car un modèle de prix n’aura pas la même signification s’il apparaît à la clôture du marché ou à l’ouverture. Pour exemple, prenons une configuration bien connue des traders : le breakout. Si l’entrée se fait 30 minutes après l’ouverture du marché, la transaction a un potentiel de gain plus élevé puisqu’il reste pratiquement toute la journée pour que le mouvement engagé se développe. Alors que si l’entrée se fait 15 minutes avant la clôture, les gains se trouveront obligatoirement et temporellement limités.

   

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Edouard Valys Editions : Vous avez mentionné le contrat S&P 500 comme étant votre support favori. Quel historique utilisez-vous pour réaliser vos tests ?

Olivier Seban : Je me concentre en réalité sur le mini S&P 500. L’historique utilisé couvre la totalité de l’existence du contrat mini SP500, soit depuis Septembre 1997. Pour faire ces tests, j’utilise TradeStation qui est certainement la plateforme la plus puissante que je connaisse pour faire ce type d’opérations. De plus son prix est relativement modeste, puisque pour 100 dollars par mois n’importe qui peut avoir accès à cette plateforme exceptionnelle qui vous permet d’avoir un flux en temps réel de qualité professionnelle, un langage de programmation et une plateforme de passage d’ordre qui permettent d’automatiser complètement le processus du passage des ordres sans avoir à intervenir manuellement. En dehors du S&P 500, je regarde également le Nasdaq et le CAC 40. Même si je possède des techniques pour ces supports, je ne les pratique pas ou plus. Par exemple je ne trade plus le CAC car je ne peux pas automatiser mes ordres sur TradeStation (ce qui devrait changer dans les mois à venir). En ce qui concerne le NASDAQ, même si c’est un indice très médiatisé, c’est loin d’être le plus liquide et le plus intéressant à pratiquer.

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Edouard Valys Editions : Quel piège vous paraît-il essentiel à mentionner aux lecteurs ?

Olivier Seban Il me semble très important de ne pas se focaliser sur une seule technique. En exploitant plusieurs types d’évènements sur les prix, à travers différentes échelles de temps ou en mixant différentes philosophies, les périodes de progression négative du capital (drawdown) se réduisent. Tout comme certains recommandent de diversifier les portefeuilles, les traders ne doivent pas hésiter également à répartir leur risque sur un panier de techniques complémentaires. Je pourrais ainsi vous citer une technique exploitant les gaps, dont le taux de réussite est très élevé (80% sur les vingt dernières années) et qui donnent d’excellents résultats, suffisamment bons pour avoir la tentation de ne suivre que celle-ci. Le principe consiste à acheter sur les gaps, dans certaines conditions, et à ressortir au bout d’une ou deux séances. Seulement voilà, la veille des attentats du 11 septembre 2001, celle-ci est passée acheteuse et a subi la plus grosse perte de son histoire. Donc en utilisant uniquement cette technique vous auriez subi, vous et votre capital, votre part de catastrophe !!! Alors qu’en basant votre trading sur plusieurs techniques complémentaires, mettons 4, et en répartissant votre capital équitablement, votre risque aurait été diminué d’autant. Peu importe que les tests sur le passé montrent des gains étourdissants, il faut savoir résister à la tentation et se diversifier.

   

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Edouard Valys Editions : Pourquoi avez-vous choisi le trading systématique au détriment du discrétionnaire ?

Olivier Seban : Je n’ai pas la prétention de dire que le trading systématique est le meilleur des tradings et le seul qui fonctionne, mais il présente de nombreux atouts. Etant donné que les techniques de trading systématique sont parfaitement binaires, les prises de décision sont simplifiées et ne génèrent aucune interprétation subjective. C’est noir ou blanc, jamais gris…!!! La conséquence directe c’est qu’il peut être enseigné à n’importe qui et relativement facilement, contrairement au trading discrétionnaire qui est très fortement lié au talent et à l’expérience subjective du trader, ce qui rend la reproduction des techniques beaucoup plus aléatoire puisque vous n’êtes pas dans la tête du formateur. Maintenant, pourquoi le trading systématique ? Tout simplement parce que je ne suis pas capable d’être performant tous les jours… !!! De plus, faire du discrétionnaire me couperait de la possibilité de passer mes ordres en automatique. Rendez-vous compte : je suis en train de vous parler pour cette interview à Paris, pendant que ma plateforme TradeStation est en Espagne en train de gérer mon compte à partir des règles d’achat et de vente que je lui ai indiquées… !!!

   

cercle    
Edouard Valys Editions : Dans le trading, le meilleur, les gains, côtoie le pire, les pertes… Quel regard portez-vous sur cette notion capitale qu’est le drawdown ?

Olivier Seban : Pour préciser cette notion, le DrawDown est une période négative de la progression de votre capital. Il est impossible de dire combien de temps celle-ci peut durer, mais en revanche les différents tests effectués pour valider une technique vous permettent d’évaluer le Drawdown, mais sans pour autant vous garantir qu’il n’augmentera pas dans l’avenir. Ceci étant dit, le DrawDown est un élément que vous devez prendre en compte dans l’évolution et l’application d’un système, car il vous permet d’avoir une idée de la souffrance que vous pourriez être amené à subir. Pour l’anecdote, à l’heure où je vous parle (fin mai 04) nous sommes en pleine période de DrawDown. Un compartiment de mon portefeuille dédié à l’un des systèmes que j’utilise est passé de 15.000 dollars, au début de l’année, à 30.000 dollars fin Avril pour se retrouver à 21.500$ fin Mai, soit une descente de 8500$ (gloups…). Il faut aussi comprendre que le DrawDown linéaire n’a pas été de 30% mais de la moitié car en fait je n’étais pas engagé sur le même nombre de contrats entre Janvier et Mai. Ensuite la (dis)proportion des pertes et cette progression du capital sont essentiellement dues à l’effet de montagnes russes lié à l’utilisation des contrats futures. Dans tous les cas, la perte est une partie inhérente de cette activité. Il faut l’accepter sinon vous ne gagnerez jamais.

Une chose également importante, est la provenance du Drawdown, à savoir s’il est lié à un évènement exceptionnel ou s’il est « normal ». Dans le cas du 11 septembre 2001, un de mes systèmes (déjà évoqué plus haut) a enregistré son plus important Drawdown historique, tout simplement parce que les avions sont tombés sur les tours avant l’ouverture des marchés et que ceux-ci n’ont ré-ouverts qu’une semaine plus tard accompagnés d’un gap baissier. Alors que si les avions étaient tombés sur les tours pendant les cotations de la journée, le marché serait parti à la baisse, mais vous vous seriez fait sortir par vos stops de protection, coupant ainsi vos pertes et limitant le DrawDown. Je n’accorde donc pas la même importance à un Drawdown survenu dans de telles conditions.

En ce qui concerne la façon de gérer le Drawdown et son impact sur votre capital, la meilleure des gestions est d’avoir un Money Management solide et de répartir son risque en ne misant pas tout sur la même technique. C’est le thème central de mon prochain livre.

   

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Edouard Valys Editions : Après la notion de drawdown, abordons celle du taux de réussite.

Olivier Seban : Ce critère est purement psychologique. Plus le taux de réussite des opérations d’une stratégie est élevé et plus l’être humain est confortable psychologiquement dans son trading. Cependant, un taux de réussite élevé ne signifie nullement des gains maximums. Gagner souvent ne veut pas dire gagner beaucoup. Quoiqu’il en soit, il n’y a pas à mes yeux de bons ou mauvais taux de réussite. Seule la performance compte. Mais si un système fait apparaître un pourcentage de réussite supérieur à 70% sur une période suffisamment significative et que le Profit factor est supérieur à 3 (3$ gagnés pour 1 de perdu), alors je fonce.

   

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Edouard Valys Editions : Combien exploitez-vous de systèmes de trading dans vos opérations ?

Olivier Seban : Actuellement, j’ai cinq systèmes réunis en un seul composite pour l’intra day et deux en format quotidien. En fonction de mes recherches je vais rajouter d’autres techniques à mes systèmes composites. J’ai commencé à les exploiter en Septembre 2002. Bien sûr ils ont évolué depuis le début, mais les bases restent identiques. Ces systèmes composites ont généré environ une centaine de transactions sur l’année passée.

   

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Edouard Valys Editions : Quels sont vos plus mauvais souvenirs de trading ?

Olivier Seban : Avant d’habiter l’Espagne, je résidais en Australie. Avec le décalage horaire, les marchés américains ouvraient de 23h30 à 6h00 le matin, il faut noter qu’à l’époque, la fonction d’automatisation de TradeStation n’était pas disponible. J’utilisais un système de trading (que j’utilise encore) spécialisé sur les deux dernières heures du marché. Je devais donc me lever à 4 heures du matin tous les jours. N’étant pas toujours très bien réveillé, j’ai connu de mauvais moments. En l’occurrence, il m’est arrivé de passer pendant une semaine entière tous mes ordres à l’envers… !!! Je me trompais tout simplement de sens : si j’avais un signal d’achat, je vendais et vice versa. Et lorsque je perdais à cause de ces erreurs de transmission, je rentrais dans des colères noires (à 4h00 du matin, vous imaginez la scène…!!!). Ensuite et heureusement, grâce à TradeStation et à l’exécution automatique des ordres, je ne fus plus confronté à ce type de problèmes.

   

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Edouard Valys Editions : Et quels sont vos meilleurs souvenirs ?

Olivier Seban : Pour l’anecdote qui suit, je ne sais pas si je peux réellement parler de meilleur souvenir. Jugez par vous-même. Au moment du 11 septembre 2001, j’étais (hélas) vendeur à découvert de huit actions. A l’ouverture des marchés, une semaine plus tard, le plus petit gain était de 15% tandis que le plus gros atteignait 50%. Je pourrais citer une autre opération tout aussi marquante. C’était lors de mon dernier séminaire. Selon une stratégie que je suis, j’avais acheté des penny stocks (actions qui cotent en dessous d’un dollar), dont une, DFCT, a pris 123% dans la journée en direct devant tous les participants. Une chance inouïe ! Et tout s’est déroulé sous leurs yeux. Je ne pouvais rêver meilleure publicité pour moi qui vend des formations sur l’art de gagner en bourse…

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systèmes de trading intraday

100% de gains en quatre mois avec des systèmes de trading intraday

Interview d'Olivier Seban. Plus connu pour ses séminaires, il dévoile cette fois-ci son expérience personnelle du trading. Il day trade en effet avec ses capitaux propres les Futures sur indices boursiers américains et plus particulièrement le e-mini S&P500. Utilisateur de la transmission d'ordres automatique à travers la plateforme TradeStation, il explique ses choix, les règles qu'il suit et les performances qu'il obtient.

(interview exclusive réalisée en juin 2004)



 

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Edouard Valys Editions : Vous avez l’image d’un habile homme de communication qui sait vendre fort cher ses séminaires de formation au trading. Dans vos publicités, vous mettez en avant le fait que vous tradez votre propre argent en direct sur les marchés devant les participants. Une initiative tout à fait honorable ! Nous aimerions toutefois que vous développiez un peu ce sujet, plus particulièrement sur votre trading en dehors des séminaires.

Olivier Seban : Effectivement je n’ignore pas que mon côté commercial agace (un peu) certains acteurs dans la profession. Mais je tiens à vous rassurer, même en dehors de mes séminaires pendant lesquels je trade en réel, je suis tous les jours sur les marchés où je trade les contrats futures du S&P 500. J’utilise la plateforme TradeStation sur laquelle j’exploite cinq systèmes de day trading sur une base de temps de 15 minutes. Grâce à TradeStation, mes systèmes « tournent » en automatique à 100% depuis maintenant plus d’un an. Quand je dis en automatique, je veux dire que c’est la machine qui place tous mes ordres sur le marché (entrée, sortie) en fonction des règles que j’ai définies.


   

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Edouard Valys Editions : (A ce moment là, sentant une suspicion de notre part, Olivier Seban allume son ordinateur portable pour nous faire découvrir l’intégralité de ses systèmes de trading intra day, avec leurs règles et les performances, un effort de transparence tout à fait inhabituel dans ce milieu. Plus de doute possible, à la lueur de ce qu’il nous montre et, malgré son marketing agressif, Olivier Seban est plus qu’un conférencier, avant tout un trader, doublé d’un expert dans le domaine du trading systématique !).

Combien de temps ont duré vos recherches dans le domaine de la modélisation des cours boursiers avant de déboucher sur un résultat concret ?

Olivier Seban : J’ai mis en évidence mes premiers systèmes (dont 2 que je trade toujours), il y a maintenant 2 ans (septembre 02). Il m’a fallu deux années entières de travail pour concevoir des systèmes performants, me poser les bonnes questions et trouver les réponses. Au cours de cette période j’ai acheté des dizaines de livres et testé des centaines de combinaisons. Il est difficile de se rendre compte de la quantité de travail que représente l’élaboration d’un système de trading et certains lecteurs pourraient être déçus, en achetant ce livre 99 € de ne trouver que quatre modèles pour jouer sur les indices boursiers et les actions. En même temps, ils ne voient pas l’économie de temps qu’ils réalisent.

La recherche, sur les marchés financiers, consiste à tester et souvent à éliminer une à une les vraies-fausses bonnes idées pour souvent s’apercevoir que beaucoup de croyances de l’analyse technique, basées sur des à priori subjectifs, ne fonctionnent pas. Et celles-ci sont beaucoup plus nombreuses qu’on pourrait le croire. Les différentes techniques développées dans ce livre offrent plusieurs axes de développement pertinents qui représentent des dizaines d’heures de travail, et donc autant de temps économisé. Je suis certain que 95% des lecteurs découvriront des concepts tout à fait inédits, comme celui du PH, qui n’ont jamais été dévoilés. De plus, pour le premier système décrit dans ce livre j’ai volontairement mis l’accent sur la pédagogie en détaillant pas à pas le processus complet d’élaboration du système. Ce qui permettra à d’éventuels développeurs de systèmes d’intégrer les différents concepts mis en avant.

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Déremboursement de médicaments: la balle est dans le camp du gouvernement

    

Déremboursement de médicaments: la balle est dans le camp du gouvernement
PARIS (AFP)

Tiroirs de médicaments dans une pharmacie de Paris© AFP/Archives Joël Saget
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, doit statuer la semaine prochaine sur une nouvelle vague de déremboursement de médicaments, après un avis rendu jeudi par la Haute autorité de la santé qui vise notamment 89 produits, dont des vasodiladateurs pour les personnes âgées.

La Haute autorité de santé (HAS), une instance consultative composée d'experts scientifiques créée dans le cadre de la réforme de l'assurance maladie, préconise le déremboursement de 89 médicaments jugés à service médical rendu (SMR) insuffisant.

Cette liste comprend des vasodilatateurs, souvent prescrits contre les troubles légers de la mémoire chez les personnes âgées, des anti-diarrhéiques, et d'autres produits utilisés en oto-rhino-laryngologie, pneumologie et infectiologie. Presque tous ces produits sont à prescription médicale obligatoire.

L'Ercefuryl (gastro-entérologie), le Nootropyl (vasodilatateur), le Surbronc (pneumologie) et le Rinurel (ORL) figurent notamment dans la liste.

"Le progrès médical s'accroit et le niveau d'exigence s'accroit aussi: certains médicaments ne passent plus la barre et pour ceux-ci il faut avoir une vision adaptée de la prise en charge par la collectivité", explique le président de la HAS, Laurent Degos.

Les vasodilatateurs, prescrits à environ 300.000 personnes chaque année, sont plus particulièrement dans le collimateur des experts de la HAS.

"Ces médicaments sont prescrits contre les troubles de la mémoire. Or, on ne peut faire croire que des médicaments peuvent redonner la mémoire", estime M. Degos, qui propose comme alternative "des exercices de stimulation de la mémoire".

La HAS précise toutefois que le déremboursement de ces vasodilatateurs pourrait être "progressif", car "il s'agit de personnes âgées qui ont souvent du mal à changer d'habitudes", juge Gilles Bouvenot, en charge de l'évaluation des médicaments à la HAS.

Pour 44 autres médicaments, l'organisme consultatif préconise un "maintien global du remboursement lorsque l'ensemble des indications d'un médicament sont à SMR suffisant", mais il recommande une prise en charge "limitée" lorsque ces médicaments sont jugés à SMR insuffisant pour certaines pathologies.

Le SMR d'un médicament, apprécié en fonction de son efficacité, effets indésirables, gravité de la pathologie traitée, etc., peut être jugé insuffisant, faible, modéré ou important.

La balle est désormais dans le camp de M. Bertrand qui rendra sa décision "la semaine prochaine", a annoncé le ministère.

Outre les échéances électorales, une enquête menée en septembre par le magazine 60 Millions de consommateurs pourrait inciter le gouvernement à la prudence. Elle montrait en effet une envolée des prix des médicaments déremboursés - mais toujours en vente libre -, fixés par les seuls industriels du secteur pharmaceutique, les pharmaciens, et les grossistes intermédiaires.

Cette nouvelle vague annoncée de déremboursements fait suite à deux précédentes listes du même type: 82 médicaments avaient été déremboursés à l'été 2003, suivis en mars 2006 d'une deuxième vague de 156 médicaments.

Selon le ministère, ces "vagues de déremboursement n'avaient pas fait l'objet d'un accompagnement suffisant du grand public et des professionnels de santé".

Les entreprises du médicaments (Leem) ont jugé qu'une nouvelle vague de déremboursement serait "une mauvaise décision (...) car les médicaments déremboursés sont suivis de transferts de prescriptions vers d'autres produits parfois plus chers, plus difficiles à manier".

© AFP Agence France-Presse

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Sarkozy veut renvoyer devant les assises les agresseurs de policiers

Sarkozy veut renvoyer devant les assises les agresseurs de policiers
VILLENEUVE-LA-GARENNE (AFP)

Nicolas Sarkozy s'exprime à Villeneuve-la-Garenne, lors du congrès de l'Union professionnelle artisanale (UPA)© AFP Franck Fife
Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a annoncé jeudi à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) qu'il voulait faire voter un texte pour que les agresseurs de "policiers, gendarmes et pompiers soient renvoyés devant les assises".

"Je ferai voter un texte dans mon projet de loi sur la prévention de la délinquance qui renverra devant les assises toute personne qui portera atteinte à l'intégrité physique des policiers, des gendarmes ou des sapeurs pompiers", a déclaré le ministre.

Les agresseurs "devront savoir qu'ils iront aux assises", a insisté M. Sarkozy, qui s'exprimait à son arrivée à la mairie de Villeneuve-la-Garenne où il a rejoint le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, pour signer une convention en faveur de la rénovation urbaine.

Revenant sur le sujet à sa sortie de la mairie, le ministre n'a pas précisé à partir de quel degré de gravité de l'agression les cours d'assises seraient saisies à la place des tribunaux correctionnels.

"Avec le Garde des Sceaux, nous proposerons un amendement (au projet de loi sur la prévention de la délinquance déjà adopté par le Sénat et qui doit venir prochainement à l'Assemblée nationale) qui visera à criminaliser ce genre d'affaire", s'est-il borné à indiquer.

"J'aurai l'occasion, avec le Garde des Sceaux, de préciser le détail de cette nouvelle incrimination", a poursuivi M. Sarkozy.

Au cours de son intervention à Villeneuve-la-Garenne, le ministre a estimé qu'il y avait plusieurs "avantages" à cette criminalisation, notamment parce qu'"aux assises, il y a des jurés et c'est donc le peuple français qui jugera".

"Il faut que ceux qui portent atteinte" aux personnes "qui portent des uniformes sachent que c'est grave, que c'est en vérité une offense à la République et que la République n'est pas décidée à l'accepter", a affirmé M. Sarkozy.

Mercredi en Conseil des ministres, le président Jacques Chirac a assuré les policiers victimes de violences de toute sa "solidarité" et demandé que les auteurs des violences soient "sanctionnés avec la plus grande sévérité".

Lundi, le Premier ministre Dominique de Villepin, avait de son côté demandé à Nicolas Sarkozy et au ministre de la Justice Pascal Clément "d'étudier un renforcement des poursuites et des peines en cas d'agression des forces de l'ordre".

© AFP Agence France-Presse

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Jean-Pierre Raffarin entendu comme témoin dans l'affaire Clearstream

Jean-Pierre Raffarin entendu comme témoin dans l'affaire Clearstream
PARIS (AFP)

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin était entendu jeudi matin, en tant que témoin, par les deux magistrats chargés de l'affaire Clearstream au pôle financier du tribunal de Paris, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Le patron de la DST avait de nouveau entendu mercredi, a-t-on appris jeudi.

L'ancien Premier ministre (2002-2005) est arrivé tôt au pôle financier évitant la presse massée à l'entrée du bâtiment situé boulevard des italiens (Paris IXe). Les juges interrogent probablement l'ex-Premier ministre et sénateur de la Vienne sur son degré de connaissance en 2003-2004 des éléments de l'affaire qui s'est nouée au moment où il était à Matignon.

Sous le gouvernement de M. Raffarin, M. de Villepin a été ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, puis de l'Intérieur jusqu'à fin mai 2005, date de sa nomination à Matignon.

Pierre de Bousquet de Floriane, le 03 juillet 2002 à Laval© AFP/Archives Valery Hache

L'ex-conseiller en communication de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, Dominique Ambiel, dont le nom apparaissait dans les listings truqués de l'institution financière luxembourgeoise Clearstream, avait été entendu mi-septembre par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons chargés de l'affaire Clearstream.

Un corbeau, qui s'est révélé être l'ancien vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin, avait envoyé en 2004 des courriers anonymes au juge Renaud van Ruymbeke accusant à tort des personnalités d'avoir touché de l'argent en marge de la vente de frégates à Taïwan en 1991, parmi lesquelles Nicolas Sarkozy.

Le directeur de la DST, Pierre de Bousquet de Florian, a de nouveau été entendu mercredi par les juges chargés de l'affaire Clearstream au pôle financier du tribunal de Paris, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier. M. de Bousquet de Florian avait déjà été entendu par Jean-Marie d'Huy et Henri Pons dans cette affaire le 21 janvier 2005. En juillet 2004, Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, avait confié au chef du contre-espionnage une enquête sur les listings de comptes Clearstream qui se sont avérés truqués.

Selon l'Est Républicain, qui révèle l'information, le patron de la DST a déclaré aux juges "qu'il n'avait pas procédé à une véritable enquête mais à un simple recueil de renseignements concernant les fonctionnaires dépendant du ministère de l'Intérieur dont les noms figuraient sur les listings bancaires truqués. Tout en essayant de chercher d'où provenaient les manipulations".

Toujours selon le quotidien, le directeur des services secrets a dit aux deux magistrats que "Dominique de Villepin n'avait jamais détruit un rapport de la DST désignant l'ex-vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin (mis en examen dans cette affaire), comme étant le corbeau". Le journaliste du Monde Hervé Gattegno affirme dans un livre sur l'affaire que M. de Villepin a détruit ce rapport à l'automne 2004, lorsqu'il était encore place Beauvau.

Le patron de la DST, poursuit l'Est Républicain, "a expliqué qu'il s'agissait d'une simple note manuscrite qu'il avait rédigée à l'attention de Dominique de Villepin" sur les luttes de pouvoir chez EADS. Toujours selon cette source, M. de Bousquet de Florian avait écrit cette note "la veille d'une rencontre entre M. de Villepin et Arnaud Lagardère". Il l'avait ensuite détruite après que l'actuel Premier ministre lui eut rendue, ajoute le quotidien. Matignon avait qualifié "d'allégations sans fondement" les affirmations d' Hervé Gattegno.

Enfin, l'ancien ministre des Affaires étrangères Michel Barnier a été entendu lundi comme témoin par les magistrats chargés de l'affaire Clearstream, a-t-il déclaré jeudi, confirmant une information du journal l'Est Républicain. "J'ai effectivement été entendu lundi. C'est tout à fait normal puisque je suis devenu ministre des Affaires étrangères en 2004", a déclaré M. Barnier, interrogé par téléphone. "J'ai confirmé (aux magistrats) qu'à aucun moment, dans toute la durée de mes fonctions de ministre des Affaires étrangères, je n'ai entendu parler de cette affaire" Clearstream, a-t-il ajouté. "Je n'ai fait aucun commentaire au fond, ni sur le dossier ni sur les personnes", a -t-il ajouté.

© AFP Agence France-Presse

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Suisse: Baisse des taxes en matière de marques et de brevets

Baisse des taxes en matière de marques et de brevets

            

 

BERNE  (ATS)             
Les taxes d'enregistrement d'une marque et les annuités perçues en matière de brevets pour la 5e et la 6e année vont diminuer de plus de 20% dès janvier. Près de 70 redevances vont en outre disparaître. Le Conseil fédéral a approuvé ces mesures.

   

L'Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI) diminuera ainsi ses taxes pour la sixième fois depuis qu'il a obtenu un statut autonome en 1996. Cette baisse est avant tout favorable aux PME et rehausse l'attrait de la place économique suisse, fait valoir le gouvernement. Pour les titulaires, ces mesures devraient apporter une économie totale de près de 8 millions de francs par an.

La taxe de dépôt d'une marque passera de 700 à 550 francs. Pour les demandes d'enregistrement présentées par voie électronique, la taxe diminuera de 600 à 450 francs. Pour les enregistrements internationaux désignant la Suisse, elle baissera de 400 à 200 francs.

La taxe de classes ne sera quant à elle perçue qu'à partir de la quatrième classe de produits ou de services, et non plus dès la troisième. Les annuités pour la cinquième et la sixième année passeront de 310 à 100 francs. Comme par le passé, aucune annuité n'est perçue pour les quatre premières années.

D'autres taxes sont significativement réduites et près de 70 supprimées dans tous les domaines de protection. Les taxes de modifications des inscriptions aux registres et d'établissement d'extraits de registre seront pour la plupart abrogées. La clientèle de l'IPI bénéficiera en outre d'une simplification des formalités administratives.

      

© SDA-ATS News Service

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UE: Bruxelles veut la libéralisation du marché postal en 2009

    

UE: Bruxelles veut la libéralisation du marché postal en 2009

BRUXELLES (ATS)
La Commission européenne a proposé de confirmer la date initialement prévue de 2009 pour l'ouverture totale du marché postal à la concurrence. Elle veut toutefois maintenir les obligations des Etats membres en matière de mission de service public.

A ce jour, seules les lettres de moins de 50 grammes, soit le courrier "ordinaire", sont exclues de la libéralisation entreprise en 1999 et restent le monopole de l'opérateur historique dans de nombreux Etats. En 2009, les opérateurs nationaux "ne disposeront plus de ce monopole", confirme la Commission dans son communiqué.

La Commission propose toutefois "de maintenir les obligations qui incombent actuellement aux Etats membres en matière de prestation d'un service universel de qualité, comprenant au moins une distribution et une levée du courrier cinq jours par semaine pour chaque citoyen de l'Union européenne".

L'exécutif européen estime que libéraliser totalement le secteur en 2009 est "la meilleure façon de maintenir le service universel tout en continuant à améliorer la qualité et le choix pour les consommateurs et les entreprises de l'Union".

En Suisse, le monopole pour les envois de plus de 100 grammes a été levé le premier avril. Au début du mois de mai, le Conseil fédéral avait confirmé son intention de poursuivre la libéraliation du marché postal, estimant que la Suisse ne peut pas aller à contre courant du processus d'ouverture européen.

Toutefois, la dernière étape de la libéralisation est redoutée par certaines postes européennes. En France notamment, La Poste craint que les modalités de financement proposées par la Commission soient insuffisantes pour maintenir un service universel de qualité.

"Les Etats membres pourront choisir parmi plusieurs moyens flexibles de financer le service universel ou auront la possibilité de répartir les obligations de service universel entre les opérateurs", s'est défendue la Commission.

Le projet doit encore être approuvé par les eurodéputés ainsi que par les ministres des 25 Etats membres. L'Allemagne, qui présidera l'UE au 1er semestre 2007, a répété qu'elle "ferait son possible" pour qu'il soit adopté sous sa présidence.

© SDA-ATS News Service

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Orange lance une messagerie instantanée en partenariat avec Microsoft

    

Orange lance une messagerie instantanée en partenariat avec Microsoft
PARIS (AFP)

L'opérateur de téléphonie mobile Orange proposera à partir de décembre un service de messagerie instantanée, développé avec Microsoft, auquel on pourra accéder aussi bien de son téléphone mobile que de son ordinateur.

Le PDG de Microsoft, Steve Ballmer, et celui de France Télécom, Didier Lombard, ont présenté mercredi cette offre, baptisée "Orange Messenger by Windows Live", au cours d'une conférence de presse à Paris.

Il s'agit de la même messagerie instantanée, Windows live Messenger, le nouveau nom de MSN Messenger, mise au point par le géant américain et accessible à partir d'un ordinateur. Elle a déjà conquis 240 millions d'utilisateurs à travers le monde qui peuvent dialoguer en direct sur internet et s'échanger des fichiers, notamment.

La version présentée mercredi a été redessinée pour Orange. Elle aura les mêmes fonctionnalités sur PC mais son usage sera étendu aux téléphones mobiles de la marque Orange.

Le PDG de Microsoft, Steve Ballmer (g) et celui de France Télécom, Didier Lombard, le 18 octobre 2006 à Paris lors de la présentation d'une messagerie instantanée commune© AFP Bertrand Guay

Les utilisateurs, dans un premier temps, pourront communiquer avec les 135 millions de clients d'Orange en Europe et les 240 millions de Windows Live. Puis dans quelques mois, il leur sera possible d'entrer en contact avec d'autres utilisateurs qui disposent d'abonnement chez d'autres opérateurs.

Bouygues Telecom propose ainsi ce service à ses clients depuis octobre 2005.

Le prix de cette offre, qui intéresse au premier chef les adolescents, n'a pas été divulgué. M. Lombard s'est limité à indiquer qu'il s'agira d'"un tarif adapté" qui ne fera pas "exploser les tirelires". Cette offre devrait être basée sur une formule de forfait.

Ce service sera accessible après téléchargement d'un logiciel. Six téléphones portables vendus par Orange sont d'ores et déjà en mesure d'accueillir ce service, qui sera disponible aussi bien sur les réseaux GSM, Edge que 3G.

"Il ne s'agit pas d'une coquetterie technique", a affirmé M. Lombard qui a souligné que cette offre est destinée au plus grand nombre et qu'elle sera accessible sur des téléphones mobiles grand public.

Dès décembre, 700.000 téléphones seront éligibles à cette offre puis en 2007 toute la gamme Orange la proposera. Enfin, d'ici 2 à 3 ans, grâce au renouvellement du parc, tous les clients y auront accès.

Après un premier lancement en France, cette offre sera améliorée au printemps avec de nouvelles fonctionnalités avant d'être proposée sur les marchés où Orange est présent, en Grande-Bretagne et en Espagne.

Il s'agit d'un "partenariat très fort" entre Microsoft et France Télécom qui ne sont pas liés par un accord d'exclusivité, ont indiqué les deux dirigeants. Cet accord prévoit un partage des coûts, des revenus et de la propriété intellectuelle de ce service.

© AFP Agence France-Presse

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Nestlé sur neuf mois: hausse des ventes de 9,1% à 72,2 milliards

Nestlé sur neuf mois: hausse des ventes de 9,1% à 72,2 milliards

VEVEY (ATS)
Le chiffre d'affaires de Nestlé a augmenté de 9,1% à 72,2 milliards de francs au cours des neuf premiers mois de l'année, sur un an. La croissance organique du numéro un mondial de l'industrie alimentaire s'affiche à 6,1%.

La multinationale vaudoise réitère ses principaux objectifs annuels, à savoir une hausse des ventes organiques de 5 à 6% ainsi qu'une amélioration de la marge d'exploitation (marge EBIT) en devises locales.

La croissance interne réelle de la firme est ressortie à 4,8% sur les trois premiers trimestres. Le chiffre d'affaires a progressé dans toutes les grandes zones d'activité, mais l'Europe, deuxième marché de Nestlé derrière les Amériques, présente une croissance plus faible. la direction, il y a bientôt dix ans, la multinationale affiche un taux moyen annuel de 5,7 %, qui situe la croissance hors acquisitions et effets de change.

L'occasion pour l'homme fort de Nestlé, qui se contentera de la présidence du conseil d'administration dès avril 2008, de rappeler ce qui fait la force du groupe veveysan. Le modèle Nestlé, selon lui, s'appuie sur la restructuration permanente du portefeuille de produits dans le but de l'optimiser.

La multinationale a ainsi cédé depuis dix ans des activités pesant 12 milliards de francs de chiffre d'affaires. Rien qu'en 2006, le montant atteint 3 milliards. Simultanément, des acquisitions ciblées ont été opérées, même si sur la période elles n'ont représenté que 1 % de la croissance des ventes.

Un aspect qui explique notamment pourquoi Nestlé n'a pas encore passé le cap des 100 milliards de francs de chiffre d'affaires. Cette année, ce dernier devrait ressortir à environ 95 milliards. Mais rien ne dit que 2007 avoisinera ou franchira la somme à trois chiffres.

"Des signes de ralentissement apparaissent", a expliqué Peter Brabeck, citant notamment les Etats-Unis, son plus grand marché. En Europe, où la croissance est plus faible qu'ailleurs, les craintes se concentrent sur l'Allemagne avec les effets encore hypothétiques du relèvement de la TVA en 2007.

© SDA-ATS News Service

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Hublot renaît auprès du public

Hublot renaît auprès du public

LIEN Hublot

HORLOGERIE La marque nyonnaise a presque quadruplé ses ventes en deux ans.

Gérée depuis fin 2004 par Jean-Claude Biver, la marque Hublot connaît une vraie renaissance auprès du public. La société horlogère nyonnaise devrait réaliser un chiffre d'affaires de 94 millions de francs cette année, et de 130 millions en 2007. «Le redressement est en route, nous avons presque quadruplé nos ventes en deux ans», a indiqué hier à Genève Jean-Claude Biver. Hublot dégageait encore un chiffre d'affaires de 26 millions lors de sa reprise. Alors que les commandes affluent, cultiver la rareté est l'apanage de la société «qui fusionne» tradition et innovation.

«Ce qui est formidable, c'est que ce résultat a été atteint sans dettes bancaires et sans augmentation de capital», a souligné le patron de Hublot. Dans l'intervalle, l'effectif est passé de 35 à 67 collaborateurs, et une fabrique de 12 000 m³, opérationnelle en juin 2007 à Nyon, est en construction.

En plein boom horloger, la stratégie de Hublot est bien de tirer profit de ses difficultés d'approvisionnement auprès des fournisseurs en organisant «une certaine rareté». La société a notamment mis en place une politique en matière de paiements, unique dans le secteur.

«Nous ne fabriquons que ce qui est payé, un choix imposé par la nécessité. Mais quand les objets sont rares, tout le monde se presse pour payer vite». Quelque 40% des clients de Hublot paient en avance, 20% à 10 jours, et 40% dans les 30 jours. «Nous naviguons sans actifs circulants et sans stock», a précisé le patron de Hublot.

Disponibilité restreinte

«Nous tablons sur 130 millions de francs de chiffre d'affaires en 2007 alors que nous avons déjà pour 160 à 180 millions de commandes». Pour Jean-Claude Biver, «le vrai luxe» est de ne pas être disponible partout. «Pour préserver le produit, on ne livre que 60% de ce qui est demandé».

Avec la seule montre «Big Bang», la société nyonnaise va réaliser 72% du chiffre d'affaires» en 2006, et pourtant ce modèle ne représente que 35% des quantités fabriquées. Au total, la marque aura produit 18 000 unités cette année.

Les ventes de Hublot se répartissent à hauteur de 20 millions de francs aux Etats-Unis, 13 millions au Japon et 10 millions en Espagne. En Suisse et en France, elles atteignent au moins 8 millions.


Ecran de veille montre Hublot

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Conjoncture Suisse: le PIB devrait augmenter de 1,6% en 2007 selon le Créa

    

Conjoncture: le PIB devrait augmenter de 1,6% en 2007 selon le Créa

LAUSANNE (ATS)
L'économie suisse devrait ralentir l'an prochain et son produit intérieur brut (PIB) croître de 1,6%, a indiqué l'institut Créa. En 2008, l'activité économique retrouvera du tonus, avec un PIB en hausse de 1,8%.

La dynamique actuelle devrait se poursuivre jusqu'à la fin de l'année car tous les indicateurs sont au vert. Les carnets de commandes des entreprises restent bien remplis. L'économie suisse devrait terminer 2006 sur une note plus que positive, avec une croissance du PIB réel de 2,9%, selon l'institut de prévisions économiques de l'Université de Lausanne.

En 2007, un certain essoufflement se fera en revanche sentir. Les divers sondages, réalisés auprès des consommateurs et des entreprises, montrent un fléchissement des activités dès la fin 2006.

Le ralentissement de la conjoncture internationale affectera également le secteur exportateur suisse, qui perdra donc passagèrement son rôle de moteur de l'économie. La consommation privée continuera à évoluer au-dessous de la croissance moyenne observée au cours de la période 1997-2001.

L'image générale reste pourtant rassurante. Le ralentissement prévu pour 2007 est plutôt à interpréter comme un retour à une situation plus normale après plusieurs trimestres de croissance somme toute élevée.

En 2008, l'activité économique suisse redeviendra plus robuste, sous l'influence du redressement de la demande intérieure et du secteur exportateur. Le PIB réel devrait atteindre un taux de croissance de 1,8%, estime le Créa.stitut conjoncturel allemand Zentrum für europäische Wirtschaftsforschung (ZEW) acquiescent. Si leur indice sur l'appréciation actuelle de l'économie s'inscrit désormais à 94,7 points, en hausse de 10,1 points, la situation n'en est pas moins à son point culminant.

Le nombre de spécialistes sondés par le CS et le ZEW tablant sur une embellie de la conjoncture a reculé de 8,5% par rapport à la précédente enquête. Ils ne sont ainsi plus que 10,5%. En revanche, 24,6% des spécialistes escomptent une détérioration de la situation, soit 7,4% de plus qu'auparavant.

Concernant la consommation privée, le Créa pense qu'elle continuera à évoluer au-dessous de la croissance moyenne observée entre 1997 et 2001.

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Serono: bénéfice de plus de 685 millions de francs après neuf mois

Serono: bénéfice de plus de 685 millions de francs après neuf mois

            

 

GENèVE  (ATS)             
Serono a dégagé un bénéfice net de 685,3 millions de francs au cours des neuf premiers mois de l'année. Entre janvier et septembre 2005, le groupe biotechnologique genevois avait essuyé une perte nette de 316,7 millions.

   

Le chiffre d'affaires a lui progressé de 7,8% à 2,6 milliards de francs, a indiqué Serono. Le résultat d'exploitation s'est inscrit à 764,9 millions, contre un déficit de 368,6 millions un an plus tôt.

Serono s'est récemment fait racheter par le groupe pharmaceutique allemand Merck. La transaction doit être achevée au cours des prochains mois. comparaison avec la perte essuyée entre janvier et septembre 2005 souffre d'un événement exceptionnel majeur. Serono avait en effet dû s'acquitter l'an dernier d'une amende de 893,6 millions de francs aux Etats-Unis suite à des pratiques commerciales illégales pour son médicament Serostim.

L'affaire est désormais loin derrière. Après avoir fait planer l'incertitude sur son avenir pendant de longs mois, la famille Bertarelli a finalement décidé de vendre son entreprise à Merck, qui constituera Serono en figure de proue de sa division biotechnologique.

Conséquence de ce changement de propriétaire, le groupe n'ambitionne plus d'acquisitions. Doté de liquidités de 2,66 milliards de francs à la fin septembre, Serono continue néanmoins à chercher des partenariats avec des laboratoires concurrents via des accords de licences, a dit Sébastien Martel, vice-président des relations avec les investisseurs.

Concernant l'évolution du portefeuille actuel de médicaments, Serono est particulièrement satisfait des performances du Rebif, son médicament vedette, utilisé pour traiter la sclérose en plaques. Sur le seul troisième trimestre, les ventes de ce produit ont crû de plus de 30% aux Etats-Unis, "alors que nous sommes présents sur ce marché depuis quatre ans", a souligné M. Martel.

Après neuf mois cette année, le Rebif totalise à lui seul 1,19 milliard de francs de ventes, c'est-à-dire plus de la moitié des revenus tirés par la firme avec ses médicaments. Et il a encore du potentiel, puisque Serono teste actuellement une nouvelle formulation du produit.

      

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Logitech réalise un deuxième trimestre record

Logitech réalise un deuxième trimestre record

            

 

BERNE  (ATS)             
Logitech a annoncé des ventes et un bénéfice records pour le 2e trimestre. Le bénéfice net a atteint 49 millions de dollars (62 millions de francs), en hausse de 36% en comparaison annuelle. Les ventes s'élèvent à 502 millons de dollars, soit plus de 19%.

   

Il s'agit du 32e trimestre consécutif de croissance à deux chiffres du fabricant vaudois d'accessoires informatiques, a indiqué jeudi le groupe dans un communiqué. Le 2e trimestre est clos au 30 septembre.

Le bénéfice opérationnel brut se monte 52 millions de dollars, soit une croissance de 36% par rapport au 2e trimestre 2005. Il inclut des coûts de 5,2 millions de dollars liés au plan d'intéressement.

Les ventes de détail se sont inscrites en hausse de 23% aux Etats-Unis, de 22% dans la région Europe, Moyen-Orient, Afrique et de 17% en Asie-Pacifique. Elles ont bénéficié d'une demande soutenue de produits audio et vidéo et de bonnes performances de produits sans fil.

Logitech a revu à la hausse ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice fiscal en cours, clos au 31 mars 2007. La société anticipe désormais une hausse de 17% de son chiffre d'affaires annuel.

      

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Alitalia sur le point de faire faillite

Alitalia sur le point de faire faillite

AVIATION La compagnie italienne perd toujours de l’argent. Clientélisme et erreurs stratégiques se sont succédé depuis des décennies. Son salut pourrait venir d’Orient.

«Alitalia est au bord du gouffre, elle peut faire faillite d'un jour à l'autre». C'est Romano Prodi en personne qui lance l'alarme. Et le président du Conseil jette tout son poids politique dans la bataille pour la survie de la compagnie nationale transalpine: «Je prends personnellement le dossier en main et je me donne trois mois pour tenter de trouver une solution.»

Les chiffres ne laissent pas beaucoup d'espoirs. Alitalia a perdu 221 millions d'euros au cours du premier trimestre 2006 alors que dans une conjoncture favorable les autres compagnies européennes engrangent des bénéfices: 224 millions pour Air France, 240 pour British Airways, 183 pour Lufthansa. La compagnie a déjà réduit ses vols car, comme l'a déclaré son président, Giancarlo Cimoli, «plus nous volons, plus nous perdons de l'argent.» Et cette fois, l'Etat, principal actionnaire avec 49% du capital, ne pourra pas aplanir les dettes car l'Union européenne l'interdit. Heureusement pour les finances publiques: en 15 ans l'Etat a déjà investi 5 milliards d'euros dans la compagnie. En pure perte.

Alitalia était pourtant dans les années 60 un fleuron de l'aéronautique européenne et un ambassadeur volant de l'élégance italienne. Mais la compagnie est devenue au fil des ans la vache à lait des partis politiques qui l'ont géré en fonction de leurs intérêts et de leurs clientèles. Les dizaines de présidents nommés par le pouvoir politique qui se sont succédé à sa tête se sont surtout illustrés par leur incompétence. Ainsi, on trouve dans la flotte d'Alitalia des Airbus, des Mac Donnell Douglas, des Boeing et des ATR alors que ses concurrents ont limité les frais d'entretien en se concentrant sur un unique constructeur. Le management a également loupé des choix stratégiques comme l'implantation du hub à Malpensa 2000 (lire ci-dessous) ou l'accord avec Air France qui a dérouté les voyageurs italiens vers Roissy pour les vols intercontinentaux. Il n'a pas non plus su anticiper l'arrivée des low cost (Virgin, Ryanair, Easyjet, etc.…) qui ont enlevé à Alitalia 25% du trafic avec l'Europe.

En prétendant à des avantages prohibitifs, les syndicats portent également une lourde responsabilité. Ainsi, pour le même nombre d'heures de vol, les pilotes d'Alitalia sont payés le double que ceux de la concurrence. La compagnie compte un salarié pour 700 voyageurs transportés contre un pour 10 000 passagers chez Ryanair. Une masse salariale qui réduit les marges et n'a pas enrayé une chute de la qualité des services. Respect des horaires, pertes de bagages, service en vol et à terre: Alitalia est en queue de tous les classements.

Que faire? Romano Prodi compte sur de nouvelles alliances. Mais Air France, déjà partenaire d'Alitalia, serait un allié trop puissant qui finirait par engloutir la compagnie italienne. Le salut pourrait venir d'Orient ou les compagnies émergentes - Cathay Pacific, Air India ou Air China sont les plus citées - ont intérêt à mettre un pied en Europe. L'enjeu politique est crucial. Car les Italiens ont une relation d'amour et de haine avec leur compagnie. Ils la critiquent mais ne peuvent pas s'en passer. Et ils tiendraient Romano Prodi responsable de sa disparition.
La rivalité entre Milan et Rome divise l’Italie

D.D.

La crise de l'Alitalia a relancé la guerre entre l'aéroport milanais de Malpensa 2000 et l'escale romaine de Fiumicino. Pour de nombreux observateurs, le choix de faire de Malpensa 2000 le hub de la compagnie nationale est un des facteurs de sa perte.

Malpensa fut inauguré en janvier 2000. Rapidement, l'aéroport milanais a montré de nombreux défauts. Situé à 52 kilomètres de Milan, il est très mal desservi par la route et il n'est pas rare de mettre plusieurs heures pour y arriver en voiture. Les écologistes ont empêché la construction de la troisième piste sans laquelle le trafic aérien reste engorgé. La gestion des bagages n'a jamais été convenablement résolue et le pourcentage de valises perdues (35 pour 1000 passagers) est le double de celui de Rome (15 valises pour 1000 passagers). Enfin, 80% du personnel est domicilié à Rome. Résultat: la compagnie remplit ses vols Rome-Milan… avec ses propres salariés. «Malpensa a quelques problèmes, reconnaissent les avocats de l'escale milanais. Mais il reste stratégique car 75% de la clientèle business, celle qui rapporte le plus, vit dans le nord de la péninsule.» Francesco Rutelli, ancien maire de la Ville éternelle et vice-président du conseil, a présenté un plan pour redéployer une partie importante du trafic sur Rome. Cela a provoqué la colère des élus du nord. Sur ce dossier, le monde politique ne se divise pas entre gauche et droite mais entre «nordistes» et «sudistes». Y compris au sein du gouvernement. Car si Rutelli défend Rome, Romano Prodi fut l'instigateur de la construction de Malpensa. La décision finale risque d'être plus politique que technique. En dépit du bon sens.

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mercredi 18 octobre 2006

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