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mercredi 18 octobre 2006

Document à fournir pour un crédit

Liste des documents à nous envoyer
- 3 derniers bulletins de salaires + bulletins de salaire de décembre 2005. (vous +conjoint)
- 3 derniers mois complets de relevés de compte bancaires de tous vos comptes.
(Pas de relevés Internet) Mentionner l’objet des sommes supérieures à 150€ (débit et crédit)
- Photocopie de la carte d’Identité recto et verso – Mr et Mme-
- Photocopie du livret de famille complet
- Dernière facture de téléphone (même portable avec abonnement)
- 1 RIB
- Tableaux d’amortissement de tous les crédits ou relevés de d’opérations récents (même ceux qui ne sont pas à racheter)
- Dernier avis d’imposition
- Taxe d’habitation
- Extrait du jugement de divorce (si divorcé)
- Dernière quittance de loyer, ou taxe foncière si propriétaire
Merci de préciser :
Si vous êtes fumeurs : Monsieur____ Madame_____
Ancienneté emploi Monsieur (mois/années) __________________
Ancienneté emploi Madame (mois/années) __________________
Ancienneté logement (mois/années) ________________________
Ancienneté banque (mois/années) _________________________
Estimation de votre bien immobilier ________________Euros
Merci de bien vouloir nous retourner ce document avec votre dossier

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mardi 17 octobre 2006

TF1 lance une nouvelle chaîne 100% jeux

TF1 lance une nouvelle chaîne 100% jeux
PARIS (AFP)

Le siège de TF1 à Boulogne-Billancourt© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
TF1 a lancé mardi une nouvelle chaîne thématique consacrée en totalité aux jeux télévisés, Jet (acronyme de Jeux et Télévision), qui émettra 24 heures sur 24 sur le satellite, le câble, l'ADSL et internet.

La chaîne du groupe Bouygues propose près de 10 heures par jour de programmes en direct avec la possibilité de gagner de l'argent ou des lots. Parmi eux, figurent des jeux exclusifs comme "People show" sur l'actualité des people, "Pop Up" pour retrouver des répliques de films ou des titres de chansons. On y trouve aussi des jeux venus de l'étranger, comme le jeu japonais "Viking", et la rediffusion de jeux cultes comme "l'Académie des neuf" de Jean-Pierre Foucault ou "Anagram" avec Daniel Prévost.

Les télespectateurs pourront aussi revoir des émissions à succès de TF1 telles "Zone rouge", "Greg le millionnaire" ou "Le grand concours".

Pendant les 10 heures de direct, chacun pourra jouer en temps réel grâce à son téléphone. Parmi les animateurs des jeux en direct, Lorène Cazals pour le "People show", Grégory Ascher pour "La Carte infernale", ou Frédérique Bangué pour "Le Quizz sport".

En prolongement de la chaîne, le site internet (www.jet.tv) va diffuser des programmes en direct et offrir de jouer gratuitement à des jeux de mémoire, de réflexion, etc.

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L'argent de la pub, nouvelle manne des sites d'échanges et des blogs

L'argent de la pub, nouvelle manne des sites d'échanges et des blogs
NEW YORK (AFP)

Une femme consulte le site en communauté MySpace, à Washington© AFP/Archives Nicholas Kamm
Les recettes publicitaires se déversent sur les sites de socialisation et les blogs, les deux créneaux internet en vogue, au grand profit des géants des médias et d'internet qui les rachètent ou leur fournissent les publicités, et des blogueurs qui encaissent la mise.

Lundi, le groupe de télévision américain MTVN (groupe Viacom) a racheté le site Quizilla, vu par 3,1 millions d'internautes. Un nouvel exemple de rachat de ces sites d'échanges, plébiscités surtout par les adolescents.

Le coup d'envoi avait été donné l'an dernier quand le groupe News Corp avait acquis le plus connu, MySpace, pour 580 millions de dollars et Yahoo! le site d'échanges de photos Flickr. La tendance s'est confirmée par le récent rachat du site d'échanges de vidéos YouTube par Google pour 1,65 milliard.

Les enchères montent pour racheter ces sites populaires, qui monnaient leur audience à coup de bannières publicitaires ciblées, avec des recettes qui grimpent en flèche.

Les dépenses publicitaires mondiales sur ces sites d'échanges devraient passer de 350 millions de dollars en 2006 -- dont 180 millions pour MySpace, vu par 50 millions de personnes par mois -- à 2,5 milliards en 2010, selon le cabinet spécialisé eMarketer.

Ces chiffres sont "à réviser en hausse", a prédit Debbie Williamson, analyste chez eMarketer, rappelant que Google a convenu fin août de verser à MySpace 900 millions de dollars pour être son fournisseur publicitaire exclusif, avant un accord similaire entre Microsoft et le site Facebook.

Facebook, challenger de MySpace, est courtisé par le groupe Yahoo! qui serait prêt à le racheter pour un milliard de dollars, selon la presse.

"Passer une publicité un ou deux jours sur la page d'accueil de MySpace peut coûter un million de dollars", a souligné Mme Williamson. C'est davantage qu'un spot télévisé.

La manne publicitaire commence à retomber aussi sur les blogs, ces sites de commentaires personnels qui attirent de plus en plus d'annonceurs.

Les leaders d'internet Google, Yahoo! et Microsoft, ainsi que des dizaines de sites spécialisés proposent aux auteurs de blogs de placer des publicités sur leurs pages en rapport avec leur contenu, et de partager avec eux les recettes, proportionnelles au nombre de clics sur le bandeau ou au nombre de pages vues.

L'un des outils les plus efficaces est celui de Google, Adsense, qui analyse automatiquement les mots du blog pour placer des publicités liées au contenu.

"Un blog populaire, par exemple avec 75.000 pages vues par jour, peut gagner 2.000 dollars par mois", a commenté Bill Fish, associé du fournisseur publicitaire Text Link Ads.

Les blogs les plus courus attirent même les investisseurs, comme le site américain de commentaires politiques Huffington Post qui a reçu cet été 5 millions de dollars d'un fonds mené par SoftBank.

"Un site à grand succès, avec 500.000 visiteurs par mois revenant 5 fois et regardant 5 pages par exemple, peut même gagner plus de 100.000 dollars par mois", a commenté Emily Riley, analyste chez Jupiter Research.

Mais rares sont les blogueurs riches: la plupart ne récolte au mieux que quelques dizaines de dollars.

Les publicités sur les blogs, de seulement 36 millions de dollars aux Etats-Unis, devraient décupler en 2010, selon eMarketer. Et "21% des annonceurs de tous secteurs, contre 15% l'an dernier, comptent utiliser un blog", a renchéri Mme Riley.

Tout blogueur peut calculer ses gains potentiels, grâce à des sites comme celui du groupe Overture qui recense à partir de n'importe quel thème les meilleures offres d'annonceurs.

© AFP Agence France-Presse

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Cours matières premières

Matières premières

Libellé Dernier Var. Ouv. + haut + bas Veille
Gold Index 590.60 -0.89% 0.00 0.00 0.00 595.90
Silver Index 11.72 -1.22% 0.00 0.00 0.00 11.86
Paladium Index 318.00 -1.55% 0.00 0.00 0.00 323.00
Platinium Index 1 081.50 -0.32% 0.00 0.00 0.00 1 085.00
Pétrole (New York) 58.91 USD -0.03% 60.13 60.25 58.65 58.93

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Cours du pétrole brut par baril 17 octobre

                 
Cours : 58.91
Variation : -0.03%
Volume : 75 110
Ouverture : 60.13
+ Haut : 60.25
+ Bas : 58.65
Clôt. veille : 58.93
 
Graphique Intraday  

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Liste des voitures les plus économique en carburant

EcoMobiListe 2006

Le guide de l'ATE pour l'achat écologique d'une auto évalue les voitures de tourisme en fonction de leurs émissions de CO2, de gaz polluants et de bruit. La brochure complète peut être téléchargée ou commandée.

Outre le palmarès et l'évaluation de plus de 500 modèles de voitures quant à leur impact environnemental, l'EcoMobiListe présente un palmarès par catégories de véhicules et fournit une multitude d'astuces et d'informations utiles à l'achat d'une voiture.
Les articles suivants peuvent être téléchargés individuellement:

                                                                                                                                                                  
>>> EcoMobiListe, mars  2006       
>>>  Complément, octobre 2006
 

   
   
          
   Les dix meilleures / palmarès par catégorie      
     Le système d'évaluation de 'EcoMobiListe
   
 
    Carburants:         diesel, gaz, essence
   
 
     Moteurs et carburants alternatifs
       
 
    Sécurité/Résultats du test Euro NCAP
   
 
     Engagement écologique des fabricants de voitures
   
 
>>> Flottes de véhicules d'entreprises écologiques grâce à l'EcoMobiListe
   
 
>>>   EcoMobiListe 2000 - 2006
      
   
 
>>> Liste des modèles diesel avec filtre à particules, avril  2006
Source: Revue automobile

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samedi 14 octobre 2006

Blog: Défiscalisation épargne finance impôts

Défiscalisation épargne finance impôts

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Partenaires achat en ligne

Achat en ligne

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L’informatique pourrait renaître de ses cendres

L’informatique pourrait renaître de ses cendres

MÉTIERS Sinistrées les professions de l’informatique? Si elle a effectivement subi un sérieux revers entre 2001 et 2005, la branche a de nouveau le vent en poupe. Décorticage.

mathieu rod- Christophe Andreae et Anna Chappuis, respectivement président et assistante marketing du Groupement romand de l’informatique.

Il y a vingt ans, on pensait que l'informatique serait la panacée pour toute une série de travailleurs qu'on compterait dès lors en milliers. La branche a pourtant dû déchanter en accusant, notamment, un recul de l'emploi de 10% entre 2001 et 2005 (lire aussi 24heures du 31 août 2006).

Pourtant, il se pourrait bien qu'elle renaisse glorieusement de ses cendres. C'est ce que démontre une récente étude du Groupement romand de l'informatique (GRI), faite en collaboration avec son homologue suisse alémanique SwissICT.

Marché plus ouvert

Christophe Andreae est le président du GRI, association patronale représentant 400 sociétés actives dans le domaine. «On découvre qu'actuellement, le marché du travail en IT (technologies de l'information) est plus ouvert. Dans des domaines précis, on est même déjà en rupture de ressources humaines. Pourtant, paradoxalement, à cause essentiellement de l'axiome rentré dans l'inconscient collectif qui veut qu'un «informaticien égale un chômeur», les jeunes ont tendance à bouder la profession. Les HES, par exemple, peinent à remplir leurs classes, ce qui représente un risque à moyen terme», explique-t-il. Or, la population d'informaticiens vieillit et attend d'être relevée.

La reprise a lieu

Quelques chiffres tendent à démontrer que si la reprise n'est pas aussi flamboyante que dans le secteur industriel (pourtant lui aussi avait été tenu pour mort), elle a bel et bien lieu. Ainsi par exemple, sur Genève, le nombre de demandeurs d'emploi dans le domaine informatique a passé de 1100 à la mi-2003 à 500 à la mi-2006 (soit une baisse de 55%). La tendance est identique pour le canton de Vaud.

Nouvelles technologies

«La situation économique actuelle est bien meilleure et, après quatre années de restrictions budgétaires, les entreprises – celles qui ont survécu à la bulle internet et qui atteignent aujourd'hui un niveau de maturité – investissent à nouveau dans les nouvelles technologies. Principalement celles liées à la mobilité, les achats en ligne et l'intégration totale de leur système de gestion. Ce qui a, bien sûr, des répercussions positives sur le marché de l'emploi», affirme-t-il.

L'état des lieux est donc plutôt rassurant puisque, a priori, les leçons de la dernière décennie ont été retenues. En outre, il n'y a plus aujourd'hui de bulle spéculative salariale, à l'image de celle qui avait précipité la profession aux abysses. «Pour un jeune qui voudrait se lancer, il faut lui dire que le marché est sain pour les gens formés (CFC + certifications au minimum, HES, Uni ou EPFL) qui conservent au minimum cinq jours par an de formation continue», assure-t-il. A noter que les salaires – 107 000 francs en moyenne suisse annuelle – sont pratiquement identiques à Zurich ou à Genève.

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Lancement d’un diplôme en opérations bancaires

Lancement d’un diplôme en opérations bancaires

FINANCE Le cursus professionnel de l’ISFB reçoit, à Genève, une reconnaissance cantonale et fait déjà le plein.

Les employés et cadres de banque du bout du lac peuvent être satisfaits: le diplôme en opérations bancaires est désormais reconnu par les autorités. / KEYSTONE

Avec des augmentations d'effectifs chaque année plus importantes, la place financière romande a un besoin accru de formation pointue pour ses professionnels.

Excellente nouvelle pour les milliers d'employés et cadres actifs dans le milieu, un diplôme en opérations bancaires vient de recevoir une reconnaissance cantonale pour la rentrée.

Proposée à Genève par l'ISFB (lire l'encadré), la formation liée aux opérations bancaires devient donc un cursus reconnu par les autorités. Lancée à la demande du marché bancaire en 2005, cette formation est liée au secteur du back-office qui manque cruellement de compétence et de relève.

Une demande des banques

Le back-office est en effet très important pour assurer le suivi des opérations du front. «Assurer aux cadres des opérations une formation globale, transversale, expliquant les tenants et les aboutissants de chaque processus est devenu un must. Les dirigeants de banque l'ont bien compris et l'Etat également», explique la directrice de l'ISFB, Joëlle Frick Muhlemann.

Le projet pilote a débuté en septembre 2005 et il est reconduit cette année avec une volée complète de dix-sept personnes. Les cours vont être dédoublés en 2007 pour assurer la demande.

En résumé, ce diplôme comporte sept modules de quatre jours. Après chaque module, un examen de 90 minutes est organisé. Le cursus peut être suivi en neuf mois au minimum et trois ans au maximum. Le diplôme est donné à Genève dans les locaux de la Praille.
Formation spécifique reconnue d’utilité publique par l’Etat

E. B.

L'ISFB est l'Institut supérieur de formation bancaire basé à Genève et propose plusieurs formations liées aux métiers de la banque. Cet institut est organisé professionnellement avec un conseil présidé par Jean-François Demole, associé gérant de la banque Pictet Cie. Le conseil est représenté par sept directeurs généraux ou associés gérants des différentes catégories de banques.

L'association, créée en 1987, émane des banques genevoises. Elle est reconnue d'utilité publique par l'Etat et possède un label de qualité «eduQua».

Une soixantaine de banques sont membres de l'institut qui joue un rôle déterminant dans le maintien de la compétitivité de la place financière romande.

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Automobile: les ventes des constructeurs français continuent à chuter en Europe

    

Automobile: les ventes des constructeurs français continuent à chuter en Europe
BRUXELLES (AFP)

Les ventes des constructeurs français Peugeot Citroën (PSA) et surtout Renault ont continué en septembre leur chute en Europe, dans un marché en légère baisse, selon les chiffres publiés vendredi par l'Association des constructeurs européens automobiles (ACEA).

Tandis que les immatriculations de voitures neuves en Europe ont reculé de 2,6% sur un an à 1.406.515 unités, le groupe Renault (marques Renault et Dacia) a vu les siennes chuter de 14,2% à 108.727 unités et PSA de 3,7% à 173.830 unités.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le recul cumulé a été de 3,3% pour PSA et de 10,3% pour Renault, dans un marché en progression de 0,1%.

Les chiffres portent sur les 26 pays passés en revue par l'ACEA: les 25 Etats membres de l'Union européenne moins Chypre et Malte mais plus les trois pays de l'AELE (Norvège, Suisse et Islande).

Depuis plusieurs mois, les constructeurs français PSA Peugeot Citroën et Renault sont à la peine sur leur principal marché, l'Europe, et dans leur pays d'origine, de plus en plus concurrencés par les marques étrangères, asiatiques en tête.

En terme de parts de marché, Renault a vu sa position de nouveau s'effriter, et passer de 8,8% en septembre 2005 à 7,7% en septembre 2006. PSA en revanche s'est maintenu à 12,4% de part de marché, contre 12,5% l'an dernier.

C'est en Europe de l'Ouest, qui comprend les marchés des 15 premiers Etats membres de l'UE ainsi que ceux de l'AELE, que PSA et Renault ont vu leurs ventes de voitures neuves le plus écornées, avec des baisses de respectivement 4% et 14,9%.

En terme de pays, seule l'Allemagne a connu en septembre une augmentation des ventes de voitures neuves (+4,5%) en Europe de l'Ouest. La France (-13,3%) et l'Irlande (-12,3%) ont en revanche accusé les reculs les plus importants.

A l'inverse, en Europe de l'Est, certains pays ont affiché un bond remarquable des immatriculations, comme la Lettonie (+52,4%) et la Lituanie (+46,4%).

Dans les 26 pays étudiés par l'ACEA, le groupe allemand Volkswagen reste de manière incontestée à la première place, avec 271.581 voitures neuves immatriculées en septembre. Il réussit même à enregistrer une hausse de 2,2% par rapport à l'an passé.

Derrière lui suivent PSA, Ford (-0,1% à 133.113 unités), General Motors (-9% à 147.804 unités), Renault et enfin Fiat, qui se fait remarquer par une hausse de 14,6% de ses immatriculations à 94.540 unités.

Le groupe japonais Toyota enregistre également une forte amélioration (+12,1%) à 83.539 unités.

© AFP Agence France-Presse

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Moscou menace le pétrolier russe Loukoïl et accentue la pression sur Total

Moscou menace le pétrolier russe Loukoïl et accentue la pression sur Total
MOSCOU (AFP)

Le président de Total, Thierry Desmaret, le 12 mai 2006 à Paris© AFP Olivier Laban-Mattei
Moscou a menacé pour la première fois vendredi de retirer à une société pétrolière russe, le numéro un Loukoïl, des licences d'exploitation, tout en maintenant la pression sur les majors étrangères avec l'annonce d'une vérification sur un projet du français Total.

Le chef du service de contrôle de l'environnement, une émanation du ministère russe des Ressources naturelles, a mis en garde le groupe Loukoïl contre un retrait possible des licences de 20 de ses gisements en Russie s'il ne se mettait pas en conformité avec les conditions d'exploitation définies par contrat.

Ce service est "arrivé à la conclusion qu'il y avait nécessité de retirer les licences de développement et d'extraction d'hydrocarbures" de 12 gisements dans la république des Komi (nord) et huit autres dans la région de Khanty-Mansiïsk (Sibérie occidentale).

Les autorités russes accusent Loukoïl de dépassement des délais de développement et d'extraction des gisements, et de créer des problèmes écologiques.

"Dans l'hypothèse où ces violations n'étaient pas réglées dans les délais indiqués, le service de contrôle envisagerait d'examiner un retrait de ces licences", précise le ministère.

Le directeur général de Loukoïl-Komi, une filiale de Loukoïl, s'est montré rassurant. "Nous allons analyser les requêtes reçues, mesurer les problèmes et les régler, et ensuite nous continuerons à travailler à la gloire de la Russie", a dit Vladimir Moulizk, le directeur général de la filiale.

A Moscou, ni les marchés ni les analystes contactés n'ont semblé inquiets d'une attaque en règle contre le numéro un russe.

Selon Kakha Kiknavelidze, un analyste à la banque d'investissement, il est peu probable que les menaces des autorités soient le signe d'un "problème sérieux" pour Loukoïl.

"Je n'excluerais pas que Loukoïl ait simplement perdu tout intérêt pour certains de ses gisements et ait décidé de ne pas les développer", a estimé M. Kiknavelidze.

Pour Andreï Fiodorov, analyste pétrole et gaz à Alfa Bank, les Russes pourraient chercher à toucher par ricochet l'américain ConocoPhillips, très lié à Loukoïl dans des projets en Russie.

ConocoPhillips a été exclu lundi, comme quatre autres majors étrangères, du projet gazier Chtokman, dans la mer de Barents.

Les menaces contre Loukoïl interviennent alors que les autorités, sous l'impulsion du ministère des Ressources naturelles, s'intéressent de près aux majors étrangères travaillant en Russie.

En septembre, ce ministère avait ainsi menacé de faire cesser le gigantesque projet pétrolier et gazier piloté par le groupe anglo-néerlandais Shell à Sakhaline, dans l'Extrême-Orient russe, si Shell ne réglait pas les problèmes de pollution sur l'île.

Dans la foulée, le ministère avait également annoncé des "vérifications" des conditions d'exploitation des gisements du groupe russo-britannique TNK-BP et de celui de Total à Khariaga dans le Grand nord russe.

Des analystes russes et étrangers et des journaux russes émettent depuis des doutes sur les motivations "écologistes" de Moscou, suggérant que la Russie tenterait simplement de reprendre la main sur des ressources "bradées" aux groupes étrangers dans la débâcle économique des années 1990.

Vendredi, le président de la Cour des comptes, Sergueï Stepachine, a ainsi annoncé que l'accord de partage de production du gisement de Khariaga, signé entre Total et le gouvernement russe, ferait l'objet en 2007 d'une vérification.

Le champ de Khariaga produit actuellement environ 20.000 barils par jour et fait l'objet depuis plusieurs années d'âpres disputes, le gouvernement russe accusant Total de retards excessifs dans l'avancement du projet et le niveau de production.

Le ministère des Ressources naturelles a déjà annoncé en septembre qu'il avait l'intention de "vérifier" si le groupe respectait son "accord de licence" à Khariaga, dont il contrôle 50%, le norvégien Hydro 40% et la compagnie pétrolière de la région des Nenets 10%.

© AFP Agence France-Presse

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Le micro-crédit, un modèle de développement durable

    

Le micro-crédit, un modèle de développement durable
PARIS (AFP)

Le président du comité Nobel Ole Danbolt Mjoes tient une photographie du lauréat du prix Nobel de la paix 2006, le Bangladais Muhammad Yunus. Bangladesh's Muhammad Yunus, dubbed the "Banker to the Poor", and the Grameen Bank which makes small-scale loans to more than six million borrowers won the Nobel Peace Prize. AFP Photo Haakon Mosvold Larsen / Scanpix NORWAY OUT© AFP/Scanpix Haakon Mosvold Larsen
Les initiatives de micro-crédit, sur le modèle de la Grameen Bank au Bangladesh - qui a reçu vendredi le Prix Nobel de la Paix, avec son fondateur Muhammad Yunus - se multiplient dans le monde, avec en filigrane la promotion d'un nouveau modèle de développement durable.

En une décennie, les "banquiers aux pieds nus" ou les "banquiers des pauvres", comme ils sont surnommés, se sont imposés auprès des organisations internationales -Onu ou Banque mondiale notamment-, des organisations non gouvernementales et des pouvoirs publics, comme une des solutions à l'extrême pauvreté du sud, mais aussi dans les pays industrialisés.

La micro-finance fait référence à tous les programmes de services financiers qui offrent des crédits aux personnes en situation d'extrême pauvreté, afin de leur permettre un travail autonome.

Selon le rapport 2005 de "l'Etat de la campagne du sommet du micro-crédit" soutenu par plusieurs organisations internationales, gouvernements et ONG, au 31 décembre 2004, 3.164 institutions de micro-crédit desservaient près de 100 millions de clients dans le monde, dont 66,6 faisaient partie des plus pauvres lorsqu'ils ont souscrit leur premier emprunt. Un prêt peut être de 15 euros seulement.

Par extension, en estimant qu'il y a en moyenne cinq personnes par famille, ces clients ont permis de soutenir plus de 300 millions de personnes dans le monde, soit l'équivalent de la population de la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, les Pays-Bas, la Suisse et la Norvège réunis, souligne le rapport.

De sa création en 1976 à 2006, la Grameen Bank a ainsi déboursé 5,7 milliards de dollars à plus de 6 millions d'emprunteurs, parmi lesquels 95% étaient des femmes.

Derrière les statistiques se cachent des visages et des histoires individuelles, comme celle de Janet Deval, cliente de Fonkoze (institution de micro-crédit en Haïti), citée dans le rapport.

"Je travaille dur au marché pour pouvoir rembourser mes emprunts, me rendre à l'école et permettre à mes enfants d'avoir aussi cette opportunité", explique Janet, qui a reçu plusieurs crédits lui permettant d'apprendre à lire et écrire, et à mieux gagner sa vie sur le marché où elle travaille.

En général, le niveau de remboursement des micro-prêts se révèle meilleur que pour les prêts conventionnels, malgré parfois des taux d'intérêts relativement élevés.

Certains remettent néanmoins en cause aujourd'hui l'efficacité du modèle, en faisant valoir, comme l'ancien Pdg de Microsoft et mécène Bill Gates, que les pays du Sud doivent d'abord résoudre leurs problèmes d'infrastructures lourdes, portant notamment sur l'accès à l'eau et à la santé.

Selon Jean-Michel Servet, professeur d'économie du développement à Genève, et auteur de l'ouvrage "Banquiers aux pieds nus" paru en 2006, le micro-crédit peut être une solution aux problèmes de gaspillage de l'aide internationale, voire à son détournement, mais il est encore trop tôt pour attribuer aux seules vertus de la micro-finance l'amélioration des conditions de vie constatées ici et là, ainsi que son rôle dans l'émancipation des femmes.

Il constitue néanmoins un outil efficace dans la lutte contre l'exclusion bancaire, la création de nouvelles solidarités et le développement local.

© AFP Agence France-Presse

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Suez et GDF vont revoir leur copie et la présenter sous peu à Bruxelles

Suez et GDF vont revoir leur copie et la présenter sous peu à Bruxelles
PARIS (AFP)

Suez et GDF devraient faire parvenir rapidement à Bruxelles leurs nouvelles concessions dans le cadre de leurs âpres négociations avec la Commission européenne sur leur projet de fusion, alors que des rumeurs sur l'entente entre les groupes commencent à apparaître.

Suez et GDF vont proposer à la Commission européenne la cession totale de la filiale de Suez en Belgique Distrigaz, ainsi que la vente de 13 à 15% de leurs capacités gazières dans ce pays, a-t-on appris vendredi auprès d'un membre du comité central d'entreprise européen de GDF.

Ces propositions seront adressées vendredi aux services européens de la concurrence dans le cadre de la deuxième phase des négociations entre les deux groupes et les autorités européennes.

Le processus de fusion entre Suez et GDF n'est pas menacé, a déclaré vendredi sur BFM le PDG de Suez Gérard Mestrallet, alors que courent des rumeurs de mésententes entre les groupes.

Graphique interactif sur le projet de fusion GDF-Suez (GRAPHIQUE FLASH)© AFP iactiv

"Le processus de fusion n'est pas menacé", a déclaré le PDG de Suez.

Par ailleurs, M. Mestrallet a assuré que "à ce stade de la réflexion", les deux groupes suivent des principes "de parité et d'équité" dans la définition des équipes dirigeantes à venir.

"C'est une fusion d'égaux entre deux grands groupes, (...) qui ont leur fierté, il est essentiel de respecter les deux cultures, les savoirs-faire et les traditions", a déclaré M. Mestrallet.

Les deux groupes affichent toujours leur "confiance" dans le succès de leur opération et jurent qu'ils travaillent main dans la main face aux autorités communautaires de la concurrence.

Mais des accrocs sont apparus récemment. "La direction de GDF laisse entendre que le patron de Suez Gérard Mestrallet a négocié avec l'Etat belge et décidé de lui faire des concessions sur l'électricité et le nucléaire sans l'avis de GDF", a déclaré une source proche du dossier.

Suez a en effet passé un accord la semaine dernière avec l'Etat belge, indépendamment des négociations avec la Commission européenne, par lequel le groupe a renoncé à une partie de son potentiel électrique. Or un des intérêts de la fusion pour Gaz de France est de mettre la main sur des actifs électriques.

Par ailleurs, les négociations avec les services européens de la concurrence se sont compliquées ces derniers jours.

Officiellement, "toutes les préoccupations de la Commission étaient énumérées dans la communication de griefs du 18 août", auxquels ont répondu les deux groupes le 20 septembre, et il n'y a pas eu "d'exigences supplémentaires", selon le porte-parole européen à la Concurrence, Jonathan Todd.

Mais selon une source proche du dossier, il y a bien eu un durcissement de la Commission autour de la table de négociations après réception des observations des concurrents des deux groupes sur les remèdes proposés.

Suez et GDF devraient notamment renoncer totalement à la filiale de distribution de gaz de Suez en Belgique, Distrigaz, et faire des concessions supplémentaires sur la gestion de terminaux méthanier.

GDF a convoqué dans l'urgence jeudi un conseil d'administration pour se pencher sur cette nouvelle situation. Toute la question est en effet de savoir jusqu'à quel niveau de concessions à la Commission cette fusion restera intéressante pour GDF.

Le conseil a prévenu qu'il n'entendait pas aller trop loin en défendant "la force du modèle stratégique et de la culture industrielle de Gaz de France".

Le groupe a aussi laissé poindre ce qui pourrait passer pour de l'agacement vis-à-vis de Suez, en soulignant la "nécessité d'une gouvernance équilibrée du futur ensemble tant au niveau du conseil d'administration que du management".

Un autre point de crispation alors qu'il est clair qu'au terme de cette fusion, ce sera Suez (41,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2005 et 157.000 collaborateurs) qui aura absorbé GDF (22,4 milliards de chiffre d'affaires et 53.000 collaborateurs).

Selon Les Echos de vendredi qui cite une source proche du dossier, le succès de la fusion dépendra "essentiellement de la volonté de Suez de lâcher des choses, en termes de pouvoir".

Parmi les autres sujets de discorde potentiels, figurent la parité de fusion alors que les rumeurs d'OPA de François Pinault sur le pôle environnement de Suez, même démenties, ont fait monter l'action (35,24 euros à la clôture jeudi à la Bourse de Paris contre 31,43 euros pour GDF), ou encore le nom du futur groupe.

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