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samedi 14 octobre 2006

Bourse de Paris: le CAC 40 stable

Bourse de Paris: le CAC 40 stable

La Bourse de Paris était quasi stable vendredi après-midi, le CAC 40 perdant 0,02% dans un marché qui n'a pas trop réagi à un chiffre des ventes de détail aux Etats-Unis, qui a franchement déçu les analystes.   

A 15H50 (13H50 GMT), le CAC 40 cédait 1,12 point à 5.360,24 points.

La Bourse de New York était en légère baisse vendredi peu après l'ouverture, l'indice Dow Jones perdant 0,04%, tandis que le Nasdaq cédait 0,06%, après l'annonce de ventes de détail aux Etats-Unis qui ont reculé en septembre davantage que prévu.

Les ventes de détail aux Etats-Unis ont reculé de 0,4% en septembre par rapport à août et de 0,5% hors secteur automobile, alors que les analystes tablaient sur une hausse de 0,2% des ventes de détail et sur une stabilité hors secteur automobile.

La progression générale est la plus faible enregistrée depuis juin 2006 et celle des ventes hors automobile est au plus bas depuis avril 2003, a précisé le département du Commerce.

L'OREAL (-2,25% à 75,90 euros) recule après la publication d'un chiffre d'affaires trimestriel qui a déçu les nombreux optimistes.

L'action ayant engrangé 20% depuis le début de l'année, plusieurs analystes prévoient des prises de bénéfice. C'est la raison principale évoquée par UBS pour justifier l'abaissement de sa recommandation à "neutre" contre "acheter" et son objectif de cours à 87 euros contre 95 auparavant.

MICHELIN (+1,68% à 60,55 euros) est soutenu par le relèvement de 24% de l'objectif de cours de la Deutsche Bank à 78 euros, contre 63 euros auparavant, dans l'espoir d'une progression des marges bénéficiaires du pneumaticien.

"Nos prévisions de bénéfices par action pour 2007 et 2008, de respectivement 6,3 et 7,8 euros, dépassent de 9% et 24% celles du consensus des analystes", souligne la banque allemande.

  1. Euronext

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EADS détient désormais 100% d'Airbus, après le rachat des 20% de BAE Systems

EADS détient désormais 100% d'Airbus, après le rachat des 20% de BAE Systems
PARIS (AFP)

Le co-président allemand d'EADS, Manfred Bischoff, le 23 juin 2000 à Paris© AFP/Archives François Guillot
EADS détient désormais en totalité Airbus, après avoir racheté comme prévu la part de 20% détenue par le groupe de défense britannique BAE Systems dans l'avionneur, pour 2,75 milliards d'euros, a annoncé vendredi le groupe européen dans un communiqué.

"EADS a acquis aujourd'hui les 20% des parts de BAE Systems dans Airbus pour une valeur de 2,75 milliards d'euros", indique la maison mère du constructeur aéronautique en précisant avoir réglé ce montant "grâce à des liquidités provenant de ressources disponibles dans le groupe".

Le groupe européen d'aéronautique et de défense "devient dorénavant le seul propriétaire d'Airbus", qu'il a l'intention d'intégrer plus fortement.

En témoigne la nomination lundi à la tête d'Airbus du co-président d'EADS Louis Gallois, qui cumulera les deux fonctions.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Jacques Chirac, le 12 octobre 2006 à l'Elysée© AFP/Pool François Mori

Le montant de la cession "a été déterminé par un expert indépendant lors du processus de l'option de vente, lancé en juin 2006 par BAE Systems", rappelle EADS.

En juillet, la banque Rothschild avait estimé la part de BAE à 2,75 milliards. Malgré l'annonce en juin de nouveaux retards du programme A380, qui avaient fait chuter le cours de Bourse d'EADS de 26% le 14 juin, ce prix avait paru très bas au marché, qui estimait au double cette part dans Airbus.

BAE avait alors lancé un audit, avant de finalement recommander début septembre à ses actionnaires de voter pour une vente à ce prix, estimant en substance qu'il valait mieux prendre cette somme tout de suite qu'attendre des années avant de pouvoir la céder au même prix.

"Au vu de l'audit, le conseil d'administration est inquiet des possibles besoins de financement d'Airbus à moyen terme", avait souligné le groupe, remarquant "que BAE Systems pourrait avoir à garder sa part dans Airbus pendant une période assez longue, avant d'être sûr de pouvoir la revendre à un prix significativement plus élevé".

Depuis, le 3 octobre, EADS a prévenu que le calendrier de livraisons de l'avion géant A380 allait subir un troisième retard "en moyenne d'un an", soit un décalage du programme de près de deux ans comparé au plan initial, qui amputera ses comptes de près de 5 milliards d'euros d'ici 2010.

Airbus a réagi en lançant un vaste programme de réduction de coûts et de réorganisation industrielle, visant des économies de 2 milliards d'euros par an à partir de 2010.

EADS, qui emploie quelque 110.000 personnes dans le monde, a enregistré un chiffre d'affaires de 34,2 milliards d'euros en 2005, généré aux deux tiers par Airbus (22 milliards de c.a l'an dernier).

Outre l'avionneur, le groupe comprend notamment l'hélicoptériste Eurocopter et le missilier MBDA (détenu à 37,5% par EADS, à 37,5% par BAE-Systems et à 25% par Finmeccanica).

L'Etat français détient 15% du capital d'EADS, au côté du groupe Lagardère (7,5%), à égalité avec le groupe automobile germano-américain DaimlerChrysler qui possède environ 22,5% d'EADS. L'Etat espagnol détient 5,48% d'EADS, à travers la holding publique Sepi.

© AFP Agence France-Presse

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Wall Street finit en hausse

Wall Street finit en hausse

La Bourse de New York a fini en hausse vendredi, l'indice Dow Jones prenant 0,11% tandis que le Nasdaq a gagné 0,47%, après des indicateurs ayant rassuré les investisseurs sur la poursuite de la croissance aux Etats-Unis.   

A la clôture des échanges, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a progressé de 12,81 points à 11.960,51 points, son plus haut niveau historique en clôture. L'indice composite du Nasdaq a gagné 11,11 points à 2.357,29 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 a pris de son côté 0,20% (+2,79 points) à 1.365,62 points.

Si l'indice Nasdaq s'est maintenu dans le vert durant toute la séance, l'indice phare de la Bourse de New York, le Dow Jones, a oscillé autour de l'équilibre pendant une grande partie de la journée, pour finalement terminer à quelques encâblures du seuil symbolique des 12.000 points.

Il a paru affecté en début de séance par la publication de ventes de détail aux Etats-Unis, en recul de 0,4% en septembre par rapport à août, et de 0,5% hors secteur automobile, entraînées par la baisse du prix de l'essence.

Les analystes tablaient sur une hausse de 0,2% des ventes de détail et sur une stabilité hors secteur automobile.

Mais si l'on retire l'essence, les ventes de détail ont progressé de 0,6% en septembre, "ce qui est plutôt encourageant et non pas le signe d'une économie qui s'affaiblit", ont estimé les analystes de Briefing.com.

L'indice de confiance des consommateurs américains, établi par l'université du Michigan, a par ailleurs progressé à 92,3 points en octobre contre 85,4 points pour septembre, selon les statistiques préliminaires publiées vendredi.

Côté inflation, les investisseurs ont été rassurés par la baisse de 2,1% en septembre des prix à l'importation, plombés par une chute de 10,3% des prix des produits pétroliers.

"Les chiffres publiés vendredi indiquent toujours une poursuite de la croissance, a réagi Marc Pado, de Cantor Fitzgerald.

Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 4,806% contre 4,778% jeudi soir, et celui à 30 ans à 4,938% contre 4,911%.

  1. NASDAQ
  2. NYSE

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Moins d'essence : comment choisir une voiture peu gourmande ?

Moins d'essence : comment choisir une voiture peu gourmande ?
mardi 17 octobre 2006 
Le prix de l'essence monte beaucoup et redescend peu, le réchauffement climatique de la planète inquiète, comment rouler en consommant moins de pétrole ?

Emission de la télévision Suisse romande mardi 17 octobre

Le gaz naturel, une alternative écologique et économique? [TSR]

Sur ces questions aussi bien économiques qu'écologiques, A Bon Entendeur vous apporte des réponses très concrètes.
Dans ce domaine, les technologies d'aujourd'hui présentent des avantages, mais aussi quelques inconvénients. Moteur, réservoir et pot d'échappement, ABE fait l'inventaire.
Et demain, les biocarburants, la pile à combustible pourront-ils remplacer totalement les moteurs actuels. Peut-on compter sur la bonne volonté des constructeurs pour espérer rouler un jour dans des voitures sobres ?
La voiture à émission zéro n'existe pas encore, A Bon Entendeur proposera en prime quelques tuyaux pour limiter la consommation d'essence.

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Etats-Unis: le Dow Jones gagne 0,1%, le Nasdaq prend 0,5%

Etats-Unis: le Dow Jones gagne 0,1%, le Nasdaq prend 0,5%

NEW YORK (ATS)

La Bourse de New York a fini en hausse. L'indice Dow Jones a gagné 0,1% ou 12,81 points à 11 960,51. Le S&P 500 a pris 2,78 points, soit 0,2%, à 1365,61. Le Nasdaq Composite a avancé de 11,11 points (0,47%) à 2357,29 points.

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Le Nobel de la paix au Bangladais Yunus et à sa banque pour les pauvres

    

Le Nobel de la paix au Bangladais Yunus et à sa banque pour les pauvres
OSLO (AFP)

Muhammad Yunus lors d'une conférence de presse à Dacca, le 13 octobre 2006© AFP Farjana K. Godhuly
Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi au Bangladais , le "prêteur d'espoir", et à son établissement de micro-crédit, la Grameen Bank, qui ont permis à des millions de démunis de s'extirper de la misère.

Le choix du comité Nobel, qui a déjoué tous les pronostics, a été salué aux quatre coins de la planète, du palais de l'Elysée au siège de l'ONU en passant par les villages du Rwanda.

"Une paix durable ne peut pas être obtenue sans qu'une partie importante de la population trouve les moyens de sortir de la pauvreté", a expliqué Ole Danbolt Mjoes, le président du comité, lors de l'attribution du prix.

"Le micro-crédit est un de ces moyens", a-t-il ajouté.

Muhammad Yunus, embrassé par sa fille Dina, après avoir appris sa désignation pour le prix Nobel de la paix, le 13 octobre 2006 à Dacca© AFP Farjana D Godhuly

Surnommé le "banquier des pauvres" mais préférant le titre de "prêteur d'espoir", Muhammad Yunus est le père de la Grameen Bank, première banque au monde à pratiquer le micro-crédit en faveur de personnes totalement insolvables.

L'initiative, qui a essaimé dans de nombreux pays, permet aux déshérités d'acheter des outils, des poulets ou un téléphone portable.

"Tout individu sur Terre a à la fois le potentiel et le droit de vivre une vie décente", a précisé M. Mjoes. "Par-delà les cultures et les civilisations, M. Yunus et la Grameen Bank ont démontré que même les plus démunis peuvent oeuvrer en faveur de leur propre développement", a-t-il ajouté.

"Vous soutenez un rêve pour former un monde débarrassé de la pauvreté", a réagi le co-lauréat sur les ondes de la radio NRK. "Cela va donner une bonne dose d'énergie au mouvement entier, je peux vous le garantir", a-t-il ajouté.

Fondée il y a 30 ans dans l'un des pays les plus pauvres au monde, la Grameen Bank ("banque de village") est venue en aide à plus de 6,5 millions de personnes, presque en totalité des femmes.

Forte d'un capital de 27 dollars à sa création, la banque a distribué à ce jour quelque 5,7 milliards de dollars de micro-crédit. Ses activités représentent plus de 1% du Produit intérieur brut du Bangladesh.

"Peu importe le nombre de prix que vous obtenez, c'est celui-ci qui compte", a affirmé Muhammad Yunus, déjà titulaire d'une soixantaine de récompenses, en apprenant qu'il avait reçu le Nobel.

Cet économiste de 66 ans a indiqué qu'il verserait la part du Nobel qui lui revenait --la moitié du chèque de 1,1 million d'euros-- à de bonnes causes.

A New York, le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan s'est dit "ravi" par la récompense donnée à Muhammad Yunus et à la Grameen Bank, "alliés de longue date des Nations unies pour la cause du développement et de l'autonomisation des femmes".

Le président français Jacques Chirac a pour sa part salué une "oeuvre exceptionnelle au service de la solidarité, du développement et de la paix".

Patrice Kayibanda, un Rwandais qui a recouru au micro-crédit pour acheter un "téléphone collectif", a affirmé que l'initiative du "banquier des pauvres" était "une vraie bénédiction".

"J'ai maintenant remboursé mon emprunt (et) j'ai réussi en même temps à payer une place d'école à mes enfants en vendant des appels téléphoniques", a-t-il expliqué.

Le chef historique du syndicat polonais Solidarité et prix Nobel de la paix en 1983 Lech Walesa s'est en revanche déclaré "surpris". "Il aurait été mieux (d'accorder à Muhammad Yunus un prix) pour l'économie, pour une idée économique originale", a-t-il dit.

En décernant le Nobel à un artisan de la lutte contre la pauvreté, les cinq Sages norvégiens ont une nouvelle fois étendu le champ couvert par le prix de la paix.

Celui-ci a déjà considérablement élargi ses horizons ces dernières décennies, en s'intéressant aux droits de l'Homme, à l'humanitaire ou encore à la défense de l'environnement avec l'écologiste kényane Wangari Maathai, distinguée en 2004.

Le Nobel de la paix sera remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, le savant et philanthrope suédois Alfred Nobel, inventeur de la dynamite.

Le Bangladais Muhammad Yunus a annoncé vendredi qu'il ferait don à des bonnes causes de sa part de la récompense totale de 1,4 million de dollars.

La somme de 1,4 million de dollars (1,1 million d'euros) versée pour le Prix Nobel de la Paix se divise en deux parts égales entre M. Yunus et la banque qu'il a fondée.

Noureddine Ayouche, le président de la fondation marocaine de micro-crédit Zakoura, une des plus importantes au Maghreb, s'est réjoui de l'attribution vendredi du prix Nobel de la paix 2006 au Bangladais Muhammad Yunus et à sa banque, la Grameen Bank.

"Je suis ravi, je trouve que c'est largement mérité et j'attendais depuis trois ans cette distinction pour Muhammad Yunus. Il mérite même le prix Nobel de l'économie", a déclaré à l'AFP Noureddine Ayouche.

  1. Grameen Bank
  2. La fondation Nobel

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Les constructeurs français à la peine sur le marché européen

Les constructeurs français à la peine sur le marché européen
PARIS (AFP)

Les constructeurs français Renault, et dans une moindre mesure PSA Peugeot Citroën, ont enregistré un nouveau recul de leurs immatriculations en Europe en septembre, dans un marché européen marqué par une baisse importante des ventes en France.

Les constructeurs français ont relativisé ces résultats, compte tenu du poids du marché national et des différences dans le cycle de renouvellement des gammes, bien engagé pour PSA avec la Peugeot 207 tandis que Renault a pâti de l'absence de nouveauté d'importance cette année.

Renault (marques Renault et Dacia) a enregistré en septembre une chute des immatriculations de voitures neuves en Europe de 14,2% sur un an à 108.727 unités. Le recul de PSA est moindre à 3,7% avec 173.830 immatriculations, selon les chiffres publiés vendredi par l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).

Dans la zone considérée (l'Union européenne moins Chypre et Malte, plus la Norvège, la Suisse et l'Islande), les immatriculations ont reculé en septembre de 2,6% sur un an à 1.406.515 unités.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le recul cumulé s'établit à 10,3% pour Renault et à 3,3% pour PSA.

Pour Renault, ces chiffres sont à replacer dans un contexte mondial. Le constructeur souligne que les ventes pour l'ensemble du groupe ont enregistré sur les neuf premiers mois une hausse de 10,5% dans le monde hors Europe, "en ligne avec (sa) politique de croissance à l'international", a expliqué un porte-parole.

S'agissant du recul en Europe, Renault met en avant "un marché très concurrentiel et en baisse en septembre", alors que sa "politique sélective commerciale" veut se concentrer sur "les ventes rentables" sans multiplier les grandes offres promotionnelles.

Renault évoque aussi un cycle de produit "un peu difficile" cette année, alors que septembre 2005 avait été marqué par l'arrivée de la Clio III. Le groupe table pour redresser la barre sur le lancement en 2007 de nouveaux modèles comme la nouvelle Twingo, prévus dans le plan Renault Contrat 2009.

De son côté, le groupe PSA souligne que ses résultats de septembre ont été affectés par le recul important du marché français (-13,3%) et par le poids important ce mois-ci du marché britannique (près de 30% du total européen) où sa part est moindre qu'en Europe, a expliqué un porte-parole.

Au sein du groupe, Peugeot tire mieux son épingle du jeu en septembre, avec un repli limité à 1,1%, notamment en raison de la 207, lancée entre avril et juin selon les pays.

Peugeot fait "un peu mieux que le marché", souligne un porte-parole, qui y voit "un début de retournement" avec un "effet 207 qui va s'amplifier".

Selon l'ACEA, le groupe Renault a vu sa part de marché sur l'ensemble des 26 pays étudiés se réduire de 8,8% en septembre 2005 à 7,7% en septembre 2006, tandis que PSA s'est maintenu à 12,4%, contre 12,5% l'an dernier.

La plupart des constructeurs ont vu leur part de marché progresser: de 18,4% à 19,3% pour le groupe Volkswagen, de 11,5% à 11,8% pour le groupe Ford, de 5,7 à 6,7% pour le groupe Fiat, de 6,1% à 6,2% pour DaimlerChrysler, de 5,2% à 5,9% pour Toyota et de 5,7% à 6% pour BMW.

La part de marché en Europe du groupe General Motors a en revanche baissé à 10,5% en septembre contre 11,3% un an plus tôt.

© AFP Agence France-Presse

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Métaux: records du nickel et du plomb, l'étain au plus haut depuis 1989

Métaux: records du nickel et du plomb, l'étain au plus haut depuis 1989
LONDRES (AFP)

Les prix du nickel et du plomb ont battu des records historiques vendredi à Londres, tandis que l'étain a atteint le seuil de 10.000 dollars pour la première fois depuis 1989, soutenus par une forte demande, des stocks en déclin et des problèmes d'approvisionnement.

Le cours du nickel a grimpé à 30.850 dollars la tonne vers 12H00 GMT sur le London Metal Exchange (LME), premier marché à terme de métaux dans le monde, un niveau jamais vu depuis le début de la cotation du métal en 1979.

Le plomb, qui sert à fabriquer des piles et des batteries, a progressé jusqu'à 1.517 dollars la tonne, un record depuis le début de sa cotation en 1953.

Quant à l'étain, utilisé pour les soudures et la confection d'objets en fer blanc tels que les boîtes de conserve, il a touché le seuil symbolique de 10.000 dollars la tonne pour la première fois depuis sa réintroduction à Londres en 1989.

Le zinc évoluait pour sa part à son plus haut niveau depuis mai dernier, à plus de 3.800 dollars, mais le cuivre et l'aluminium, qui sont pourtant les métaux les plus échangés, restaient à la traîne.

Cette nouvelle poussée intervient alors que se tient à Londres la "Semaine du LME", un rendez-vous annuel très suivi des investisseurs, car riche en pronostics sur les perspectives de prix des métaux de base.

Or, les analystes ont dans leur majorité prédit des prix très élevés pour ces métaux jusqu'au deuxième semestre 2007, dans un contexte d'offre limitée et de forte consommation chinoise.

Le cours du nickel profite de l'essor de la demande d'acier inoxydable, son principal usage, et du déclin des stocks détenus par le LME, qui ont fondu d'environ 90% depuis le début de l'année.

"L'approvisionnement du marché en nickel ne s'est pas vraiment amélioré, et la faiblesse des stocks sur le LME a provoqué une nouvelle poussée vers un record", a expliqué Robin Bhar, analyste à la banque UBS.

"La production d'acier inoxydable demeure très forte, et on ne l'imagine pas faiblir à court terme", a-t-il ajouté.

Le nickel n'échappe pas non plus aux perturbations de la production. La grève générale en cours depuis le 25 septembre en Nouvelle-Calédonie a ralenti la production de plusieurs mines et fours de la Société Le Nickel, et porté un coup d'arrêt au projet de construction de l'usine métallurgique du groupe canadien Inco.

Le plomb bénéficie des mêmes facteurs de soutien: forte demande, baisse des stocks, mais aussi des interruptions de production dans des mines australiennes. Quant à l'étain, il est surtout soutenu par des perturbations de la production en Indonésie.

Contrairement aux autres métaux de base qui avaient tous atteint des records historiques plus tôt cette année, l'étain avait jusqu'ici été relativement épargné par la flambée du secteur.

Son prix était encore plus élevé qu'aujourd'hui dans les années 1970 et au début des années 1980, mais il avait dégringolé en 1985 à la suite de la "crise de l'étain", ce qui avait conduit à une suspension de sa cotation à Londres pendant quatre ans.

La "crise de l'étain" a été déclenchée par le net déclin de la consommation après la récession des années 1981-82 aux Etats-Unis et dans la plupart des pays industrialisés. Le Conseil international de l'étain (ITC) a pu en limiter l'impact en achetant et stockant le surplus de métal jusqu'en 1985, lorsqu'il s'est retrouvé surendetté et s'est déclaré en faillite.

© AFP Agence France-Presse

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vendredi 13 octobre 2006

L'Opep échoue à enrayer la chute du brut

L'Opep échoue à enrayer la chute du brut et risque une crise de crédibilité
LONDRES (AFP)

L'Opep a échoué à convaincre le marché qu'elle comptait réellement réduire sa production de pétrole pour enrayer la chute du prix du baril, qui est tombé jeudi au plus bas depuis dix mois à New York.

Le baril de "light sweet crude" coté à New York pour livraison en novembre est tombé jeudi à son plus bas depuis le 19 décembre, à 57,22 dollars. Il a perdu 27% de sa valeur depuis son record historique de 78,40 dollars atteint à la mi-juillet.

Il est ensuite remonté en réponse à la fermeture de plateformes pétrolières en Norvège pour des raisons de sécurité, et surtout en réaction à l'annonce d'une baisse plus marquée que prévu des stocks de fioul de chauffage aux Etats-Unis.

Vers 16H00 GMT, il progressait de 31 cents à 57,90 dollars.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a suivi la même trajectoire et remontait de 30 cents à 58,95 dollars, après être descendu jusqu'à 58,16 dollars.

Selon Mike Wittner, analyste à la Calyon, la tendance des cours restait toutefois à la baisse car "le marché est devenu très impatient vis-à-vis de l'Opep, voire a perdu foi".

Depuis plus d'une semaine, le recul des cours entamé il y a deux mois s'est accéléré, un mouvement qui semblait en effet sanctionner l'échec des pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à faire front commun contre le déclin des prix.

Les onze membres de l'Opep sont parvenus mercredi à un consensus pour réduire leur production d'un million de barils par jour, selon leur président, le Nigérian Edmund Daukoru. Mais ils négociaient encore sur la "répartition" entre eux de cette baisse, qui doit encore être formellement décidée.

"Le marché ignore si la réduction porte sur les quotas ou sur la production réelle, et c'est ce désaccord majeur qui pèse sur les prix", explique Michael Davies, analyste à la maison de courtage Sucden.

"Beaucoup de pays de l'Opep produisent déjà en dessous de leurs quotas, et donc une réduction des quotas ne réussirait pas à avoir un réel impact sur les cours", estime-t-il.

Les membres de l'Opep (sans compter l'Irak, exclu du système des quotas) fournissent en effet déjà moins de brut que leurs quotas les y autorisent. Leur production est estimée entre 27,5 et 27,8 millions de barils par jour selon les estimations, pour des quotas fixés actuellement à 28 mbj.

Une baisse des quotas d'un million à 27 mbj ne reviendrait donc en réalité qu'à réduire de 500.000 barils par jour l'offre réelle des membres de l'Opep.

"Plus l'Opep traîne à atteindre un accord sur la question, plus elle met en évidence à quel point elle est divisée et plus elle entame (sa) crédibilité", prévient Michael Davies.

Les pays de l'Opep étaient également en désaccord sur la nécessité de convoquer une réunion d'urgence la semaine prochaine afin d'annoncer officiellement leur décision. Plusieurs membres influents du cartel tels que l'Iran et le Venezuela souhaitent la tenue d'une telle réunion, mais le président s'y oppose, car il ne veut ni dramatiser la situation, ni faire de l'ombre à la réunion qui doit avoir lieu dans son pays, au Nigeria, en décembre.

Depuis plus de deux ans, l'Opep n'a trouvé aucune difficulté à s'entendre pour accroître sa production, afin de répondre à la vigueur de la demande, notamment chinoise, tout en profitant de l'envolée de ses revenus. Elle n'a pas réduit ses quotas depuis avril 2004. Maintenant que le contexte a changé, avec des prix et des revenus du pétrole en baisse, le marché attendait de l'Opep qu'elle fasse preuve de discipline, ce qui n'est pas le cas.

© AFP Agence France-Presse

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jeudi 12 octobre 2006

Etats-Unis: nouveau déficit commercial record en août

Etats-Unis: nouveau déficit commercial record en août
WASHINGTON (AFP)

Le déficit commercial des Etats-Unis a atteint un nouveau record en août, à 69,9 milliards de dollars contre 68 milliards en juillet, a indiqué jeudi le département du Commerce.

C'est une déception pour les analystes qui tablaient sur une baisse du déficit à 66,5 milliards de dollars. C'est aussi le deuxième mois consécutif que la balance commerciale affiche un déficit record.

Les chiffres de juillet ont été laissés inchangés à 68 milliards de dollars.

En août les exportations ont progressé de 2,3% à 122,4 milliards de dollars et les importations de 2,4% à 192,3 milliards.

La dégradation du déficit s'explique essentiellement par une détérioration de la position vis-à-vis de la Chine et d'une forte hausse des importations de pétrole.

Le déficit vis-à-vis de la Chine s'est creusé de 12,2% à 22 milliards de dollars, un niveau record, les Américains important toujours plus de biens de consommation à bas prix. La Chine représente à elle seule près d'un tiers du déficit américain.

La balance pétrolière a elle aussi affiché un déficit record à 27,2 milliards de dollars, alors que le prix moyen à l'importation du baril atteignait son plus haut niveau historique (66,12 dollars).

Sur les huit premiers mois de l'année, le déficit commercial atteint 522,8 milliards de dollars, contre 457 milliards de dollars sur la même période de 2005. Les Etats-Unis sont donc en passe d'enfoncer le record de 717 milliards atteint l'an dernier.

© AFP Agence France-Presse

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Des relents d’Enron sur la Silicon Valley

Des relents d’Enron sur la Silicon Valley

FRAUDE Le scandale des stock-options fait tache d’huile: deux nouveaux patrons «démissionnés» aux Etats-Unis.

Dans la Silicon Valley, on n'a décidément pas la mémoire des dates. Car après Apple, Juniper Networks ou Macrovision, c'est au tour de CNET et de McAfee d'être pris la main dans le sac pour avoir antidaté des stock-options.

Part substantielle de la rémunération des dirigeants dans les high-tech, les stock-options permettent d'acheter des actions à un cours préférentiel, fixé lors de leur attribution. Bien sûr, plus le prix est bas, et plus c'est intéressant. La tentation est alors grande d'antidater les dates de remise des stock-options, pour les faire coïncider avec des périodes où le cours des actions était au plancher.

Aujourd'hui, le scandale éclabousse Shelby Bonnie, patron et cofondateur de CNET, propriétaire des sites News.com et Download.com. Egalement épinglé: George Samenuk, président de McAfee, qui édite l'antivirus du même nom. Mais, et c'est bien là le problème, la pratique était quasi institutionnalisée aux Etats-Unis: un quart des sociétés auraient triché sur les stock-options entre 1996 et 2005, selon une récente étude américaine. Avec un pic juste après le 11 septembre, quand la Bourse a touché le troisième sous-sol…

Le scandale s'étend, mais ce n'est encore que sommet de l'iceberg. Et dire qu'on se croyait vacciné dans la Silicon Valley… Or, l'affaire rappelle le feuilleton Enron, le plus gros scandale financier de (feu) la nouvelle économie. On n'en est pas encore là. Certes, cette «culture de l'avidité», à ce point généralisée, surprend même les médias du cru. Mais les sociétés mouillées devraient en être quittes pour quelques millions de dollars d'amende.

Trop de pression

Autre dommage collatéral, la valse des patrons. Car 2006 s'annonce comme un millésime record aux Etats-Unis: selon le cabinet Challenger, Gray & Christmas, 1112 PDG ont déjà posé les plaques cette année - dont 152 pour le seul mois de septembre.

Une bonne partie de ces départs - pas tous - est liée aux enquêtes comptables et autres soucis juridiques. Prenons le cas d'Andrew McKelvey, fondateur de Monster.com, le plus gros site de recherche d'emplois sur internet: celui-ci a démissionné lundi de son poste de PDG, expliquant que sa charge de travail était devenue trop lourde… à cause du temps consacré à la révision des stock-options.

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mercredi 11 octobre 2006

Euronext propose des rapprochements européens, mais pas avant New York

Euronext propose des rapprochements européens, mais pas avant New York
PARIS (AFP)

Euronext a officiellement proposé mercredi des rapprochements avec les Bourses de Francfort et de Milan, mais en réaffirmant qu'ils ne se feraient pas avant la Bourse de New York (Nyse), avec laquelle il a déjà conclu un projet de fusion.

&quot;Euronext considère que la proposition&quot; du PDG de Schneider Electric Henri Lachmann &quot;d'un apport à Euronext par Deutsche Börse et Borsa Italiana de leurs activités de négociations sur actions, peut très utilement compléter notre projet de rapprochement convenu avec Nyse&quot;, a indiqué la Bourse paneuropéenne dans un communiqué.

Une telle &quot;participation à l'alliance Euronext-Nyse est proposée avec le soutien total du Nyse&quot;, insiste-t-elle.

Après avoir consulté depuis juin les utilisateurs d'Euronext à la demande de l'organisation Paris Europlace, M. Lachmann avait renvoyé dos-à-dos la semaine dernière les offres rivales du Nyse et de Deutsche Börse pour racheter Euronext.

Il avait émis l'idée d'un &quot;scénario&quot; alternatif qui verrait Deutsche Börse apporter ses activités de négociations d'actions à Euronext, en échange d'une participation de 15 à 20% dans le groupe qui gère la Bourse de Paris mais aussi celles d'Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne.

Sa proposition, ouverte à la Bourse de Milan (Borsa Italiana), renvoyait à plus tard un mariage avec le Nyse. Euronext avait dit accueillir &quot;favorablement&quot; cette idée et s'était dit prêt à l'étudier.

La Bourse paneuropéenne a rendu son verdict mercredi, confirmant son ouverture d'esprit européen mais aussi sa volonté de faire passer la Bourse de New York avant.

Euronext &quot;considère qu'une combinaison des activités de négociations sur actions de Deutsche Börse et Borsa Italiana avec Euronext est entièrement compatible avec la fusion prévue entre Nyse et Euronext&quot;.

Mais elle enfonce le clou sur sa fusion avec New York. &quot;La combinaison Euronext-Nyse créera un véritable leader mondial et permettra de renforcer la position des marchés européens comme centre de la finance internationale&quot;, dit-elle.

&quot;Le champion européen qu'est Euronext pourra être renforcé par la poursuite de la consolidation du marché et l'intégration d'autres partenaires européens au sein de sa structure ouverte et fédérale&quot;, ajoute-t-elle.

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Wall Street perd 0,13%, le Nasdaq 0,31%

         

Wall Street perd 0,13%, le Nasdaq 0,31%

             

BERNE  (ATS)             
New York (ats/reuters) La Bourse de New York a clôturé en baisse de 0,13 % mercredi. L'indice Dow Jones a perdu 14,96 points à 11 852,21. Sur le Nasdaq, l'indice Composite a de son côté reculé de 7,16 points (0,31 %) à 2308,27.

   

L'indice S&P-500, plus large, cède quant à lui 3,4 points (0,26 %) à 1349,93.

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mardi 10 octobre 2006

Plus de 190 millions de personnes auront accès à France 24 dès son lancement

Plus de 190 millions de personnes auront accès à France 24 dès son lancement
CANNES (AFP)

Plus de 190 millions de personnes sont assurées à ce stade de recevoir France 24 dès son lancement en décembre, ont annoncé les responsables de la chaîne française internationale d'information, mardi au marché international des programmes audiovisuels (MIPCOM) de Cannes.

France 24, qui sera lancé en décembre 2006 en numérique et en clair sur l'Europe, le Proche et le Moyen-Orient, l'Afrique et dans les villes américaines de New York et Washington D.C., sera reçu en clair dans 90 pays par 145 millions de personnes et, via une offre commerciale, par 45 millions.

De source informée, on précise que ce lancement aura lieu "le 6 ou le 7 décembre".

Après un lancement en trois langues sur internet fin novembre, la chaîne devrait démarrer sur le câble et le satellite "la première semaine de décembre", a indiqué Gérard Saint-Paul, membre du directoire et chargé de la politique éditoriale.

Les directeurs de la chaîne France 24, Gérard Saint-Paul, Alain de Pouzilhac and Jean-Yves Bonsergent (GàD), le 10 octobre 2006 à Cannes© AFP Valéry Hache

La chaîne sera présente sur sept satellites (Hotbird 7, Astra 1, Atlantic Bird 2, Eurobird, Arabsat 3A, Nilesat 102, NSS 7 Bande C) couvrant l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique, soit une centaine de millions de télespectateurs au Maghreb, au Proche et au Moyen-Orient, plus de 30 millions en Europe de l'ouest et près de 15 millions en Europe centrale, de l'Est et du Nord, et l'ensemble de l'Afrique francophone et anglophone.

Mais la chaîne sera aussi référencée au sein des offres commerciales, satellites, câble et ADSL.

Ainsi, la chaîne a passé des accords en cours de contractualisation avec Cyfra + (Pologne), Nova (Grèce et Chypre), TV Vlaanderen et Coditel (Belgique), CanalDigital (Belgique) et Naxoo (Suisse).

Pour l'Allemagne, France 24 intègre l'offre de Kabelkiosk, et en Grande-Bretagne, elle a intégré la grille de lancement des chaînes sur le bouquet Sky. En Afrique francophone, elle a finalisé un accord avec Media Overseas pour la reprise de la version française de la chaîne au sein du bouquet CanalSatellite horizons distribué dans une quinzaine de pays.

La version anglaise de la chaîne sera disponible en Israël au sein du bouquet satellite Yes et aux Emirats arabes unis sur le réseau câblé E-vision (Etisalat).

La chaîne sera aussi diffusée au sein de l'immeuble des Nations unies, à New York, et à la Banque mondiale, à Washington.

Présentée à Cannes, l'équipe rédactionnelle est dirigée par quatre Français: Grégoire Deniau, directeur de la rédaction (ex-France 2), Agnès Levallois, directrice adjointe (issue de RMC Moyen-Orient), Jean Lesieur, directeur adjoint (ex-L'Express, Le Point) et Albert Ripamonti, directeur adjoint (ex-France 3).

Le Mipcom 2006, inauguré lundi, accueille près de 12.300 participants venus de 91 pays dans le Palais du Festival de Cannes, transformé en gigantesque boîte à images, soit 9% de plus que l'an dernier. Et 3.818 acheteurs potentiels étaient déjà inscrits quatre jours avant l'ouverture, soit 11% de plus que l'an dernier à la même date.

Le continent asiatique est particulièrement présent, avec de fortes délégations venues de Chine, du Japon et de Corée du Sud. Singapour a envoyé une délégation de 50 personnes représentant 15 sociétés, la plus importante qu'elle ait jamais envoyée au Mipcom.

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TF1 va développer la fiction du réel

TF1 va développer la "fiction du réel"
CANNES (AFP)

TF1 va développer les programmes de "fiction du réel", qui reconstituent aussi précisément que possible, avec des acteurs confirmés, les grands faits divers ayant défrayé la chronique, terrain sensible sur lequel la chaîne doit s'avancer avec précaution.

"La fiction du réel est un champ nouveau que nous allons explorer de plus en plus", a déclaré lors d'une conférence de presse mardi le vice-président de TF1 Etienne Mougeotte, venu au marché international des programmes audiovisuels (MIPCOM) de Cannes pour présenter les projets de son groupe.

Cinq téléfilms de ce genre seront diffusés dans les 18 prochains mois: "Opération Rainbow Warrior", sur le navire de Greenpeace coulé par des agents français en Nouvelle-Zélande (diffusion le 23 octobre), "La dame d'Izieu", sur une femme qui a abrité des enfants juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, "Christian Ranucci", sur le dernier condamné à mort français sans doute victime d'une erreur judiciaire, "Marie Humbert, le combat d'une mère", sur le calvaire de la mère qui avait euthanasié son enfant gravement handicapé, et "Jacques Mesrine", sur la mort du célèbre gangster tombé sous les balles de la police.

Tous sont déjà tournés, à l'exception de "Marie Humbert", en voie de réalisation.

Le vice-président de TF1 Etienne Mougeotte, le 12 décembre 2005 à Paris© AFP/Archives Jean-Pierre Muller

"Nous allons dépenser au cours des 12 mois à venir 205 millions d'euros pour des fictions de première partie de soirée. On va produire à peu près 125 films, qui vont représenter 150 heures de fictions de +prime time+, soit 120 soirées, c'est-à-dire plus du tiers de la grille du +prime time+", a-t-il souligné.

"La fiction du réel présente deux intérêts: le réel, qu'il soit contemporain ou qu'il soit de l'histoire immédiate, est un fonds formidable d'histoires extraordinaires quasi-inépuisable", a souligné le vice-président de TF1.

"C'est l'occasion à travers ces films de faire un retour en arrière sur ce qu'a été la France à un moment donné de l'histoire", a-t-il ajouté.

TF1 n'en est pas à ses premières expériences dans ce domaine. Il a déjà diffusé ces dernières années des films sur l'affaire Seznec (1992), Jean Moulin (2002), l'affaire Dominici (2003), l'attentat du Petit-Clamart (2004), l'affaire Francis Heaulme (2004), Landru (2005), et Marie Besnard (2006).

"A chaque fois, souligne Takis Candilis, directeur de l'unité fiction de TF1, nous adoptons un point de vue sur l'affaire".

L'entreprise n'est pas sans risque. L'avocat Daniel Soulez-Larivière, avocat des agents de la DGSE impliqués dans l'affaire du Rainbow Warrior, souligne les obstacles auxquels sont confrontées les chaînes qui se lancent dans la "fiction du réel": droit à l'oubli des personnes impliquées, respect de la vie privée, diffamation et mise en cause de tiers.

TF1 n'a pas toujours échappé à ces difficultés. Parfois, les procès en référé se sont traduits par de simples obligations pour la chaîne d'adjoindre à la fiction un déroulant précisant le point de vue de telle ou telle partie.

Sur l'affaire Ranucci, qui prend le point de vue de la mère du jeune homme, le tribunal doit statuer le 29 octobre sur la possibilité ou non de diffuser.

Il arrive aussi que la diffusion soit tout simplement bloquée par le refus de tel ou tel intéressé. C'est le cas du film que TF1 a réalisé sur la tuerie de Nanterre, bloqué par le refus d'une des personnes mises en scène.

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