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mardi 10 octobre 2006

L'Opep semble déterminée à agir pour soutenir les cours

L'Opep semble déterminée à agir pour soutenir les cours
PARIS (AFP)

L'Opep paraît désormais bien déterminée à enrayer la chute des cours du brut en abaissant nettement sa production mais poursuit les négociations sur ses modalités, avec toujours à la clé une possible réunion d'urgence la semaine prochaine à Vienne.

Le président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), le Nigérian Edmund Daukoru a proposé par lettre à ses pairs des onze pays membres de réduire de 1 million de barils par jour (mbj) le plafond de production.

Ce dernier est fixé à 28 mbj depuis le 1er juillet 2005. La dernière baisse de quota remonte à avril 2004.

Le président Daukoru est d'avis que "le marché est fortement surapprovisionné", a expliqué le porte-parole, Tareq Amin. "Mais il n'y a pas vraiment d'accord pour le moment" entre les pays membres pour réduire la production, a-t-il ajouté.

Le ministre algérien de l'Energie, Chakib Khelil, s'est pourtant montré nettement plus affirmatif: "Il y a un consensus sur la baisse de la production", a-t-il déclaré dimanche à Alger.

D'autres ministres, comme l'Iranien Kazem Vaziri Hamaneh, se sont également prononcés dimanche pour une baisse du plafond.

Cela fait à présent deux semaines que les marchés guettent un signal clair de l'Opep en réaction à la dégringolade des cours, qui ont chuté de quelque 25% depuis deux mois.

Les choses semblant désormais se préciser à Vienne, ils remontaient lundi matin, soutenus en outre par les tensions géopolitiques après l'essai nucléaire nord-coréen. Le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,08 dollar à 60,91 dollars.

"Nous pensons que les principaux producteurs, comme l'Arabie saoudite, sont très favorables à une baisse de production, mais aucun consensus sur la question n'a encore émergé et il reste du travail à faire", a jugé Kevin Norrish, économiste chez Barclays Capital.

Le fait que Ryad, chef de file du cartel, adhère à la décision est crucial car toute baisse serait prise en charge essentiellement par l'Arabie saoudite.

Jusqu'ici, le marché n'avait guère pu s'appuyer que sur des déclarations contradictoires d'un pays à l'autre, ou sur des décisions individuelles de réduire la production de la part de membres comme le Nigeria et le Venezuela, le tout enrobé de beaucoup de rumeurs.

A présent, les attentes sont fortes, le président ayant indiqué vendredi qu'il espérait parvenir à un consensus lundi.

Selon le Financial Times, les ministres seraient encore en désaccord sur la manière d'officialiser la baisse de production.

L'Arabie saoudite, l'Iran et le Venezuela sont favorables à la tenue d'une réunion la semaine prochaine pour ratifier l'accord de réduction de la production, mais d'autres pays dont le Nigeria, estiment qu'un communiqué serait suffisant. Une date, celle du 18-19 octobre, circule depuis plusieurs jours déjà, non confirmée.

Pour "être crédible, l'Opep doit se réunir et prendre la décision officielle de réduire sa production et donner ainsi un signal réel au marché lui démontrant qu'elle applique ses décisions", a affirmé le ministre algérien Chakib Khelil.

"Le marché a jusque-là intégré l'idée d'une réduction de la production mais il ne semble pas trop y croire", a-t-il relevé.

Mais pour l'heure, aucune réunion d'urgence n'est encore programmée, a indiqué le porte-parole.

"C'est en discussion, mais il se peut qu'il n'y ait pas besoin de réunion du tout", a-t-il dit, confirmant que les ministres pourraient s'entendre sur une baisse sans s'être vus physiquement. L'Organisation communiquera dès qu'un consensus aura été atteint, a-t-il dit, sans vouloir se prononcer sur un délai possible.

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Google devient leader de la vidéo sur internet en rachetant YouTube

    

Google devient leader de la vidéo sur internet en rachetant YouTube
MOUNTAIN VIEW (AFP)

Le géant de l'internet Google a conclu lundi un accord pour acheter le site de clips vidéos YouTube pour 1,65 milliard de dollars, réussissant à mettre la main sur un site au succès phénoménal, devenu le plus convoité du secteur.

Il s'agit de la plus grosse acquisition jamais réalisée par Google, qui paiera avec de nouvelles actions. Le montant du rachat n'affectera guère un groupe qui vaut 128 milliards de dollars en Bourse.

YouTube, lancé fin 2005, s'est hissé en quelques mois à la 14e place des sites les plus visités du monde, selon le cabinet ComScore, avec 72 millions de visiteurs en août dernier et 100 millions de vidéos regardées par jour.

De quoi attirer les convoitises de tous les grands d'internet, dont Yahoo, News Corp., Viacom et Time Warner, qui ont également cherché à le racheter ces derniers mois, selon la presse économique.

Google, pourtant habitué à se développer tout seul, a préféré payer pour doper au plus vite sa branche Google Video, qui n'a qu'une faible part de marché de la vidéo en ligne, loin derrière YouTube et le site de socialisation MySpace (groupe New Corp.).

Selon le cabinet Hitwise, sur le marché américain leur part est de 11% pour Google, contre 46% pour YouTube et 21% pour MySpace en nombre de vidéos vues.

Or les revenus des publicités accompagnant des vidéos promettent une multiplication par six d'ici 2010, à 2,3 milliards de dollars, soit près de 10% de la publicité totale sur internet, selon l'institut eMarketer.

Pour ménager les fans de YouTube, le site continuera à opérer de manière indépendante, conservera sa marque et ses 67 salariés, et restera basé à San Bruno, en Californie.

"L'équipe de YouTube a bâti une puissante plate-forme de médias qui complète la mission de Google d'organiser le monde de l'information pour le rendre utile et accessible à tous", a commenté Eric Schmidt, PDG de Google, lors d'une conférence téléphonique commune.

"En joignant nos forces à celles de Google, nous bénéficierons de sa technologie et créerons de nouvelles opportunités pour nos partenaires", a commenté le PDG et cofondateur de YouTube Chad Hurley.

Le nombre d'actions Google émises pour cette transaction sera déterminé sur la base du cours moyen de Google pendant les 30 jours précédant la transaction, qui devrait être finalisée au 4e trimestre 2006. L'action Google a terminé lundi en hausse de 2,02% à 429 dollars.

Seul point noir de cet rachat très attendu, les risques de procès anti-piratage qui menaçaient YouTube, dont beaucoup de vidéos sont tirées d'émissions de télé ou de clips de chanteurs sans autorisation.

Certains analystes estimaient que ce tels procès pouvaient "tuer" YouTube, comme pour le site de musique illégal Napster il y a quelques années.

Pour prévenir ce risque, Google et YouTube ont annoncé lundi des d'accords avec quatre majors du disque et de la télévision, permettant la diffusion gratuite et légale d'extraits de leurs contenus, en échange d'un partage de revenus publicitaires.

YouTube a annoncé un accord avec Universal Music, Sony BMG Music et le groupe de télévision CBS, et Google avec Sony et Warner Music.

Google et YouTube mettront aussi en place un système de détection et de filtrage des contenus pirates, pour que les majors puissent soit les retirer soit les monnayer par de la publicité.

Les analystes voient déjà dans cette transaction le prélude d'une nouvelle surenchères de rachats dans l'internet.

"C'est l'une des plus grosses transaction récentes, mais le phénomène a été déclenché l'an dernier quand News Corp. (le groupe du magnat Rupert Murdoch) a racheté MySpace" pour 580 millions de dollars, a commenté à l'AFP l'analyste Phil Leigh, d'Inside Digital Media.

"C'est un indicateur qui confirme qu'une nouvelle vague de fusion se développe".

© AFP Agence France-Presse

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Les Russes Rusal et Sual créent le no 1 mondial de l'aluminium avec Glencore

Les Russes Rusal et Sual créent le no 1 mondial de l'aluminium avec Glencore
MOSCOU (AFP)

Les producteurs russes d'aluminium Rusal et Sual ont annoncé lundi leur fusion, à laquelle le groupe suisse Glencore apportera une grande part de ses actifs dans cette activité, donnant naissance au numéro un mondial du secteur et à un nouveau géant russe doté d'un grand appétit.

"C'est un évènement historique", a déclaré le président du conseil d'administration de Sual, Viktor Vekselberg, en dévoilant lors d'une conférence de presse à Moscou la création du nouveau géant valant entre 25 et 30 milliards de dollars selon les analystes et représentant un chiffre d'affaires cumulé de de 10 milliards de dollars.

"Les trois compagnies Rusal, Sual, Glencore ont signé après de longues négociations un accord sur l'union de la plupart de leurs actifs", a déclaré l'homme d'affaires milliardaire.

Il s'agit de la plus importante fusion jamais réalisée par des compagnies russes, à l'exclusion du rapprochement avorté entre les pétroliers Ioukos et Sibneft en 2003.

La nouvelle entité, baptisée Compagnie unifiée Rusal (Rusal étant l'abréviation d'"aluminium russe"), sera détenue à 66% par les actionnaires de Rusal, à 22% par ceux de Sual et à 12% par Glencore, a précisé M. Vekselberg. Elle emploiera 110.000 personnes dans 17 pays sur cinq continents, précise un communiqué commun des trois sociétés.

Le nouveau groupe devrait entrer en Bourse d'ici 18 mois, "le plus probablement à Londres", a également annoncé M. Vekselberg.

Cette entrée en Bourse est un instrument pour de futures acquisitions, a expliqué ce responsable, laissant entendre que le groupe comptait encore renforcer ses activités dans l'aluminum voire se diversifier dans d'autres métaux pour devenir un véritable géant minier.

"La nouvelle société commune sera très ambitieuse et l'annonce d'aujourd'hui est une étape vers nos futurs objectifs", a aussi souligné Oleg Deripaska, le président du conseil d'administration de Rusal et principal actionnaire du nouveau groupe.

L'entrée en Bourse est plutôt destinée à renforcer la visibilité et la réputation du groupe à l'étranger. "Nous n'avons pas de problèmes d'argent, nous pouvons obtenir facilement entre 12 et 13 milliards de dollars par des crédits" mais une entrée en Bourse permettra "d'émettre des actions" en cas de fusion avec un groupe étranger, a observé Andreï Shtorkh, porte-parole de Renova, le holding de M. Vekselberg.

Le groupe sera doté un conseil d'administration avec trois membres indépendants, dont son président Brian Gilbertson.

Le nouveau géant de l'aluminium a une capacité de production de plus de 4 millions de tonnes d'aluminium primaire par an. Il dépasse ainsi l'actuel numéro un du secteur, l'américain Alcoa, qui produit 3,6 millions de tonnes d'aluminium par an et le canadien Alcan (3,5 millions de tonnes par an).

La compagnie unifiée Rusal sera aussi le premier producteur mondial d'alumine, avec une production annuelle de 11 millions de tonnes de ce produit intermédiaire de l'aluminium.

Le nouveau Rusal sera "le premier groupe au monde dont la production dépassera 5 millions de tonnes d'aluminium primaire par an" et ce dans "trois à trois ans et demi", a également assuré le directeur général du nouveau groupe, Alexandre Boulyguine.

Le milliardaire russe , président du conseil d'administration de Rusal, dont la fortune est estimée à 14 milliards de dollars par le quotidien Vedomosti, devient ainsi à 38 ans le principal actionnaire de la nouvelle compagnie.

La création de ce nouveau géant a reçu l'agrément du président russe Vladimir Poutine. M. Vekselberg lui avait présenté le projet de fusion le 13 septembre devant les caméras de télévision.

© AFP Agence France-Presse

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Skype E-bay

•  L'achat de Skype par eBay pour la somme colossale de 2,6 milliards de dollars (avec la possibilité de monter jusqu'à 4 milliards en fonction des résultats...). Skype, âgée de 2 ans et demi, compte plus de 50 millions d'utilisateurs actifs, la plupart pour ses services gratuits, et ne prévoit que 50 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2005 ! Cela semble donc bien cher payé, même si on peut prédire un très bel avenir à la technologie et au service développé par cette société, qui a su se positionner tôt sur un marché à très fort potentiel avec un produit très performant. Mais un marché sur lequel d'autres acteurs de poids peuvent également prendre des positions fortes. L'achat semble d'autant plus étonnant que le modèle d'affaire entre Skype et eBay et les synergies ou rapprochements à attendre sont peu lisibles. Wall Street a d'ailleurs sanctionné eBay pour ce manque de lisibilité. Un acteur traditionnel des télécommunications, un Yahoo!, un MSN ou même un Google semblaient bien plus légitimes à entrer au capital de Skype. Alors, comportement irrationnel ? D'autant plus surprenant qu'eBay a toujours fait figure d'une entreprise au modèle économique éprouvé, au management remarquablement clairvoyant et efficace, et assise sur une solide base de clients.

Ces deux éléments d'analyse pourraient être renforcés par bien d'autres. Notamment la relative frénésie des capitaux risqueurs de la Silicon Valley, dont certains - boostés par la bonne santé de la publicité en ligne - semblent à nouveau prêts à investir dans tous les sites un peu à la mode, notamment autour du networking social, dont les modèles d'affaire sont encore bien incertains.

Pourtant, au moins trois éléments structurels contrebalancent ces éléments conjoncturels :

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Electronic Arts sort le grand jeu à Genève

Electronic Arts sort le grand jeu à Genève

TECHNOLOGIE Le leader mondial des éditeurs de jeux vidéo inaugure ses bureaux genevois. Rencontre avec Gerhard Florin, son directeur.

LIEN Electronic Arts GE

Dans le sous-sol de l'ancienne UBS, à la rue du Molard, l'ex-chambre forte conserve sa porte blindée de 30 centimètres d'épaisseur. Mais derrière les lourds gonds d'acier trempé, deux gros baby-foot et une salle de conférence dernier cri remplacent désormais les coffres de la clientèle. Pour se convaincre que l'activité bancaire appartient désormais au passé, il faut faire un tour dans les étages. Poufs relax, jeu de lumière softly et écrans plats invitent qui veut à démarrer une petite partie de jeux vidéo de la marque EA.

Acteur historique

EA (prononcez «i.é.») comme Electronic Arts, qui inaugurera officiellement demain ces bureaux flambants neufs posés au cœur de la cité. C'est là que le leader mondial de l'édition de jeu vidéo sur console et PC, dont le chiffre d'affaire en 2005 se montait à 3,6 milliards de dollars, a installé ses activités de publishing. Comprenez que les campagnes publicitaires, les traductions, les versions en langues étrangères, les emballages et la distribution de ses produits seront planifiés depuis ici à un niveau quasi international, à l'exclusion de l'Amérique du Nord. Bref, voilà un sacré morceau qui débarque à Genève. Voire un pan entier de l'histoire du jeu vidéo.

Fondée en 1982 en Californie par Trip Hawkins, EA fait figure d'ancien dans un secteur à géométrie variable. Son succès, il le doit à ses simulations sportives de football (la série FIFA c'est lui), de basket, de golf (avec Tiger Wood) et de hockey, rééditées chaque année et qui lui assurent 25% de ses revenus. Ainsi qu'à toute une série de franchises dont les ventes dépassent facilement la barre du million d'exemplaires (Need for Speed, Les Sims, Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter).

Reste à savoir ce qui a poussé EA à déplacer à Genève une activité marketing jusqu'alors confortablement installée à Londres. «Lorsqu'en 1996, nous avons ouvert notre premier bureau en Europe nous avons logiquement choisi l'Angleterre pour nous implanter», explique Gerhard Florin, né à Munich et directeur des activités mondiales de l'éditeur américain. Dix ans plus tard, l'optique stratégique a changé. «Il ne s'agissait plus seulement de profiter d'un grand marché. Il fallait nous déplacer au cœur de l'Europe, dans une ville cosmopolite situé à la croisée de plusieurs cultures.» Et puis Genève plaît aux Londoniens. 85% du personnel vient directement de la City. «Un taux très élevé. Dans ce genre de déménagement, la moitié des gens s'annoncent généralement partants.» Ajoutez à cela 20 employés locaux engagés pour compléter l'équipe. Gerhard Florin dirige 90 personnes. «A terme nous seront une centaine.»

En attendant Warhammer

A peine arrivée, l'antenne genevoise se prépare gentiment pour la fin de l'année. La période de Noël est réputée chaude dans le jeu vidéo. EA prévoit dans sa hotte le catalogue habituel des softs archi attendus: FIFA 2007 , Need for Speed Carbon et une version des Sims avec animaux de compagnie. Trois blockbusters garantis.

Suivra en 2007 Warhammer Online , sa première vraie grosse incursion dans le jeu en ligne. Au point qu'un buzz bien entretenu l'impose déjà comme le futur World of Warcraft killer, avec ses six millions d'adeptes. A la manière des superproductions hollywoodiennes, Warhammer Online a déjà sa bande-annonce qui circule un peu partout sur le Net. Même si le jeu ne prévoit pas de sortir du bois avant l'automne de l'année prochaine.

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construction de logements neufs toujours aussi dynamique

La construction de logements neufs toujours aussi dynamique

Selon les derniers chiffres publiés par le ministère de l'Equipement, le nombre d'autorisations de construire a progressé une nouvelle fois au deuxième trimestre en France de 14,3 % et le nombre de mises en chantier de 9,3 % sur un an. Sur douze mois, l'évolution des autorisations de construire affichait fin juin une hausse de 13,8 %, avec déjà 550 582 permis délivrés. Sur la même période, le nombre de mises en chantier progressait de 12 % à 429 688. Selon le ministère, le logement collectif a augmenté de près de 23 % contre 5,3 % pour le logement individuel.

Année

Nombre de permis de construire délivrés

Nombre d’autorisations de mise en chantier

2000

330 469

308 396

2001

321 777

307 711

2002

327 899

310 586

2003

378 968

314 364

2004

460 794

362 887

2005

505 285

401 753

Par zone géographique, les variations annuelles d'autorisations les plus importantes ont été enregistrées en Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 41 %), en Picardie (+ 37 %), en Bourgogne (+ 25,4 %) et en Basse-Normandie (+ 23,8 %). Pour les mises en chantier au cours de l'année, les régions les plus dynamiques sont la Corse (+ 38,6 %) et la Champagne-Ardenne (+ 36,8 %), suivies par la Picardie (+ 36,1 %) et l'Alsace (+ 27,9 %). Cette tendance à la hausse des chiffres de la construction devrait se poursuivre dans les mois à venir.

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lundi 9 octobre 2006

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dimanche 8 octobre 2006

Opep: pas encore de consensus pour une réunion d'urgence

    

Opep: pas encore de consensus pour une réunion d'urgence
ALGER (AFP)

Le ministre de l'Energie algérien Chakib Khelil lors d'une réunion de l'Opep, le 8 mars 2006 à Vienne © AFP/Archives Jakub Sukup
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) n'est pas encore parvenue à un consensus sur la tenue d'une réunion d'urgence afin de tenter d'enrayer la chute des cours du brut, a déclaré dimanche le ministre de l'Energie algérien Chakib Khelil.

"L'Algérie, l'Arabie saoudite, la Libye et le Venezuela ont appuyé la tenue d'une réunion d'urgence, mais il n'y a pas encore de consensus" en ce sens, a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Alger.

Cela fait plusieurs jours que les onze pays membres du cartel évoquent la tenue d'une réunion d'urgence à Vienne, au cours de laquelle l'Opep pourrait décider de baisser d'un million de barils par jour (mbj) son plafond de production, actuellement fixé à 28 mbj.

Plusieurs pays ont fait part de leur préoccupation face à la dégringolade des cours, qui ont chuté d'environ 25% depuis deux mois et évoluent actuellement autour de 60 dollars le baril.

Le ministre du Pétrole nigérian Edmund Daukorou, président en exercice du cartel, avait dit vendredi être "optimiste" sur le fait qu'un consensus "pourrait se dégager d'ici à lundi". Les consultations devaient se poursuivre tout le week-end.

Le ministre du Pétrole iranien Kazem Vaziri Hamaneh, cité dimanche par l'agence officielle Irna, a indiqué que son pays était également "favorable à toute baisse de la production de l'Opep". Il a ajouté que les membres du cartel "(tentaient) d'organiser une réunion extraordinaire" pour prendre une telle décision.

L'agence de presse algérienne APS avait annoncé la semaine dernière qu'une réunion extraordinaire aurait lieu les 18 et 19 octobre à Vienne, mais cette information a été démentie depuis lors.

M. Khelil a par ailleurs estimé lors de sa conférence de presse à Alger que "les perspectives pour l'année 2007 laissent apparaître un équilibre offre-demande beaucoup moins tendu que durant l'année en cours, avec des niveaux de stocks confortables et une plus grande capacité de production Opep non utilisée".

"Cela devrait induire une modération des prix", a-t-il jugé. Selon lui, la demande mondiale de pétrole devrait continuer à croître en 2007 avec une hausse estimée à 1,5 mbj.

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Emirates signe un contrat d'achat de 20 Boeing 747-8 Cargo pour 5,6 mds USD

Emirates signe un contrat d'achat de 20 Boeing 747-8 Cargo pour 5,6 mds USD
DUBAI (AFP)

La compagnie aérienne de Dubaï Emirates a signé dimanche un contrat d'achat de 20 Boeing 747-8 Cargo pour une valeur totale de 5,6 milliards de dollars, a annoncé la compagnie dans un communiqué.

"Le contrat porte sur l'achat de dix Boeing 747-8, qui ont fait l'ojet d'une commande ferme, et de dix autres avions du même type. La valeur totale de ces appareils est de 5,6 milliards de dollars", a déclaré le président d'Emirates, cheikh Ahmed ben Saïd Al-Maktoum.

Le 18 juillet dernier, Emirates avait signé au salon aéronautique de Farnborough une intention d'achat pour 10 Boeing 747-8 Cargo, pour une valeur totale de 3,3 milliards de dollars, et laissé entrevoir de prochaines commandes d'avions cargo et long-courrier.

Les 10 gros porteurs seront équipés de moteurs GEnx (General Electric). La partie du contrat concernant ces moteurs représente plus de 600 M USD, avaient précisé les deux groupes lors d'une conférence de presse.

Les 10 appareils, d'une capacité de 130 tonnes, seront livrés à partir de 2010.

© AFP Agence France-Presse

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Proche-Orient: croissance de 6,6% en 2006 malgré les conflits, selon le FMI

Proche-Orient: croissance de 6,6% en 2006 malgré les conflits, selon le FMI

WASHINGTON (AFP)

Le directeur général du FMI, Rodrigo Rato, le 18 septembre 2006 à Singapour© AFP Tengku Bahar
Le Fonds monétaire international (FMI) estime que la croissance économique au Proche-Orient et en Asie centrale devrait s'élever à 6,6% en 2006 et 6,2% en 2007, soutenue par les prix du pétrole et malgré les conflits en cours.

"Les performances économiques de la région Proche-Orient et Asie Centrale demeurent solides malgré les problèmes de sécurité que connaissent plusieurs pays", a indiqué l'institution dans un rapport publié dimanche.

La croissance régionale devrait ainsi se maintenir au-dessus du niveau mondial, à des taux comparables à ceux des trois derniers années, précise-t-il.

"De fortes entrées de capitaux --liées aux cours élevés du pétrole et des autres matières premières, des investissements étrangers et des transferts de fonds-- nourrissent la croissance du crédit et l'inflation continue de monter, tout en restant modérée dans la plupart des pays", a-t-il ajouté.

Le FMI note également une augmentation constante quoique plus modérée des excédents budgétaires et commerciaux, une diminution de l'endettement et l'accumulation de réserves.

Il estime que les politiques économiques conduites sont "sur la bonne voie": "en prenant conscience du fait que l'augmentation des prix du pétrole -- et donc des revenus pétroliers -- va durer, de nombreux pays exportateurs ont entrepris d'accélérer le rythme de grands projets destinés à améliorer leurs infrastructures physiques et sociales", a-t-il souligné.

Des risques importants pèsent toutefois sur la région, a indiqué le Fonds, au premier rang desquels l'aggravation des conflits en cours.

"De nouveaux conflits et une détérioration de la sécurité aurait un plus large impact sur l'économie de la région qu'ils n'en ont eu jusqu'alors", estime effet l'institution.

En outre, "les forts afflux de capitaux créent d'importants défis en terme de politique monétaire", a-t-il relevé, ajoutant "qu'une réévaluation des taux de change risque d'être nécessaire pour répondre à ces entrées toujours plus importantes".

Enfin, le Fonds recommande la poursuite des réformes structurelles et institutionnelles -- notamment celles destinée à augmenter la productivité et les capacités de production -- pour accroître la résistance de la région à d'éventuels chocs liés à la conjoncture mondiale.

© AFP Agence France-Presse

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samedi 7 octobre 2006

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L'économie américaine a créé 51.000 emplois seulement en septembre

    

L'économie américaine a créé 51.000 emplois seulement en septembre
WASHINGTON (AFP)

Une femme à la recherche d'un emploi, le 2 février 2006 à Oakland, en Californie© AFP/Getty Images/Archives Justin Sullivan
L'économie américaine a créé 51.000 emplois seulement en septembre, soit le plus bas niveau en un an, mais la baisse du chômage rassure les analystes qui voient se confirmer le scénario d'un atterrissage en douceur de l'économie.

C'est le niveau d'embauches le plus faible depuis octobre 2005, et les économistes ont été déçus par ce chiffre très inférieur à leurs attentes (120.000).

Mais dans le même temps le chômage a baissé pour le deuxième mois consécutif à 4,6% de la population active, et les embauches des mois précédents ont été révisées en forte hausse avec 188.000 créations d'emplois en août.

Aussi les analystes tenaient-ils à relativiser la faiblesse apparente du rapport.

"Si on additionne le tout, cela suggère une activité plutôt forte sur le marché de l'emploi. Les embauches devraient augmenter autour de 100.000 à 115.000 dans les mois à venir", estime Drew Matus de Lehman Brothers.

Le tertiaire est le secteur qui a le plus créé d'emplois (62.000), surtout dans l'éducation et la santé (15.000) alors que le commerce de détail en supprimait 12.000.

L'industrie a supprimé 19.000 emplois, notamment dans les secteurs liés à la construction résidentielle. Le ralentissement de l'immobilier a aussi pesé sur le bâtiment qui a malgré tout réussi à créer 8.000 emplois grâce à la demande pour les immeubles commerciaux.

"Il faut voir si c'est le début d'une décélération des embauches ou juste un mois de faiblesse. Si la tendance continue, je serais très inquiète pour l'économie américaine", note Beata Caranci de TD Bank Financial Group.

En effet, les économistes jugent qu'il faut de 125.000 à 150.000 créations d'emplois pour absorber la hausse de la population active.

Mais Mme Caranci attribue plutôt ces chiffres médiocres au "conservatisme des entreprises depuis 2001". "Elles ont des stocks très bas, et elles appliquent sans doute la même prudence aux embauches", explique-t-elle.

La majorité des économistes estime que ce rapport valide le scénario de la Réserve fédérale (Fed), qui avait préféré laissé son principal taux directeur inchangé à 5,25% lors de ses deux dernières réunions pour ne pas étouffer la croissance.

"Le rythme des embauches en septembre va dans le sens d'un atterrissage en douceur de l'économie avec une croissance autour de 3% au second semestre", estime Peter Morici, professeur d'économie à l'université du Maryland. "Dans les mois à venir, l'affaiblissement du marché du travail va faire plafonner les salaires et aider à contenir l'inflation", selon lui.

La Fed fait le pari que le ralentissement de la croissance permettra de juguler l'inflation.

De ce point de vue, le rapport de septembre envoie des signaux mitigés.

Les salaires horaires ont progressé de 0,2% cent à 16,84 dollars, ce qui est inférieur aux attentes des analystes. Mais la hausse a atteint 4% sur un an, et il faut remonter à mars 2001 pour trouver une augmentation plus forte.

Beaucoup d'analystes continuent cependant de penser que la banque centrale va privilégier le ralentissement économique sur la menace inflationniste.

"Nous pensons que la Fed va baisser ses taux d'un point en début d'année prochaine. Cela permettrait aux consommateurs d'augmenter leurs dépenses et d'amortir le ralentissement du marché du travail", estime Mme Caranci.

D'autres au contraire soulignent que la Fed a multiplié les signaux d'alertes sur les prix ces dernières semaines. "Je ne serais pas surpris si la Fed durcissait son langage sur l'inflation" lors de sa prochaine réunion, le 24 octobre, avertit l'économiste indépendant Joel Naroff.

© AFP Agence France-Presse

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