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vendredi 22 septembre 2006

Bourse de Paris: le CAC 40, après des indicateurs décevants

Bourse de Paris: le CAC 40, après des indicateurs décevants
PARIS (AFP)

Vue du palais Brongniart, place de la Bourse à Paris© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
La Bourse de Paris chutait vendredi à la mi-séance, le CAC 40 perdant 1,04%, après deux indicateurs économiques décevants, aux Etats-Unis et au Japon.

A 11H50, l'indice parisien perdait 53,48 points à 5.154,84 points, dans un volume d'échanges de 1,15 milliards d'euros.

La Bourse de Tokyo a cédé vendredi 1,26%, après la publication au Japon de l'indice du moral des grandes entreprises, qui a augmenté à 10,5 points au 3e trimestre (contre 1,8 point au trimestre précédent) mais prévoit également une chute à 7,9 au premier trimestre 2007.

Aux Etats-Unis, l'indice mesurant l'activité industrielle de la région de Philadelphie est tombé à -0,4 point en septembre contre 18,5 points en août, en dessous des attentes des analystes qui tablaient sur 14,4 points.

Vue du palais Brongniart, place de la Bourse à Paris© AFP/Archives Jean-Pierre Muller

"Les craintes des marchés d’un violent ralentissement de l’économie américaine ont été renforcées et expliquent leur brutale réaction", ont commenté les économistes d'Aurel Leven.

"Ces craintes, provoquées par la publication d’une enquête régionale, peuvent toutefois paraître excessives. En effet, dans le même temps, l’entreprise américaine FedEx (spécialiste du transport de colis) a publié des résultats encourageants et se montre optimiste sur ses perspectives d’activité", tempèrent-ils

GDF (-0,35% à 31,23 euros) et SUEZ (-0,67% à 34,27 euros): la fusion devrait entraîner une amputation de 10% des effectifs cumulés des deux groupes, soit 20.000 suppressions d'emplois d'ici 2O10, selon un rapport d'expertise d'un cabinet indépendant rendu public vendredi par les syndicats CGT, FO, CFE-CGC, CFTC.

PPR (-1,16% à 111,20 euros) a annoncé jeudi le remboursement-conversion anticipé d'obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles ou existantes (OCEANE), qui arrivent à échéance le 1er janvier 2008.

Ces OCEANE, dont le montant est de 1,08 milliard d'euros, avaient été émises le 21 mai 2003.

EADS (-0,13% à 22,23 euros): Singapore Airlines, qui doit être la première compagnie à mettre en service l'A380, a annoncé qu'elle attendait des éclaircissements d'Airbus après la confirmation d'un nouveau retard de livraison de son avion géant.

Par ailleurs, réagissant à un article paru mercredi dans le quotidien britannique Guardian et affirmant qu'EADS présentera lors de son conseil d'administration du 29 septembre un plan de restructuration pour économiser deux milliards d'euros par an, le délégué syndical central CGT du groupe a souligné que "cette somme représente la moitié de la masse salariale" d'Airbus.

EURONEXT (+1,49% à 74,80 euros): la loi Sarbanes-Oxley ne s'appliquera pas aux entreprises cotées sur la Bourse pan-européenne Euronext, malgré sa fusion annoncée avec la Bourse de New York (Nyse), ont rappelé les deux sociétés dans un document transmis jeudi à l'autorité boursière américaine (SEC).

ILIAD (-2,83% à 55 euros): le concurrent Neuf Cegetel a conclu un accord avec le géant américain Time Warner pour le rachat de sa filiale française AOL au prix de 288 millions d'euros.

Aux termes de cet accord, Neuf Cegetel rachète la base d'abonnés d'AOL France qui inclut notamment 500.000 clients ADSL (internet haut débit par téléphone) ainsi que son centre de relation client qui compte 500 collaborateurs.

KAUFMAN AND BROAD (+1,12% à 45,30 euros), filiale française du groupe immobilier américain du même nom, a vu son bénéfice net part du groupe progresser de 61,0% sur les 9 premiers mois de l'exercice 2006 à 55,6 millions d'euros.

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GDF-Suez: la fusion coûtera 20.000 suppressions d'emploi selon expertise

    

GDF-Suez: la fusion coûtera 20.000 suppressions d'emploi selon expertise
PARIS (AFP)

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly (G) photographie en compagnie d'un manifestant, alors qu'il arrive le 12 septembre 2006 à la Bourse du Travail à Paris, pour donner une conférence de presse en présence d'autres responsables syndicaux, le 12 septembre 2006 à la Bourse du Travail à Paris, pour dénoncer la privatisation de Gaz de France© AFP/Archives Franck Fife
Les syndicats de l'énergie ont produit vendredi une expertise révélant que la fusion entre Suez et Gaz de France entraînerait une réduction de 10% des effectifs (20.000 suppressions d'emplois) du nouveau groupe, GDF devant également céder 21% de ses contrats d'approvisionnement.

D'abord surprises, Gaz de France et Suez ont aussitôt démenti ces informations censées être "confidentielles", avancées sur la foi d'un rapport d'expertise indépendant, réaffirmant que leur mariage "sera créateur d'emplois".

Dans un communiqué, GDF fait état d'"un projet de croissance de ses investissements", affirmant que "le projet de fusion avec Suez sera "créateur d'emplois".

"On s'inscrit en faux complet" avec les affirmations syndicales, a martelé un porte-parole de Suez.

Fiches techniques de GDF et Suez© AFP/Infographie

Au cours d'une conférence de presse vendredi, la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC ont déclaré que le mariage entre les deux groupes énergétiques devrait entraîner une amputation de 10% des effectifs cumulés des deux groupes, soit 20.000 suppressions d'emplois d'ici 2O10, arguant du rapport d'expertise d'un cabinet indépendant.

GDF comptait environ 53.000 salariés fin 2005 dont 34.000 en France et Suez 157.650, soit au total 210.650 employés pour les deux groupes.

Hostiles à la fusion GDF-Suez, les quatre syndicats ont présenté un rapport d'experts financiers --Exane, City Group et Ing-- commandé par le cabinet Secafi-Alpha qui était chargé d'analyser les demandes de Bruxelles et les possibilités de réponse des deux groupes.

Ce rapport a été réalisé pour le compte du comité mixte de production (partie du CCE habilité à donner un avis consultatif sur le fonctionnement de l'entreprise) de GDF.

Pour ING, la logique de synergie implique une "réduction progressive de l'effectif de 10% vers 2010 et une sensible réévaluation de la valeur de l'action"."

"Immanquablement, cette fusion se traduira par une suppression accrue des emplois", a commenté Dominique Villers, responsable fédéral en charge de l'énergie à la CFTC.

La CGT, la CFE-CGC, la CFTC et FO ont en outre indiqué, toujours sur la foi du rapport d'expertise que GDF, au titre des contreparties à la fusion demandées par Bruxelles, devrait céder 21% de ses contrats gaziers en France.

"21% du volume de gaz vendu en France par GDF va être cédé", a affirmé Eric Roulot, le secrétaire de la fédération CGT énergie.

"Si on ajoute aux 50 térawattheures (l'équivalent de 10% des approvisionnements) les gas release et les autres contrats d'approvisionnement on arrive à 21%, c'est deux fois plus que ce qu'annonce la direction", a-t-il précisé.

Contactées par l'AFP, Suez et GDF ont affirmé que "ce sont 10% des volumes de gaz" du nouveau groupe "qui vont être cédés à la concurrence". Ces deux groupes avaient "formellement" démenti mardi le taux de 10% d'approvisionnement avancé par la CGT-Energie.

Suez et GDF ont par ailleurs adressé mercredi à la Commission européenne leurs propositions de contreparties à la fusion. Bruxelles devrait rendre sa décision le 8 novembre.

Selon un accord conclu mardi entre le PS et l'UMP, l'Assemblée nationale devrait voter mardi 3 octobre le projet de loi sur l'énergie privatisant GDF en vue de son mariage avec Suez.

Le même jour, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC ont appelé gaziers et électriciens à une journée nationale d'action pour défendre la "destruction d'un bien public", avec arrêts de travail, manifestations et rassemblement national à Paris.

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Recouvrer la santé avant de retrouver un emploi

Recouvrer la santé avant de retrouver un emploi

SOCIÉTÉ Le chômage a-t-il une incidence négative sur la santé des travailleurs qui ont passé la cinquantaine? Non, si on leur apprend à exercer leurs «compétences en santé». Telle est la réponse donnée par une récente étude soutenue par les cantons.

PATRICIA RODIO
Publié le 21 septembre 2006

FLORIAN CELLA- Projet pilote. Daniel Lambelet, directeur de la Fondation Mode d’emploi, à Lausanne, estime qu’en sensibilisant les chômeurs à leur état de santé, on contribue à réduire les retombées négatives d’une période prolongée de mise à l’écart du marché de l’emploi.

«La durée moyenne de recherche d'emploi des personnes âgées de 55 ans et plus est de 478 jours.» Période durant laquelle «près d'une personne sur deux de plus de 50 ans quitte l'assurance chômage sans reprise d'emploi (maladie, renoncement, etc.)». Allongeant presque d'autant les listes d'attente pour l'assurance invalidité.

Ces données sont souvent étudiées du point de vue professionnel et des compétences techniques, ce uniquement en vue d'une réinsertion rapide. La santé n'est jamais abordée dans les ORP. Et pourtant, être en bonne forme, tant psychique que physique, permet de retrouver plus vite un emploi.

Conduit dans les sept cantons latins «sous le patronage de la Conférence romande des affaires sociales et de la santé (CRASS)», un programme de promotion de la santé des 50 ans et plus (intitulé 50PlusSanté) le démontre. Pendant six mois, Vaud, Fribourg et le Jura, ainsi que différents organismes d'utilité publique, dont Pro Senectute, la Fondation Mode d'emploi à Lausanne et l'association Réalise à Genève, ont mis sur pied six projets pilotes afin d'étudier la manière de préserver ou d'améliorer le potentiel santé des quinquagénaires, en emploi, à la retraite et au chômage.

Avoir le souci de soi

Directeur de la fondation lausannoise, Daniel Lambelet a travaillé sur le portfolio/bilan de compétences orienté santé. Ses conclusions sont sans appel. «Nous nous sommes rendu compte qu'en sensibilisant les demandeurs d'emploi au fait que leur santé n'était pas un état qu'ils étaient amenés à subir, mais une compétence qui peut s'entraîner, se développer – quelque chose sur lequel ils ont prise et qui n'est pas sans lien avec leurs chances de réinsertion – on contribue à réduire les retombées négatives d'une période prolongée de mise à l'écart du marché de l'emploi», constate-t-il.

Il confirme que les expériences pilotes ont eu un impact mesurable: les participants manifestent aujourd'hui plus de «souci de soi» que les autres et ont davantage reconquis un espoir de retrouver un emploi. «Ça peut paraître modeste, mais si on réalise que cela permet aux uns de ne pas consommer d'antidépresseurs et aux autres de ne pas se laisser glisser sur la pente menant à l'assurance maladie, puis invalidité, ça donne à réfléchir», explique-t-il.

Il termine en disant que «cette sensibilisation, pour être optimale, suppose de pouvoir offrir un espace-temps à la fois individuel et collectif de travail sur le corps (relaxation, gym douce) et sur le sens (expression de son vécu, échanges, visualisation, prise de conscience de ses ressources)».

Mais voilà: même si la santé ne doit pas avoir de prix, les finances limitées des intéressés comme celles des collectivités publiques risquent fort d'empêcher la réalisation de ces fameux espaces-temps réservés à la santé.

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Le pétrole pourrait plonger à 40 dollars le baril, selon un ancien responsable de l'Opep

Le pétrole pourrait plonger à 40 dollars le baril, selon un ancien responsable de l'Opep
RYAD (AFP)

Une pompe à essence© AFP/Archives Behrouz Mehri
Les cours du pétrole peuvent plonger à 40 dollars le baril vers la mi-2007 avec un apaisement des tensions géopolitiques mais un effondrement des prix est exclu, affirme un ancien responsable de l'Opep.

"Il m'est très difficile de croire à une chute des prix à leurs niveaux antérieurs à 2003. Nous parlons d'environ 40, 50 ou 60 dollars", ajoute Adnan Shihab Eldin, ex-secrétaire général du cartel, dans un entretien avec l'AFP.

Les fondamentaux de l'offre et de la demande, qui ont subi des changements spectaculaires ces trois dernières années, vont continuer à soutenir un prix entre 40 et 60 USD/baril, voire encore plus élevé, ajoute M. Eldin.

"Il est possible que les prix plongent à 40 dollars mais pas cette année, peut-être en 2007 et 2008" en fonction des tensions géopolitiques, explique M. Eldin, actuellement candidat favori au poste de secrétaire général de l'Opep.

Les fluctuations actuelles des cours sont dues notamment à des facteurs géopolitiques comme la crise autour du programme nucléaire iranien et la tension en Irak et au Proche-Orient.

"Ces dernières semaines, les prix ont baissé de 20% bien que les fondamentaux du marché sont restés inchangés (...). Les prix s'apaisent car le facteur peur s'estompe", dit-il.

Ce dernier facteur compte 10 à 20 dollars dans le prix du pétrole, note M. Eldin, qui était secrétaire général par intérim sous la présidence koweïtienne de l'Opep jusqu'à fin 2005.

Les prix du pétrole sont tombés mercredi sous la barre des 60 USD/baril pour la première fois depuis six mois, avant de re reprendre jeudi sur les marchés asiatiques.

Les prix ont chuté de 22% depuis leurs records historiques au-dessus de 78 dollars atteint en juillet et en août, en raison d'un renflouement des stocks, d'un apaisement des tensions géopolitiques, d'une saison cyclonique calme et de signes de ralentissement économique mondiale, qui fait craindre un fléchissement de la demande de pétrole.

Selon cet ex-responsable du cartel, l'Opep "doit continuer à surveiller de près le marché (...). Elle doit créer un équilibre entre une augmentation des capacités de réserve (...) et les quantités (de brut) qu'il faut mettre sur le marché".

L'Opep pourrait connaître des jours difficiles l'an prochain lorsqu'une production additionnelle de quelque 2 millions de barils/jour (mbj) sera mise sur le marché par des pays non-membres de l'Opep, prévient-il.

"Cela exige de l'Opep qu'elle prenne des décisions en ce qui concerne le plafond de production et la part de sa capacité de réserve à mettre sur le marché. Je pense que ces décisions devront être prises au second trimestre de l'an prochain", ajoute-t-il.

Le 12 septembre, l'Opep avait maintenu son plafond de production à 28 mbj malgré la baisse des prix.

M. Eldin estime que qu'à moyen et long terme, l'avenir reste prometteur pour les membres de l'Opep car ils seront, dès 2012, les seuls producteurs à être en mesure d'augmenter leur production.

"D'ici à 2012, les producteurs Opep et non-Opep vont se partager à égalité une hausse de la production, mais après cela les membres de l'Opep seront seuls à pouvoir augmenter leur production", dit-il.

Les fondamentaux de l'offre et de la demande vont continuer à jouer un rôle crucial pour prévenir un effondrement des prix du pétrole, selon lui.

Ces trois dernières années, la croissance de la demande venait à 80% de la Chine, l'Asie et d'autres pays en développement, et non des pays industrialisés, et cela va se poursuivre pendant des décennies, explique-t-il.

Cela "va continuer à soutenir les prix du pétrole sur le long terme", conclut-il.

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Trains à grande vitesse: le futur est déjà sur les rails à 350 km/h

Trains à grande vitesse: le futur est déjà sur les rails à 350 km/h
PARIS (AFP)

Des voyageurs montent, le 29 juin 2006 sur un quai de la Gare de l'Est à Paris, dans une rame du TGV Est© AFP/Arch. Bertrand Guay
Alors que le TGV fête vendredi ses 25 ans, la SNCF et les grands groupes industriels du transport ferroviaire planchent déjà sur le futur du train à grande vitesse, plus rapide, plus confortable et mieux adapté aux liaisons transfrontalières, notamment en Europe.

Alstom, qui développe depuis l'origine le TGV avec les ingénieurs de la SNCF, a lancé récemment, seul cette fois, la construction d'un prototype de quatrième génération, l'AGV (automotrice à grande vitesse).

Principale différence avec le TGV, qui dispose de deux motrices en tête et en queue de rame, la motorisation de l'AGV sera répartie tout le long des trains.

Ce train plus profilé pourra monter à 350 km/h en vitesse de croisière et transporter jusqu'à 900 passagers en couplant trois rames. Une rame de TGV dispose aujourd'hui d'une capacité maximum de 377 places, une rame de TGV Duplex (à deux niveaux) de 516 places.

Dessin de prototype AVG d'Alstom© AFP/Alstom/HO

Après des premiers tests effectués en 2002, le prototype devrait sortir des usines d'Alstom fin 2007 pour des essais finaux en 2008 et une production en série dès que les premières commandes auront été passées.

L'industriel français a signé en novembre un partenariat avec l'Italien AnsaldoBreda (Finmeccanica) pour développer ce train en commun.

Si la SNCF n'est pas intéressée pour l'instant, le groupe assure avoir reçu une marque d'intérêt de la part de l'Italie et lorgne surtout vers la Chine, un marché de "plusieurs milliards d'euros", selon le directeur technique d'Alstom Transport, François Lacôte.

Outre la vitesse, l'exigence de confort est un élément central des trains du futur, avec des aménagements offrant plus de place pour les jambes, plus de services notamment en matière de communication (Wifi, plateformes pour téléphoner).

Tout comme l'interopérabilité entre les différents systèmes de signalisation et d'électrification européens pour pouvoir passer les frontières sans changer à chaque fois de système, comme c'est actuellement le cas avec le Thalys, qui roule en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne.

Le canadien Bombardier, associé à Alstom dans la construction des TGV, a choisi lui aussi de développer seul un train à grande vitesse de nouvelle génération.

Encore à l'état de projet, le Zefiro pourra aller aussi vite que l'AGV et transporter jusqu'à 1.150 personnes, selon le constructeur.

Siemens a augmenté également la vitesse de croisière de son train à grande vitesse. L'ICE version espagnole, nommé Velaro, circulera dès 2007 à 350 km/h entre Madrid et Barcelone.

L'Allemand compte sur le développement d'une autre technologie, la sustentation magnétique, actuellement en service en Chine avec le Maglev reliant l'aéroport et le centre de ville de Shanghai, à la vitesse de 430 km/h.

De son côté, la SNCF a lancé lundi une campagne de tests sur une augmentation de la vitesse des TGV à 360 km/h. Les Japonais, pionniers en la matière avec le Shinkansen lancé en 1964, visent aussi cet objectif.

La question de la vitesse est centrale, afin notamment de grappiller des parts de marché à l'aérien, mais pourrait se heurter à la hausse des coûts d'exploitation.

"Tout le monde --les Japonais, les Coréens, les Allemands et nous-- se pose la question du 350 km/h. Elle a des conséquences très fortes en matière de consommation énergétique", résume le numéro deux de la SNCF Guillaume Pépy, en évoquant ses implications en matière de freinage et de bruit.

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La classe moyenne indienne fait saliver les banquiers

La classe moyenne indienne fait saliver les banquiers

AFFAIRES Dès 2009, les banques étrangères pourront racheter des établissements indiens. L’UBS attend son tour, comme HSBC ou Citibank. La BCV se prend à rêver: «Un jour peut-être».

De retour de Bombay / FRANCOIS PILET
Publié le 22 septembre 2006
PHOTO GAMMA-ROBERT NICKELSBERG
EPARGNE La classe moyenne indienne compterait 200 millions de personnes dont le salaire mensuel dépasse 300 francs suisses par mois. / PHOTO GAMMA-ROBERT NICKELSBERG

L'Inde a réglé son big bang bancaire sur 2009. Dès cette date, le gouvernement devrait ouvrir le secteur aux investissements directs de l'étranger. Dans les couloirs climatisés du quartier des affaires de Bombay, les banquiers débarquent du monde entier et n'ont d'yeux que pour cette classe moyenne que chacun évalue à sa propre sauce: aujourd'hui, ce sont probablement plus de 200 millions d'Indiens qui gagnent plus de 300 francs suisses par mois et ouvrent leurs premiers comptes épargne.

Petits et gros poissons

Certes, la présence des grandes banques internationales est une vieille histoire dans les ports du sous-continent: une des plus ancienne du monde, l'italienne Monte dei Paschi Di Siena, fondée en 1472, compte encore un bureau dans les étages de l'Hôtel Taj de Bombay. Mais à l'aube du XXIe siècle, les affaires pourraient reprendre comme jamais auparavant.

Alléchées, les plus grandes banques prennent leurs positions. L'UBS s'est lancée dans un labyrinthe administratif pour obtenir une licence bancaire et les petits poissons, eux aussi, s'agitent en toute discrétion.

Lors d'une visite menée au pas de charge la semaine dernière, le président du conseil d'administration de la Banque cantonale vaudoise, Olivier Steimer venait humer l'air des Indes. La première rencontre au programme était organisée avec S. Krishnamoorty, un ancien de la SBS aujourd'hui représentant officiel de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) à Bombay. L'homme y joue le rôle de «facilitateur» pour la ZKB, notamment pour des contrats d'exportation de machines. La preuve qu'un modeste établissement helvétique – 100% en mains du Canton de Zurich – peut trouver son créneau sur cet immense marché.

«Un jour peut-être»

Une voie à suivre pour la BCV? «Certainement pas dans l'immédiat, répond Olivier Steimer, mais c'est une expérience intéressante». Après son renflouement par les caisses publiques vaudoises en 2003, un retour de la BCV sur ces marchés turbulents n'est pas encore envisageable. Mais sait-on jamais. «Un jour peut-être», glisse Olivier Steimer. Entre-temps, les grandes banques affûtent leurs armes. La Deutsche Bank (DB) fonce bille en tête et vise le marché de détail en installant des distributeurs automatiques par milliers dans les villes. Les Allemands visent une clientèle urbaine et éduquée: dès 500 francs suisses de dépôt, la DB propose un compte courant et une carte de crédit. Plus de 30 000 clients ont signé depuis le début de l'année, mais ce chiffre n'impressionne pas la concurrence. Car malgré ces initiatives disparates, le marché bancaire indien reste aussi verrouillé et fragmenté qu'au temps de l'économie planifiée d'avant 1991. Les chiffres ont de quoi donner le vertige à un banquier suisse, a fortiori vaudois. Le marché bancaire est estimé à 600 milliards de francs. Une vingtaine de banques privées – en mains indiennes – ne réalisent que 20% du chiffre d'affaires du secteur et emploient près de 90 000 personnes. Le secteur public, lui, s'assure encore 75% du marché et compte 750 000 employés, sans compter les huit banques centrales.

Avant la concentration annoncée du secteur, le gouvernement fait habilement monter les enchères. Les banques étrangères sont enserrées par des lois qui les empêchent de s'attaquer sérieusement à ce marché gigantesque. Interdiction leur est faite, par exemple, d'ouvrir plus de 15 succursales par an; une goutte d'eau dans le Gange comparé aux dizaines de milliers de points de vente des banques publiques à travers le pays. Pas d'autre issue, donc, pour les géants comme HSBC, Citibank ou ABN Amro que d'attendre leur tour pour racheter une grosse banque indienne le jour où le marché s'ouvrira enfin.

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Bertarelli cède Serono pour 16, 6 milliards

Bertarelli cède Serono pour 16, 6 milliards

BIOTECH Le groupe pharmaceutique allemand Merck KGaA fait main basse sur l’entreprise lémanique en rachetant les 64,5% du capital détenus par la famille du patron d’Alinghi.

ÉDOUARD BOLLETER

VENDU. La famille Bertarelli fait une bonne affaire Le prix d’achat de par action représente une prime de 29% par rapport au cours moyen des trente derniers jours. Et Merck et son patron, Michael Römer, ne sont pas perdants, moyen acteur dans la pharma, le groupe réussit à se renforcer dans la biotechnologie / AP

La vente de Serono à Merck renforce le pôle lémanique du biotech
Le suspense a pris fin hier matin avec une annonce officielle. Définitive cette fois. Le groupe de biotechnologie Serono change de propriétaire. La famille Bertarelli a finalement vendu ses parts au groupe pharmaceutique allemand Merck pour une somme avoisinant les 10 milliards de francs (l'achat total est estimé à plus de 16 milliards avec les actions restant à récupérer sur le marché).

Depuis décembre 2005, le groupe Serono cherchait une solution pour son avenir, hésitant entre céder son activité, fusionner avec un concurrent ou procéder à une ou plusieurs acquisitions. C'est donc la première solution qui a été choisie et c'est un soulagement pour la Suisse romande. Le siège restera en effet à Genève où les 1200 emplois seront conservés. Rappelons que la société compte également deux importantes usines en terres vaudoises, à Aubonne et Corsier-sur-Vevey.

Les détails d'une opération surprise, point par point.
POURQUOI VENDRE? Toutes les pistes ont été explorées dans le but d'assurer l'avenir de la biotech lémanique. Serono souffre d'un pipeline de nouveaux produits trop faible, de l'avis des analystes. Après avoir cherché un acquéreur, la voie de l'indépendance a été choisie avec la possibilité de mobiliser 12,5 milliards de francs pour une acquisition. Puis Merck a fait une proposition d'achat, ce qui a clos les débats.

COMBIEN ÇA COÛTE? Le rachat porte sur 64,5% du capital et 75,5% des voix. Il inclut une offre publique d'achat pour les autres actions disponibles. Au total Serono est valorisé à 16,1 milliards de francs et la famille Bertarelli «touche» environ 10 milliards. Il est à noter qu'à la suite du rachat, Serono disparaîtra de la cotation suisse.

PRIX AVANTAGEUX POUR QUI? Tout le monde se plaît à reconnaître que la famille Bertarelli fait une bonne affaire. Le prix proposé de 1100 francs par action représente une prime de 29% par rapport au cours moyen des trente derniers jours. Moyen acteur dans la pharma, Merck réussit néanmoins à se renforcer dans la biotechnologie après son échec dans la tentative d'achat de Schering.

COMMENT SE DÉROULERA LA FUSION? La société s'appellera Merck-Serono Biopharmaceuticals. Le siège biotech de la nouvelle entité sera à Genève dans le centre de Sécheron qui doit être inauguré prochainement. Les 1500 emplois romands (dont plusieurs centaines dans le canton de Vaud) devraient être conservés. Le siège général de Merck restera en Allemagne et une base américaine est maintenue à Boston. Le groupe est un nouvel acteur global avec des spécialisations dans l'oncologie et la neurologie ainsi que les maladies auto-immunes.

NAISSANCE D'UN GÉANT? Le groupe prend de l'importance du fait du cumul des activités, mais reste derrière les mastodontes. A la lumière des comptes 2005, l'ensemble affichera un chiffre d'affaires de 12,2 milliards de francs. Près de la moitié reviendra aux seules affaires de biotechnologie, auxquelles Serono apportera une contribution de 60%.

Qu'adviendra-t-il d'Ernesto Bertarelli, le patron et actionnaire majoritaire?
Le boss conserve la responsabilité de l'entreprise jusqu'à la clôture de l'offre publique d'achat de Merck. Il a déclaré rester à l'entière disposition de Merck pour la période de transition et être disponible aussi longtemps que le groupe le souhaite.

Quelle est sa position face à l'opération? Ernesto Bertarelli s'est dit partagé entre la tristesse et la satisfaction suite à la vente de son groupe. Serono est une entreprise familiale (voir ci-dessous). Mais sur le plan rationnel, il se dit toutefois convaincu qu'il s'agit d'une bonne chose pour la société, les employés et les actionnaires. Il est également très satisfait du montant de l'offre.
Un centenaire à l’histoire folle

E. B. AVEC LES AGENCES

La naissance de la firme remonte à 1906, à Rome. Le docteur en chimie et en médecine Cesare Serono fonde alors l'Istituto Farmalogico Serono (IFS), une société qui s'est d'abord développée avec un produit nommé Bioplastine, un fortifiant pour convalescents composé de lécithine, substance tirée des jaunes d'œufs.

A la mort de Cesare Serono, l'IFS passe sous le contrôle du Vatican, qui en confie le management à Pietro Bertarelli. Dès 1949, la société est en passe d'extraire des hormones de l'urine de femmes afin de stimuler la fertilité. Les deux premiers produits du genre (le Pergonal et le Profasi) sont développés dans les années 60.

A la mort de son père en 1965, Fabio Bertarelli prend la direction de la société, toujours en mains vaticanes, mais en passe de changer d'actionnaire de contrôle. L'homme se révéla rapidement un entrepreneur hors pair. Il transforma l'IFS en un groupe international. La première filiale à l'étranger est fondée en 1971 à Boston. Fabio Bertarelli entreprend alors de s'assurer du contrôle de son entreprise, ce qui est fait en 1974, pour un prix très bas. En 1977, il laisse derrière lui l'Italie et implante le siège du groupe à Genève. La raison sociale inscrite au Registre du commerce est Ares-Serono.

Conscient que le groupe ne pouvait pas se reposer sur les seuls produits contre l'infertilité, Ares-Serono se lance dans de nouveaux champs thérapeutiques. Le groupe s'implante à Aubonne en 1984 et se développe dans les hormones de croissance ainsi que dans l'immunologie. En 1987, la société entre à la Bourse suisse. Ses ventes annuelles sont alors de 327,7 millions de dollars, en hausse de 44% par rapport à 1986. En 1998, Fabio Bertarelli décède à 73 ans. Deux ans plus tôt, à 31 ans, son fils Ernesto avait pris la relève. Il concentre toujours plus le groupe sur la biotechnologie. En 2000, Ares-Serono devient Serono tout court et se fait coter également à Wall Street.
Pas forcément un cadeau pour le fisc

N. B.

La vente de Serono rapportera 10 milliards de francs à la famille Bertarelli, dont la société Bertarelli Biotech, à Chéserex (VD), contrôle les actions. Une somme colossale dont le fisc pourrait à peine voir la couleur.

On en reste toutefois aux spéculations: la matière est complexe, et l'administration peu bavarde. Secret fiscal oblige, elle ne peut que lâcher des généralités… néanmoins éclairantes: «Si une personne physique détient une participation dans une entreprise, on considère qu'elle fait partie de sa fortune privée», explique Pierre Dériaz responsable de la taxation dans le canton de Vaud. Or en Suisse, les gains en capitaux ne sont pas taxés: si une personne physique vend des actions - ou une société - l'opération est dite «fiscalement neutre», c'est-à-dire qu'elle est exonérée d'impôts. Le vendeur sera par contre, comme tout un chacun, imposé sur la fortune.

C'est ce que dit la loi. Toutefois, dans la pratique, il arrive qu'une telle transaction soit «requalifiée» en revenus, ou plus précisément en dividendes, qui sont eux taxés. Dans quelle proportion? Là encore, le flou domine: de 0 à 100%, tout dépend de la structure des comptes, du financement du rachat, etc. A noter encore que la nouvelle loi, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2007 pour lutter contre ces abus, prévoit une «disposition transitoire» avec un effet rétroactif.

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jeudi 21 septembre 2006

Achat mobile

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mercredi 20 septembre 2006

Blog financier sur reference.ch

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mardi 19 septembre 2006

Epargne avec Covefi

Epargne à un taux très avantageux de 3.75% par an

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lundi 18 septembre 2006

PepsiCo s'en sort à bon compte

    

PepsiCo : bonne tenue malgré l'alerte de PepsiAmericas

Le titre de la firme de Purchase, New York, PepsiCo, reste stable ce soir à Wall Street, malgré l'avertissement du distributeur PepsiAmericas sur ses profits annuels... PepsiCo, de son côté, continue de construire son équipe de direction et vient de nommer John Compton, vétéran de l'industrie, en tant que PDG de ses activités nord-américaines, en lien direct avec Indra Nooyi, PDG-désignée, qui prendra ses fonctions d'ici deux semaines seulement.

Steve Reinemund, actuel Chairman et PDG de PepsiCo, a annoncé le mois dernier ses plans de départ. Il quittera ses fonctions de PDG début octobre 2006 puis celles de Chairman en mai 2007.

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samedi 16 septembre 2006

Interview : la moitié des emplois qui ont été créés à New York sont des postes d'agents immobiliers

    

Interview : "la moitié des emplois qui ont été créés à New York sont des postes d'agents immobiliers !"

Interrogé par Boursier.com, Marc Girault, Gérant chez HMG Finance, a rappelé que "le marché immobilier est en haut de cycle outre-Atlantique. Le stock de maisons neuves est ainsi actuellement de 2 Millions alors que, lors du précédent haut de cycle, ce nombre ne s'élevait qu'à un Million... Par ailleurs, la moitié des emplois créés à New York sont des postes d'agents immobiliers ! On peut estimer l'impact sur la croissance économique de la baisse future de ce marché immobilier à un point..."

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Napster : prises de profits après le rayon de soleil

Napster : prises de profits après le rayon de soleil

Le titre Napster met aujourd'hui un terme à sa série haussière à Wall Street, sur un repli de 1,6% autour des 3,6$. Des prises de bénéfices après un fort rebond la veille, consécutif à une note de broker. La firme Soleil Securities a en effet débuté le suivi du spécialiste de la musique digitale en ligne avec une recommandation à l'achat et un objectif de cours de 7$.

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Partenaires finances

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vendredi 15 septembre 2006

La BNS voit l'inflation décélérer, le franc dégringole contre l'euro

La BNS voit l'inflation décélérer, le franc dégringole contre l'euro 

 

TAUX. La Banque nationale suisse a rehaussé son taux directeur de 25 points de base, à 1,75%. Le marché n'anticipe plus qu'un ultime tour de vis à 2% d'ici à deux ans. 

   

Jean-Louis Richard
Vendredi 15 septembre 2006   

Bonne nouvelle pour les exportateurs, mauvaise nouvelle pour les touristes suisses à l'étranger et les frontaliers: le franc n'est jamais tombé aussi bas contre l'euro. Jeudi, il s'est échangé jusqu'à 1,592 franc par euro, après la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de relever son taux directeur de 1,5% à 1,75%. Le précédent plancher du franc avait été de 1,584 en février 2004.

Le tour de vis de la politique monétaire de la BNS, conforme aux attentes, était accompagné d'un commentaire où l'institut d'émission fait état d'un recul des pressions inflationnistes en Suisse. Son anticipation pour la hausse des prix en 2007 a été abaissée de 1,2% à 1,1%, un niveau qualifié de «bas». Pour 2008, sa prévision passe de 1,9% à 1,6%. La BNS observe une «amélioration des perspectives d'inflation pour les années 2008 et 2009».

Malgré le maintien de la hausse des prix nettement au-dessous de son seuil de tolérance (aux alentours de 2%), la BNS indique qu'«elle adaptera encore graduellement le cap de sa politique monétaire si l'économie continue à évoluer conformément à son attente». Autrement dit, un nouveau relèvement du taux directeur est envisageable lors de la prochaine réunion du 14 décembre ou courant 2007.

Baisse de régime en 2007

Toutefois, les marchés commencent à voir la fin du cycle de relèvement des taux d'intérêt entamé en juin 2004. Le taux directeur était alors seulement de 0,25%. «Le relèvement du taux directeur à 2% en fin d'année pourrait être le dernier», déclare Jan Poser, économiste en chef de la banque Sarasin (BSAN.S) à Zurich. Une vue déjà accréditée par le marché obligataire: après une année de hausse quasi ininterrompue, le rendement des emprunts de la Confédération à deux ans reste depuis deux mois sur un plateau de 2%. Ce rendement traduit les anticipations de taux pour 2009.

L'idée que le taux directeur pourrait bientôt culminer en Suisse alors que la Banque centrale européenne (BCE) continue de relever le sien est à l'origine de la chute du franc face à la monnaie unique. Le franc est, avec le yen japonais, la grande devise qui rémunère le moins bien l'épargne.

«L'écart des taux d'intérêt entre l'Europe et la Suisse ne va pas beaucoup se creuser, car la BCE arrive elle aussi au bout de ses tours de vis monétaires», tempère Jan Poser. Il prévoit une remontée de la devise helvétique à 1,55 contre l'euro d'ici à la fin de l'année.

Au contraire de la BCE, la BNS a mentionné pour la première fois la baisse de régime qui se profile pour 2007. Tout en relevant de 2,5% à «un peu moins de 3%» sa prévision de croissance de l'économie suisse en 2006, la BNS note que le ralentissement aux Etats-Unis est plus marqué qu'attendu. Par ailleurs, la hausse des taux d'intérêt en Suisse est en train de réduire au-dessous de 5% la croissance du marché hypothécaire. La BNS remarque aussi un «affaiblissement» dans le secteur de la construction.

Néanmoins, les perspectives pour 2007 restent «bonnes» pour l'économie suisse, d'après la BNS. L'année prochaine, la croissance ne devrait être qu'«un peu inférieure à celle de 2006» et encore supérieure au rythme que l'économie peut soutenir sans générer d'inflation.

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