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lundi 11 septembre 2006

Référencement ETULA bourse trading

Bourse, trading, placements, épargne, retraite, solutions, informations guides et conseils, sites personnels sur Etula

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samedi 9 septembre 2006

Nouvelles des taux au 06 septembre 2006

Nouvelles des taux au 06 septembre 2006
Nos analyses et prévisions

Le taux d'intérêt à long terme (10 ans) des marchés financiers, utilisé comme référence pour les crédits immobiliers, est en forte baisse depuis le début du mois de juillet 2006. Il se situe actuellement à  3,79 %contre 4,08 % début juillet 2006 (une baisse de 0,29 %). Les chiffres favorables d’inflation aux États-Unis pour juillet 2006 et le fait que la Banque Centrale Américaine n’ait pas augmenté ses taux en août 2006 (pour la première fois après 17 augmentations successives de 0,25 %) ont convaincu les marchés financiers que les taux à long terme aux Etats-Unis ne dépasseraient pas leur niveau actuel. Les taux d’intérêt à long terme en France ont suivi un mouvement similaire. Contrairement à ce qui était prévu, ils ont interrompu le mouvement de hausse engagé depuis le début de l’année pour revenir au niveau de fin mars, en hausse de 0,58 % depuis le début de l’année.

Les taux des crédits immobiliers sont nettement remontés depuis le début le l’année (+ 0,35 %), pour passer de 3,30 % à 3,70 % pour un taux fixe excellent à 15 ans. Compte tenu des dernières évolutions des marchés financiers, il est probable que les taux des prêts immobiliers vont se stabiliser au niveau actuel jusqu’en octobre 2006. Ils pourraient ensuite progresser légèrement (environ 0,20 %) jusqu’en fin d’année 2006 puis continuer leur progression, à un rythme modéré, durant l’année 2007 (environ 0,30 % en milieu d’année 2007).

Il est important de noter que cette hausse prévue des taux d’intérêt sur la fin de l’année 2006 et sur l’année 2007 n’aura qu’un impact relativement modeste sur les mensualités des prêts. Pour un prêt de 150 000 € sur 25 ans, l’augmentation des mensualités n’atteindra que 30 € environ (elles passeront à 840 € à fin 2006 contre 810 € actuellement).

Les taux des crédits immobiliers restent actuellement à un niveau exceptionnellement favorable. La situation actuelle des taux d'intérêt constitue donc une excellente opportunité pour tous les emprunteurs : vous pouvez emprunter pour votre projet immobilier à un taux réel, inflation déduite, d’environ 1,5 %. Vous retrouverez les taux actuellement pratiqués en cliquant ici.

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vendredi 8 septembre 2006

Spécialiste du crédit sur Internet

Spécialiste du crédit sur Internet

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jeudi 7 septembre 2006

Taux Euros Dollars

1 EUR vaut 1.273 USD

1 USD vaut 0.786 EUR

Autres montants depuis EUR:     Autres montants depuis USD:
1 EUR vaut 1.273 USD     1 USD vaut 0.786 EUR
2 EUR valent 2.546 USD     2 USD valent 1.572 EUR
3 EUR valent 3.819 USD     3 USD valent 2.358 EUR
4 EUR valent 5.092 USD     4 USD valent 3.144 EUR
5 EUR valent 6.365 USD     5 USD valent 3.93 EUR
6 EUR valent 7.638 USD     6 USD valent 4.716 EUR
7 EUR valent 8.911 USD     7 USD valent 5.502 EUR
8 EUR valent 10.184 USD     8 USD valent 6.288 EUR
9 EUR valent 11.457 USD     9 USD valent 7.074 EUR
10 EUR valent 12.73 USD     10 USD valent 7.86 EUR

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Lyxor veut apporter les fonds sur actifs cachés en Suisse

Lyxor veut apporter les fonds sur actifs cachés en Suisse

Qui a dit que le souffle de l'innovation épargnait l'Europe? La majorité du Top 10 des produits dérivés appartient à des banques européennes. La Société Générale (GLE.PA) emploie 2200 spécialistes des dérivés sur actions, dont 1200 pour leur administration, déclare Laurent Seyer, depuis juillet directeur général de Lyxor, la société qui appartient à 100% à la Société Générale (SG), détachée de la gestion d'actifs dite traditionnelle, SG Asset Management. Pour sa première interview, l'ancien responsable de l'équipe des produits structurés pour le marché suisse explique la future stratégie de Lyxor, une société qui compte ses 200 experts en hedge funds, produits structurés et gestion indicielle (ETF), pour 55 milliards d'euros de fonds gérés. Le groupe français profite de la tradition française de solide formation en sciences, d'un investissement précoce, puisque le département d'options date de 1988, et de son engagement à long terme: «Nous n'avons pas quitté le secteur au premier coup de vent», explique-t-il.

Ces prochains mois, Laurent Seyer entend pleinement tirer profit de la plate-forme de «comptes gérés de hedge funds», un concept «unique qui le place leader mondial»: 160 comptes gérés ouverts à des gérants de hedge funds externes à la SG, sélectionnés par celle-ci. Le système est limpide: la banque demande aux hedge funds de gérer le compte comme leur propre hedge fund. La SG dispose de toute la transparence sur ce compte (contrôle du risque, transparence) et fournit une liquidité hebdomadaire. C'est un atout clé, notamment pour un institutionnel, dans la mesure où la liquidité d'un hedge fund est habituellement mensuelle ou trimestrielle. Ces deux critères forment la raison d'être de Lyxor. Créée en 1988, juste après la crise de LTCM, la SG, qui avait cessé d'être présente dans les options sur hedge funds, n'a accepté un retour dans ce secteur qu'à la présentation des avantages du principe des comptes gérés. Dans un premier temps, ils n'ont été ouverts qu'aux produits SG. En 2002, la SG a ensuite décidé d'ouvrir la plate-forme à des investisseurs intéressés par l'idée de l'investissement direct dans ces fonds sans passer par un produit structuré. La plate-forme sert maintenant de sous-jacent à l'indice MSCI hedge fund. Et si Lyxor gère 24 milliards d'euros dans les hedge funds, la moitié est allouée à la plate-forme.

Rester leader

Sur la performance future des hedge funds, Laurent Seyer se dit confiant: «Notre performance dans les hedge funds devrait dépasser celle de l'an dernier et atteindre 10% en 2006.» Réputée difficile pour ces produits, l'année 2005 a tout de même offert une performance de 6%, soit deux fois le taux sans risque.

Lyxor a l'ambition de rester leader dans ses trois métiers. Sur les ETF, la part de marché est de 23% en Europe. La plate-forme de comptes gérés de hedge funds est de très loin leader mondial. Et dans les fonds structurés, elle obtient les Awards de la profession.

L'avenir des produits structurés? C'est une vague qui promet de durer très longtemps. Comme pour les hedge funds, l'investisseur institutionnel montre un intérêt grandissant. La croissance des produits structurés devrait atteindre 15% ces trois à quatre prochaines années, un taux qui ne fléchit pas depuis dix ans, puis qui descendra entre 5 et 10%, selon Laurent Seyer. Plusieurs instituts tentent d'investir dans ces marchés. Mais persisteront-ils dès que l'environnement se compliquera? demande Laurent Seyer. Ce ne sont pas des métiers qu'on pratique à la légère. L'investissement informatique et humain est permanent.

Une gamme de type rendement absolu

Dans les dérivés, la SG introduit sa nouvelle marque, Adequity, dans de nouveaux pays. Elle existe déjà en France, en Allemagne et en Autriche, et elle sera lancée au Royaume-Uni, en Hollande et en Suisse. Ce sera une gamme destinée aux particuliers et aux tiers gérants indépendants. La création d'une marque identifie bien le produit et ses services et permet d'ancrer la démarche dans le temps.

Lyxor veut aussi lancer des fonds sur des «actifs cachés», tels que la volatilité, la corrélation, les dividendes, la dispersion. Ces actifs ne sont accessibles qu'aux investisseurs actifs sur le marché interbancaire, tels que Lyxor. Placements alternatifs, ils s'apparentent à la sous-catégorie neutre par rapport aux marchés («market neutral»). «Ces fonds sont gérés à partir des techniques quantitatives, notamment des fonds gérés en VaR (valeur à risque)», déclare Laurent Seyer. Il s'agira d'une gamme de type rendement absolu avec une forte décorrélation par rapport aux marchés et l'utilisation des produits dérivés. La gamme aura des niveaux de risques différents selon les investisseurs. Ces fonds seront soumis à la CFB pour les distribuer en Suisse en 2007.

Ces trois prochaines années, Laurent Seyer entend développer Lyxor dans des régions où ses efforts de distribution ont été moins présents, comme en Asie et aux Etats-Unis. «Nous cherchons à offrir la plate-forme de comptes gérés de hedge funds aux résidents locaux. La Suisse sera aussi un terrain d'expansion car peu de fonds Lyxor sont aujourd'hui agréés», selon notre interlocuteur.

En termes de collecte, «nous visons un objectif de 2 milliards d'euros d'actifs par an sur plusieurs années, lesquels s'ajoutent aux 55 milliards actuels», selon Laurent Seyer. Ceci en plus de l'effort porté sur les autres produits, tels que les ETF.

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Votre coach suprême : Donald J. Trump – disponible sur

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Défiscalisation

Défiscalisation

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France : déficit courant de 38,2 MdsE à fin juillet

France / Eco : déficit courant de 38,2 MdsE à fin juillet

05/09/2006 - 09h14

- Le déficit budgétaire français ressortait à -38,2 Milliards d'Euros à fin juillet dernier, contre -48,8 MdsE un an avant. Les dépenses ont reculé de 17 MdsE sur 7 mois pour atteindre 160,6 MdsE à périmètre courant. Après avoir neutralisé les effets des changements de périmètre de la loi de finances pour 2006 (principalement transfert à la sécurité sociale des allégements généraux de charges sociales et incidence de la création du compte des pensions), les dépenses du budget général sont en diminution de 0,7 MdE par rapport au même mois de 2005. À la fin juillet 2006, les recettes nettes du budget général s'établissent à 132,9 MdsE. Elles atteignaient 142,6 MdsE à la fin juillet 2005.

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La France manque de gazelles, ces PME dynamiques qui créent le plus d'emplois

«La France manque de gazelles, ces PME dynamiques qui créent le plus d'emplois»

   

MACROECONOMIE. L'économiste français Christian Saint-Etienne critique le poids des dépenses publiques qui pénalisent le développement des petites entreprises. Partisan des baisses d'impôts, il critique pourtant la concurrence fiscale entre Etats.

       
   

Frédéric Lelièvre
Mercredi 6 septembre 2006

       
   

Après plusieurs années de croissance molle, l'économie française connaît un réel dynamisme. Principal problème de l'Hexagone, le chômage a sensiblement reculé ces derniers mois, pour passer sous la barre des 9%. Christian Saint-Etienne n'y voit pourtant qu'un feu de paille et critique le rôle de l'Etat. Professeur d'économie aux Universités de Tours et de Paris Dauphine et auteur de plusieurs rapports et essais, dont L'Etat efficace à paraître en janvier chez Plon Perrin, il était invité à Genève mardi par la banque Julius Bär.

Le Temps: La France se porte mieux, voire bien. Cela va-t-il durer?

Christian Saint-Etienne: Je ne le crois pas car, d'une part, l'appareil productif est très affaibli par dix années d'investissements insuffisants. L'effort privé de recherche et développement (R & D) se limite à 1,2% du produit intérieur brut (PIB), quand il atteint 1,5% en Allemagne, autant aux Etats-Unis et 1,8% au Japon.

D'autre part, la France souffre du poids de la dépense publique, qui dépasse d'au moins 6 points de PIB la moyenne des pays de la zone euro. En quinze ans, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 25%. Or la qualité du service public ne justifie pas que les prélèvements obligatoires atteignent 44% du PIB. Nous avons montré que, avec seulement 37%, le même niveau de service pourrait être fourni.

- Le taux de chômage peut-il continuer à reculer?

- La marge de baisse reste étroite. Le taux de chômage structurel se situe à près de 8%, si l'on est très optimiste! Aux Etats-Unis, il s'établit un peu au-dessus de 4%. Il faudrait trois ou quatre années de croissance soutenue pour le faire reculer en France. Et surtout que les créations d'entreprises soient importantes.

- La France compte pourtant de nombreux grands groupes en bonne santé...

- Oui, mais elle manque cruellement de «gazelles», ces petites et moyennes entreprises (PME) dynamiques qui emploient entre 70 et 300 personnes et créent l'essentiel des postes dans l'industrie, le commerce et les services.

- La création d'entreprises n'a-t-elle pas été simplifiée?

- Oui. La Banque mondiale estime même que la France figure parmi les pays où il est le plus facile de lancer sa société. Mais les obstacles administratifs et surtout fiscaux bloquent le développement des PME. La France compte ainsi moitié moins de ces gazelles que l'Allemagne.

- Vous préconisez des baisses d'impôts. Etes-vous aussi un partisan de la concurrence fiscale entre Etats?

- Parce qu'elles doivent aligner leurs prix sur ceux de leurs concurrentes européennes et qu'elles subissent davantage de pression fiscale, les PME françaises ont dû faire d'importants gains de productivité. Elles ne peuvent plus tolérer de poches de sous-compétitivité dans leur organisation, ce qui chasse du marché du travail les salariés les moins efficaces. Réduire la pression fiscale résoudrait en bonne partie le problème de l'emploi et stimulerait les investissements en R & D.

A court terme, la concurrence fiscale internationale va forcer Paris à aller dans ce sens. Berlin, qui augmente la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) pour diminuer l'impôt sur le bénéfice des sociétés (IS), entretient ce jeu.

Sans limites, cette compétition va cependant conduire à ne plus taxer que les facteurs les moins mobiles, tels les salariés les moins qualifiés et les moins payés. Cela pose des questions de justice et met en danger la démocratie. Je suis plutôt partisan de la fixation d'un seuil minimal d'IS et d'une taxation des fortunes qui permette de garder ces dernières sur le territoire national.

- Vous reprochez donc aux cantons suisses d'attirer des sociétés avec cet argument fiscal...

- Tant que le phénomène se limite à l'Irlande et la Suisse et aux sièges de multinationales, qui emploient peu de personnes, la pratique reste tolérable.

- Les Français protestent contre l'érosion de leur pouvoir d'achat. Qu'en dites-vous?

- C'est surtout la classe moyenne qui souffre. Elle doit financer beaucoup plus d'inactifs que dans les autres pays. Et, depuis plusieurs années, son fonds de roulement a effectivement diminué.

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Intel annonce son plus gros plan social de son histoire

Intel annonce son plus gros plan social de son histoire


Le numéro un mondial des microprocesseurs Intel a annoncé mardi la suppression de 10'500 emplois dans le monde d'ici la mi-2007, soit environ 10% de ses effectifs actuels d'environ 100'000 personnes, ce qui constitue le plus gros plan social de son histoire.

Mercredi 6 septembre 2006 13:00
Agences

Intel compte économiser 2 milliards de dollars environ en 2007 et 3 milliards en 2008, avec en outre des économies d'investissements d'un milliard en 2008, a précisé Intel dans un communiqué.

Les réductions d'effectifs seront échelonnées: ils passeront à 95.000 dès fin 2006 puis à 92.000 mi-2007, via des suppressions de postes et des départs volontaires. Seront d'abord touchés l'encadrement et le marketing, puis plus généralement l'ensemble des secteurs d'activité.

Le plan social devrait coûter environ 200 millions de dollars, a ajouté Intel. "Ces actions, quoique difficiles, sont essentielles pour qu'Intel devienne plus souple et plus efficace à l'avenir", a expliqué le PDG Paul Otellini, sans redonner de nouvelles perspectives pour les résultats à venir.

Intel handicapé par la chute des prix des microprocesseurs et la concurrence de son rival AMD (Advanced Micro Devices), multiplie les restructurations depuis cet été, après deux mauvais trimestres marqués par une baisse de 38% du bénéfice au premier trimestre et de 57% au 2e trimestre. Son chiffre d'affaires a lui chuté de 13% au 2e trimestre.

Baisse du chiffre d'affaire?
Intel pourrait même annoncer pour la première fois un chiffre d'affaire annuel en baisse cette année, selon plusieurs analystes. Le PDG Paul Otellini a commandé en avril un gigantesque audit du groupe et cet été a déjà décidé de supprimer un millier d'emplois de cadres dirigeants pour réduire les coûts d'exploitation et vendu l'activité de processeurs pour téléphones portables au groupe américain Marvell.

Le plan social spectaculaire d'Intel rappelle ceux décidés ces douze derniers mois par deux autres géants de l'informatique, IBM et HP, qui ont chacun supprimé 14.500 emplois, soit respectivement 10% des effectifs mondiaux de HP et 5% de ceux d'IBM.

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Le marché japonais retrouve les faveurs des investisseurs

Le marché japonais retrouve les faveurs des investisseurs

   

BILAN (II). Après un printemps médiocre, les actions nippones sont en retard sur le reste du monde. Mais les spécialistes estiment que les perspectives sont favorablement orientées.

       
   

Angélique Mounier-Kuhn
Mercredi 6 septembre 2006

       
   

Erigé au rang de marché actions préféré des stratèges en 2005, à mesure que la reprise économique gagnait en vigueur, le Japon est brutalement tombé de son piédestal au printemps. Entre avril et juin, l'indice Nikkei a sombré de 19%. Il commence tout juste à recouvrer les faveurs des investisseurs, comme en a attesté le retour timide des étrangers cet été après leur désertion de mai et juin. Mais si l'indice a rebondi de 13,5% depuis la mi-juillet, avec 1,7% de progression totale sur l'année, il a accumulé un retard qu'il peinera à combler sur l'Europe (+8,34% pour le SMI) et les Etats-Unis (+6,96% pour le Dow Jones).

«Il faut relativiser cette sous-performance. De l'été 2005 à mars 2006, la Bourse japonaise a été en complet dérapage, ce qui a entraîné une extension disproportionnée des valorisations. La phase de correction devait avoir lieu. Le marché est dorénavant prêt à renouer avec une tendance haussière raisonnable», commente Daniel Felder, gérant indépendant. «Le marché n'a fait que corriger pour retrouver des niveaux sains. La baisse n'avait rien à voir avec une détérioration des fondamentaux de l'économie», renchérissait mardi Paul Kempf, gérant chez MWD Asset Management, lors d'une présentation.

Les perspectives de bénéfices comme principal soutien

Ce constat établi, les spécialistes rivalisent d'arguments favorables aux actions de l'Empire du Soleil-Levant. Principal facteur de soutien évoqué: la croissance des bénéfices. Très prudentes dans leurs anticipations, les sociétés devraient à nouveau rehausser leurs perspectives de résultats pour l'ensemble de l'année fiscale à l'occasion de la publication de leurs comptes semestriels en octobre et novembre, estime Paul Kempf. Selon la banque Mizuho, ces révisions porteraient la croissance annuelle des bénéfices attendus à 10% contre 5% actuellement.

Pour Daniel Felder, l'évolution des profits est d'autant plus positive qu'elle «ne tient pas seulement à la progression des ventes mais également à la diminution des coûts. Si les sociétés poursuivaient des stratégies de part de marché il y a quatre à cinq ans, elles privilégient dorénavant leur profitabilité. Celle-ci a retrouvé des niveaux nettement meilleurs qu'au plus haut des années 1980.» L'amélioration de la rentabilité a toutes les chances de se perpétuer, selon ce spécialiste. «Le vieillissement de la population entraîne le remplacement des salariés âgés par des jeunes, ce qui engendre une baisse de la masse salariale.»

En outre, «une deuxième phase de rationalisation des coûts va se mettre en route, elle passera par une accélération du mouvement de fusions-acquisitions et les cessions par les entreprises de leurs activités non rentables», prévoit Paul Kempf. A cela s'ajoute la meilleure prise en compte des intérêts des actionnaires par les sociétés nippones, synonyme d'augmentation des dividendes distribués et des programmes de rachats d'actions. Autre phénomène porteur, après des années de déflation, l'aversion des particuliers pour le risque s'estompe. Or le potentiel de diversification de leur patrimoine financier est énorme: à ce jour, il reste détenu à 51% sous forme de liquidités contre 13% seulement aux Etats-Unis.

Enfin, la communauté financière estime que le remplacement de Junichiro Koizumi au poste de premier ministre le 20 septembre ne devrait guère troubler Kabuto-Cho. Au cours de ces cinq années et demi de règne, le Nikkei a connu des hauts et des bas. Mais au total il a progressé de 27%, deux fois plus que le S & P 500 américain. Shinzo Abe, le premier ministrable le plus vraisemblable, ne s'est pour l'heure pas montré disert sur ses intentions en matière de politique économique. Tout au plus a-t-il indiqué qu'il fixerait à l'Archipel l'objectif d'atteindre 3% de croissance annuelle. Une ambition de bon aloi pour les investisseurs en actions nippones.

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Le SMI campe sur ses positions

Le SMI campe sur ses positions

La Bourse suisse.

Anker Bank
Mercredi 6 septembre 2006

Mardi, le marché suisse a marqué une pause dans sa course vers les plus hauts historiques. Dans de minces volumes, le SMI a clôturé sur les niveaux de la veille à 8'226 points, tout comme le SPI à 6'404 points. L'indice a ignoré l'ouverture positive de Wall Street, au lendemain de la célébration du Labor Day (DAYN.S). Aux assurances, Bâloise (BALN.VX) a progressé de 1.85% à 104.40 après avoir publié de bons résultats semestriels. Son bénéfice net a dépassé les attentes des analystes. Zurich Financial (ZURN.VX) Services a grignoté 0.3% à 284.50, tandis que  Swiss Life (SLHN.VX) reculait de 1% à 298.75 à la veille de la publication de son rapport intermédiaire. Les grandes capitalisations ont paralysé le marché avec un repli de 0.7% à 423.50 pour Nestlé (NESN.VX), de 0.7% à 70.25 pour Novartis (NOVN.VX) et une clôture inchangée pour Roche (ROG.VX). Ce dernier n'a guère réagi aux nouvelles données indiquant l'efficacité de son traitement contre l'obésité Xenical sur les adolescents. En revanche, les bancaires se sont bien comportées, à l'exception de Julius Baer (BAER.VX) (-0.9% à 118.50). Credit Suisse (CSGN.VX) Group, que Lehman Brothers a incorporé dans son portefeuille de recommandations, a été  a engrangé 0.9% à 70.35 et UBS (UBSN.VX) 0.7% à 71.30. Dans un autre registre, ABB (ABBN.VX) a signé la meilleure performance du jour avec un gain de 2.4% à 16.85. Le groupe a reçu une commande de 210 millions de dollars de la part de la société algérienne Sonatrach. Parmi les valeurs secondaires, Ascom (ASCN.S) a cédé 4.9% à 12.55 mardi dans le sillage de la publication de résultats semestriels qui n'ont pas comblé les attentes élevées du marché. Cependant, en raison d'un carnet de commandes bien fourni, la plupart des analystes prévoient que la société sera en mesure de redresser la barre au second semestre. D'ailleurs, Ascom a confirmé ses perspectives pour l'ensemble de l'exercice. Pour sa part, Partners Group s'est légèrement replié de 0.55% à 99.15 malgré l'analyse positive établie par le Credit Suisse. La banque a maintenu sa recommandation à « surperformer » et a augmenté son objectif de cours sur le titre de 96 à 118 francs.

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Il faut vendre les matières premières

«Il faut vendre les matières premières»

   

STRATEGIE. Les secteurs cycliques comme l'énergie vont fléchir face au recul de la demande mondiale.

       
   

Myret Zaki
Mercredi 6 septembre 2006

       
   

«Nous prenons tactiquement des profits dans les matières premières en Europe et dans l'énergie aux Etats-Unis», indique Gérard Piasko, Chief Investment Officer de la banque privée zurichoise Julius Bär. Les métaux de base en Europe ont largement surperformé le marché, avec une hausse de 11% depuis le début de l'année, tandis que le secteur énergétique américain a gagné le double du S & P 500 (+15%). Ces deux secteurs cycliques sont désormais vulnérables à une demande qui ralentit au niveau mondial. «Il est donc judicieux de les vendre maintenant», assure Gérard Piasko, d'autant que les analystes ont révisé nettement à la baisse les estimations de bénéfices.

Le cycle économique a dépassé son point culminant et les risques cycliques augmentent, développe Gérard Piasko. D'une part, la consommation américaine, qui pèse 70% du PIB des Etats-Unis, sera affectée par une baisse d'activité dans l'immobilier résidentiel. D'autre part, l'Europe voit décliner ses indices de confiance, à l'instar du ZEW en Allemagne. Enfin, la Chine, la Corée et le Japon continuent à relever leurs taux d'intérêt, afin de tempérer leurs économies. «Ces tendances signalent un ralentissement mondial, qui a d'ailleurs déjà commencé», note Gérard Piasko. Toutefois, le CIO ne voit pas de risque de récession.

«A côté de ces risques de ralentissement coexistent les risques d'inflation», ajoute le stratégiste. Les métaux industriels comme le cuivre, qui a récemment revisité ses sommets, révèlent que l'inflation guette encore. Les métaux de base pourraient bientôt céder 10% à 20%. «Là seulement, l'inflation reculera peut-être», argumente Gérard Piasko.

Le marché obligataire, lui, semble sous-estimer le risque inflationniste: les obligations à 10 ans américaines ont connu un rally de 2% à 3%. «Elles anticipent une baisse des taux d'intérêt, qui impliquerait un recul de l'inflation, déchiffre le CIO. Or il est rare que l'inflation décline plus vite que la croissance économique.» Bär sous-pondère donc légèrement les obligations, tout comme les marchés émergents: «L'un de ces deux marchés a tort; nous sommes positionnés pour en profiter.» Des attentes optimistes sur le recul des indices de prix soutiennent aussi le haut niveau des actions. Bär est neutre à défensive sur les marchés d'actions: «Nous ne croyons donc ni à une hausse de 10% des Bourses cette année, ni à une baisse de 10%.»

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La Bâloise voit son potentiel de croissance à l'Est

La Bâloise voit son potentiel de croissance à l'Est

Le volume des affaires de l'assureur baisse en Suisse, son principal marché.

Thomas Thöni, Zurich
Pour Frank Schnewlin, directeur du groupe Bâloise, le quatrième assureur en Suisse, la croissance du groupe passe par une extension vers les nouveaux membres de l'Union européenne. «La Suisse représente toujours pour nous un pays de première importance. Mais il faut savoir se développer sur les marchés à fort potentiel, ce qui est le cas des pays de l'Est», indique-t-il mardi en marge de la conférence de presse des résultats semestriels. En Suisse, le volume d'affaires a baissé de 3,3% à 2,7 milliards de francs, dû à la morosité du marché des assurances vie classiques et des primes uniques en particulier. Le bénéfice avant impôts et frais de financement s'y élève à 158,6 millions (+38,2% ). Concernant la concurrence locale, soit la vente récente de l'assureur Winterthur au français Axa, Frank Schnewlin n'y voit «aucune influence sur le marché Suisse, car il n'existe pas de synergie à court terme entre ces deux groupes sur ce marché».

OVB Holding, une société de courtage allemande, sert de tête de pont à Bâloise vers les pays de l'Est. Déjà bien implantée en République tchèque et en Slovaquie, cette société cotée depuis fin juillet, dont Bâloise est l'actionnaire majoritaire depuis qu'elle a racheté le groupe d'assurances Deutscher Ring, est aussi établie en Pologne, en Hongrie, en Roumanie et en Croatie. Dans ce dernier pays, l'assureur suisse a déjà lancé un projet pilote «très satisfaisant» il y a six ans. Une acquisition est prévue en Serbie d'ici à 2007. «Il est probable que nous nous étendions encore sur d'autres marchés», dit Frank Schnewlin.

Concernant son deuxième marché, l'Allemagne, Bâloise enregistre une hausse de ses volumes de 4,4% à 1,2 milliard, malgré une féroce concurrence sur les prix. Avec ses deux unités Basler Securitas et Deutscher Ring, son bénéfice passe à 116,5 millions, contre 49 millions au premier semestre 2005. Le directeur y voit «un marché très prometteur, notamment dans les assurances vie qui devraient connaître un boom prochainement».

Frank Schnewlin souligne l'importance de la rentabilité du groupe par rapport à la croissance des volumes. Pourquoi? «Nous voulons satisfaire au maximum nos actionnaires, nos clients et nos employés. Cette stratégie a été aussi choisie en partie pour rendre plus difficile une acquisition hostile en augmentant fortement le prix que devrait payer un groupe s'il voulait nous racheter.» Les rumeurs d'un rachat ne sont pas commentées par la Bâloise qui n'entrevoit pas de réorganiser son portefeuille en vendant soit le secteur vie, soit le non-vie. «Notre présence géographie a déjà été complètement revue dans les années 1990. Les autres assureurs essayent de le faire actuellement, mais les conditions du marché ne sont plus aussi bonnes.»

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Les bons chiffres des assurances tranchent avec des cours bas

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PLACEMENTS. Hormis la Bâloise, en hausse de 36,5% depuis le début de l'année, le secteur tend à sous-performer le marché. Pourtant, les résultats affichent de belles progressions.

Yves Genier
Mercredi 6 septembre 2006

Quoique bien orienté, le marché suisse des actions recèle encore quelques perles. Celles-ci se concentrent notamment dans le secteur de l'assurance, jugé par plusieurs analystes financiers comme globalement bon marché. Les titres de sociétés, dont Zurich Financial (ZURN.VX) Services, Bâloise (BALN.VX), Swiss Life (SLHN.VX) ou, en plus modeste, Nationale Assurance, se payent en moyenne 10,4 fois les bénéfices prévus en 2007 alors que les bancaires se traitent à 10,7, soit nettement moins que la moyenne du SPI.

La publication des résultats semestriels de Bâloise mardi (lire ci-dessous), de Swiss Life aujourd'hui et d'Helvetia Patria (HEPN.S) demain est pourtant l'occasion de la remise à l'heure pour certains titres. C'est notamment le cas de la première, dont le titre s'est apprécié de 1,9% hier à 104,40 francs à la suite de la publication de chiffres plus élevés que prévu.

Ces envolées restent cependant des exceptions. «Globalement, le secteur sous-performe en Bourse. Le marché vit-il sur le souvenir des massacres des années 2001 à 2003 (ndlr: années de lourdes pertes)? Même un géant européen comme Allianz (ALV.XE) se traite à moins de 9 fois les résultats anticipés de 2007, ce qui augure de belles performances boursières à venir, probablement supérieures à 10% pour des titres comme Zurich ou Swiss Life», juge Jérôme Schupp, analyste chez Syz & Co à Genève.

Le momentum paraît d'autant plus favorable que les compagnies surfent sur une vague de bonnes nouvelles. La hausse des taux d'intérêt au premier semestre a stimulé les rendements de leurs placements, notamment dans l'assurance vie. Restructurés, leurs portefeuilles affichent des rendements en progression.

Les sinistres sont en baisse

Coup de chance, le premier semestre a été plutôt avare en sinistres, ce qui a permis de limiter les charges. Mieux encore, la saison des ouragans semble se montrer moins active cette année que l'an dernier, ce qui favorise les réassureurs exposés aux risques sur les côtes américaines. «Tant que cette saison ne sera pas terminée, des titres comme Swiss Life continueront de faire l'objet d'une certaine nervosité des marchés», nuance toutefois Michel Wiederkehr, de Bordier & Cie à Genève.

La conjonction de ces éléments permettra d'améliorer encore le résultat combiné des assurances (le total des charges divisé par les primes). «Malgré un repli des rentrées de primes au premier semestre, ces ratios demeurent très élevés», note Marc Effgen, analyste chez Helvea (Pictet) à Genève. Cet indice souligne le fait que les compagnies couvrent plus que la totalité de leurs coûts avec les primes, et donc leur solidité.

Les cours seront donc portés à la hausse par l'amélioration des perspectives bénéficiaires. Signe cependant d'un reste de méfiance, les multiples ne devraient pas connaître de hausses.

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