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mardi 29 août 2006

mergermarket

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Vade-mecum du super-optimiste

Source letemps.ch

Tout l'or du monde! L'imaginaire s'évade, envisage des océans de métal jaune. La réalité est pourtant bien plus modeste. Elle se chiffre à 153000 tonnes d'or aujourd'hui. Et fondu en un seul bloc, il formerait un dé de 20 mètres de chaque côté, selon une étude de la Deutsche Bank, citée par la Weltwoche. Sa valeur s'élèverait à quelque 4000 milliards de francs. L'or, l'actif de dernier recours, représentait 25% de la valeur des produits financiers en 1982. Aujourd'hui, le rapport est tombé à 1,4%. Les experts haussiers sur le métal anticipent une remontée de ce ratio.

Historiquement, le rapport entre les actions, symbolisé par l'indice Dow Jones, et l'or est de 12,5 fois en moyenne, si l'on porte le regard sur les 100 dernières années. Le ratio a été de 40 fois à son sommet en l'an 2000. Il est en train de revenir à la moyenne, ce qui ne manquerait pas de pousser le prix du métal jaune à 850 dollars l'once, selon une étude de Cheuvreux, écrite par Paul Mylchreest. Ce dernier anticipait ce printemps une forte hausse à moyen terme, arguant que les ventes des banques centrales ont fait pression sur le cours ces dernières années. Et il n'excluait pas un pic à 2000 dollars l'once à long terme, si l'idée selon laquelle les banques centrales ont moins d'or qu'elles ne l'affirment était acceptée (LT du 13.8. sur l'incertitude sur les avoirs des banques centrales). Les haussiers parient aussi sur l'espoir d'une augmentation de l'or dans les portefeuilles. Si 1% de l'argent placé en actions et obligations se portait sur l'or, cela équivaudrait à 350 milliards de dollars, ou 19800 tonnes d'or, ou 8 fois la production minière annuelle, selon Paul Mylchreest. Il est permis de rêver.

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La faible part d'or en portefeuille sous-estime le besoin d'assuranc

Source letemps.ch

L'or répond aux désirs de préservation du capital, mais l'investisseur lui fait peu confiance. Faut-il l'intégrer dans la performance?
Emmanuel Garessus
Si l'or se sent des ailes depuis 4 ans, la proportion qu'il occupe dans les portefeuilles est toujours fragile. «La part de l'ensemble des matières premières dans le portefeuille modèle a été abaissée de 3 à 1% à la fin du premier trimestre et n'a pas ensuite été modifiée», selon Robert Chardon, cogérant d'un fonds sur l'or pour Lombard Odier Darier Hentsch, à Genève.

Lionel Motière, auprès de Diapason, à Lausanne, recommande une part sensiblement supérieure. «Au moins 5% d'or dans un portefeuille, sous forme physique de préférence, sinon en ETF ou en Futures, et entre 15 et 25% pour l'ensemble des matières premières». Cette préférence pour l'or physique répond au souci de couvrir les risques exceptionnels. Le handicap du transport est compensé par des avantages indiscutables en cas de crise. C'est aussi pourquoi l'expert en matières premières n'apprécie pas les ETF qui possèdent une clause de force majeure qui évite la livraison en cas exceptionnel. Car c'est justement à cette fin que l'on détient le métal jaune. Des créances envers un quelconque émetteur d'instruments basés sur l'or ne seraient pas d'un grand secours, selon la Banque Wegelin.

Auprès de Lombard Odier Darier Hentsch, on estime toutefois le moment mal choisi pour trop y investir: le fonds de matières premières (517 millions de francs de fortune) contient 12% d'or et autres métaux précieux, en ligne avec son indice de référence, selon Robert Chardon. Celui-ci cogère aussi le fonds World Gold Expertise. Ce fonds de placement en or et mines d'or privilégie les petites sociétés aurifères aux grandes compagnies, car ces dernières peinent à stimuler leur croissance. En outre, les petites compagnies réagissent plus que proportionnellement à la hausse de l'or, mais sont également plus sensibles à des catalystes spécifiques, ce qui permet de diversifier le risque.

Mais faut-il penser au métal jaune en termes de performance? Konrad Hummler, associé de Wegelin &amp; Co, propose de placer 5% en or à des fins de préservation du capital et de ne pas l'intégrer dans l'analyse de la performance. «Nous ne pouvons négliger l'éventualité aussi dangereuse qu'improbable d'une crise systémique», écrit-il. En cas de crise systémique, le prix de l'or «augmenterait de façon spectaculaire, n'étant soumis ni à l'inflation ni à la mainmise politique». L'idée n'est pas de peindre le diable sur la muraille, mais de disposer d'une assurance «raisonnable» contre un risque improbable, mais hautement dangereux. On se dote d'une assurance incendie pour sa maison, sans quoi on n'oserait allumer le grill l'été. Konrad Hummler observe que la plupart des fortunes ont été dilapidées, diluées ou détruites le siècle dernier, comme durant les dévaluations des années 30 et 40, ou après 1973, à l'abandon du système de Bretton Woods. Konrad Hummler constate l'existence de risques majeurs, à commencer par la montée de l'endettement implicite des systèmes de prévoyance. C'est-à-dire de l'écart entre les promesses de paiements futurs et les recettes futures probables. C'est une véritable «bulle de promesses». Il résulte d'un mécanisme de contrainte auquel personne n'échappe. L'endettement est bien trop élevé dans l'économie, essentiellement à cause de l'effet de levier. C'est un doux poison. Les banques centrales ne peuvent pas exercer une surveillance autre qu'indirecte et limitée.

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L'or devrait fortement s'apprécier, mais pas dans l'immédiat

L'or devrait fortement s'apprécier, mais pas dans l'immédiat

Source letemps.ch

Selon Lionel Motière, directeur de «Diapason» à lausanne, «l´or grimpera à 1000 dollars l´once au minimum à moyen et long terme».
METAUX PRECIEUX. Certains experts osent parler d'un prix supérieur à 1000 dollars l'once.

   

Les experts sont circonspects. La tradition veut que le métal jaune soit au plus bas de l'année entre la fin d'août et le début de septembre, juste avant la saison des mariages en Inde, quand la demande de bijoux s'accélère. Pourtant l'or, qui a touché en mai son plus haut niveau depuis 26 ans, à 730 dollars l'once, n'est guère descendu de ses hauteurs printanières. Faut-il tout de même l'acheter maintenant? La complexité du problème dépasse le seul facteur saisonnier. Elle intègre aussi le comportement des banques centrales. Une partie d'entre elles, dont la Suisse et la Banque centrale européenne, ont signé l'accord de Washington pour déterminer le maximum d'or qu'elles s'autorisent à vendre pour ne pas perturber le marché. Signé d'abord en 1999 pour une durée de cinq ans et renouvelé en 2004, il fixe un montant maximum pour chaque année, laquelle échoit le 26 septembre. Or cette année les autorités d'émission se sont séparées de 160 tonnes de moins que leur objectif annuel qui est de 500 tonnes, selon le World Gold Council. Vendront-elles le solde d'ici là?

Une réponse positive à cette question perturberait les espoirs de hausse. Par contre, leur réticence à vendre enverrait un signal éminemment positif. Les montants non vendus ne peuvent être compensés l'année suivante. Toujours est-il qu'au deuxième trimestre, les ventes officielles de la part des banques centrales ont diminué de 63% sur base annuelle. Non seulement les ventes des banques occidentales sont de plus en plus éparses, mais on prête aux banques asiatiques l'intention de diversifier leurs réserves hors du dollar. Chaque signe de leurs intentions, aussi prosaïques soient-ils, est l'objet de vastes débats.

Pendant ce temps, les achats pour la bijouterie, certes à un nouveau record, semblent souffrir des fortes fluctuations de prix. Mais c'est l'énergique demande d'investissement qui détermine le prix. Et celle-ci a pris l'ascenseur. Selon la BNS, l'investissement net a excédé 700 tonnes l'an dernier. L'instrument populaire du moment pour les investisseurs, les fonds indiciels ETF, représentait l'équivalent de 20 tonnes en 2003. Ils dépassent 500 tonnes aujourd'hui.

Le recul saisonnier du prix pourrait conduire le métal à 600 dollars l'once, voire à 580, selon Robert Chardon, cogérant d'un fonds sur l'or pour Lombard Odier Darier Hentsch, à Genève. Dans le pire des cas, il redescendra à 500 dollars, mais l'once devrait partir à la hausse avant la fin de 2006. Le cours sera notamment soutenu par la fin de la hausse des taux américains et les conséquences négatives pour le dollar qui en résultent, selon l'expert genevois. Car la monnaie américaine et l'or évoluent en sens inverse.

Pour la même raison de corrélation inverse avec le dollar, Lionel Motière, directeur de Diapason, à Lausanne, anticipe un scénario différent. Logique, puisque ce dernier pense que les taux d'intérêt pourraient continuer à augmenter aux Etats-Unis. En outre, dans une opinion qui le place en opposition avec le consensus actuel, il voit le dollar s'apprécier: «Qui aurait intérêt aujourd'hui à une baisse du billet vert?» L'or baissera donc à court terme et jusqu'à la fin du premier trimestre 2007. Mais l'expert est très haussier à moyen et long terme: «L'or grimpera à 1000 dollars l'once au minimum.» Moins en réponse à d'éventuels risques géostratégiques, qui soutiennent plutôt le dollar, qu'à la hausse de l'inflation. Car au-delà des incertitudes à court terme, l'or fluctuera en fonction de l'évolution des prix.

Déflation? Inflation? Dans les deux cas, l'or serait l'actif qu'il faudrait se précipiter d'accumuler. Aujourd'hui les marchés financiers semblent plutôt penser que la stabilité des prix prévaudra, notamment après le dernier indice d'inflation américain. «Cette vision optimiste, pour les actions, les obligations et la conjoncture, est clairement la moins probable», affirme Marius Favre, conseiller pour Aria Ltd, à Genève. L'économiste anticipe à long terme un niveau de 45000 francs pour le kilo d'or.

Ben Bernanke, à la tête de la réserve fédérale américaine, a suffisamment répété sa hantise d'une déflation. Il serait prêt à jeter des billets de banque par hélicoptère. Ce qui lui vaut le surnom d'«Hélicoptère Ben». La Fed ne risquera donc pas un effondrement de la consommation. Le scénario inflationniste est plus probable, selon Marius Favre. Il est d'ailleurs bien enclenché. L'inflation américaine est maintenant à 4,1%. Et la tendance des prix hors énergie et alimentation (2,7%) tend à s'accélérer et à rattraper le taux nominal de l'inflation. L'économiste s'étonne: «Personne ne s'inquiète, pourtant dans les années 70, avec le franchissement de la barre des 3%, l'affolement a été tel aux Etats-Unis qu'on a pris les mesures draconiennes de taxes à l'importation. L'expérience montre que la stabilité des prix à un certain niveau est extrêmement difficile. L'expert genevois s'appuie sur les obligations indexées à l'inflation pour montrer que les marchés financiers sous-estiment la hausse des prix. Sur cette base, les marchés anticipent environ 2,5% d'inflation. C'est bien en dessous de la réalité future, à son avis. Lionel Motière appuie ce raisonnement: «La tendance sur trois mois de l'indice des prix américain (CPI) est la pire depuis janvier 1992. Sur six mois, elle est la pire depuis 1991 et le taux d'accélération semestriel est le pire depuis 1983.» L'or est le reflet des liquidités existantes, poursuit-il, et celles-ci sont en forte hausse. L'accès au crédit est très facile. Les achats d'immobilier sans apport d'argent sont à nouveau possibles, même pour les particuliers. Et les émissions d'obligations pour les entreprises (corporate bonds) sont en hausse de 17% sur un an. Par contre, les banques centrales ne sont pas déterminantes sur la tendance du métal jaune, à son avis.

Dans le passé, elles ont souvent vendu au mauvais moment. A long terme, elles devraient tendanciellement être vendeuses d'or, en raison des pressions sociales grandissantes. L'or est sous-évalué par rapport aux autres matières premières, poursuit Marius Favre. En trois ans, le cuivre s'est apprécié 4 fois plus vite que l'or. Les experts scrutent aussi le rapport entre le pétrole et l'or. Actuellement il est de 8,7 fois, mais en moyenne à long terme il est de 16 fois. L'argument utilisé pour justifier l'envol de ce ratio tient aux difficultés structurelles à découvrir de nouveaux champs miniers. Il peut être repris sans autres pour l'or. Il y a 25 ans, il fallait 1,5 tonne de gisement pour produire un gramme d'or. Aujourd'hui 4 à 5 tonnes sont nécessaires.

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Ford pourrait céder sa filiale de services financiers

CREDITS. Ford Motor Credit a dégagé en 2005 un bénéfice de 2,49 milliards de dollars. Les ventes de filiales de financement se multiplient chez les constructeurs automobiles.

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Wall Street dope la SMI

Après avoir été dans le rouge une bonne partie de la séance d'hier, la bourse suisse a finalement terminé la journée sur une note positive, dopée par la bonne ouverture de Wall Street. Cette dernière est justifiée notamment par la baisse de presque 2 dollars du baril de pétrole. De plus, l'ouragan Ernesto s'est affaibli et ne représente plus de réel danger pour les côtes américaines. A la clôture, le SMI a donc gagné 0,20%, à 8118,64 points, alors que l'indice élargi SPI a progressé de 0,18%, à 6211,20 points.

Les principales valeurs ont terminé sur des valeurs proches de leur cours de clôture de la semaine dernière. Parmi les blue chips, Novartis (NOVN.VX) a reculé de 0,14%, à 70,10 francs. Mais Roche (ROG.VX) est resté pratiquement inchangé à 225,60 francs (+0,04%) et Nestlé (NESN.VX) a progressé de 0,23%, à 421 francs. Dans le secteur financier, CSG (CSGN.VX) (+0,59%, à 68,45) a profité de l'accord de la Commission européenne pour le rachat de Winterthur par Axa (CS.PA). Mais cette information avait été anticipée. UBS (UBSN.VX) s'en sort mieux avec une hausse de 0,87%, à 69,70 francs.

Parmi les gagnants de la journée, il faut relever l'excellente performance de Clariant (CLN.VX), qui a engrangé 2,73%, à 15,05 francs, suivie par celles de Serono (SEO.VX) (+1,07%, à 850 francs) et de Swisscom (SCMN.VX) (+1,03%, à 415,25). Selon The Times, l'opérateur Vodafone envisagerait de lui revendre sa participation de 25% dans Swisscom Mobile.

Sur le marché élargi, PubliGroupe a présenté hier matin son résultat semestriel en ligne avec les attentes des analystes. Plusieurs spécialistes de banques privées suisses ont qualifiés ces chiffres de solides, mais l'action a pourtant cédé 1,35%, à 399,50 francs. Par ailleurs, la banque WestLB a publié une étude négative sur la société Micronas (MASN.S), qui a abandonné 0,52%, à 28,40. La banque allemande table en effet sur un troisième trimestre déficitaire pour cette compagnie active dans le domaine des semi-conducteurs et estime que le prix de l'action ne reflète pas le risque opérationnel de cette entreprise.

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L'euro reste stable face au dollar

L'euro reste stable face au dollar

   

La semaine passée a été marquée par un pic de la devise européenne à 1,2938 dollar lundi passé, au plus haut depuis le 5 juin, puis par un repli graduel jusqu'à 1,2726 dollar vendredi. Le marché est indécis et est dans l'attente de nouvelles économiques fraîches dans un marché sans indication. Le président de la Fed, Ben Bernanke, lors du symposium annuel de la Fed, n'a pas laissé d'indications quant à l'avenir des taux d'intérêt. Il n'a pas parlé de l'économie, ni des taux d'intérêt directeurs. Les indicateurs économiques seront donc surveillés attentivement, comme la deuxième estimation du PIB du 2e trimestre mercredi et les chiffres de l'emploi vendredi.

La perspective d'une pause monétaire aux Etats-Unis semble être intégrée dans le marché. Le dollar ne souffre donc pas des indicateurs américains peu favorables, comme l'immobilier par exemple (les ventes de logements neufs ont chuté de 4,30% au mois de juillet), mais il bénéficie toujours de son fort taux de rendement et des retraits d'argent des marchés émergents qui émigrent dans les monnaies refuges.

Le yen est, lui, en baisse constante contre ses principaux rivaux, à un plus haut historique proche de 150 yens contre euro. Bien que la banque du Japon ait relevé son taux directeur à 0,25% au mois de juillet, son premier resserrement monétaire depuis six ans, elle devrait prendre son temps avant de procéder à une nouvelle hausse des taux. Une inflation moindre que prévu au Japon remet en question la nécessité pour la banque centrale nippone de relever ses taux d'ici à la fin de l'année. Cependant, et bien que le différentiel des taux du yen soit actuellement en nette défaveur face à l'euro et au dollar, le yen devrait prochainement se renforcer face aux autres principales devises, tout particulièrement face à l'euro, une correction en dessous de 143,00 au minimum ces prochaines semaines ne nous surprendrait pas. Les corrections de la monnaie nippone sont parfois dévastatrices.

Du point de vue technique, l'eur/usd est dans une zone neutre sans tendance, la cassure de 1,2726 ou 1,2939 devrait nous aider à identifier la future tendance à moyen terme. En usd/chf, la cassure de 1,2183 ou 1,2424 devrait aussi nous éclairer pour la suite. En gbp/usd, la cassure de 1,8811 ou 1,8997 devrait provoquer un mouvement violent. Le usd/jpy devrait tester la zone 118,00, ensuite une correction baissière à 116,70-20 est attendue. En eur/jpy, une correction baissière importante en dessous de 143,00 depuis 150,10-40 est attendue ces prochaines semaines.


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Le bénéfice de la BNS varie au gré des placements en devises et en or

Le bénéfice de la BNS varie au gré des placements en devises et en or

RESULTATS. Société cotée en Bourse, la BNS est dispensée de se conformer aux normes comptables internationales. Elle déclare un résultat effectif, un bénéfice distribuable.

Le bénéfice intermédiaire de la Banque nationale a plongé de 72,4% au premier semestre. Une chute fort opportune, pourraient penser les partisans de l'initiative COSA qui cherchent à mettre un grappin politique sur les bénéfices de l'institut d'émission. Encore faut-il comprendre le sens du terme de bénéfice appliqué à la BNS. Car si une banque commerciale cherche d'abord à accroître sa valeur, tel n'est pas le cas d'une banque centrale. Celle-ci doit appliquer la mission de politique monétaire qui lui est assignée, la stabilité des prix et le maintien de la valeur du franc.

La BNS, à l'image de toutes les banques centrales, n'a donc pas pour but de maximiser son bénéfice. Techniquement, ce serait extrêmement aisé d'accroître ce dernier. Il suffirait de faire marcher la planche à billets, donc d'émettre du papier-monnaie à volonté. La conséquence serait pourtant dramatique: une hyperinflation et la chute du franc. Car la confiance est un élément beaucoup plus important que le bénéfice pour une banque centrale. Et celle-ci dépend directement de son indépendance à l'égard du pouvoir politique. La maximisation du bénéfice entre en conflit avec son objectif monétaire, explique la Banque nationale. En fait de bénéfice, la BNS est un animal vraiment particulier. Société cotée en Bourse suisse, elle est dispensée de se conformer aux normes comptables internationales IAS. De plus, elle ne publie pas de tableau de financement. Et pour cause, puisqu'elle est en mesure de créer de la monnaie.

Elle déclare un résultat effectif, un bénéfice distribuable, c'est-à-dire avant l'attribution ou le prélèvement sur 16 milliards de francs de réserves issues des années 90. Le bénéfice distribué aux cantons et à la Confédération est de 2,5 milliards, fruit d'un accord avec les politiques. Mais une fois que la réserve pour distributions futures sera éteinte, la capacité bénéficiaire tombera à 1 milliard.

Ce potentiel de 1 milliard dépend d'abord de l'ampleur de ses actifs rémunérés, c'est-à-dire des actifs au bilan qui produisent des revenus d'intérêts. Il s'agit en fait de ses placements en devises. Le reste provient de gains ou pertes comptables sur les fluctuations de prix de l'or, des changes et des capitaux. Le bénéfice est donc hautement instable. Un résultat récent car les placements financiers sont comptabilisés au prix du marché depuis 1996. Auparavant, l'or était comptabilisé à 4595,74 francs le kilo, selon l'arrêté fédéral de 1971. Lorsqu'elle a changé son approche, ses réserves d'or ont subitement pris l'ascenseur.

Si le portefeuille de la BNS vaut 109 milliards de francs, seuls 85 milliards sont à disposition pour ses activités. La taille de ce portefeuille dépend de la monnaie centrale, qui est un agrégat restreint de masse monétaire, ainsi que de provisions.

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Le chiffre d'affaires et le bénéfice de Charles Vögele reculent

Le chiffre d'affaires et le bénéfice de Charles Vögele reculent


Conséquence d'un hiver long et d'un printemps peu clément, Charles Vögele a vu reculer tant ses ventes que son bénéfice au 1er semestre. Un excellent mois de juillet et de bonnes ventes en août permettent toutefois au groupe de maintenir ses objectifs.

Mardi 29 août 2006 15:35
ATS

Durant la période sous revue, le résultat net de Charles Vögele, première chaîne suisse de confection, a chuté de 60 % par rapport à janvier-juin 2005, à 13,5 millions de francs, pour un chiffre d'affaires en repli de 5,6 % à 627,6 millions. Le résultat d'exploitation (EBIT) a pour sa part plongé de 51 % à 26,6 millions.

Conflit Chine-UE
Lors de la conférence de presse tenue mardi à Zurich, le patron du groupe sis à Pfäffikon (ZH), Daniel Reinhard, a rappelé que la Suisse était encore partiellement sous la neige en juin, "ce qui n'incite sûrement personne à acheter un bikini". Par ailleurs, le conflit entre l'Union européenne et la Chine au sujet des quotas textiles a aussi laissé des traces, a-t-il relevé.

En raison de ce désaccord, l'industrie du vêtement s'est tournée vers les autres producteurs asiatiques, qui ont rapidement été débordés. Du coup, Charles Vögele s'est retrouvé avec des assortiments partiellement insuffisants.

Le tassement des ventes s'est particulièrement ressenti en Suisse, le chiffre d'affaires s'y étant réduit sur un an de 8,7 % à 218,8 millions de francs, et le résultat opérationnel (EBIT) de 40 % à 19,4 millions. Ce recul s'explique toutefois aussi par le fait que la campagne menée pour le 50e anniversaire de la société en 2005 avait bénéficié aux résultats.

Pâtissant elles aussi du mauvais temps, les activités allemandes ont dégagé un chiffre d'affaires de 213,9 millions de francs, 7,7 % de moins qu'un an auparavant. Tableau identique en Autriche, où les ventes ont diminué de 4,8 % à 116 millions.

Expansion en Belgique
Avec l'expansion de ses activités en Belgique, l'entité belgo-néerlandaise du groupe a en revanche accru ses ventes de 4,6 % à 74,7 millions de francs. Affichant sa volonté de croissance dans le Plat Pays, Charles Vögele a acquis ce mois-ci dix succursales à son concurrent local Superconfex, et y dispose désormais de 47 magasins.

Les nouveaux marchés du groupe - Slovénie, Hongrie, Pologne, République tchèque - ont pour leur part répondu aux attentes. Charles Vögele a l'intention d'y poursuivre son expansion.

Optimisme pour 2006
Pour l'ensemble de l'exercice, le groupe, qui occupait 7207 personnes à fin juin, se montre plutôt optimiste. Un très bon mois de juillet a permis de gommer partiellement le repli du début d'année, et les intempéries d'août ont amené la clientèle à s'intéresser plus tôt à la mode d'automne.

Du coup, le recul du chiffre d'affaires se limitait à la fin juillet à 1,9 % par rapport à son niveau à la même période de l'an passé, a relevé Felix Thöni, directeur financier de Charles Vögele.

Et Daniel Reinhard s'est dit "tranquille" pour ce qui concerne l'ensemble de l'exercice. Les ventes devraient suivre l'évolution du marché, voir la dépasser, estime-t-il.

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Les prix chinois n'étouffent plus l'inflation

Les prix chinois n'étouffent plus l'inflation, selon la BNS

TAUX. L'institut monétaire voit le chômage suisse passer sous les 3% l'année prochaine.

Jean-Louis Richard
Mardi 29 août 2006

«Le chemin va devenir plus rocailleux», a déclaré lundi le président de la Banque nationale suisse (BNS) pour décrire la tâche qui l'attendait dans les mois à venir. Devant les membres de la Fondation Genève Place Financière, Jean-Pierre Roth a cité plusieurs facteurs susceptibles de fragiliser la stabilité des prix.

Partout en Occident, les taux d'inflation ont été maintenus au plancher grâce aux importations de produits bon marché en provenance d'Asie. «Ce phénomène touche à sa fin», a indiqué le banquier central. Désormais, la hausse rapide des salaires en Chine et le début d'appréciation du yuan pourraient conduire à un renchérissement progressif des biens en provenance du nouvel atelier du monde. Cet environnement inédit rend l'économie plus sensible à une nouvelle flambée du prix du pétrole, a expliqué Jean-Pierre Roth.

«Poursuivre la normalisation»

Par ailleurs, la faiblesse prolongée du franc vis-à-vis de l'euro provoque une «dégradation des conditions monétaires». Elle renforce la nécessité de «poursuivre la normalisation» de la politique monétaire. Autrement dit, la BNS a confirmé son intention de relever encore son taux directeur (1,5%).

Mais l'économie suisse continue sur sa lancée. Projetant une croissance «autour de 2%» en 2007 après un rythme de 2,5% cette année, Jean-Pierre Roth n'entrevoit pas de poussée inflationniste supplémentaire. «La hausse des prix devrait rester inférieure à 1,5% en 2007», prédit-il. Le banquier pronostique le passage du chômage sous la barre des 3% courant 2007 et un redémarrage de l'investissement en réaction au «taux élevé d'utilisation des capacités industrielles.» Cela va soutenir la demande.

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lundi 28 août 2006

Forex EUR/USD-Euro Dollar

EUR/USD - Euro Dollar

Court terme (Intraday)

1,2830. EUR USD est dans une tendance haussiere supportée par les moyennes mobiles exponentielles 1H. La volatilité est forte. Le ForexTrend 1H (Indicateur de tendance) est dans une configuration haussière. Le ForexSto 1H, 4H (Stochastique modifié) indique une pression haussière. La parité devrait continuer à profiter de l'élan haussier actuel. La parité devrait trouver une résistance sur 1,2850.
=> Nous pourrons prendre une position acheteuse sur 1,2820. Le stop sera fixé sous 1,2790 (-30 pips). Les objectifs sont 1,2860 (+40 pips) 1,2900 (+80 pips). Chaque trade est risqué, faites attention et mettez vos stops de protection. Type de trade (1 très spéculatif -> 4 suivi de tendance): 3.

Resistances
1,2840 - 1,2860
Supports
1,2815 - 1,2790
Graphe long terme
EUR/USD - Euro Dollar

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EUR/CHF-Euro Franc Suisse

EUR/CHF - Euro Franc Suisse

Court terme (Intraday)

1,5764. EUR CHF est dans une tendance haussiere supportée par les moyennes mobiles exponentielles 4H. La volatilité est forte. Les bandes de Bollinger sont parallèles et forment un canal de tendance. Le ForexTrend 1H, 4H (Indicateur de tendance) est dans une configuration haussière. La hausse devrait se poursuivre sur la résistance à 1,5800.
[arbitrage EUR USD/ USD CHF] : Dans cette configuration nous anticipons une pression haussière sur EUR USD et USD CHF. (cf l'article sur l'arbitrage).

Resistances
1,5770 - 1,5790
Supports
1,5755 - 1,5740
Graphe
EUR/CHF - Euro Franc Suisse

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