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vendredi 18 août 2006

Clips vidéo: Warner Music discute avec YouTube

         

Clips vidéo: Warner Music discute avec YouTube

             NEW YORK (AFP)             
                                                                            
                   
Le site YouTube.com© AFP/Archives Samantha Sin                   
La maison de disques américaine Warner Music mène des discussions avec YouTube concernant un éventuel accès à son catalogue de clips vidéo sur ce site internet très populaire.   

"Je confirme que nous sommes en train d'avoir des discussions", a indiqué Amanda Collins, porte-parole de Warner Music. Elle a refusé toute autre précision, et notamment d'évoquer la perspective d'un accord.

Le quotidien économique américain Wall Street Journal avait indiqué dans son édition de jeudi que les "majors" du disque Universal Music (groupe Vivendi), EMI et Warner Music exploraient ou avaient exploré récemment "de possible arrangements avec YouTube".

La britannique EMI discute avec YouTube sur une manière de distribuer son contenu via YouTube.com. "Une variété de différents modes" de distribution est évoquée, a indiqué un porte-parole de la major au Wall Street Journal.

Le site YouTube est un des grands phénomènes de l'internet depuis quelques mois. Il permet aux amateurs de vidéo d'afficher facilement des mini-clips de leur conception, souvent comiques et susceptibles de gagner rapidement une audience mondiale.

A la mi-juillet, YouTube a annoncé avoir franchi la barre des 100 millions de documents vidéo regardés gratuitement chaque jour sur son site.

Les dirigeants de YouTube, contactés au siège de la société en Californie, n'avaient pas répondu aux sollicitations de l'AFP jeudi après-midi.

      

© AFP Agence France-Presse

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Les ventes de systèmes GPS atteindront 1 million d'unités en 2006

Les ventes de systèmes GPS atteindront 1 million d'unités en 2006

            

PARIS (AFP)             

                                                                            
                   
Un système GPS amovible installé à bord d'une automobile, le 4 août 2006 à Paris© AFP/Archives Fred Dufour                   

Les ventes de systèmes de navigation GPS autonomes connaissent une croissance fulgurante en France et devraient atteindre le seuil du million d'unités vendues en 2006, après seulement trois ans d'existence sur le marché.   

L'institut d'études GfK, qui indique, en même temps que cette prévision, que 5,4% du parc automobile français est déjà équipé, considère que ces appareils sont devenus l'un "des produits stars de l'électronique de loisirs", et que leur rythme de croissance les place "parmi les records historiques de l'électronique de loisirs en France".

En effet, il aura fallu 7 ans aux appareils photo numériques et 6 ans aux baladeurs MP3 pour franchir la barre du million d'unités annuelles vendues, contre donc seulement trois ans pour les GPS portables.

Et le marché n'en est qu'à ses débuts: "la cible visée par les acteurs de ce marché est à terme bien plus large que celle des seuls automobilistes et rejoint dans une certaine mesure le potentiel d'équipement des autres appareils électroniques nomades", souligne Julien Jolivet, chef de groupe chez GfK.

Les GPS portables se déclinent à la fois sous forme de kits de navigation sur PDA, de téléphones portables et smartphones intégrant une antenne GPS, et d'appareils autonomes autrement appelés PND (Portable Navigation Devices). Mais cette dernière offre devrait générer à elle seule près de 77% des ventes cette année en atteignant vraisemblablement le cap du million d'unités, indique GfK.

On dénombre déjà plus d'une centaine de produits présents en linéaire ou sur Internet, répartis sur 30 marques (dont seulement 8 sont spécialisées dans la navigation par GPS). Ce marché florissant a attiré aussi bien le groupe Michelin, qui commercialise des GPS à travers sa filiale ViaMichelin, que des constructeurs informatiques, comme Packard Bell, dont les appareils, sous la marque Compasseo, emportent la liste des radars ou votre sélection de musique et de photos.

Mais le leader du marché est sans conteste le néerlandais TomTom, qui a représenté au deuxième trimestre 30,5% des ventes de GPS en Europe, suivi par Garmin, Mio Technology et Navman, selon l'institut Canalys. Selon cet institut, 2,45 millions de GPS ont été vendus au deuxième trimestre en Europe.

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Bataille saignante dans l’empire du ketchup

Bataille saignante dans l’empire du ketchup

                                         

                ALIMENTATION                 Un turbulent actionnaire veut gagner du poids afin d’imposer sa stratégie au sein du groupe américain Heinz.

                

ÉLISABETH NICOUD
                      Publié le 18 août 2006

LE BOSS William Johnson a pris la tête de Heinz en 1998. Sous son règne, la firme de Pittsburgh a connu pas moins de six restructurations. / AP
LE BOSS William Johnson a pris la tête de Heinz en 1998. Sous son règne, la firme de Pittsburgh a connu pas moins de six restructurations. / AP

La guerre du ketchup bat son plein. Mercredi soir, l'assemblée générale du groupe agroalimentaire Heinz a été des plus agitées. Les actionnaires, qui se sont prononcés pour le renouvellement du conseil d'administration, ont pu arbitrer les vifs affrontements entre William Johnson, le PDG de Heinz, et Nelson Petzl, un investisseur aux dents longues.

Ce milliardaire, natif de Brooklyn, revendique cinq sièges d'administrateurs - sur les douze que compte le conseil - tandis que la direction plaide, elle, pour la nomination de deux nouveaux administrateurs indépendants.

Décompte dans quelques semaines

Aucun décompte n'a été révélé au sortir de la rencontre. Mais aux dires des responsables de Trian, la société d'investissement en mains de Nelson Petzl, les intentions préliminaires de vote devraient faire pencher le nombre de sièges en sa faveur. Une déclaration que dément Heinz, pour qui les résultats définitifs ne seront pas connus avant plusieurs semaines, le tout devant être certifié par un cabinet indépendant.

Le conflit a débuté en mars, date de l'entrée dans le capital de Heinz de Nelson Petzl, à hauteur de 5,5%, le propulsant deuxième actionnaire du groupe.

Avec l'arrivée du New-Yorkais, c'est un choc de cultures et de valeurs qui secoue la direction de la firme de Pittsburgh, en Pennsylvanie. Pourtant, William Johnson, à la tête de Heinz depuis 1998, n'a rien d'un cœur tendre. Sous son ère, le plus grand fabricant de ketchup de la planète - la sauce tomate, inventée par Heinrich Heinz en 1869, représente environ un tiers des ventes - est déjà passé par six restructurations. La dernière, annoncée en juin, va «alléger» la multinationale de 15 usines et de 8% des effectifs, soit 2700 emplois en 2007. Economie de coûts: 335 millions de dollars. Heinz n'est pourtant pas au bord du gouffre. Certes, le dernier exercice n'a pas été fameux. Bénéfice net en recul de 14% (645 millions de dollars) et ventes en baisse de 3% (8,6 milliards). Les profits devraient toutefois se redresser lors de l'année fiscale 2007, dopés de 10% grâce au régime choc administré par William Johnson. Loin d'être suffisant aux yeux de Nelson Petzl.

A la conquête de Macdo

Ce spécialiste des «coups financiers» - il a notamment revendu les boissons Snapple à Cadbury-Schweppes pour 1,45 milliard de dollars en 2000 alors qu'il n'avait déboursé que 300 millions trois ans plus tôt - n'a qu'un mot en bouche: la shareholdervalue (valeur de l'action).

En la matière, le cours de l'action Heinz est loin d'être vigoureux. Pire: depuis la reprise des rennes par William Johnson, il aurait chuté de 34%. Pour y remédier, le financier de 63 ans clame qu'il possède le remède, qui se chiffre à 575 millions de dollars de réduction de coûts. En passant aussi par la revalorisation de la marque, un marketing plus agressif, voire en reconquérant les restaurants McDonald's aux Etats-Unis, dont les 125 millions de kilos d'utilisation annuelle de ketchup font saliver Heinz. Seul hic: le géant du fast-food préfère, pour l'heure, tartiner ses hamburgers américains d'une sauce tomate maison. Plus onctueuse, paraît-il.

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Zurich Financial Services santé de fer

Economie

ASSURANCE

ZFS affiche une santé de fer

 

Zurich Financial Services (ZFS) a poursuivi sa croissance au cours du premier semestre. Le groupe d'assurances a réalisé un bénéfice net de 2,3 milliards de francs, en hausse de 9% comparé à la même période de 2005. Toutes les divisions ont contribué à ce résultat, qui correspond à un plus haut historique pour ZFS.

Le bénéfice opérationnel a progressé de 24% pour atteindre 2,8 milliards. Cette dynamique va se confirmer à l'avenir, a estimé hier le patron de ZFS, James Schiro. Le programme de rationalisation, en place depuis trois ans pour contrer la crise du début des années 2000, apportera des réductions de coûts de 500 millions de dollars cette année et en 2007.

55.000 personnes

Le groupe zurichois, qui emploie près de 55.000 personnes à travers le monde, veut poursuivre sur la voie des performances en se concentrant sur sa croissance organique, a expliqué James Schiro.

Les acquisitions ne sont toutefois pas exclues, à condition qu'elles complètent la stratégie actuelle.

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RAIFFEISEN banque

RAIFFEISEN - Bénéfice brut record. Les 411 banques Raiffeisen ont dégagé au premier semestre un bénéfice brut de 487,2 millions de francs, en hausse de 7,5% par rapport au record des six premiers mois de 2005. Le bénéfice net a atteint, lui, 321,6 millions, en hausse de 4,5%.

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Paris sportif jeux d'argent

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Défiscalisation

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jeudi 17 août 2006

Bourse de Paris: le CAC 40 finit en hausse, tiré par les technologiques

Bourse de Paris: le CAC 40 finit en hausse, tiré par les technologiques

PARIS (AFP)

Vue du palais Brongniart, place de la Bourse à Paris© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
La Bourse de Paris a engrangé jeudi une cinquième hausse consécutive, le CAC 40 prenant 0,15%, toujours soutenu par les valeurs technologiques dont la progression l'a encore emporté sur le recul des valeurs pétrolières.

Le CAC 40 a gagné 7,53 points à 5.144,84 points, dans un volume d'échanges modeste de 3,98 milliards d'euros.

Londres a pris 0,06%, Francfort 0,35% et l'Eurostoxx 50 0,21%.

"L'horizon s'est dégagé ces derniers jours: les pressions inflationnistes semblent retomber aux Etats-Unis et les résultats d'entreprises sont plutôt favorables", ce qui explique la nette remontée du CAC 40, qui a grimpé de quelque 3% depuis le début de la semaine, a souligné l'analyste d'une maison de courtage indépendante.

Aux Etats-Unis, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux Etats-Unis ont été proches des attentes, reculant de 10.000 au cours de la semaine passée par rapport à la précédente, pour s'inscrire à 312.000, quand les analystes tablaient sur 315.000 demandes.

Total (-0,84% à 53,20 euros) a perdu du terrain dans la foulée des prix du pétrole, qui poursuivent depuis plusieurs jours leur détente sur un marché rassuré par la trêve qui semble tenir au Liban.

STMicroelectronics (+2,57% à 12,79 euros), Alcatel (+1,58% à 9,62 euros), Soitec (+4,26% à 20,81 euros), Business Objects (+4,60% à 22,05 euros) ont profité à nouveau de la belle santé du Nasdaq américain, qui avait gagné 1,63% la veille, et des bons résultats de l'américain Hewlett-Packard (HP) qui a dégagé des bénéfices meilleurs que prévu au troisième trimestre et relevé ses prévisions.

Société Générale (-0,31% à 126,90 euros) a été pénalisé selon des courtiers par une rumeur de marché lui prêtant l'intention de lancer une offre à 20 euros par action sur son concurrent espagnol BBVA. Une hypothèse jugée toutefois peu crédible par certains opérateurs qui jugent la cible trop grosse à avaler pour le français.

Publicis (+1,78% à 30,28 euros) a profité des commentaires favorables de la banque ABN Amro, qui a relevé sa recommandation sur le groupe publicitaire à "acheter" contre "ajouter" précédemment, avec un objectif de cours porté à 33,50 euros contre 27 euros auparavant, jugeant le titre sous-valorisé.

Suez (-0,67% à 32,76 euros)/GDF (+0,31% à 28,92 euros): le ministre des Finances Thierry Breton n'est "pas inquiet" et a dit avoir "toute confiance dans le travail de la Commission" européenne, qui doit notifier vendredi ses griefs sur le projet de fusion des deux groupes, dans une interview au Figaro.

Danone (+0,19% à 106,10 euros) veut dépenser 500 millions à 1 milliard d'euros par an en acquisitions, au cours des trois à cinq prochaines années, selon une interview de son directeur financier au Wall Street Journal Europe. Ce dernier assure également que Danone serait prêt à discuter en cas d'offre de rachat amicale, tout en affirmant que "ce n'est pas à l'ordre du jour."

Valeo (-1,22% à 27,47 euros) a souffert des rumeur lui prêtant la volonté de rachat de l'équipementier américain en difficulté Visteon.

Ipsos (+1,21% à 28,40 euros) a profité d'une hausse de son chiffre d'affaires de 23,2%, à 219,7 millions d'euros au deuxième trimestre, conforme aux attentes des analystes et jugé par Exane BNP Paribas comme "rassurant", après un avertissement il y a deux semaines de son concurrent TNS.

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Zone euro: la baisse de l'inflation n'infléchira pas la BCE

Zone euro: la baisse de l'inflation n'infléchira pas la BCE

BRUXELLES (AFP)


Evolution de l'inflation dans la zone euro© AFP/Infographie

L'inflation et la production industrielle dans la zone euro ont baissé en juillet, selon les chiffres publiés jeudi par l'office statistique européen Eurostat, pourtant la Banque centrale européenne devrait continuer à augmenter ses taux d'intérêt, selon des économistes.

L'inflation annuelle a atteint 2,4% en juillet, selon une deuxième estimation corrigée d'Eurostat, après 2,5% en juin.

Ce chiffre est inférieur aux prévisions des économistes interrogés par l'agence financière AFX News, qui tablaient sur 2,5% en juillet.

Cependant l'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors produits volatiles comme l'énergie et les produits frais, a augmenté à 1,6%, contre 1,5% en juin.

L'objectif d'inflation fixé par la BCE est de "moins de 2% mais proche de 2%".

"Cette légère baisse ne va pas dissuader la BCE d'augmenter son principal taux d'intérêt directeur à 3,25% en octobre (contre 3% actuellement), d'autant plus que la hausse de l'inflation sous-jacente va renforcer ses craintes", estime Howard Archer, économiste de Global Insight.

"Aussi longtemps que l'inflation restera supérieure à son objectif de 2%, la BCE ne va pas lâcher prise", juge David Brown, de Bear Stearns International.

Par ailleurs la production industrielle a baissé de 0,1% en juin, comparé à mai, et elle a augmenté de 4,3% par rapport à juin 2005. Des chiffres légèrement inférieurs aux prévisions, selon AFX News.

Mais ce léger repli suit une forte hausse en mai (+1,8%), remarque Howard Archer. Et "sur l'ensemble du deuxième trimestre, la production a progressé de 1,0%, après déjà une hausse de 1,1% au premier trimestre", note également Holger Schmieding, de Bank of America.

"Avec une croissance au-dessus de la tendance et une inflation au-dessus de l'objectif, la BCE voudra continuer de resserrer les conditions du crédit" dans la zone euro, conclut Holger Schmieding.

Au deuxième trimestre, la zone euro a enregistré d'excellents chiffres de croissance (+0,9% sur le trimestre et +2,4% sur un an), supérieurs aux attentes.

La BCE a pour sa part confirmé la semaine dernière son intention de continuer à monter ses taux d'intérêt pour contrer les risques inflationnistes, si la reprise économique se poursuivait.

L'institut avait annoncé début août une nouvelle hausse de taux d'un quart de point, à 3%, de son principal taux directeur, la quatrième depuis décembre 2005. Les économistes estiment pour la plupart qu'elle devrait encore remonter ce taux jusqu'à 3,50% d'ici à la fin de l'année.

© AFP Agence France-Presse

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USA : Economie atterrissage en douceur

USA: le scénario d'un atterrissage en douceur de l'économie se confirme

WASHINGTON (AFP)


Des consommateurs dans un magasin de jouets à New York© AFP/Archives Don Emmert

Le scénario d'un atterrissage en douceur de la croissance américaine semblait se confirmer mercredi avec une inflation modérée, un ralentissement industriel et un affaiblissement de l'immobilier qui devraient conforter la banque centrale dans le statu quo monétaire.

Les prix à la consommation ont progressé de 0,4% en juillet par rapport à juin, et l'indice de base, qui est le plus suivi par les analystes parce qu'il exclut les éléments très volatils que sont l'énergie et l'alimentation, a augmenté de 0,2% seulement.

C'est la première fois que l'indice de base ralentit en cinq mois et cette nouvelle a réjoui les analystes.

Ils y ont vu un signe de modération de l'inflation allant dans le sens du recul de 0,3% des prix de gros, hors alimentation et énergie, annoncé la veille.

"Le ralentissement des prix à la consommation et la baisse des prix de gros valident la décision récente de la Réserve fédérale de laisser ses taux directeurs inchangés", a estimé Stephen Gallagher de la Société Générale.

La banque centrale américaine avait laissé son principal taux à 5,25% la semaine dernière en pariant que la décélération de la croissance allait finir par juguler les pressions inflationnistes.

Après les derniers chiffres sur l'inflation "la probabilité d'une hausse des taux en septembre chute", selon Kenneth Beauchemin de Global Insight.

Le ralentissement économique semble bien engagé, alors que les consommateurs commencent à vaciller face au renchérissement des crédits et du prix de l'essence.

Deux indicateurs publiés mercredi ont mis en exergue leur essoufflement.

La production industrielle a ralenti à +0,4% en juillet après +0,8% en juin, en raison d'une chute de la production automobile.

De leur côté, les mises en chantier de logement ont bien plus reculé que prévu (-2,5%), pour retomber à leur niveau le plus faible depuis novembre 2004.

"Ce sont les investissements des ménages qui feront ralentir l'économie", souligne Daniel Meckstroth, le chef économiste de l'alliance des industriels MAPI.

"Les achats de voitures et les mises en chantier de logements vont baisser et le gros de cet affaiblissement se fera sentir au deuxième semestre", ajoute-t-il.

Les dépenses de consommation représentent traditionnellement les deux tiers de la croissance américaine. La hausse du coût du crédit a un effet boule de neige car cela déprime l'immobilier. La baisse des prix des logements à son tour tarit les liquidités que les ménages peuvent dégager par le jeu du refinancement hypothécaire, ce qui finit par peser sur la consommation.

Le ralentissement économique n'est pas forcément une mauvaise nouvelle car "c'est bien entendu ce que la Fed souhaite dans ses efforts pour contenir l'inflation", rappelle M. Meckstroth.

L'idée est que, si la demande est moins forte, les commerçants auront moins de marge de manoeuvre pour augmenter leurs prix, et que les salaires progresseront peu s'il devient plus difficile de trouver du travail.

Certains analystes soulignent toutefois que ce scénario pourrait connaître des ratés si l'inflation persiste à un niveau supérieur aux objectifs de la Fed, à savoir entre 1 et 2% sur un an.

En juillet, l'inflation de base mesurée par les prix à la consommation est passée à 2,7% sur un an (contre 2,6% le mois précédent).

"La Fed peut garder le statu quo pendant un moment après les derniers chiffres de l'inflation. Mais elle va rester inquiète sur l'inflation", estime M. Gallagher.

Sa prochaine réunion a lieu le 20 septembre.

© AFP Agence France-Presse

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Pétrole - demande mondiale en baisse

Demande mondiale en baisse

PÉTROLE L’OPEP révise ses prévisions.

AFP
Publié le 17 août 2006

Raffinerie de pétrole au Texas. / ROBERT SULLIVAN
Raffinerie de pétrole au Texas. / ROBERT SULLIVAN

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a légèrement révisé à la baisse hier ses prévisions de demande mondiale de pétrole en 2006 à 84,5 millions de barils (mbj) par jour, soit 1,3 mbj de plus qu'en 2005. Elle table sur une baisse de la croissance mondiale. «Ceci représente une révision à la baisse de 80 000 barils par jour en raison d'une baisse inattendue de la consommation de l'OCDE au deuxième trimestre», souligne le cartel de 11 pays producteurs de brut dans son rapport d'août publié à Vienne. L'Opep, qui fait état d'une «baisse de la croissance de l'économie mondiale», notamment au Japon et aux Etats-Unis, a par ailleurs réduit de 40 000 barils par jour sa prévision de demande aux USA.

Niveaux historiques

Ces ajustements interviennent alors que les prix du brut ont atteint récemment leurs plus hauts niveaux historiques, le prix du «panier» servant de référence à l'Opep montant à 72,64 dollars le baril le 8 août, avant de redescendre ces derniers jours.

Malgré ce tassement de la progression de la demande mondiale de brut, l'Opep a une nouvelle fois révisé à la hausse la demande lui étant directement adressée en 2006, à 29,1 millions de barils par jour (mbj) contre 28,9 mbj précédemment.

Cette hausse doit compenser en partie une progression plus modérée que prévue de la production des pays non-membres du cartel, ramenée à 51,1 mbj (+ 1 mbj par rapport à 2005) contre 51,3 mbj estimés précédemment

Fermeture en Alaska

«Cet ajustement reflète principalement une production plus faible aux Etats-Unis (Alaska), au Canada et en Norvège», précise l'Opep. Ce qui fait référence notamment à la fermeture par le britannique BP d'un des principaux champs pétrolier des Etats-Unis à Prudhoe Bay, en Alaska, après la découverte d'une fuite sur un oléoduc.

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mercredi 16 août 2006

France: les pluies d'août douchent les professionnels du tourisme

France: les pluies d'août douchent les professionnels du tourisme

PARIS (AFP)

Des touristes se promènent le 15 août 2006 au Louvre, à Paris © AFP Pierre Verdy
Le temps froid et maussade qui frappe le nord de la France depuis le début août grève l'économie du tourisme, chassant les vacanciers des terrasses des cafés et des campings, avec des pertes d'activité pouvant aller jusqu'à 30% par endroits.

Le pont du 15 août n'a rien arrangé. "La pluie pendant le week-end a littéralement cassé les reins du mois d'août. Nous enregistrons une baisse d'activité de 30% par rapport à la même période de l'année dernière", affirme à l'AFP une porte-parole de l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (Umih).

Les plus exposés aux caprices de la météo pendant les vacances sont sans conteste les campeurs, contraints de dormir sous une tente détrempée.

"La vague de mauvais temps a fait partir beaucoup de clients dans les régions où l'on sait qu'une fois ce mauvais temps arrivé, il est là pour rester", commente Guylehm Féraud, président de la Fédération nationale de l'hôtellerie en plein air (FNHPA).

"Tout était plutôt positif pour le mois d'août jusqu'ici", se désole-t-il, citant parmi les régions qui ont le plus souffert la Bretagne ou encore la Lorraine, où "c'est la catastrophe, avec une baisse de fréquentation des campings allant jusqu'à 40%".

Sur le littoral, la baisse d'activité dans l'hôtellerie-restauration a épargné peu de régions. "La Normandie, le Nord, et la Bretagne ont été les plus touchées, avec une nuance pour cette dernière car "elle capitalise aussi sur le tourisme culturel", moins soumis aux aléas climatiques, indique-t-on à l'Umih.

A Paris, malgré la grisaille, les terrasses des cafés ne semblaient pas mercredi particulièrement désertées dans les quartiers touristiques de l'Opéra ou de Saint-Germain-des-Près.

"Il y a peut-être un petit peu moins de touristes, mais ce n'est pas vraiment sensible", observait-on au café de Flore, haut-lieu de la Rive gauche.

Même circonspection du côté des parcs de loisirs. "C'est resté un week-end tout à fait chargé", a déclaré un porte-parole d'Eurodisney, tout en refusant de fournir des éléments chiffrés de fréquentation.

"Environ 60% de notre clientèle est composée d'étrangers qui ont réservé à l'avance et pour lesquels la météo n'a pas d'influence", a-t-il expliqué.

"Le ciel nous est tombé sur la tête dimanche, qui a été une journée très pluvieuse!", a confié une porte-parole du parc Astérix. "Mais nous nous sommes rattrapés dès lundi!".

Les touristes, eux, semblaient avoir fait contre mauvaise fortune bon coeur.

Pour Christine, une Québécoise arrivée le 31 juillet avec son compagnon et sa fille, la pluie n'aura été qu'une péripétie au cours de leur périple qui les a menés des châteaux de la Loire à la côte basque.

"Elle ne nous a dérangé qu'une seule fois, raconte-t-elle, lorsque nous avons dû annuler un barbecue avec des amis à Tours. Mais sinon, elle ne nous a rien empêché de faire".

"Ce n'est pas vraiment du mauvais temps pour nous", plaisante cette Canadienne, en emballant les souvenirs achetés dans le quartier de l'Opéra.

La Tour Eiffel, quant à elle, n'a pas pâti des précipitations estivales. "Le 15 août a été une journée record avec plus de 31.000 visiteurs", a même assuré une porte-parole de la société exploitante.

Devant les grands magasins non plus, la densité des foules ne semble pas avoir faibli. Si les directions des Galeries Lafayette et du Printemps ne communiquaient pas de données sur ce sujet, Romy, vendeuse à un stand devant les Galeries assurait "avoir très bien travaillé ces derniers jours".

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