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samedi 27 octobre 2007

EADS: l'Autorité des marchés financiers

PARIS - L'Autorité des marchés financiers (AMF) a ouvert un nouveau volet dans son enquête sur les délits d'initiés présumés au sein d'EADS, soupçonnant désormais le groupe d'avoir diffusé entre fin 2005 et début 2006 des "informations trompeuses" au marché, a rapporté samedi Le Monde.

Certains dirigeants du groupe d'aéronautique et de défense, dont Noël Forgeard, ancien coprésident, devraient ainsi être auditionnés à nouveau par l'AMF, affirme le journal qui ne cite pas ses sources, mais évoque "un proche du dossier".

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lundi 16 juillet 2007

Sarkozy et Merkel au chevet d'EADS et d'Airbus à Toulouse

Sarkozy et Merkel au chevet d'EADS et d'Airbus à Toulouse

Le président français a téléphoné samedi à la chancelière, alors que les discussions se poursuivaient pour tenter de s'accorder sur une formule de gouvernance simplifiée du groupe d'aéronautique et de défense, à la direction actuellement bicéphale.

M. Sarkozy, accompagné de sa ministre de l'Economie Christine Lagarde, et Mme Merkel doivent déjeuner en compagnie de salariés d'Airbus, avant de se retrouver pour des discussions avec les actionnaires. Ils auront enfin une réunion élargie à leurs ministres des Affaires étrangères et européennes.

Si un consensus semble acquis sur la fin du système de double direction, la difficulté est de savoir comment préserver l'équilibre franco-allemand.

M. Sarkozy s'est prononcé pour un élargissement du pacte d'actionnaires, sur lequel les Allemands semblent réservés, et une "normalisation de la vie de l'entreprise et notamment de sa direction".

"Il faut que cette société soit gérée par des considérations d'entreprise et non politiques", a affirmé Mme Merkel dans une interview à paraître lundi dans le quotidien Handelsblatt.

Le capital d'EADS est réparti entre actionnaires français et allemands, privés et publics, avec d'un côté Lagardère (en train de passer de 15% à 7,5%) et l'Etat français (15%), de l'autre DaimlerChrysler (15%) et un consortium d'investisseurs (7,5%) incluant des Länder allemands.

Un pacte d'actionnaires, conclu il y a sept ans, donne aux deux groupes privés le pouvoir de décision.

Des informations de presse contradictoires circulaient, le scénario généralement évoqué étant un Français à la tête du CA du groupe, un Allemand président d'EADS et un Français à Airbus. Mais le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung à paraître lundi évoquait une possibilité inverse, qui aurait l'aval du gouvernement allemand.

Les noms de Thomas Enders et Louis Gallois, coprésidents exécutifs, comme de Rüdiger Grube ou d'Arnaud Lagardère, coprésidents du conseil d'administration, étaient cités dans diverses combinaisons. L'un des quatre pourrait faire les frais d'une réorganisation prévoyant la suppression d'un poste.

Le patron d'Airbus devra notamment appliquer le plan de restructuration Power8, lancé après les retards de production de l'avion géant A380 qui ont plombé les comptes de l'avionneur (- 572 M d'euros).

M. Sarkozy et Mme Merkel devraient également évoquer de façon plus générale "les moyens d'améliorer la gouvernance économique de l'Europe", selon l'Elysée. Un domaine dans lequel des tensions sont récemment apparues dans le couple franco-allemand.

Alors que M. Sarkozy critique régulièrement l'euro fort (la devise européenne a encore battu un record vendredi à 1,38 dollar), Mme Merkel s'est clairement démarquée le 11 juillet de la position française. "Cela ne me dit vraiment rien. Je ne suis pas prête à aller sur ce terrain".

Et si M. Sarkozy n'a pas réitéré depuis son élection ses appels à une réforme de la Banque centrale européenne, Berlin soupçonne toujours Paris de chercher à contourner l'indépendance de la BCE.

La récente, et très inhabituelle, venue de M. Sarkozy à l'Eurogroupe a renforcé ces craintes et le président a en outre demandé un délai jusqu'en 2012 pour ramener le déficit budgétaire dans les clous européens.

Selon le magazine économique allemand Wirtschaftswoche, Mme Merkel a exprimé ses inquiétudes sur les positions françaises lors d'une récente réunion entre des responsables de son parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), et des responsables économiques allemands, dont Thomas Enders...

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mardi 9 janvier 2007

Airbus: début d'année faste grâce à une pluie de commandes d'Asie

Airbus: début d'année faste grâce à une pluie de commandes d'Asie
PARIS (AFP)

Des visiteurs passent devant une maquette d'un Airbus A320 au salon aéronautique de Singapour, le 25 fevrier 2004© AFP/Archives Roslan Rahman
L'avionneur européen Airbus a connu lundi une journée faste grâce à une pluie de commandes fermes en provenance d'Asie, pour un total de 70 moyen-courriers de famille A320, un appareil qui constitue désormais l'essentiel de son carnet de commandes.

La compagnie aérienne à bas prix malaisienne AirAsia a passé commande lundi de 50 moyen-courriers Airbus A320, assortie d'une option d'achat portant sur 50 appareils supplémentaires.

Au prix catalogue, cette commande ferme de 50 A320 s'élève à 3,3 milliards de dollars.

AirAsia, qui avait déjà commandé 100 A320 entre 2005 et 2006, avait fait part vendredi de son intention de passer cette grosse commande supplémentaire avant la fin du mois.

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samedi 2 décembre 2006

EADS lance enfin le programme Airbus A350

EADS lance enfin le programme Airbus A350
PARIS (AFP)

Les deux présidents d'EADS Louis Gallois (d) et Thomas Enders avec une maquette de l'A350 le 18 juillet 2006 au salon aéronautique de Farnborough© AFP/Archives Leon Neal
Le conseil d'administration d'EADS a donné son "feu vert" vendredi au lancement industriel de l' XWB, un programme de 10 milliards d'euros destiné à concurrencer Boeing dans le créneau majeur des avions long courrier de 250 à 350 places.

Airbus a précisé que le premier appareil de la gamme serait mis en service en 2013, soit cinq ans après son rival de Boeing, le B787 Dreamliner.

L'avionneur, empêtré dans les difficultés liées au retard du programme de l'avion géant A380, attendait depuis plusieurs mois cette décision de sa maison mère. Elle avait été repoussée à plusieurs reprises, notamment pour trouver le financement du nouvel avion.

Une réunion du conseil d'administration d'EADS prévue le 24 novembre a même été reportée à la dernière minute, faute d'accord sur les modalités entre les principaux actionnaires --l'Etat français (15%), le groupe Lagardère (7,5%) et le groupe allemand Daimler-Chrysler (22,5%).

EADS a précisé que le financement s'effectuerait "principalement" avec ses ressources propres, "avec une forte contribution" du plan de redressement Power 8 et des "partenaires" partageant les "risques" du développement.

Louis Gallois, président d'Airbus, a récemment indiqué qu'il demanderait aux sous-traitants chargés des aérostructures (le squelette de l'avion) de contribuer aux coûts de développement à hauteur de 1,8 milliard d'euros.

EADS a souligné vendredi que le lancement du programme "suppose la réalisation complète du programme de compétitivité Power 8". Ce programme annoncé le 3 octobre en même temps que les nouveaux retards de l'avion géant A380 prévoit 5 milliards d'euros d'économies de trésorerie d'ici à 2010, puis 2 milliards par an d'économies à partir de cette date.

Le groupe ne cite pas d'autres types de financement tels les émissions obligataires avec garantie publique évoquées ces derniers jours dans la presse.

De sources proches des actionnaires, on se refusait vendredi soir à commenter cette question ainsi que celle d'avances remboursables des Etats, régulièrement contestées par les Etats-unis devant l'OMC.

On indiquait seulement que d'éventuels financements complémentaires se feraient "par appel aux marchés financiers", en réaffirmant que Lagardère et DaimlerChrysler, engagés dans une réduction de leurs participations, étaient fermement opposés à une augmentation de capital.

EADS a précisé que les coûts de développement seraient étalés sur la période 2007-2014, avec "un pic de dépenses entre 2010 et 2013".

Les deux coprésidents exécutifs d'EADS, Tom Enders et Louis Gallois, ont affirmé que l'A350 serait "l'avion commercial le plus moderne avec une longueur d'avance" sur son concurrent.

Airbus avait d'abord lancé un projet A350 deux fois moins cher mais jugé trop proche de la gamme existante A330. Sous la pression des compagnies clientes, il avait dû présenter à l'été 2006 une version à fuselage élargi incorporant jusqu'à 50% de matériaux composites.

EADS évalue les besoins du marché à 5.700 appareils de cette catégorie dans les 20 prochaines années, représentant une valeur globale de 1.000 milliards de dollars (plus de 750 milliards d'euros), soit 41% en valeur de l'ensemble des nouveaux appareils de plus de 100 places.

Le ministre des Transports Dominique Perben a salué la "bonne décision" du groupe européen.

Le titre EADS avait vivement rebondi vendredi dans l'attente du lancement, prenant 2,97% à 22,87 euros.

© AFP Agence France-Presse

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mardi 28 novembre 2006

Airbus A350: M. Gallois veut sous-traiter 1,8 milliard EUR de développement

Airbus A350: M. Gallois veut sous-traiter 1,8 milliard EUR de développement
PARIS (AFP)

Louis Gallois, le président d'Airbus et co-président exécutif d'EADS, répond aux questions des journalistes, le 16 octobre 2006 à Toulouse© AFP Eric Cabanis
Airbus veut faire contribuer ses sous-traitants à hauteur de 1,8 milliard d'euros au développement de son A350, a déclaré mardi son président Louis Gallois, en marge d'une audition à l'Assemblée nationale.

"Sur l'A350 (futur long-courrier d'Airbus, ndlr), nous envisageons de mettre à l'extérieur 50% de la production de l'aérostructure (squelette de l'appareil), ce qui nous permet de le confier à des partenaires qui participeront au développement. L'objectif est de 1,8 milliard d'euros", à comparer à un coût global estimé entre 9 et 10 milliards d'euros, a déclaré M. Gallois en marge de son audition devant les Commissions des Finances et des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

A l'issue de cette rencontre, M. Gallois a précisé qu'il s'agissait bien de la contribution attendue des partenaires aux coûts de développement du programme, et non du chiffre d'affaires revenant aux sous-traitants.

"Je l'ai dit hier aux syndicats", a ajouté M. Gallois au lendemain de la réunion du comité européen Airbus.

La réunion du conseil d'administration d'EADS, où devait être évoqué vendredi le lancement de l'A350, a été reportée d'une semaine en raison des difficultés des actionnaires allemands et français, DaimlerChrysler (22,5%), l'Etat français (15%) et Lagardère (7,5%) à trouver les moyens de financer ce programme, alors qu'Airbus et EADS souffrent financièrement des retards de l'avion géant A380.

Selon Patrick Ollier (UMP), président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, "il ressort de cette audition qu'il y a une priorité aujourd'hui, c'est de lancer l'A350, et les deux commissions soutiennent M. Gallois".

"Il est indispensable que l'on reste sur le marché des long-courriers qui représente 40% du marché mondial (en valeur, ndlr). C'est essentiel pour la survie d'Airbus" face au rival américain Boeing, a-t-il poursuivi.

Selon lui, la chancelière allemande "Angela Merkel a indiqué à M. Gallois que l'Etat allemand était prêt à intervenir". "S'il y a des difficultés financières particulières sur le programme, il serait souhaitable que l'Etat français puisse intervenir aussi", a-t-il estimé.

"M. Gallois attend le plus vite possible le feu vert de son conseil d'administration", a de son côté affirmé le président de la commission des Finances, Pierre Méhaignerie (UMP).

Concernant le recours à des partenaires financiers extérieurs, il s'agit d'"éviter une dilution trop grande, qui poserait un problème de gouvernance. Il peut y avoir d'autres partenaires, mais sans diluer le capital à l'excès", a-t-il indiqué.

A l'issue de l'audition, le député PS des Landes Henri Emannuelli a quant à lui souligné "l'étonnement des socialistes devant les atermoiements du gouvernement français sur le financement de l'A350. La décision sur l'A350 doit être prise le plus vite possible".

© AFP Agence France-Presse

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samedi 25 novembre 2006

EADS: le directeur général délégué d'Airbus visé par la plainte pour délit initié

EADS: le directeur général délégué d'Airbus visé par la plainte pour délit initié

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vendredi 24 novembre 2006

Le lancement de l'Airbus A350 patine, faute de consensus sur son financement

Le lancement de l'Airbus A350 patine, faute de consensus sur son financement
PARIS (AFP)

Les co-présidents d'EADS Louis Gallois (d) et Thomas Enders portent une maquette de l'A350, le 18 juillet 2006, lors d'un salon à Farnborough© AFP/Archives Leon Neal
La réunion du conseil d'administration d'EADS où devait être évoqué vendredi le lancement de l'A350 d'Airbus, a été reportée à la semaine prochaine, faute d'accord sur le financement de ce programme-clé, dont le développement pourrait coûter jusqu'à 10 milliards d'euros.

A la dernière minute, "le conseil d'administration a été reporté à la fin de la semaine prochaine", a indiqué sans autre commentaire un porte-parole du groupe Lagardère, qui détient 7,5% du capital du groupe européen.

Le principal point de blocage réside dans les sources de financement du long-courrier destiné à concurrencer le 787 à succès de l'américain Boeing, alors que les comptes d'EADS souffrent du retard de deux ans pris par le programme d'avion géant A380, souligne une source proche du dossier, confirmant des informations du quotidien Les Echos.

Contrairement aux autres pays partenaires d'Airbus (Grande-Bretagne, Espagne et Allemagne), le gouvernement français, actionnaire d'EADS à hauteur de 15%, renâclerait notamment à s'engager sur le principe d'avances remboursables, mode de financement européen des investissements aéronautiques contesté par les Etats-Unis devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a précisé cette source.

Noël Forgeard le 18 juin 2005 au Bourget, devant un A380© AFP/Archives Pierre Verdy

Le ministère des Finances n'a pas souhaité commenter.

Selon le syndicaliste Philippe Fraysse, coordonnateur FO d'EADS, qui a rencontré mi-novembre les services du Premier ministre français, "le gouvernement estime comme nous nécessaire de lancer cet avion, même s'il faut peut-être trouver d'autres moyens que les avances remboursables, par rapport à l'OMC et Boeing. Ils nous ont dit réfléchir à un certain nombre de solutions".

Une voie alternative consisterait à lever de l'argent frais via une augmentation de capital. Mais les deux actionnaires industriels d'EADS DaimlerChrysler et Lagardère, engagés dans une réduction de leur participation respective, y seraient opposés.

Lagardère a ramené sa part de 15% à 7,5%, tandis que le groupe allemand a récemment réduit la sienne de 30% à 22,5% et compte descendre jusqu'à 15%.

Berlin souhaite que les actions cédées restent dans des mains allemandes et a annoncé cette semaine que "les grandes lignes" d'un accord sont fixées. Selon la presse allemande une prise de participation par un consortium de banques allemandes pourrait être annoncée la semaine prochaine.

Les actionnaires conditionnent par ailleurs le lancement industriel de l'A350 à la mise oeuvre du plan de redressement d'Airbus, "Power 8", qui vise à économiser deux milliards d'euros par an à partir de 2010 et permettrait ainsi de dégager du cash pour financer le nouvel appareil.

Pour financer le coût de l'avion, EADS et Airbus prévoient également un recours accru à des partenariats à risque avec des pays étrangers, comme la Chine ou la Russie.

D'un point de vue commercial, il ne paraît guère possible pour Airbus de faire l'économie d'un tel modèle pour compléter sa gamme sur le très rentable créneau long-courrier, où Boeing règne désormais en maître grâce au succès de son futur 787 "Dreamliner" et de sa gamme 777.

Sur ce segment, Airbus n'avait vendu que 41 appareils de gamme A330/A340/A350 sur les dix premiers mois de l'année, contre 206 pour son rival américain.

Selon le constructeur aéronautique européen, la demande en long-courriers promet d'atteindre 5.300 nouveaux appareils sur les 20 prochaines années, soit quelque 42% du marché mondial en valeur.

Par ailleurs, l'enquête sur des délits d'inités à EADS a été confiée à 2 juges du pôle financier du TGI de Paris, Philippe Courroye et Xavière Simeoni, a-t-on appris de source judiciaire.

L'information judiciaire ouverte lundi pour "délit d'initié, diffusion de fausses informations et recel sur le titre de la société" EADS fait suite à un dépôt de plaintes pour délit d'initié en juin.

© AFP Agence France-Presse

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jeudi 23 novembre 2006

Airbus prévoit un marché mondial de 2.600 milliards de dollars d'ici 2025

Airbus prévoit un marché mondial de 2.600 milliards de dollars d'ici 2025
LONDRES (AFP)

Le siège d'Airbus à Toulouse© AFP/Archives Eric Cabanis
L'avionneur européen Airbus table sur un marché mondial de 22.700 avions (passagers et fret) pour un montant de 2.600 milliards de dollars sur la période 2006-2025, grâce notamment à la croissance des pays émergents et des compagnies à bas prix, a-t-il annoncé mercredi.

Airbus tablait sur 5.400 appareils de moins dans ses dernières prévisions à 20 ans en 2004. Cette hausse de la production devra répondre, selon le groupe, à une croissance de 4,8% par an du trafic passagers mesuré en revenus au kilomètre et à une augmentation de 6% du fret mesuré en tonnes au kilomètre.

Sur les 22.700 avions, 21.900 seront des avions destinés à transporter plus de 100 personnes. Le nombre de très gros porteurs, comme l'Airbus A380, sera quant à lui de 1.660 pour un total de 503 milliards de dollars, dont 1.260 pour le transport de passagers.

"Sur les 20 prochaines années, le nombre d'avions transportant des passagers va plus que doubler. Depuis 2000, l'arrivée de nouvelles compagnies ainsi qu'une forte croissance économique, en particulier dans les pays émergents, a engendré une augmentation de presque 30% du nombre de sièges disponibles", a souligné John Leahy, directeur commercial d'Airbus, lors d'une conférence de presse.

"Cette tendance va se poursuivre, la région Asie-Pacifique devant représenter le tiers du marché mondial d'ici 2025", a-t-il ajouté.

La période sera aussi marquée par une hausse de la demande pour des avions consommant moins de carburant, pour réduire les coûts des compagnies et répondre aux problèmes environnementaux.

Les lignes long-courriers transpacifiques, celles de l'Europe vers l'Asie, et les transatlantiques vont augmenter de 60%. La région Asie-Pacifique va absorber 56% de la demande des très gros porteurs pour le transport de passagers.

La demande d'avions à double-couloir continuera à augmenter fortement avec 5.300 nouveaux appareils livrés au cours des deux décennies, pour un total de 1.009 milliards de dollars, avec 3.750 avions de 250 et 300 sièges, un segment qu'Airbus couvre avec les A330 et les A340, en plus du futur A350 XWB.

Les monocouloirs de 100 à 220 sièges représenteront 70% du marché. Airbus prévoit un quintuplement du marché des compagnies à bas prix sur la période, de 236 à plus de 1.300 appareils.

© AFP Agence France-Presse

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