Les consommateurs attendent pour remplir leur citerne Parallèlement à la flambée de l'essence, le prix du mazout atteint des records en Suisse. Pour les petits consommateurs, les cent litres de fioul de chauffage se négocient au-dessus du seuil des 100 francs.
Le pétrole s'écroule de plus de trois dollars à New York et à Londres
NEW YORK - Les cours du pétrole se sont effondrés de plus de
trois dollars lundi à New York, ainsi qu'à Londres, le marché craignant
l'impact d'un ralentissement de la croissance américaine sur la demande
énergétique.
Sur
le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet
crude" pour livraison en septembre a baissé de 3,42 dollars, clôturant
à 72,06 dollars.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet
crude" pour livraison en septembre a baissé de 1,68 dollar, clôturant à
76,53 dollars.
L'annonce en matinée d'un
recul plus fort que prévu des réserves de pétrole brut des Etats-Unis,
a propulsé le prix du baril quasiment immédiatement à un nouveau record
historique.
Une enquête anglaise révèle que les automobilistes britanniques gaspillent plus de 3 millions de litre de carburants chaque année rien qu'en cherchant leur route. Selon le site enerzine.com, les conducteurs londoniens effectuent, à eux seuls, 41,2 millions de kilomètres par erreur. Cette étude, menée par la firme Becker, l'un des plus gros fabricants de systèmes de navigation par satellites, estime au final qu'il est «plus que raisonnable d'équiper les voitures en GPS afin d'éviter de faire des kilomètres inutiles».
Dans un rapport publié mercredi, l'association critique une politique qui ne s'appuierait pas sur les bons choix scientifiques et coûterait très cher au contribuable.
Le gouvernement a signé le 13 novembre la charte Flex-Fuel avec les organisations agricoles et les constructeurs automobiles, pour développer le superéthanol E85, à 85% d'origine végétale. Cette charte prévoit notamment un régime fiscal très avantageux.
Le biocarburant bénéficie d'une défiscalisation "pour plus de la moitié de la TIPP (taxe flottante sur les produits pétroliers) qui en 2010 devrait représenter un manque à gagner pour l'Etat de 1,2 milliard d'euros", écrit l'UFC-Que Choisir.
Les ministres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) arrivés mardi et mercredi sont tous d'avis que trop de pétrole circule sur le marché mais semblent hésiter à annoncer une seconde baisse de production en moins de deux mois, alors que le baril de pétrole reste perché à plus de 60 dollars et que l'économie mondiale risque de s'essouffler.
Les ministres des 11 pays membres continuaient d'arriver mercredi
dans la capitale nigériane pour participer à la réunion de
l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Mais pour l'heure, et alors que le chef de file du cartel, le
ministre du Pétrole d'Arabie saoudite Ali al-Nouaïmi, est encore
attendu, il ne semble pas y avoir de consensus évident entre les
ministres présents.
Certains, comme le ministre iranien du Pétrole, Kazem
Vaziri-Hamaneh, plaident ouvertement pour une baisse de production et
un cours plancher de 60 dollars le baril. "Vu l'excès de l'offre, nous
essayons d'avoir une baisse de la production", a-t-il déclaré mardi.
Son homologue algérien Chakib Khélil y est également favorable.
Voici un éventail des solutions proposées au salon de Los Angeles par les constructeurs automobiles pour une voiture plus respectueuse de l'environnement:
- LA VOITURE HYBRIDE ESSENCE-ELECTRIQUE: équipée d'un moteur thermique classique, relayé par un moteur électrique sur les courts trajets urbains, elle voit sa consommation moyenne réduite d'environ 30% par rapport à un modèle classique. Introduite en grande série dès 1997 par Toyota, suivi par Honda puis Ford, cette technologie a récemment été adoptée par General Motors pour ses gros 4x4.
- LA VOITURE 100% ELECTRIQUE: absente de la grande série, elle constitue l'un des axes de développement annoncés à l'ouverture du salon par GM, qui avait pourtant abandonné cette technologie au début de la décennie. Elle se heurte à des problèmes d'autonomie et de coût. Un petit constructeur américain de voitures de sport, Tesla, fabrique et vend un modèle passant de 0 à 100 km/h en quatre secondes et doté d'une autonomie de 400 km, à 100.000 dollars pièce.
- LA VOITURE HYBRIDE RECHARGEABLE: alliance entre l'hybride et l'électrique, elle permet une autonomie accrue en mode électrique non polluant. GM a annoncé l'arrivée sur le marché d'un tel modèle à moyen terme. Une entreprise californienne propose déjà de transformer des hybrides classiques, comme la Toyota Prius, en hybrides rechargeables.
- LA VOITURE AU BIOCARBURANT: très répandus au Brésil grâce à l'alcool de canne à sucre, ces véhicules commencent à faire leur apparition aux Etats-Unis, roulant avec un mélange d'essence et d'éthanol. GM propose cette technologie via ses modèles "flexfuel". A l'échelle artisanale, des milliers de conducteurs américains circulent dans des modèles diesel fonctionnant à l'huile de friture recyclée.
- LA VOITURE AU GAZ DE VILLE: cette solution implique l'installation d'une pompe branchée sur un robinet de gaz domestique, mais se traduit par un véhicule peu gourmand en carburant et très peu polluant, comme la Honda Civic NGV, exposée à Los Angeles.
- LA VOITURE DIESEL "PROPRE": voie suivie notamment par DaimlerChrysler qui a annoncé l'arrivée de modèles au gazole "Bluetec" sur le marché américain pour le millésime 2008. Ils conservent les qualités du diesel (souplesse, faible consommation) tout en polluant moins que les modèles classiques, selon le groupe.
- LA VOITURE A PILE A HYDROGENE: technologie encore expérimentale qui a la particularité séduisante de ne rejeter quasiment que de la vapeur d'eau dans l'atmosphère, mais qui se heurte encore à de gros problèmes de stockage, d'approvisionnement et de coût. C'est une piste suivie notamment par Toyota et GM, qui ont l'intention de faire tester leurs modèles à un vivier de clients d'ici à 2008.
- LA VOITURE HYBRIDE HYDROGENE-ESSENCE: technologie vedette de BMW qui exposait à Los Angeles son "Hydrogen 7", une grande berline pouvant aussi bien rouler à l'essence qu'à l'hydrogène via le même moteur à combustion interne. Mais le rendement de ce moteur est encore très faible par rapport à un modèle à essence
"Certains facteurs comme le ralentissement de la croissance mondiale et l'accroissement des réserves de brut et de produits dérivés indiquent que le marché a besoin d'une nouvelle réduction de l'Opep", l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, a dit M. Kazempour Ardebili.
Le cartel a décidé le 20 octobre de réduire son plafond de production pour soutenir les cours, et certains de ses responsables ont recommandé d'étudier les effets de cette décision avant d'envisager une nouvelle réduction.
Mais selon M. Kazempour Ardebili, "il y a encore une offre supérieure à la demande sur le marché et (même avec la récente) réduction de l'Opep, toutes les demandes du marché ont été assurées".
Le 20 novembre, le secrétaire général par intérim de l'organisation, Mohamed Barkindo, avait jugé qu'il fallait attendre "au moins un mois" avant d'évaluer les effets de la décision prise en octobre de réduire le plafond de production de 1,2 million de barils par jour (bpj).
Le cartel doit se réunir de nouveau le 14 décembre à Abuja, au Nigeria, pour une première évaluation des résultats de cette réduction.
Plusieurs pays membres du cartel, notamment l'Arabie saoudite, le Venezuela, l'Algérie et le Qatar, se sont déjà prononcés en faveur d'une réduction supplémentaire de la production à cette occasion, au cas où les prix continueraient de refluer.
L'Iran est le quatrième producteur mondial de pétrole et le deuxième au sein de l'Opep.
"La forte croissance de la demande en pétrole est liée aux
transports. Mais le pétrole est la source d'énergie fossile qui
disparaîtra la première", avec un plafonnement de production prévu
entre 2020 et 2050, a averti Gilbert Ruelle, de l'Académie des
technologies, lors d'un colloque à Toulouse sur "le transport aérien
face au défi énergétique".