Prix record du pétrole: la faute de l'Iran, pas la nôtre, dit Washington

WASHINGTON - Le gouvernement américain a contesté vendredi pousser les prix du pétrole vers des records par sa politique vis-à-vis de l'Iran.

La porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, a incriminé à la fois l'Iran et la loi de l'offre et de la demande sur le marché pétrolier, mais elle a réfuté que l'administration Bush agisse de manière "irresponsable".

Les cours du pétrole ont atteint vendredi de nouveaux sommets et les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran y sont pour quelque chose.

L'administration Bush a infligé jeudi de nouvelles sanctions au régime islamique, renforçant les craintes d'une guerre contre le quatrième producteur mondial de pétrole, et d'une rupture des approvisionnements.

"Ecoutez, le problème ici, ce ne sont pas les Etats-Unis, ce n'est pas la communauté internationale. Le problème, c'est l'Iran", a dit la porte-parole de la Maison Blanche au sujet des inquiétudes des marchés.

"Je rejette donc que cela soit irresponsable, parce que je crois au contraire que c'est très responsable et que cela montre (...) que nous sommes sérieux, mais aussi que nous sommes déterminés à suivre la voie diplomatique", a-t-elle dit en réponse aux critiques sur le caractère contre-productif de sanctions.

Dans le même temps, l'administration reconnaît et s'inquiète que les prix du pétrole soient trop élevés pour les consommateurs américains, a-t-elle dit.

Mais "je crois qu'il peut y avoir de nombreuses raisons" à cela, a-t-elle dit, "le problème de base est celui de l'offre et de la demande, et c'est quelque chose que nous essayons de régler", a-t-elle déclaré en faisant référence aux efforts gouvernementaux pour diversifier les sources énergétiques.

(©AFP / 26 octobre 2007 22h50)